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 Barbu et chapeau pointu [PV Nancy'Whiskey]


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Thorgrim Tollinson

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MessageSujet: Barbu et chapeau pointu [PV Nancy'Whiskey]   Sam 23 Sep - 7:17

Le royaume humain est une terre passionnante pour qui veut bien s'y arrêter un instant. Des territoires agricoles à perte de vue, de la verdure, des prés, mais aussi des villes. Tous ces éléments tiennent dans un magnifique tableau qui plante un agréable décor pour un peuple passionnant, le tout jusqu'au bord du littoral au Nord. Culturellement, les humains ont su tirer leur épingle du jeu, notamment en ce qui concerne la magie, concept bien flou pour les nains.

 Justement, en parlant de cette fière race de redoutable survivants de la montagne, l'un d'eux venait de franchir les frontières humaines. Après avoir traversé les prairies fleuries que Thorgrim "Barbe-vent" Tollinson pénétra le royaume des grandes jambes par la forêt de l'Est. Malgré le fait qu'il ne restait que peu de temps au même endroit, ça ne l'empêchait pas de se renseigner sur ce qui se passait en ce moment dans le monde.

 Le royaume humain était apparemment secoué par une affaire des plus tragiques : une trahison, royale qui plus est! Il allait donc être exécuté et remplacé. C'était une première dans l'histoire, un roi tué par son peuple! Voilà qui offrait un bel avertissement aux autres dirigeants, traitez bien votre peuple et il vous acclamera, manipulez-le et trahissez-le et c'est votre tête qu'il prendra! 

Thorgrim ne savait pas si le roi avait déjà été exécuté mais tous ceux qu'il avait croisé sur sa route parlaient d'une sorte de tournoi pour couronner le nouveau roi. C'était là une méthode bien originale, il fallait espérer que le nouveau dirigeant se monterait plus juste que son prédécesseur. Quoiqu'il en soit, ce n'était pas vraiment le problème du nain, pour le moment, il se préoccupait surtout de se mettre au sec et de profiter d'un repas chaud!

 Cette pluie n'en finissait plus! Heureusement, les hauts murs de Blanche-ville apparaissait au loin, sans tarder il s'y rendit. Ce n'était pas la première fois qu'il entrait dans cette ville, et fort heureusement, l'ambiance n'y était que bien peu changé vis à vis des événements de la capitale. C'est donc d'un pas décidé que Thorgrim se dirigea vers la taverne.

 Blanche-ville était une curiosité aux yeux de Barbe-vent, les constructions étaient ici faites principalement de briques de terre cuite (d'un blanc peu commun) qui était un matériau bien loin de la pierre sous laquelle avait grandit le nain. Finalement arrivé dans la taverne, il n'était pas difficile de deviner la race de ce nouvel arrivant, qu'est-ce l'avait réellement trahit? Sa taille ou sa large barbe qui dépassait de sa capuche? Qu'importe, il retira cette dernière avant de s'asseoir sur une table disponible prêt du feu.

-Mais regardez ce que la pluie nous a rapporté! S'exclama une jeune voix féminine.

Le nain se retourna, posant son regard pendant quelques secondes sur la serveuse qui l'avait interpellé.

-Maride?! Par ma barbe, comme tu as grandie!

La jeune humaine posa son plateau quelques secondes le temps d'enlacer le nain.

-La dernière fois que je suis passé tu étais à peine plus haute que moi et regarde toi maintenant!

Blanche-ville était une "cité-étape" des nombreux voyages de Thorgrim, il passait bien souvent par cette taverne et forcément sympathisait avec les patrons.

-Tu as déjà réservé une chambre? Il nous en reste quelques unes.

-Pas encore, je comptais aller voir tes parents pour ça après mon repas.

-Justement, ce ne sont plus eux qui sont au comptoir, ils profitent de leur petite retraite, c'est avec mon mari qu'il faudra que tu prennes ta clef.

-Ton mari?! J'en ai raté des choses! Vous faites toujours votre fameux lièvres aux herbes rassure moi?

La remarque amusa la serveuse.

-J'étais sûre que tu allais me demander ça! J'imagine que ça sera ton repas, ho d'ailleurs, on fait importer de la bière maintenant, tu voudras une choppe?

-Un nain refusant une bière? On aurait jamais vu ça! Ria Thorgrim.

Voilà qui annonçait un bon repas, des retrouvailles et de la bonne viande, sans parler de la bière. Ces petites rencontre faisaient parti des trésors que le voyage apportait au nain. Une fois les souvenirs ressassés et les rires partagés avec Marid, la jeune femme retourna au travail, laissant sa commande au barbu. Le nain dévora sans attendre le morceau de lapin qu'il appréciait tant, la cuisine humaine était si différente de la gastronomie naine, comment obtenait-ils ces saveurs étrangères au palais nain? Était-ce les épices? La cuisson? Le gibier en lui-même? La nourriture était certes des plus appréciables, mais la boisson elle, laissa l'homme des montagnes sur sa soif.

-... Autant pisser dans un verre d'eau, ça aurait meilleur goût... Dit-il en recrachant discrètement sa gorgée sur le sol.
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Nancy'Whiskey

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MessageSujet: Re: Barbu et chapeau pointu [PV Nancy'Whiskey]   Dim 1 Oct - 20:08

Le feu crépitait doucement dans l’âtre tandis que tombait le soir. Dans la taverne, l’ambiance détendue contrastait avec le vent au dehors qui soufflait désormais fort, tandis que la pluie battait furieusement les tuiles. On dégoisait, on parlait, on jouait de la cithare alors qu’il était encore si tôt, et surtout on savourait avec force délectations et éructation les mets que préparaient les propriétaires du lieu, en pensant avec un petit plaisir sardonique à tous les pauvres ères là-dehors qui devaient maintenant avoir les bottes pleines d’eau, voire directement de soupe quand on savait que la ville comptait plusieurs centaines de tavernes pour seulement 2 savonniers. Dont les affaires marchaient mal.

Des nains côtoyaient des hommes, des démons épars tentaient de ne pas trop se faire remarquer, et même un ou deux elfes, à l’écart, dégustaient des brouets discrètement. De vastes tables où se tenaient côte-à-côte la plupart des convives occupaient l’espace central, formant un semblant de quadrilatère autour duquel était bâti la cheminée ; il y faisait chaud et plusieurs personnes avaient choisi de troquer la promiscuité et la tranquillité contre un peu de chaleur humaine. A l’une des tables, à côté d’une chaise vide qu’occupait simplement un balai et un énorme sac que bizarrement personne n’osait demander de déplacer malgré l’influence, Mémé Whiskey broyait du noir.
Enfin, plutôt elle broyait du charbon. Dans un creuset. Avec un pilon qui avait visiblement connu tout sortes d’aventure avec des matières diverses dont certaines dont il valait probablement mieux ne pas évoquer l’existence un soir de pleine lune. A côté d’elle traînait un bol plutôt bien rempli de bouillon de légumes, un gros morceau de pain… et un tout petit chaudron recouvert d’un couvercle plat en métal sous lequel couvait un feu dans un brasero pas plus gros que la main d’un homme élevé au grand air. Baragouinant des borborygmes et des monosyllabes tarabiscotés, Nancy essayait vaguement d’imposer le respect en faisant croire qu’elle préparait une vague potion mystérieuse en fusillant de temps en temps les gens du regard. En lieu de ça, elle faisait tout simplement du thé à l’œil et à la barbe des taverniers, et le charbon thérapeutique allait rejoindre son bouillon discrètement afin de combler les problèmes qu’elle rencontrait depuis qu’elle avait mangé une terrine de lièvre un peu trop … passée. Ouvrant lentement son couvercle d’un air docte, elle entreprit d’y ajouter une poignée d’herbe d’un air mystérieux alors qu’il s’agissait en fait d’un peu de sarriette, de sureau et de menthe poivrée. Autant dire que les bronches de Mémé allait péter le feu et son derrière bientôt péter tout court. Mais quand on était une sorcière on apprenait rapidement que le secret de la magie, c’est de ne pas s’en servir. On peut changer quelqu’un en grenouille. Mais ça demande beaucoup d’énergie quand il suffit simplement de lui faire croire qu’il est devenu un batracien en le considérant comme tel ; et en plus il est beaucoup plus rigolo d’observer la pauvre tête de l’homme-grenouille quand on entreprend de sauter ensuite partout autour de lui avec un bâton sauteur. La moitié du pouvoir d’une sorcière, c’est tout simplement le chapeau qu’elle a sur la tête, et dont elle ne se sépare jamais.

Ajoutant son médicament à son assiette au-dessus de laquelle elle psalmodia vaguement des enchantements qui normalement ne servait qu’à éloigner les moustiques, Nancy entreprit de déguster son plat sous l’œil circonspect des convives. Peut-être attendaient-ils qu’elle explose. Quand enfin il apparut qu’il n’en serait rien, les conversations reprirent un poil plus fort, autour de quelques mines vaguement déçues çà et là. Elle entreprit ensuite de réduire le pain en boulettes fines afin d’essayer de nourrir son oiseau empaillé. Bizarrement, une partie du pain disparaissait inexplicablement alors que l’oiseau n’aurait vraisemeblablement pas pu avaler quoi que ce soit d’autre que des pissenlits. Par la racine. Sauf que parfois quand on y regardait de près, on aurait presque pu croire que son regard se portait désormais ailleurs…

En tout cas, Nancy devait reconnaître que l’auberge était une bonne adresse. Elle n’avait même pas eu à quémander le bout de pain, bien que cela arrive souvent, car les femmes apprécient d’avoir une sorcière sous leurs toits et les hommes en sont souvent quelques peu apeurés. Il faut dire qu’elles les ont souvent mises au monde, voire qu’elles leur ont ensuite mises deux ou trois bonnes claques dans leurs vies. Nancy avait droit au respect, et ont lui proposerait probablement de ne pas payer pour un plat aussi maigre. Du moins elle se débrouillerait pour être si impolie et si colérique dans son regard que bientôt on lui proposerait simplement de reprendre son chemin, voire d’aller dormir au chaud dans un petit coin de l’écurie. Mais pour l’heure elle avait encore un peu le droit de ne pas paraître soupe au lait. Elle entreprit donc de sortir des cartes et, tout en se servant une bonne tasse de thé maintenant tout chaud* et de sucer une pastille de menthe dont elle avait le secret**, se mit à faire une patience d’un air entendu et concentré. D’ici quelques minutes, peut-être un homme viendrait-il lui demander son avenir et cela lui paierait probablement une chambre pour la nuit si elle lui disait ce qu’il voulait entendre, ou bien lui assurerait l’inimitié de beaucoup de gens à portée d’oreilles elle lui disait la vérité. Certains clients en tenaient peut-être une couche, remarquez, et il n’était peut-être pas bon de tout leur dire, mais Nancy elle aussi tenait une couche si on pouvait dire: la sienne était rembourrée de coton et sentait le vieux rat. N’importe comment, elle n’avait peur de personne, parce que quand on a accouché une femme troll enceinte de triplés, un jeune homme qui fait des zigs-zags avec un bout de métal pointu vous parait aussi terrifiant qu’une motte de beurre fondue.

A côté d’elle, un homme, ou plutôt un nain (entendez par là que l’individu faisait la dépassait seulement d’une demi-tête) savourait un plat visiblement composé d’un animal dont la patte porte normalement bonheur. Dommage qu’elle ne lui ait pas porté bonheur, à lui. Il avait l’air de connaître la propriétaire, et visiblement il avait compris que la bière ne valait pas grand-chose. Mais c’était la seule boisson houblonnée du comptoir. A prendre ou à laisser ; au vu du goût, au moins deux générations de clients avaient déjà probablement fait les deux par des voies plus ou moins naturelles. Nancy ricana tout bas : soit l’aubergiste s’était fait rouler comme u bleu, soit il ne respectait pas ses clients. En tout état de cause, elle n’avait pas ce problème : les sorcières sont connues comme étant excentriques et malgré un regard vexé, personne ne lui avait rien dit quand elle avait sorti sa propre bouteille fétiche*** dont elle s’était servi une généreuse rasade en début de repas.

Après 10 bonnes minutes, elle dut se rendre à l’évidence : visiblement personne n’avait envie de connaître son avenir ce soir, des fois qu’il serait aussi pluvieux que la nuit dehors. Le nain à côté d’elle savourait paisiblement la fin de son plat, et un regard rapide à la tenancière qui venait de débarrasser son repas avec un petit sourire avait suffi à s’assurer d’une chose : la dame était probablement assez bonne pour se montrer gentille avec elle, mais probablement un peu trop affairée pour lui proposer une chambre par elle-même. Si Nancy avait pu, elle aurait bien proposé de s'occuper des chèvres ou ou de quoi que ce soit qui trainaît dans l'arrière-cour, mais la saison des chevreaux n'arriverait pas avant trois lunes et si la vieille bique n'avait pas son pareil avait les bête à cornes et les cochons, elle se voyait mal donner la traite à un canard, le seul animal un peu perdu au milieu des tables qui cancannait à rythmes irréguliers quand la propriétaire ne le chassait pas directement à coups de pieds aux plumes. Après tout, sorcière ou pas, un sou était un sou et ils allaient faire salle comble ce soir.

Tant pis. Elle dormirait à la belle étoile ou chez une collègue, pour peu qu’elle en trouve une dans le coin à cette heure. Il y avait toujours une fille de la campagne pour venir tenter sa chance en ville et vendre des filtres d’amour, lassée de patauger dans la boue pour accoucher des vaches dans la froidure. Elles recevaient toujours avec bienveillance leurs consœurs qui les recasaient au rang de gagne-petites, parce qu’elles avaient conscience que c’était bien la seule utilité qu’elles avaient pour la profession respectable et salissante qu’était la condition de sorcière, et qu’elles pouvaient alors, pour une fois, se sentir un peu l’égale des autres pendant qu’on se balançait des malédictions au-dessus de la boîte à sucre en buvant du thé trop clairet dans des soucoupes roses****.

A moins que…
Guidée par la bonté, la solidarité inter-espèce et l’envie furieuse de profiter de la bonté et de la solidarité inter-espèce d’autrui, Nancy prit une décision plutôt douloureuse pour elle : sortant un second godet en bois grossier, l’essuyant vaguement, elle entreprit de refaire le plein des désormais deux verres jumeaux avec sa bouteille qu’elle referma dans un bruit de bouchon sonore avant de ramener l’un des deux près d’elle…. Et de déplacer l’autre sans le toucher jusqu’au nain*****. Sans même lever les yeux de son creuset vide qu’elle martelait par habitude des derniers restes de charbon qui surnageaient dans une solution dite de « pisse-mémé »*****, elle dit :
« Tenez, buvez plutôt ça, vous m’en direz des nouvelles et ça vous donnera du poil au torse, parole. Je vous montre même les miens si vous m’croyez pas. »


• * Le chaudron de voyage de Nancy dispose d’une fonction étonnante : une petite bonde à robinet qui rappelle celle des tonnelets est apposée sur sa partie inférieure. Certains pensent que cela sert à filtrer les potions qui autrement seraient mortels pour les êtres qui les boiraient, mais la réalité est que c’est beaucoup plus facile pour s’enfiler un vin chaud en douce.
• ** les pastilles de menthe de Nancy sont fabriquées directement dans son village. Elles sont composées pour moitié de sucre, pour moitié d’essence de menthe poivrée pure et pour moitié (parce que les sorcières n’ont que peu notion de la réalité ou des proportions) de térébenthine bien tassée. On évitait de les stocker dans des boites en métal car ces dernières se corrodaient invariablement et , si le dentier de Nancy avait laissé s’échapper la petite friandise, la table qui l’aurait réceptionnée serait probablement morte de diabète au milieu d’un petit trou fumant.
• *** pour rappel, la relique la plus puissante de Nancy Whiskey, et dont elle tient en partie son surnom, est une bouteille de cognac extrêmement fort et puissant qui se remplit régulièrement toute seule. Le breuvage est si puissant qu’à basse température il serait presque possible de le découper et le mâcher. A force d’usage, sa texture et son goût dépend en partie de l’humeur de la vieille dame, qui elle, reste toujours imbuvable. A tout les points de vue.
• **** les soucoupes runiques gothiques ne servent que pour les clients, afin d’épater la galerie. Le client s’attend à un folklore. C’est aussi pour ça les crânes, les corbeaux, voire les crocodiles empaillés sur les étagères… En réalité souvent les motifs de feuilles de menthes au fond des tasses ne délivrent qu’un seul présage : il va falloir refaire des courses pour le mojito du soir.
• ***** contrairement à la croyance populaire, déplacer des objets par la pensée n’est pas si compliqué : en réalité c’est à peine plus compliqué que déplacer des gens. Il suffit de les convaincre qu’ils préfèreraient se trouver ailleurs plutôt qu’ici, et le regard acéré d’une vieille aigrie qui louche arrive sans peine à faire décamper n’importe quel homme sans demander son reste. C’est certes un poil plus complexe avec un objet inerte, mais Nancy avait tellement travaillé son regard qu’elle aurait presque facilement pu faire se déplacer toute une chaumière en crabe sur la pointe des pieds.
• ****** une formule puissante à base d’eau chaude, de menthe et de camomille capable de vous garder éveillé toute une nuit dès lors que vous passez soixante ans, par exemple pour parcourir de longues distances. Quand vous pissez tous les quarts d’heures, inutile même de prendre le temps de fermer les yeux. Le seul inconvénient est que vos poursuivants éventuels suivent facilement votre trace : ils n’ont qu’à suivre la ligne jaune.


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Thorgrim Tollinson

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MessageSujet: Re: Barbu et chapeau pointu [PV Nancy'Whiskey]   Mar 10 Oct - 4:34

Une bien étrange vieille femme était installée aux côtés du nain, à l'inverse des autres clients, celui-ci n'y avait pas réellement prêté attention, à vrai dire, du moment qu'on le laissait savourer son lapin paisiblement.

 Mais cette petite dame était tout de même bizarre, que ça soit dans son attitude ou son odeur. Oui, elle sentait la campagne, le voyage, tout comme Barbe-vent, Blanche-ville était donc un point relais pour d'autres voyageurs? 

Après tout pourquoi pas, de par sa taille, soit la vieillarde était une représentante du fier peuple nain, soit c'était une humaine avec un défaut de croissance, et oui ça arrive. Quoiqu'il en soit, le repas se passait sans que l'un n'importe l'autre, partageant une table par soucis pratique.

 Alors que la cuisse de lapin était sur le point de voir disparaître son dernier morceau de chair dans la gueule du nain, un verre glissa tout seul devant ce dernier, arrêtant Thorgrim dans sa bouché. 

« Tenez, buvez plutôt ça, vous m’en direz des nouvelles et ça vous donnera du poil au torse, parole. Je vous montre même les miens si vous m’croyez pas. »

Il y eu un moment avant que le nain ne réagisse, le peu de bière qu'il avait bu était si forte que ça? Non il ne pouvait pas déjà être saoul. C'était donc une mage? Voilà qui expliquait les regards que la clientèle lui adressait ainsi que les drôles d'odeurs qui s'échappaient de son pot. Finalement, le nain termina sa bouché et accepta le godet, le saisissant lentement.

-C'est bien généreux de votre part ma bonne dame. Répondit-il légèrement méfiant.

Un acte généreux en effet... Un peu trop peut-être? La boisson était-elle empoisonnée? Qu'est-ce qu'une vieillarde pourrait bien vouloir à un aventurier de passage?

 Peut-être que la vie sur la route l'avait rendu trop méfiant? Après tout à quoi bon s'arrêter dans une auberge si on n'est pas capable d'accepté un verre venant d'une petite dame excentrique? Finalement Thorgrim savoura la boisson qu'on lui offrait. Il fut surpris par la qualité et la force de ce breuvage.

-Là nous sommes d'accord! Ça c'est une boisson! Ria-t-il beaucoup plus ouvert. Et où trouvez vous ce genre de petit trésor étrangère?
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Nancy'Whiskey

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MessageSujet: Re: Barbu et chapeau pointu [PV Nancy'Whiskey]   Dim 15 Oct - 16:31

Le nain, d’abord méfiant, accepta finalement le godet de cognac et parut l’apprécier. Rassénéré et visiblement plus ouvert, il demanda alors :

-Là nous sommes d'accord! Ça c'est une boisson! Ria-t-il beaucoup plus ouvert. Et où trouvez vous ce genre de petit trésor étrangère?

Ah voilà que soudain on s’ouvrait un peu hein ? Un bon alcool délie les langues, réchauffe les cœurs, ouvre les possibles, paraît-il. Déposant avec précaution son oiseau empaillé à proximité des restes du quignon de pain, que la tenancière lui avait laissé sans un mot alors qu’elle remportait le reste des affaires en cuisine, Nancy regarda l’homme avec ce qu’elle espéra, l’air d’une vieille dame très fatiguée. En réalité, elle devait évoquer une sorte de ragondin myope et fripé, mais on ne peut pas toujours tout réussir.

Soucieuse de remballer ses affaires avec précaution, elle entreprit de laisser sourdre le mystère tout en commençant à se verser la dernière tasse de thé, et de nettoyer son pilon à l’aide d’un vieux chiffon. Autant dire qu’elle étalait seulement plus uniformément la crasse. Enchassant soudain plutôt qu’enfilant ses lunettes en demi-lune, qui ne lui servait à rien sinon à lire le soir mais lui donnait l’air occulte, elle lâcha enfin le morceau :

- Je vous en prie, appellez-moi Nancy. Et vous êtes? bref. Et bien… c’est une relique que m’a donné une divinité, une sorte de gage de gratitude. N’entendez pas par là un quelconque esprit qui n’existe pas mais se retrouve invoqué par les quelques sectaires que nous croisons parfois. Je vous parle d’une entité supérieure bien réelle, un de ces esprits des forêts, un de ces gardiens des montagnes. Il avait besoin d’un service, et je lui ai rendu.

Elle attendait de voir la réaction de son interlocuteur. Rendre service à un dieu, voilà qui faisait plutôt bien sur un CV. Surtout quand on oubliait de préciser que le service rendu était souvent de ceux qu’on rend à une entité mâle isolée sous plusieurs mètres cubes de roche granitique pendant des milliers d’années, comme simplement recoudre des chaussettes, si possible en les lavant au préalable.
- Toujours est-il qu’en échange il m’a donné cette fabuleuse bouteille, qui tient ma soif au loin et mon corps au chaud durant les longues nuits pluvieuses comme celle qui s’annonce et que je vais sûrement passer dehors. Mes os ne sont plus ce qu’ils étaient, mais on fait ce qu’on peut. Je suis en route pour aller collecter quelques espèces rares (un commerce qui paie bien) qui poussent à plusieurs jours d’ici, ainsi que… quelque chose d’autre. Je peux rapidement couvrir les distances en balai normalement, mais les vents son trop aléatoires en ce moment et j’ai dû me poser en catastrophe ce matin sous une énorme averse. Mais avant que je finisse trempée comme une soupe, vous accepterez bien de distraire une arrière-grand-mère le temps d’une partie de cartes ?

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Thorgrim Tollinson

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MessageSujet: Re: Barbu et chapeau pointu [PV Nancy'Whiskey]   Jeu 2 Nov - 8:07

Elle avait un air... Étrange... Enfin le mot était bien léger, c'est surtout qu'en plus d'être très excentrique elle avait... Quelque chose en plus. Les vieilles dames sont souvent bizarres, en général à cause de leur âge avancé, mais ici il fallait ajouter son rapport à la magie, c'est bien connu, les mages sont toujours un peu déjantés.

 Mais quelque chose clochait pour Thorgrim, tous les mages qu'il avait rencontré jusqu'alors portaient de grandes robes raffinées, parfois quelques bijoux précieux et bien souvent un bâton serti. Ici, l'accoutrement de la vieille dame ne correspondait pas vraiment à la description habituelle, une druide peut-être? Qu'importe, Thorgrim n'y connaissait rien à la magie et ce n'est pas aujourd'hui qu'il en deviendrait un érudit. 

- Je vous en prie, appellez-moi Nancy. Et vous êtes? bref. Et bien… c’est une relique que m’a donné une divinité, une sorte de gage de gratitude. N’entendez pas par là un quelconque esprit qui n’existe pas mais se retrouve invoqué par les quelques sectaires que nous croisons parfois. Je vous parle d’une entité supérieure bien réelle, un de ces esprits des forêts, un de ces gardiens des montagnes. Il avait besoin d’un service, et je lui ai rendu.

Barbe-vent fronça les sourcils, ce n'était pas une expression de doute, mais plutôt un effort pour tenter de déchiffrer les informations que cette Nancy lui avait donné. Elle avait... rendu un service à... un dieu?

 Certes la magie va loin, mais là... Un tel acte est-il possible? Et même si cela paraît hors sujet, quel genre de dieu remercierait quelqu'un avec une simple bouteille d'alcool, certes, il est très bon, mais rendre service à un dieu doit être une tâche difficile, une quête épique, tout ça pour une bouteille?

- Toujours est-il qu’en échange il m’a donné cette fabuleuse bouteille, qui tient ma soif au loin et mon corps au chaud durant les longues nuits pluvieuses comme celle qui s’annonce et que je vais sûrement passer dehors. Mes os ne sont plus ce qu’ils étaient, mais on fait ce qu’on peut. Je suis en route pour aller collecter quelques espèces rares (un commerce qui paie bien) qui poussent à plusieurs jours d’ici, ainsi que… quelque chose d’autre. Je peux rapidement couvrir les distances en balai normalement, mais les vents son trop aléatoires en ce moment et j’ai dû me poser en catastrophe ce matin sous une énorme averse. Mais avant que je finisse trempée comme une soupe, vous accepterez bien de distraire une arrière-grand-mère le temps d’une partie de cartes ?

Un balai? Un balai volant? Voilà qui éveilla un lointain souvenir chez le nain, une légende qu'on lui avait compté. En avait-il une en face de lui? Une sorcière? En 134 ans de vie, il n'en avait jamais vu, seul leurs légendes avaient atteintes ses oreilles. Voilà qui expliquait bien des choses, enfin, pas tant que ça, car les légendes n'étaient jamais bien justes et des sorcières, il ne connaissait que l'existence, rien de plus. Cet arrêt à la taverne allait être beaucoup plus instructif que prévu.

-Ma foi pourquoi pas, voilà qui pourrait passer le temps. D'ailleurs, mon nom est Thorgrim Tollinson, fils de Tollin, même si je suis plus souvent connu sous le nom de Barbe-vent. J'arpente les terres d'Hypolaïs depuis bien des années, mais je ne vous ai jamais vu par ici, peut-être souhaitez-vous prendre ma chambre? Que ce soit vous ou moi qui y dorme je paierais le même prix. De mon côté je saurais me monter un abri en forêt, si un vieux chêne veut bien m'accorder son feuillage en guise de toit. Quoiqu'il en soit, quel genre de jeu proposez-vous Madame Nancy?

Il n'était pas dans son habitude d'offrir ce genre de service si soudainement à une personne qu'il ne connaissait que depuis quelques minutes, mais après tout, sorcière ou pas, c'était une vieille dame et il arrive un âge où l'on peut s'accorder le droit d'un bon lit bien chaud plutôt que l'humidité d'un sol boueux. Quant à l'argent, et bien, Thorgrim pourra toujours trouvé une petite quête à accomplir en échange de quelques écus.

[HRP]Désolé de ce temps d'attente monstrueux, travaillant dans l'événementiel, Halloween ne m'a pas laissé approché un pc de près ou de loin, mais maintenant que c'est terminé je suis bien de retour! Encore désolé! non [HRP]
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