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 Festoyons comme des humains (Anteris Genoscar - Aâron Ohtar Luthien)


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Anteris Genoscar

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MessageSujet: Festoyons comme des humains (Anteris Genoscar - Aâron Ohtar Luthien)   Ven 6 Nov - 22:32

Message d'Anteris Genoscar, elfe.

Ah, les fêtes dans les royaumes humains, que de souvenirs de jeunesse, que de joie, de bonne humeur ! Après son dernier séjour chez les Elfes, Antéris était bien content de pouvoir s'amuser, écouter la musique et pouvoir faire son numéro entouré de jeunes villageoises en quête d'amour ! Une fête du village, modeste mais agréable, et ce soir là, la pauvreté était masquée par les sourires et les plus beaux habits que possédaient les habitants. Antéris, toujours aussi beau, s'insérait très bien dans le tableau dressé-là.

Mais hélas, la présence de l'elfe dans ce lieu n'était aucunement dû aux célébrations, mais bien pour un travail. Un contrat. Encore un assassinat. Au moins, le cadre lui irait mieux, et le fait qu'il y ait beaucoup de monde faciliterait son travail. La logique de cela échapperait à quasi-tous les assassins, mais la manière unique d'Antéris pour assassiner quelqu'un expliquait pourquoi il était ausi bon. Enfin, tant que la chance était de son côté. Au pire, il pourrait toujours s'en sortir avec son joli minois !

Il aurait été convenable qu'il ne se fasse pas voir avant d'avoir abordé celui qui l'avait engagé, mais c'était dans sa nature de faire du bruit quand il passait. Aussitôt arrivé, aussitôt attaqué par le père et le petit ami de la jeune fille, dont le corps sculpté avait tapé dans l'oeil de l'elfe. Que voulez-vous, rien n'arrête un Don Juan, même s'il failli se prendre une droite si ladite fille ne l'en avait pas empêché, avant de s'en aller, non sans lancer un dernier regard en direction de l'elfe. Draguant parci-parlà, il finit par en attirer une sans compagnon, avant que son travail ne le rattrape. Comment ? Tristement, l'elfe entrevit le commanditaire de l'assassinat alors qu'il fricotait avec la jeune demoiselle ... Il lui arracha un baiser avant de s'en aller, la laissant penaude.

"Seriez-vous, mon maître pour la soirée ? Celui qui a besoin des services, du meilleur ? Du magnifique, éloquent et sans égal, autant dire, de moi ? Vous savez, je comprends que votre bon sens vous ait conduis à moi, mais j'espère que vous avez préparé une belle récompense, sinon vous le regretterez. Et pas de la manière dont vous pouvez l'imaginer.

Bref, sans plus tarder, retournons à l'affaire. Il va me falloir des détails sur la cible pour que je puisse la trouver. Et par pitié, ne me donnez pas les raisons pour lesquelles vous voulez le tuer. Je m'en fiche. La cible aura le coeur qui s'arrêtera de battre, je reviendrais vers vous, et ensuite je ne vous reverrai plus jamais. Pas que vous ne soyez pas mon type, mais vous me comprenez ...
"

Pendant que l'elfe et le mystérieux homme discutaient des modalités de l'assassinat, Antéris scruta les personnes présentes à la fête, à la recherche d'une personne suspecte. Sait-on jamais, peut-être trouvera-t-il enfin le vrai amour après avoir assassiné de sang froid un homme dont l'existence ne semblait pas faire plaisir à quelqu'un. En fait, l'elfe laissa ses yeux dériver, et son esprit divaguer sur des fantasmes inassouvis.

-Mimosa ? Il a dit quelque chose d'important ?
En guise de réponse, l'araignée le mordit au niveau de l'aisselle. Apparemment, elle connaissait assez bien ses points sensibles.
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Aâron Ohtar Luthien

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MessageSujet: Re: Festoyons comme des humains (Anteris Genoscar - Aâron Ohtar Luthien)   Ven 6 Nov - 23:51



Festoyons comme des humains

& Anteris Genoscar


A cheval, il arriva à la forêt à l’est quelques heures avant le couché. Il s’approcha le plus possible de Blanche Ville et attacha son cheval à un arbre qu’il mémorisa. Il profitât des heures qui le séparaient de la nuit pour aller se familiariser avec la ville. Il prit, à contre cœur, l’apparence d’un vieux pauvre marchand; ce qui rendit sa première mission une des plus faciles. Après, s’introduire et enquêter étaient deux choses différentes. Contrairement à l’aisance que son pouvoir de changement d’apparence lui offrait, le faut qu’il doive parler à des gens le gênait plus que tout. Il choisit donc de parler aux personnes les moins bavardes – selon lui –. Une vieille femme qui préparait un genre de tapisserie qui sentait l’ail et l’ognon. Préférant l’amer et le salé, il apprécia qu’il n’y ait pas que des sucreries de préparées. Il trouva d’ailleurs que la ville, bien que périphérique, resplendissait de vie et d’animation. Les jeunes nettoyaient, décoraient et réparaient ; les vieux ramenaient des marchandises et installaient des stands ; les dames, tout âge confondus, se baignaient dans la préparation des tapisseries et de nourritures diverses qui pourraient nourrir tout le monde pour des jours. Partout, que ce soit à la capital ou ici, les humains faisaient preuve de gaspillage.

Non sans soupirer, il se rendit à la vielle grand-mère et lui expliqua sa situation – mensonge – qui était de ramener de la marchandise à un certain Arnaut Luch ; puis ensuite lui révéla son problème qui était ne pas connaître cet homme de visage. Après un long rire non justifié, la vieille dame le regarda,

‘- Mais vous lui ressemblez vous même, grand père !

Aâron écarquilla ses yeux. Une montée de rires camouflés faillit presque le désorienter. Gonen était restée derrière, n’avait pas parlé, pas fait de bruit ; Mais cette déclaration dépassa de loin les attentes qu’elle avait pour cette journée. Elle s’excusa trois fois, continuant de rire à en avoir les larmes aux yeux.

‘- Mm… madame !

Commença-t-il, inclinant son visage à droite, un spasme musculaire agitant sa joue ;

‘- Vous avez cru à ma blague ? Grand père, même vieux, vous devriez être plus épanoui et souriant ! D’autant plus qu’aujourd’hui, c’est le festival des récoltes !

Un volcan rugit dans le petit crane du paria. Voilà ce qui expliquait des choses et en annonçaient d’autres, ce soir, la ville allait être bourrée de gens, pleine comme pas possible. Gonen tapa sur son épaule ;

‘- Voilà pour toi un moyen de surmonter ta phobie !

Son regard alerté, il se retourna faire face au fantôme que seul lui voyait. Le spasme sur sa joue ne se réduit point. Mais il finit, malgré cette excitation non désirée, à récolter l’information dont il avait besoin : Arnaut Luch allait être sur l’estrade du festival, un homme aux cheveux roux qui possède une étrange brulure visible de sa joue gauche jusqu’à son coup.

Les dernières heures qui lui restait, il chercha le grande cour de la ville où allait se trouver l’estrade, il l’examina et pensa aux centaines de possibilités et d’impossibilités. Au final, il se reposa à trois ruelles de là, sous l’ombre d’un arbre. Personne ne lui parla, il était encore le vieil homme de tout à l’heure, et il pensait que sous cette apparence, s’approcher de sa cible allait être plus facile. Petit à petit, la lumière du jour quittait et se laissait remplacer par les étincelles des bougies et des feux allumés partout. Des jongleurs, des danseurs-danseuses, des marchands de tout genre de marchandise, des chansons, des conteurs et des diseuses de bonne nouvelles… La ville se transformait, et après à peine une heure du couché, l’endroit se transforma aux pires endroits possibles pour Aâron : Une festivité populaire, un festival !



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Anteris Genoscar

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MessageSujet: Re: Festoyons comme des humains (Anteris Genoscar - Aâron Ohtar Luthien)   Sam 7 Nov - 18:36

Message d'Anteris Genoscar, elfe.

Antéris était en marche. Il cherchait sa cible, et une fois cette première étape, il pourrait lancer son plan qui se refermerait sur lui. La plan ? Oui, car l'elfe avait beau ne pas être le plus futé, il avait tout de meme réussi à élaborer un plan au fil des assassinats, pour lui faciliter la tâche. Enfin, en grande partie grâce à son familier ... Mais le plus important c'est Antéris, et non la petite, minuscule et même pas très belle Mimanomosa !

Il s'approchait de la cible, puis trouvait un moyen d'attirer l'attention des personnes alentours sur lui-même ainsi que sur sa cible -dispute, retrouvailles, vol, il était imaginatif de ce côté là- puis finissait par reporter toute l'attention sur lui, évinçant son concurrent de la popularité. Une fois son numéro fait, la cible préférait se retirer dans un endroit plus discret, pour ne plus subir de coup de ce genre. Et c'était là que la lame, le poison et la dextérité entraient en jeu pour endormir la cible pour l'éternité. Simple non ? Assez en tout cas pour que l'assassin arrive à le suivre sans trop faire d'erreurs.

Ce qu'il avait appris de sa cible, enfin de ce que lui en avait rapporté son familier -Antéris arrivait assez difficilement à focaliser son attention sur autre chose que lui-même ou une jolie créature passant dans sa portée- était que la cible était un homme, d'un trentaine d'années. Cheveux mi-longs raides, la raie au milieu, un début de barbe toujours surveillé de près, ni moustache, ni cicatrice. L'accoutrement était toujours démarré par une tenue simple, mais quelque chose venait toujours dénoter : un noeud papillon sur une chemise froissée et un pantalon large, des gants dépareillés sur un superbe ensemble, enfin il semblait ne pas tout comprendre à la mode ...

Antéris avait l'habitude de croiser des personnes aux acoutrements étranges, vu que peu de personnes ne lui ressemblaient et qu'il était l'incarnation de la beauté dans ce monde. Mais ici, la cible sera réellement dans une tenue qui ne laissera pas l'elfe sans réaction. Mimosa devra certainement lui indiquer la cible, après qu'Antéris ait fait une remarque sur le manque de goût de l'individu, sans pour autant se rendre compte que c'était sa cible.

Mais ce soir ... Toutes les jeunes femmes étaient de sorti !!!! Toutes jeunes, toutes si fragiles, toutes à la recherche d'Antéris même si elles ne le savaient pas encore ! Son pauvre esprit tentait de résister aux tentatives fourbes de son coeur qui ne pensait qu'à aller courtiser et s'amuser toute la nuit. Parfois il appréciait que son familier lui fasse une "piqure" de rappel pour l'aider à rester concentré. Mais il détestait la douleur que cela lui faisait. En fait, il détestait ces morsures d'araignée. Mais que pouvait-il y faire ?

Marchant difficilement dans tout ce monde, prenant soin de ne jamais frôler que de jolies dames, ainsi si par inadvertance il les touchait, cela ne le dérangerait pas. Un vrai génie cet elfe ! Bref, avançant lentement mais surment, à la recherche de sa cible, il finit pas le trouver en pleine discussion avec une autre personne -sa femme surment, ou sa soeur, même si elle était belle et qu'il était moche comme un pou- pas loin de la place. Et comme lui fit remarquer son familier, la cible portait cette fois-ci une belle chemise accompagnée d'une veste, et d'un pantalon s'arrêtant à mi-hauteur, dévoilant ses affreuses jambes poilues ...

Antéris prit quelques secondes pour se préparer, puis s'invita dans la conversation :
"Excusez-moi ma jolie dame, mais cet homme et moi avons quelque chose à régler."
S'adressant cette fois directement à sa cible :
"Cette fois-ci, tu ne t'en sortiras pas ! Tu m'entends, plus d'entourloupes, plus de coups bas, plus de ruses avec moi ! Tu en as déjà trop fait, alors maintenant rends la moi!"
Entendant la voix portante de l'elfe, des personnes commencèrent à s'attrouper autour des deux.
"Mais quoi ? Qui êtes-vous ? Je ne vous ...
-Ne joue pas à ce jeu avec moi. Sale fripouille, crapule, crapaud, pustule, tu ne tromperas personne ici ! Tu pensais que je ne te reconnaîtrais pas avec cette nouvelle coupe de cheveux et cette femme beaucoup plus jeune que l'ancienne ? Je ne suis pas dupe. Alors cesse de calomnier et rend la moi maintenant."
Maintenant un groupe assez important de curieux s'était attroupé, buvant les paroles de l'assassin, inspectant chaque réaction de l'homme, et se délectant de chaque instant de la conversation. Même la femme avec qui la conversation avait eut lieu avant semblait plus enclin à écouter l'elfe que l'homme.
"Pardon ? Mais c'est incensé ! Je ne vous ai jamais rencontré de ma vie ! Et que devrais-je vous rendre ?"
Alors que tous attendaient avec impatience la réponse d'Antéris, celui-ci fit une pause d'une minute, comme s'il préparait quelque chose. Aucun n'osait bouger. Finalement il reprit, et cette fois-ci, il exagéra autant sa voix que sa gestuelle, comme à son habitude.
"Moi, le grand Antéris, l'elfe que tu as osé voler, il y a de cela plusieurs mois, MOI, qui t'ai poursuivi jusqu'ici, tu prétends encore ne pas me connaître ? Ne sembles-tu pas un peu fou pour penser pouvoir, ici-même, me faire passer pour un idiot ? JE SUIS ANTERIS, et je reprendrais de droit ce que tu m'as dérobé. Tu m'as entendu ! Je reviendrais te voir, tiens toi prêt !"

Sur ce, Antéris commença à faire un monologue incluant lui, sa vie fictive passé comme marchand, ses mésaventures avec ce voleur, le malheur causé à toute sa famille, sa quête longue et périlleuse pour retrouver le gredin qui l'avait volé... Et tandis qu'il marchait et s'éloignait, tout le monde le suivait, pendu à ses lèvres, voulant tout connaître de l'histoire, et ne retourner à leur occupation que lorsque l'elfe aurait fini son histoire. Peine, tristesse, pitié, réconfort pour le pauvre elfe, rancune, haine, mépris pour le méchant humain. Et hop, Antéris avait fait sa scène, et désormais il recevait les encouragements de tout son public. Il les remercia tous et serra quelques mains avant de partir en direction de la cible.

Comme il l'avait prédit, l'homme était en retrait, dans un coin reculé du village, entre deux bâtisses, en pleine dispute avec la femme d'avant. Il pensait qu'il serait difficile de faire partir la femme, qu'elle lui poserait des question, qu'elle s'opposerait à son avis ... Mais quand elle le vit arriver, elle se recula pour laisser passer l'elfe. Mais sa curiosité la poussait à ne pas bouger, essayant de voir au-dessus de l'épaule de l'elfe.

"Gente dame, je vous fait la demande de me laisser avec ce ... voleur. Me ferez-vous l'honneur d'accepter, je vous prie ?"

Sa formulation était plus un ordre qu'une question, même si son visage ne dégageait aucune colère. Elle hocha la tête puis parti plus loin. Et pendant qu'elle partait, l'homme commença à parler à toute vitesse, à poser des question, à s'expliquer, à s'alarmer. Et pendant qu'elle partait, l'elfe n'avait qu'une seule chose en tête : le balancement des hanches de la dame pendant qu'elle laissait son mari aux mains d'Antéris. A force d'être ignoré, l'homme frappa, et l'elfe reçu une droite en plein dans la machoire, ce qui le sortit de ses pensées érotiques. Reportant son attention sur l'homme, il sourit. La cible voulut le frapper à nouveau, mais avant d'atteindre l'elfe, il sentit quelque chose de chaud au niveau de l'abdomen. Il baissa les yeux et vit du sang couler.

C'était fini. Fin du contrat. Début du plaisir. Antéris essuya sa lame sur les vêtements du futur mort, rangea la lame dans son ceinturon, et pendant que l'autre agonisait, perdait son sang et sentait le poison pénétrer son organisme, il le regarda sans aucune émotion. Se retournant, il jubila à l'idée de passer sa soirée avec toutes les filles du village. Il avait déjà oublié qu'un cadavre se tenait derrière lui, étendu au sol.

Avant cela, va déjà récupérer la récompense. Que nous n'ayons pas fait tout cela pour rien. Et ne t'avises plus de perdre l'attention devant ta cible !
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Aâron Ohtar Luthien

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MessageSujet: Re: Festoyons comme des humains (Anteris Genoscar - Aâron Ohtar Luthien)   Sam 7 Nov - 22:59



Les meilleurs armes sont parfois les plus ridicules. Tout en sachant qu’avoir des gants sur ses mains allait nuire à son maniement d’aiguilles et de lames, il les porta. Préférant de loin 1% de maladresse à un touché avec quiconque qui n’était pas sa cible ou son employeur. Il mit ensuite sa cape sur sa tête sous peine d’attirer des regards douteux sur lui. L’heure était au travail. Il se redressa.

Gonen le regardait de derrière. Elle était certes la meilleure à le connaître parfaitement ; Aâron était limite haptophobique et asocial… ces deux défauts le rendaient amusant aux yeux de la fantôme qui, contrairement à lui, aimerai pouvoir toucher, voir et être vue par autrui ; Seulement, les gens qui l’ont vue ont finit par avoir peur ! Les gens n’aiment pas ce qu’ils ne comprennent pas.

Traversant les trois ruelles qu’il avait choisies auparavant, il croisa un groupe de gens observant une scène, une dispute apparemment. Il ne s’y attarda point. C’était le mieux qui puisse arriver pour qu’il rentre à la place centrale dans le plus de calme : Un diversion. La générosité du sort qui le visite parfois, pensa-t-il. Sa pensée fut contredite à peine eut-il arrivé à la place centrale. La vieille dame de tout à l’heure le regardait, elle agitait sa main, l’appelait, il l’ignora et se retourna de cent-quatre-vingt degré décidant de faire le tour de la place.

‘- Ca ne va pas marcher !
Lui annonça Gonen. Il l’ignora jusqu’à ce que la vieille dame, toute essoufflée le rejoigne en courant, des pâtisseries qui sentaient l’ail et l’ognon en main,
‘- Oh, vous ne m’avez-pas vue, grand-père !
Commença-t-elle,
‘- Vous n’êtes pas d’ici, donc laissez-moi faire preuve d’hospitalité !
‘- Vous n’en avez pas besoin, Mada...
‘- Oh que si ! Je suis connue par ma générosité,
Elle cache sa bouche lui disant plus secrètement,
‘- Et je suis la seule qui prépare ces gâteaux salés dans tout le festival !!

Aâron cligna des yeux une dizaine de fois depuis qu’elle était aussi proche de lui. Peut-être que garder la même allure était une erreur… Il respirait avec difficulté, ses lèvres devenaient plus sèches. Gonen lui avait bien dit que ça n’allait pas marcher, ça le détruisait d’admettre qu’elle avait raison. Alors que la vieille dame arrangeait dans un petit panier quelques uns de ses gâteaux, lui essayait de regagner un mètre de distance, mais soit il se faisait bousculer par un marchant et poussé vers la vieille dame, soit la vieille dame avançait des pas nécessaires pour le coller.

‘- Voilà
Elle les avaient fourré dans une sorte d’épices. Prenant un gâteau en main, elle le lui tendit vers la bouche. Il arrêta sa main. Sa bouche se mit à se contracter,
‘- Mais voyons ! Qui refuse un gâteau d’une grand mère !! Vous devriez vous réjouir d’être en vie et d’avoir le droit à de spéciaux gâteaux gratuits !

L’odeur si proche lui expliqua qu’il ne détesterait pas autant de les manger. Ils étaient salés. Mais l’odeur allait rester ! Seulement, pour que quelqu’un puisse la détecter, il fallait qu’il soit aussi sensible aux odeurs qu’Aâron. Ce qui le convainquait de finalement accepter le gâteau, c’était aussi à cause des regards des gens vis à vis de ce "vieux couple qui avait l’air si ‘Mignon’". Il mangea le gâteau d’un coup, prit le panier, chercha dans sa poche une pièce d’or qu’il offrit à la dame, elle la refusa au début mais finit par la prendre.

Après de longues respirations pour calmer ses nerfs fort agités, il retrouva sa composition et décida de ré-entamer sa mission. Tuer Arnaut Luch et ne laisser aucune preuve ou trace. Aâron était le seul capable d’autant de justesse, son pouvoir rendait ses missions infailliblement réussites.

Se rendant à un coin près de la scène mais à l’abri des regards, il déposa le panier aux gâteaux, il respira trois fois les yeux fermés. En les rouvrant, il fonçait déjà vers les coulisses de la scène. Il chercha l’homme au visage à moitié brûlé… Gonen le toucha de l’épaule, et alors que normalement, il se serait énervé; en pleine action, il était étonné de savoir combien de choses ne le dérangeaient plus. Derrière lui, l’homme au visage brûlé était assis, agité de devoir confronter la foule dans quelques minutes. Il avança vers lui,

‘- Monsieur Arnaut ! Arnaut Luch ?
Dit-il d’une voix rocailleuse,
‘- Je vous ramène des nouvelles de la capitale !
Il s’approcha de l’homme qui lui adressait à présent toute son attention.
‘- Votre adversaire ;
‘- VOYONS, mon cher ami ! Venez à côté de moi !  
Aâron hocha sa tête, et s’assit sur la chaise à côté d’Arnaut. Il commença alors son discours de murmures,
‘- Les nouvelles ne sont pas du tout bonnes ! Votre adversaire a presque gagné le marché d’ail à la capital ; une seule chose se tient entre lui et la réussite complète !

écarquillant ses yeux, Arnaut se retourna regarder Aâron sous sa forme de vieil homme. Il lui fit signe de continuer ; Aâron toussa, cachant sa bouche de sa manche et récupérant une des aiguilles empoisonnées entre ses dents ; il approcha son visage de l’oreille d’Arnaut et, Arnaut le laissa faire ne pouvant voir les mouvements discrets de l’assassin,

L’endroit se figeait presque. Les deux hommes fondaient dans le cadre et personne ne les observaient ; De bouche à oreille, Alors que l’homme attendait d’avoir une réponse, Aâron tenant le visage de l’homme de l’autre côté, introduit l’aiguille dans la veine jugulaire externe de celui-ci. Ce fut la douleur d’une piqure d’abeille, ce fut un baiser d’un homme à un autre, ce fut la réussite du meurtre.

‘- J’ai l’antidote ! L’aiguille est empoisonnée, elle va te tuer, après tout, je suis le meilleur dans mon métier !
Murmure Aâron. Arnaut le regarde les yeux rouges de rage.
‘- Que me voulez-vous ?
‘- Mon employeur veut que vous lui signez ce papier !
Aâron tend une feuille de papier contenant un contrat. Arnaut le regarde demandant des explications,
‘-Pour acheter votre vie, vous renoncez à tout !

Aâron ne détacha pas son regard de l’homme. Ces moments d’hésitation, de doute, de méfiance et de colère. Ces instants où le cœur bat une fois pour la vie, une autre pour la mort. Ces petites fractions de secondes étaient celles qu’il aimait regarder le plus.
Récupérant un stylo de sa poche, Arnaut signa le papier. Aâron fit un demi sourire. Il récupéra le papier.
‘- L’antidote !
‘- Tout de suite !

Chopant une carafe d’eau à coté ; il la vida y laissant la quantité d’eau nécessaire ; Aâron tendit sa main en dessous de sa verte et en tira une capsule de couleur rouge sang. Il la mit dans la carafe et fit tournoyer le liquide pendant trois secondes. Il présenta le remède à son interlocuteur qui se mit à boire comme l’assoiffé qu’il n’était pas.

‘- Il faut le boire jusqu’à la dernière gorgée !
Articula Aâron en regardant l’homme engloutir le liquide, puis lécher ses lèvres pour s’assurer que rien ne lui avait échappé.
‘- Bon garçon !
Rajouta Aâron le regardant de ses yeux impitoyables. Des yeux qu’à présent, Arnaut trouvait difficiles à voir. Sa vision devenait floue. Il essaya de parler, sa gorge était prise d'une sensation brûlante ainsi que tous ses intérieurs. La dernière chose que son regard capta fut les yeux rouges d’Aâron.

Et puis, plus rien que du noir !

Un groupe de gens se mit à arriver en criant aide à monsieur Arnaut. Mais personne dans cette petite ville n’allait pouvoir le sauver, il a engloutit le poison jusqu’à sa dernière gorgée. Aâron profita de la foule pour quitter. Revenant sur ses pas, il se rendit à côté du panier de gâteaux, là, à l’ombre, il changea de nouveau son apparence, enleva sa cape et ses gants. Il laissa tout derrière lui. Mission accomplie.

Gonen suivait ses pas, et apparemment n’arrivait pas à garder une taquinerie qu’elle voulait à tout prix révéler ;
‘- Je me disais bien que tu ne mettrait pas du poison dans une aiguille que tu touche des lèvres !
Finit elle en souriant.
‘- L’aiguille était vraiment empoisonnée !
Affirma-t-il. Gonen, surprise, enchaina une question
‘- Pourquoi alors le deuxième poison ?
Aussi cool et parfait qu’il puisse paraître, Aâron sourit.
‘- Pour ne rien laisser au hazard.

Il fondait déjà dans les ruelles obscures de la ville.


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Anteris Genoscar

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MessageSujet: Re: Festoyons comme des humains (Anteris Genoscar - Aâron Ohtar Luthien)   Ven 20 Nov - 19:15

Message d'Anteris Genoscar, elfe.

Anteris était assez fier de lui. Il retournait tout content auprès du « récompenseur » comme l’appelait l’elfe, qui ne semblait pas se rendre compte que personne n’utilisait ce mot. Si ce mot n’était pas une invention de son esprit simplet… Quoiqu’il en soit, le sourire aux lèvres, mais le visage plus idiot que dragueur, il marchait parmi les danseurs, vendeurs, fêteurs, autres personnes venues spécialement pour l’événement. La fête du village, pas le meurtre, que la situation soit claire.

Mais comme à son habitude, il mit quelques temps à arriver, ne retrouvant pas où se trouvait cette liasse d’argent, et la personne qui devait la lui remettre. Il avait beau –non il était beau- avoir plein de qualités, l’orientation  ne semblait bizarrement pas en faire partie. Il finit par irriter son familier qui, a bout de patience, lui indiqua la direction à suivre. Et là, horreur ! Plus d’argent ! L’homme lui était là, bien qu’il semblait quelque peu différent … Bon, il était mort, c’est la vie … Mais où était l’argent ??

L’endroit où se trouvait l’individu était plutôt isolé du reste, dans les coulisses derrière la scène en fait, mais dans un coin isolé des coulisses ! Comme s’il faisait exprès de se mettre dans un endroit bien tranquille pour se faire tuer sans qu’il n’y ait de témoin ! On ne leur apprenait rien à ces humains de nos jours ? Antéris se remémora son enfance à apprendre à reconnaître les herbes médicinales, les vendre au marché, avoir le béguin pour sa demi-sœur… Cela lui semblait une enfance normale, et perdu dans ses souvenirs, il commença à fantasmer sur sa demi-sœur ….

Mimanomosa le piqua un coup, voyant bien qu’il avait perdu toute attention sur le cas présent.

« Quiconque a osé commettre ce crime horrible, cet acte odieux, ce larcin délibéré, sera châtié ! Ah oui, et pour le meurtre, heu, il sera fâché. L’ordre importe peu. »

Antéris avait, dans l’élan du moment, agrippé le cadavre du « récompenseur fauché », et toujours dans le feu de l’action, avait déboulé sur la scène … devant tout le monde … tenant le cadavre de sa main gauche … Il ne se rendit compte de la bourde que quelques secondes après. Le temps semblait s’être arrêté, public comme comédiens le regardaient, incrédules. Antéris sentait les petits poils de l’araignée se hérisser, signifiant qu’elle ne savait pas quoi faire et qu’il devait agir rapidement. Enfin c’était en général sa manière d’interpréter ce hérissement de poils de son familier.

« Hum. Mesdames, Mesdemoiselles, et les autres, vous me voyez tous. Vous voyez ma beauté, vous voyez mon charisme, et pourtant vous n’avez d’yeux que pour ce corps. Oui, c’est … tragique, il est mort. Je ne le connaissais même pas. En fait je ne l’aurais pas voulu de son vivant … Ce soir, mesdames, mesdemoiselles, et le reste, vous me voyez, agrippant ce mort. Par contre vous ne voyez pas la tristesse sur mon visage, ni le respect qui est dû à une dépouille vu que je le porte à bout de bras comme un sac de plantes. D’ailleurs je vais le lâcher, il est lourd même mort. »

Il lâche le cadavre, le laissant tomber avec fracas contre le sol de la scène. Il remet en place sa cape, remarque le sang sur ses manches et essaye de les enlever en tirant dessus mais ça ne marche pas. Et relevant la tête ensuite, il voit que le public est toujours pendu à ses lèvres, que les comédiens ont rejoint le reste du public, et qu’aucun n’ose bouger. Il s’empresse alors de reprendre la parole.

« Ca ne part pas. Je parle des tâches de sang. Mais je m’occuperais de ça plus tard, ne vous inquiétez pas. Cet homme est mort ! Oh mon Dieu ! C’est affreux ! Il faut m’aider à trouver le coupable ! Pour le venger, et récupérer l’argent qu’il lui a volé ! Un scélérat est parmi nous ! Alors interrogez votre voisin de gauche, ou celui de droite ! Collectez les indices, usez de déduction logique, et vous trouverez le coupable ! Je suis de tout cœur avec vous ! Mais avant de faire quoique ce soit une fois que vous l’aurez trouvé, venez m’avertir de son identité ! Vous me le devez bien, c’est moi qui ai trouvé le corps ! »

A la seconde où il détourna le regard pour trouver les marches et descendre de l’estrade et aller loin du corps puant, ce fut la panique dans le public. Certains parlaient, complotaient, cherchaient le tueur, d’autres voulaient s’enfuir, des bagarres commençaient à éclater, des accusations à tort se faire entendre, etc. Le chaos, voilà ce qu’avait réussi à créer Antéris. Et voilà ce qu’il lui fallait pour s’enfuir sans qu’on pense à lui comme meurtrier, ce qui serait une accusation illégitime. Enfin c’était un tueur, mais pas le tueur de son commanditaire voyons. Et pendant qu’il s’éloignait, il entendit une femme hurler, on venait de trouver sa cible. Il était temps de prendre de la distance.
Et en retrait, à l’écart des bruits, de la musique, des lumières et des ennuis, il rencontra un homme.

« Vous n’auriez pas vu une bourse s’enfuir par hasard ? »
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