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 Présentation de Jörmungand [Validé]


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Jörmungand

Smaug de service


Masculin Nombre de messages : 18
Style de combat : Utilise son avantage de vol


MessageSujet: Présentation de Jörmungand [Validé]   Sam 17 Oct - 23:40

Prénom ou surnom* : Jörmungand
Nom : /
Sexe : Mâle
Âge  * : 714
Peuple *: Dragon
Alignement : Neutre mais aide les elfes en tant que gardien de la forêt
Métier et/ou rang *:
Votre arme :

Physique * :
Jörmungand est un dragon blanc, et bien qu'il ne soit plus tout jeune, on ne voit point la différence. Majestueux et élancé, le dragon n'a rien à envier à la majorité de ses congénères. En effet, ses mensurations de quinze mètres de haut, vingt huit mètres de long et ses vingt quatre mètres d'envergure lui procure une carrure relativement imposante. On lui retrouve aussi de nombreux pics sur sa tête et à la droite et à la gauche de son coup, qui ne sont que cependant plus des éléments décoratifs que de véritables armes. S'allonge tout le long de son dos une écaille allant jusqu'au bout de sa queue qui finit sans particularité. Sa dentition est assez large, faite pour broyer les os et déchiquetés les chaires.
Apparence draconique:
 

Sous sa forme elfique, Jörmungand ressemble à un vieille efle, avec la couleur de peau matte et une barbe et des cheveux blancs. On peut le reconnaître facilement par le simple fait que ses yeux sous cette forme ne possède pas de pupille, mais à vous en déplaire, il n'est pas pour autant aveugle. Il possède toutes les autres caractéristiques communes aux elfes. Pour ce qui est de ses mensuration, sous cette forme, le dragon mesure un mètre quatre vingt douze et est plus athlétique que la moyenne des elfe, bien que bien moins large q'un démon il va sans dire. une autre caractéristique ressort de l'ordinaire des elfes : il possède des griffes noirs d'un peu plus d'un centimètre au bout de ses doigts. Il est vêtu d'un manteau noir long à capuche, souvenir de son oncle Nidghòff.
Apparence elfique:
 

Caractère* :
Il est facile de deviner que ce dragon n'est pas très sociale. Peu bavard, il n'entre que rarement en contact même avec les elfes et se contente d'écouter, même si des fois il n'y prête pas non plus attention. On ne peut le qualifier de solitaire car en effet il est entouré d'elfe au sein même de la forêt dont il est le gardien et le protecteur. Il se satisfait de ce rôle qui ne contente cependant pas ses ambitions ni ses rêves, qu'il mit pour autant de côté pour pouvoir conserver la mémoire de son grand amour : Elial. Ayant perdu sa famille et la seule personne qui comptait pour lui, il a tendance à ne pas vouloir créer de nouveaux liens, expliquant passablement ses sautes d'humeurs ainsi que son addiction pour le silence. Il lui arrive cependant d'entrer en contact au hasard des elfes ou des fées qui passent devant son lieux favoris, sur le bord de la rivière, en barque. Il engage alors la discussion, intriguant la totalité des passants, et se nourri des récits que ceux ci lui conte. Rare sont ces moments, et certaines émettent l'hypothèse qu'il s'agit toujours de date proche de l'anniversaire d'Elial, où pour la commémorer, il daigne bavarder quelque peu.

Il haie par dessus tout les démons, et bien que n'en ai que rarement croisé, il trouve les humais globalement ignorant et détaché en plus d'un esprit belliqueux. Pour ce qui est des elfes et des fées, les ayant côtoyés presque toute sa vie, il leur est plutôt favorable, même s'il n'a jamais accepté de mener des raids pour eux.
Histoire * :
Chapitre 1 : Mémoire et déboires d’une jeunesse sans gloire

Cette épopée prend racine il y a plus de sept siècles, où de majestueuses créatures survolaient les cieux d’imposantes montagnes, dirigées vers le firmament comme pour rapprocher le concret de l’inaccessible. Et bien que dans cet esprit de grâce, le panorama somptueux offrait aussi la vue d’une espèce tout autant redoutée qu’admirée, chassée et vénérée. C’est dans cet ancien clan, oublié de ses pairs que naquit un jeune dragon. Il était d’une beauté et d’une majesté qui laissa éclater la joie de ses géniteurs, bien heureux de voir un si bel élément rejoindre désormais les trois derniers membres du clan. En effet il n’y avait désormais plus que trois dragon qui volait au-dessus des pics rocheux, tout du moins de ce clan. Ainsi le trio devint un quatuor qui peut être un jour, repeuplerait leur territoire.

Le premier siècle d’existence du jeune dragon fut paisible, et bien que celui-ci ne semblait bien plus adroit que la moyenne pour la majorité des tâches, il n’en fut pas moins un acharné, et on remarqua très rapidement ses attraits pour le vol. De plus, le clan étant très mineur, personne ne semblait y faire attention. La famille pouvait donc chasser et se détendre sans se préoccuper de ce qui pouvait se passer sur leur territoire, bien que celui-ci était bien retreint tout de même. Cependant, le désormais adolescent avait soif de connaissance et d’aventure et semblait bien moins aspiré par la lassitude que ses congénères. Se prélasser était pour lui une perte de temps, et bien que leur vie était longue, elle n’était pas illimitée. Plus d’un siècle dans un espace aussi confiné pour des créatures aussi majestueuses lui paraissait complètement insultant. C’est ainsi qu’il entreprit de voyager, sous l’impulsion de son oncle Nigdhòff.

S’envolant vers des territoires inconnus, le jeune dragon suivi le cours d’une rivière, puis d’un fleuve pour déboucher sur un village. Bien qu’il n’était pas encore de taille adulte, son imposante carrure mis en panique tout le village, précipitant la moitié d’entre eux vers le fleuve, apeurés par l’imposante créature qui venait se présenter à eux, alors que pour autant qu’ils le savaient, ceux-ci ne venaient pas se mêler aux autres races. Seul rester sur la place centrale une jeune fille. Elle semblait fasciner, et contempler ce qui se trouver sous ses yeux, au lieux de la fuir. Le dragon, déjà haut de plus de cinq mètre, se posa juste en face de la jeune fée, puis la fixa, et ne vit dans les miroirs de son âme que du respect, de l’admiration et un grand désir. Utilisant pour la première fois ses capacités avec d’autres individus que ceux de son clan, il s’exprima ainsi :

« _ Mon nom est Jörmungand, et le tiens jeune créature ?
  _ Tu me parles dans ma tête ? s’exprima dans un éclat de rire la jeune fille »

Le dragon fit un hochement de tête en signe d’approbation. L’émerveillement n’en était que plus grand, et la passion commença à prendre le pas sur la curiosité. Après cette brève entre vue, la majestueuse créature disparu dans les nuages tout aussi rapidement qu’elle était apparue. Certains villageois étaient rassurés, d’autres pensaient à une fausse alerte et que peut être ces créatures étaient tout aussi bienveillantes que le disait les rumeurs, et que leur apparat n’était qu’une illusion, car il faut l’avouer, la dentition d’un dragon ne met pas à l’aise son interlocuteur.

Dès ce jour, le dragon revenait quotidiennement, pour en apprendre davantage sur le monde avec la jeune fée, en comprendre les mœurs et les peuples. C’est ainsi que se noua une amitié entre le village entier et ce dragon, considéré comme le bienfaiteur. Cette situation dura près de deux siècles, où le jeune dragon se transforma en adulte, et où la jeune fée ne changea que très peu, elle n’avait quasiment pas évolué durant près de deux siècles. Cela fascinait Jörmungand au plus haut point. Ils leur arrivaient de voler ensemble, et bien que le dragon à l’envergure immense et aux ailes particulièrement bien développées volait avec une plus grande aisance, sa compagnonne de route était tout sauf médiocre. Mais il était inévitable que deux êtres qui se côtoyait quotidiennement sur une si longue période finirait par ressentir plus qu’une simple affection l’un pour l’autre. C’est ainsi que le Dragon demanda à son oncle, le puissant Nigdhòff, à lui apprendre à se transformer en une autre race. C’est ainsi que le dragon apprit à se transformer en elfe. Cela demanda du temps et de la patience, et c’est pendant près d’un demi siècle qu’il s’entraina en secret, dans le dos même de ses parents. Ainsi, quand il fut adulte, il était capable dors et déjà de ses transformer, mais il était incapable d’avouer ce qui lui pesait sur le cœur à celle qui lui avait sans aucun doute pris possession.

Ce jour n’était justement pas un jour comme les autres, en ce jour Jörmungand avait décidé de faire ses aveux à la magnifique fée. Il se transforma quelques kilomètres avant le village pour éviter d’être repéré. Ainsi il devint un elfe assez grand et bien bâti, d’une peau étonnamment matte lui qui était si blanc en dragon. Il se vêtit d’une cape noire à capuche que son oncle lui avait trouvé. Le remerciant d’ailleurs pour ses conseils et son implication, le dragon se mit en route paisiblement pour le village. Traversant une portion de foret, il traversa un petit pont de bois pour arriver à moins de cinq cents mètres du village. Cependant quelque chose le troublait, une odeur particulière venait gêner son sens olfactif très aigu et bien qu’à contre vent. C’était une odeur de brûlé, puis soudain des cris. Se précipitant, pensant à un banal accident dans un lieu aussi isolé, il tomba nez à nez avec plusieurs démons mineurs qui étaient venus saccager le bord du fleuve qui délimiter le foret. Ne s’attaquant qu’à des villages mineurs emplies de pêcheurs les risques étaient minimes.

Jörmungand arriva au village après avoir senti que quelque chose ne se passait pas comme d’habitude. Il tomba ainsi sur des démons, qui avaient déjà pillés une partie du village, tués quelques résistants, et rassemblé les survivants près d’une fosse, prêt à les exécuter. Très rapidement il fut repéré, et pris de court par la situation il ne pensa même pas à la force colossale qu’il avait en lui.  Il ne réagit pas, abasourdi par la violence de l’acte, lui qui avait seulement entendu parler de guerre ou de massacre, mais n’en avait pas vécu. Les démons mineurs se tournèrent vers lui, le capturant comme un simple elfe lambda, ayant eu lui aussi la folie s’aventurer en dehors de la forêt blanche pour venir dans ce petit village limitrophe. Ils le mirent à genoux avec les autres, il ne semblait pas vouloir se débattre, ni même parler, il restait là stoïque, complètement perdu dans ses pensées qui trahissaient un profond dégout pour ce qu’il voyait, mais il était comme muselé et comme s’il était incapable de défendre le village.

Soudain, un démon tira par les cheveux une fée pour l’amener vers un billot, où ils avaient déjà visiblement exécuté plus d’un villageois. Et c’est là qu’il la reconnu, c’était Elial. Un nouveau sentiment l’envahi, c’était sa colère, sa haine, son incommensurable désir de tuer tous ceux qui menaceraient de lui enlever ce qui lui était cher. Sans savoir ce qu’il faisait réellement il s’élança, prenant à la gorge un démon au passage, le soulevant d’un bras, son corps d’elfe se mit soudain à avoir des spasmes alors qu’il murmurait, puis en une fraction de secondes le démon se retrouva écrasé par la masse d’une immense bête blanche. La gueule grande ouverte et d’un coup sec le dragon arracha la tête de sa première victime. Le sang ruisselait encore entre ses dents qu’il se retourna et cracha un souffle ardent, brulant une petite dizaine de démons. Effrayés et stupéfaits, les autres prirent la fuite, la Jörmungand ne le voyait pas ainsi. Il saisit le premier dans sa gueule, lui infligeant une douleur atroce tandis que ses os s’écrasaient sous la pression de plus en plus forte de la mâchoire et des crocs qui s’enfonçaient de plus en plus dans sa chair. Les deux bourreaux qui avaient lâché Elial tentèrent d’atteindre le rivage, mais en vain, et se firent prendre par les pattes arrières du dragon, avant de les lancer d’une centaine de mètres en direction du sol, pour qu’ils s’écrasent tels des insectes. Le dernier, toujours vivant à geindre dans la gueule de la bête était celui qui avait conduit la fée au billot, celui qui avait tout déclenché. La respiration de la bête était rapide, son souffle violent et chaud, et soudainement il secoua rapidement la tête et coupa en deux sa victime, dont les deux parties du corps allèrent s’éparpiller à une centaine de mètres l’une de l’autre.

Après le carnage le dragon se posa, dans les cendres du village et au milieu des corps. Reprenant une apparence moins effrayante aux yeux de ceux qui venaient d’assister à l’atroce spectacle, il alla vers Elial, qui s’effondra dans les bras de Jörmungand. Le village était détruit et sans aucun doute il n’était plus sûr. Le dragon décida alors d’escorter le reste des villageois vers la forêt, où les leurs les acceuilleraient. Il se transforma de nouveau en dragon, prenant à sa charge les bagages les plus lourds mais aussi Elial, qui s’assoupi sur le dos du dragon. Arrivé à destination il déchargea sa cargaison, et reposa la fée. Il resta à ses côtés quelques jours, et même les anciens firent étonnés d’un tel attachement entre un dragon et une fée, bien que cela ne soit pas un cas isolé. Elle semblait souffrante d’un mal intérieur, qui ne pouvait être guéri par la médecine conventionnelle. Lui donnant une légère caresse sur la joue, il partit pour rejoindre sa famille, il pensait qu’à son réveil, elle ne voudrait surement pas voir celui qui était à l’origine de ses cauchemars. Il s’envola donc de nuit, sous la lueur de la pleine lune en direction de sa terre natale pour ne plus jamais la quitter.

Après un jour de vol, il parvint à destination, cependant il trouva une grotte vide, ses parents et son oncle n’étaient pas là. Il alla donc aux zones de chasses habituelles et au lac, mais n’y trouva personne. Retournant sur ses pas, il vit une scène qu’aucun ne voudrait voir. Il trouva les corps de ses parents et de son oncle décapités, littéralement massacrés et tailladés de nombreuses plaies. Tout autour s’étendaient des cadavres de démons calcinés ou déchiquetés, témoignant de la batailla qui avait eu lieux. Jörmungand fut abattu, s’effondra littéralement sur la dépouille de ses parents, de ceux qui l’avaient accompagné pendant des siècles et qui aujourd’hui sans nul doute avaient été tués par sa faute, par ses actes. Observant les dépouilles, il remarqua qu’ils furent tous décapités, surement ne guise de trophée. Il poussa un puissant rugissement, avant d’incinérer le corps de ses proches et tenta de partir à la poursuite des démons. La piste le conduisit jusqu’à une forteresse, et bien que la rage l’exemptait de toute raison, il se ressaisi et réfléchi. La dernière fois qu’il fonça tête baissée son action déboucha sur la mort de ses proches. Il rebroussa alors chemin, et alla retourner auprès des elfes, auxquels il offrit ses services en tant que gardien de la foret et ce pour rester au près d’Elil, dont le retour du dragon ravie complètement.
Chapitre 2 : Ainsi ils vécurent, ainsi ils s’endormirent

Le dragon s’épanouissait désormais au sein de la communauté elfique de la forêt. Cependant il n’y accordait qu’une importance illusoire, puisque la raison de sa présence n’était autre que Elial, la fée. Celle-ci, mit un temps à reprendre de façon clairvoyante sa vie. Le traumatisme du combat dans le village, des corps mutilés et des odeurs de chair calcinées avait habité son esprit pendant un certain temps. Cet état plaça Jörmungand dans une position assez délicate. Il ne savait pas si sa présence gênait le rétablissement de la fée. Ne sachant que faire de ses journées, lui qui était si aventureux, passa son temps dès lors à patrouiller le long du fleuve pour éviter que tout nouveau massacre ne se perpètre. Il n’aperçut cependant pas grand-chose, les démons comprirent assez rapidement qu’un dragon bloquait le passage, et que s’il était appuyé par des elfes, il serait compliqué d’en venir à bout. De plus que sa taille était désormais impressionnante puisqu’il mesurait près de quinze mètres de haut et vingt-huit de long avec une envergure de vingt-quatre mètres, la bête semblait immense, dissuadant toute tentative un peu trop audacieuse de quelques demis portions démoniaques qui oseraient attaquer de nouveaux les pêcheurs désarmés. Mais cette situation serait-elle définitive ? Devrait-il veiller à vie sur une étroite frontière pour expier se torts et tenter de payer sa dette en aidant les honnêtes gens ? Encore une fois, cela lui semblait inacceptable et bien que submergé par ce sentiment d’émancipation et de fierté, il décida de rester encore quelques temps auprès des habitants de la forêt. Ainsi il patienta jusqu’à la sortie de cet état léthargique d’Elial.

Les retrouvailles ne furent pas des plus chaleureuses et bien qu’elle était contente de retrouver celui qu’elle avait appris à aimer pendant près de deux siècles, elle ne pouvait pas effacer de son esprit toutes les atrocités dont elle fut témoin. Pour lui, c’était cette peur de ressentir à son contact les mêmes sentiments qui le mena à cette boucherie, de revivre cette situation et de ne plus se maitriser de nouveau, et d’être incapable de différencier ceux qu’ils souhaitent protéger de ceux qu’il souhaite annihiler. Ce ne fut qu’après un certain temps d’adaptation que le deux purent rire ensemble à nouveau, tout comme auparavant, et survoler la majestueuse forêt, cependant Jörmungand ne trouva jamais le courage de lui avouer ses sentiments, et il sembla qu’il en fut de même pour Elial.

Alors que la situation paraissait être de nouveau normale, le dragon sous son apparence elfique se dirigea vers la demeure attribuée à la fée de bon matin, comme il était désormais coutume, pour entamer leur parcours matinal près des rivières, et peut être de s’arrêter pour un petit déjeuner, bien que leur régime alimentaire étaient fondamentalement différents. D’un pas sûr il se dirigea vers la porte et frappa. Aucune réponse ne se fit entendre, il décida alors d’entrer, mais ne s’introduisit pas plus loin que le salon et constata qu’il n’y avait pas âme qui vive. Pour en avoir le cœur net, il se dirigea vers la chambre, dont il ouvrit délicatement la porte, pour y découvrir le corps d’Elial. Elle semblait avoir pris soudainement cinquante années à l’échelle d’un humain : des cheveux blancs, des rides se laissaient désormais découvrir. Jörmungand ne savait comment réagir. Il semblait juste abasourdi. Se mettant à genoux près du lit de la fée, il constata une lettre posée sur le rebord de la commode qu’il s’empressa d’ouvrir et de lire :

« Mon amour, je sais que tu seras celui qui me verra en premier et je tiens à me pardonner, mais je ne pouvais supporter ce changement plus longtemps, et te garder dans l’illusion par la même occasion. J’ai apprécié ces dernières années en ta compagnie, et bien qu’elles débutèrent par un bien sombre évènement, je ne puis qu’être comblée d’avoir pu les vivre avec toi. Tu fus et tu seras à jamais mon seul amour, et si je devais apporter un note sombre au tableau que je pourrais dresser, ce serait que jamais tu ne me dévoilas l’ardeur de tes sentiments. Je ne sais si cela est par orgueil, fierté ou tout simplement par timidité, mais cela fut un manque, que je ne peux en aucun cas t’en apposer la totale responsabilité, car moi aussi j’ai fait preuve de lacunes d’initiative et voilà désormais que je deviens une lâche, en t’abandonnant toi qui a déjà tant souffert. J’espère que tu pourras me pardonner, mais bien que tu fus celui qui émerveillait mes journées, ton absence et ma solitude rendaient mes nuits insupportables. Les traumatismes de mon psyché et de mon corps n’étaient plus supportables. J’espère que tu pourras continuer de vivre avec la vivacité et la joie dont tu as fait preuve ces dernières années. La vie m’arraché à toi, j’aurais souhaité vivre plus longtemps pour marcher auprès de toi. Même si le destin t’impose cette nouvelle épreuve qui malheureusement était inévitable pour ta longue vie, je sais que tu continueras de te battre. Jamais tu ne devras dépérir car c’est en cela que réside la plus grande vertu de ton cœur. Je t’en conjure mon amour, pardonne-moi.

Je t’aime, Elial. »

Elle était partie, en paix, tant qu’elle pouvait le choisir. Elle était désormais ailleurs, où il espérait qu’elle serait plus sereine et heureuse. Jörmungand ressorti de la maison, la fée dans les bras, avant de la déposer délicatement sur un tapis de verdure. Les anciens comprirent, le dragon repris sa véritable forme, et ils l’aidèrent à la placer délicatement sur son dos et façon à ce qu’elle ne puisse tomber. La bête pris une douce envolée dans un puissant râle qui fit s’envoler les oiseaux des arbres plusieurs lieux à la ronde. Allant caresser les nuages, il vola pendant plusieurs heures, lui montrant pour la dernière fois le panorama qu’elle aimait tant, lui faisant sentir une dernière fois la brise fraîche de ce matin de printemps et ruisseler ultimement sur sa peau la rosée du matin. Il l’emmena ensuite dans une grotte qu’ils avaient l’habitude de côtoyer. Mais ce n’était pas une grotte sombre et lugubre, non. C’était une magnifique grotte, scintillante de mille feux tant bien sous l’éclat de la lune que du soleil via les cristaux qui étaient incrustés de toute part dans les parois. Au fond de celle-ci se trouvait un lac, et au milieu de celui-ci se trouvait un petit îlot, qui devint la dernière demeure éternelle de la fée Elial. Le dragon lui construisit de ses mains un somptueux tombeau, orné d’une gravure dont seul lui connaissait la signification. Le corps placé à l’intérieur, il scella lui-même le tombeau, pour que jamais personne ne puisse de nouveau la faire souffrir. Il s’enroula par la suite autour du tombeau, devenant le gardien désormais de cette grotte sans que personne ne puisse l’apercevoir, hormis dans le ciel des pics rocheux, pendant plus de deux cents ans.
Chapitre 3 : "Et des cieux le feu s'abattit sur les mécréants"

Alors que tout le monde semblait avoir oublié de conte du dragon blanc et de la somptueuse fée, et que la vie avait reprit son cours normal, les tensions s’exacerbèrent sur le fleuve, et tant bien démon qu'elfe refuser de céder du terrain, convaincu de la légitimité de sa cause. Ainsi commença une sorte de guérilla, où des affrontements mineurs, des escarmouches, éclatèrent ci et là pour de maigre résultat, des morts inutiles. C'est en tentant de prendre à revers leurs ennemies, que les démons s'éprirent de gravir la montagne, persuadé du faux fondement de la légende sur un dragon qui y roderait. Montant de plus en plus haut pour passer de l'autre côté du col, l'expédition de reconnaissance s'enfonçait de plus en plus sur le territoire de l'insoupçonné dragon. La nuit cependant tomba avant qu'ils puissent parvenir au sommet du col. Le firmament rayonnait ce soir là, les étoiles faisaient honneur à la lune de leurs présences pour accompagner son éclat blanchâtre et bien veillant de pleine lune. Pas un nuage ne venait troubler le spectacle dont se souciait bien peu les quelques démons qui allumait un feu.

Jörmungand était quant à lui dans sa caverne, recroquevillé sur le tombeau d'Elial, qui scintillait en cette belle nuit. Il sentit pour autant la présence d'êtres vivants à proximité de son domaine. Irrité d'être ainsi dérange il sorti sous apparence elfique pour observer les environs. C'est là qu'il constata l'affaire, cinq petits démons, prient par les assauts du vent des pics près d'un feu. La rage ne pouvait que s'intensifier, le colère que monter et la haine devenir incompressible. Éclatant de fureur dans un puissant râle il massacra les couards qui avaient osé s'aventurer là. Le cri du dragon retenti en écho jusque dans la vallée, la forêt et le fleuve, où des frissons d'effroi se firent ressentir à la simple pensée de ce qui avait attendu ceux qui étaient là haut.

Bien que contrarié de n'avoir point de nouvelles de ses congénères, le commandant démon tenta tout de même de mener un raid de plus grande ampleur sur la forêt pour tenter d'y déloger l'avant garde elfe. Mais alors qu'ils que les premiers démons tentèrent de traverser sur les ponts en bois mirent en place durant la nuit, un rugissement grave et lent se fit entendre, par dessus les nuages. Fondant sur les ponts de bois, couvert par les rayons de soleil de l'aube rasant, le dragon brûla les ponts sur le fleuve, coupant toutes manœuvres aux engeances démoniaques. Satisfait de son oeuvre, le dragon alla de nouveau offrir ses services aux elfes, et en échange de sa protection, il ne demandait que le souvenir. Car il savait qu'il n'était pas immortel. Il demanda alors de faire en sorte que la mémoire d'Elial ne soit pas perdue, ni celle de leur histoire. Bien évidemment c'était un bien léger tribu pour s'approprier les services d'un dragon.

C'est ainsi que le dragon rendit une dernière visite à sa grotte, sa demeure, le tombeau, qu'il mura et camoufla pour que personne ne puisse jamais le souiller. Il ne laissa qu'un puits de lumière, pour que jamais la grotte ne reste dans l'obscurité.
Pouvoirs liés à votre peuple : Vol, cracher du feu

Capacités surhumaines ou pouvoirs magiques : Transformation en elfe, lors de cette transformation, Jörmungand n'est pas un elfe classique, il possède les caractéristiques d'un dragon en moins poussées. Sa force est supérieur à celle d'un elfe, tout comme sa résistance, et il peut aussi cracher du feu, mais aussi souffler au sein de propre main une petite quantité de feu pouvant ensuite être utilisée dans des frappes au corps à corps ou être projetée.

Familier, animaux :

Autres :

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Dernière édition par Jörmungand le Jeu 22 Oct - 16:23, édité 2 fois
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Edwin Skirata

Iznogoud


Masculin Nombre de messages : 410
Style de combat : Créatif

Possessions magiques : Un gant de soie créant un arc magique générant ses propres flèches.

MessageSujet: Re: Présentation de Jörmungand [Validé]   Lun 19 Oct - 6:10

Ok, tout est en règle, je valide !

_________________
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Subraya Druth

Fondatrice


Féminin Nombre de messages : 1176
Style de combat : Dragon bourrin

Haut-fait : Vieux d'la vieille

MessageSujet: Re: Présentation de Jörmungand [Validé]   Lun 19 Oct - 14:59

Jolie fiche fleurs

J'avoue, j'ai pas tout lu.
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Présentation de Jörmungand [Validé]

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