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 Un si grand mal-être (Sia - Automne)


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Sia

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MessageSujet: Un si grand mal-être (Sia - Automne)   Mar 7 Avr - 16:15

Message de Sia, dragonne.

Une envie ... Tout était partit d'une envie de voyage. Une simple envie, mais une envie qui lui trottait dans la tête depuis si longtemps. En plus de trois-cent années d'existence, jamais l'envie n'avait été aussi forte. Après sa rencontre avec un mâle de son peuple, l'envie était devenue plus grande encore qu'auparavant.

Une aile, puis deux. Le vent, la douceur du temps.

Elle prit son envole. Cela faisait si longtemps. Elle tourna, puis tourna encore, au dessus des terres elfiques. Ces terres qui lui étaient si cher. Elle piqua, descendit rapidement puis déploya ses ailes. Elle plana, une minute, puis deux, puis dix ...  Elle se posa alors, un long frisson lui parcourant la colonne vertébrale. Elle s'ébroua, comme le ferait un cheval, lâcha un long soupir, puis plus rien ....

Elle ce concentra. Elle possédait un don, mais pourquoi n'arrivait-elle dont pas à l'utiliser ? Et surtout, pourquoi cela la tourmentait tellement ?


- Fichu plan astral ... Tu m'as tant donnée, pour ensuite tout me reprendre. Vous m'avez rendu craintive, alors ... que je ne l'était pas ...

Elle posa sa tête sur le sable chaud. Réfléchissant. Rien n'était plus dur elle pour elle, que de se souvenir du temps passée, ou elle était bien plus qu'une simple dragonne ...

Elle se rappela alors, que les elfes lui avait parlée d'une terre, ou la magie était profonde. Elle se dit que peut être ...


De longue minute passèrent, puis une heure... Alors qu'elle réfléchissait, perdue profondément dans ses pensées, elle essaya une dernière fois. Elle se concentra, longuement, mais rien ne ce passa, rien ne changea, elle était toujours aussi grande et lourde ...  Prise d'un excès de colère, elle s'envola. Rien ne se mettrait entre elle, son envie de voyage et le futur de son don. Elle avait déjà réussi, elle y arriverait de nouveau.

Le chemin fut long, sans encombre mais long. Elle se perdit plus d'une fois, les explications des elfes n'étaient restés que très flou. Ils ne devaient pas vouloir la voir partir si loin. Elle survola diverse régions. De nombreuses villes, et quelques villages. La végétation lui donnait envie de se poser, et de se rouler comme une enfant. Elle faillit se laisser tenter plus d'une fois, mais la raison la rappelait à l'ordre à chaque fois. Elle n'était pas partit pour rien, et il lui faudrait bien revenir un jour ou l'autre.

Une plaine, longue et immense. Des fleurs à perte de vue, voilà ce qu'elle vit en arrivant sur les contrées magique. Elle plana quelques temps, tournant en rond, admirant tout ce qu'elle découvrait pour la première fois ... Un frisson de plaisir l'envahi, la découverte d'une chose inconnue, quoi de mieux ...

Elle descendit en piquet, tomba à vive allure, et se mit alors à cracher ses flammes. Une descente tourbillonnante, pouvant donner des frissons à n'importe qui ne connaissant pas cette vision. Une descente enflammée, voilà se qu'elle aimait par dessus tout. Elle se redressa, déploya ses deux longues ailes rouge vif, arrêtant les flammes. L'air sentait le chaud. Une si douce odeur pour elle. Sia se sentait bien.

Elle reprit alors sa route, en vue de l'océan, elle accéléra. L'odeur de l'eau salée lui piquant les naseaux et l'appelant. Elle survola le sable chaud, fondant sur l'eau comme un loup enragé sur sa proie et fit claquée ce simple liquide transparent entre ses pattes arrière. Elle lâcha un long grognement. Elle était enfin arrivée !


Sia alla se posée tranquillement sur le sable chaud. Regardant autour d'elle si elle n'avait effrayée personne. Elle n'était pas là pour ça. Ne voyant rien au alentours et ne ressentant aucune frayeur autour d'elle, elle se sentit soulagée. Cela aurait été dommage d'effrayée du monde qu'elle ne connaissait pas et qui aurait pu la rejeter.


Son estomac la rappela à l'ordre. Cela faisait près de deux jours qu'elle n'avait rien mangée. Elle se mit en chasse. Son estomac grondant tellement fort, fit fuir deux jeunes cerfs. Elle se retint de grogner. Elle continua sa chasse, mangeant ses proies directement attrapée. Une fois repu, la jeune dragonne retourna sur la plage. Le soleil semblait décliné. Une troisième journée allait s'achever. Elle alla se rouler en boule dans le sable, encore chaud et humide. L'air était bon et doux. Elle se sentait bien. Elle s'endormit rapidement.

En s'endormant sur le sable, elle se sentait bien. Elle n'avait pas repensée à la raison qui l'amenait en ces terres. Seulement, son subconscient n'était pas d'accord, il la réveilla aux premières lueurs de l'aube. Un cauchemar terrifiant l'avait envahi. Une peur. Un sentiment, qu'elle n'aurait jamais voulu connaitre car il l'a paralysée. Elle se leva d'un bond, s'ébroua et respira lentement. Il était temps pour elle de se lancer.

 Elle regarda le ciel, maudissant les dieux.

Quelques minutes plus tard, elle se sentait prête. Elle s'isola sur les bords de la plage, enfouit ses pattes dans le sable humide, et tenta de ce contrer. Elle essaya des heures durant. Mais rien ni faisait. Le soleil était à son zénith, et elle était au plus bas. Elle grogna, longuement, durement... Elle se laissa alors tomber au sol, comme épuisée. Et elle l'était, mentalement. Rien n'y faisait, elle n'arrivait à rien. Même en ce concentrant, la peur de se métamorphoser était trop grande. Elle n'arrivait pas à savoir pourquoi. Tout ce qu'elle se souvenait c'est que petite, elle avait réussi. Elle savait comment faire, mais aujourd'hui, plus rien. Elle était terrifiée ....

Plus le temps passée moins elle comprenait. Elle se redressa deux heures plus tard. Et retenta. Elle ce concentra, essaya, pleura, grogna, retenta encore et encore. Elle se motiva comme elle pu, essayant de ne pas réfléchir mais rien, rien de rien ! Elle n'en pouvait plus ...


Tout cela n'a aucun sens !!!!

Elle le cria si fort en elle, que tous, près ou loin, auraient pu l'entendre. Elle s'affala sur le sable et laissa le soleil déclinait. Elle resta allongée de la sorte, jusqu'à ce que quelque chose la fasse bougée. Pour le moment, rien ni personne ne pourrait faire en sorte que la jeune dragonne lève les yeux. Ils étaient fermé, clos, et seule quelques goutte perlé le long de son museau ...
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Automne

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MessageSujet: Re: Un si grand mal-être (Sia - Automne)   Mar 7 Avr - 20:17

Message d'Automne, guérisseur elfe empathique.

Après avoir passé plusieurs semaines dans les régions Sud-ouest du royaume humain, Automne avait exercé son métier de guérisseur pendant un temps au Bourg de Cresi. L'elfe s'était notamment occupé d'un jeune homme d'une famille bourgeoise et avait épauler un médecin de la ville, chacun profitant de l'expérience de l'autre pour continuer d'apprendre.

Ensuite, Automne avait repris les routes, se laissant guider par les pas lourds d'Etoile, sa jument de trait. Quelques rencontres avaient un peu orienté son chemin. Par exemple, il avait secouru un renard prit dans un piège de chasseur, puis soigné un trappeur qui avait été attaqué par un ours. Petit à petit, ses pas l'avaient éloigné des routes, se dirigeant toujours plus vers l'ouest, il finit par arrivé dans les Contrées Magiques.

Automne n'avait pas souvent eut l'occasion de traverser ces terres isolées. D'ailleurs, il n'y avait pas grands choses pour un guérisseur tel que lui ici. L'elfe aurait pu rebrousser chemin et revenir sur les routes, histoire de retrouver les endroits civilisés. Mais Automne ressentit alors un besoin de solitude. Après des semaines, voir des mois, dans les villes humaines, grouillantes et bruyantes, il aspirait à un peu de calme.

Voilà donc des semaines qu'Automne avait quitté le Bourg de Cresi et qu'il arpentait seul les Contrées Magiques. Souvent, il était obligé de se frayer un chemin dans une végétation vierge de toute altération, mais cela ne poser pas vraiment de problème à la jument de trait. Automne dormait à la belle étoile, par terre ou dans les arbres, parfois même en selle, bercé par le pas lent et régulier de sa monture. L'elfe avait des provisions et il chassait quand l'environnement le lui permettait. Bref, il était dans son élément et Automne n'avait pas vu le temps passé alors qu'il prenait plaisir à découvrir ces territoires inconnus.

Automne entendit le remous de l'océan avant de le voir de ses yeux. La vision de la plage de sable immaculée dans le soleil couchant était juste magnifique. Ce soir là, l'elfe s'endormit paisiblement sur le sable encore chaud. Le lendemain, il commença à longer la plage. Néanmoins, la tranquillité du moment fut troublée quand Automne ressentit brutalement une pointe de souffrance au travers de son empathie.

Le guérisseur se dirigea vers l'origine de ce sentiment et trouva un étrange animal échoué sur le rivage. Une espèce de dauphin au long nez, avec une peau d'une couleur rosée et d'environ un mètre de long. Automne repéra de suite la blessure peu profonde sur la nageoire gauche, sans doute les traces de l'attaque d'un prédateur. L'elfe s'approcha donc doucement pour ne pas effrayer d'avantage l'animal qui se débattait sur le sable.

Automne caressa doucement la peau lisse du dauphin, encaissant sa douleur et sa peur pour ensuite lui transmettre des sentiments plus calmes. L'animal se fit plus tranquille, même s'il restait apeuré. Automne examina son patient. Il avait déjà vu des gravures représentant des créatures semblables. Il devina qu'il pouvait respirer à l'air libre mais que sa peau se dessécherait vite s'il restait hors de l'eau. Automne aurait simplement pu repousser l'animal dans son élément, mais il n'était pas du genre à faire les choses à moitié. Avec un regard critique vers la mer descendante, l'elfe comprit qu'il s'engager dans une course contre la montre.

Le guérisseur se dépêcha de sortir ses herbes médicinales des sacoches de voyage accrochées à la selle d'Etoile. Il prit aussi un récipient pour pouvoir humidifier la peau de l'animal. Automne appliqua ensuite les plantes sur la blessure à la nageoire. Il était inutile de faire un cataplasme puisque l'animal retournerait dans l'eau, aussi il devait laisser aux herbes le temps d'agir. L'elfe fit donc des allers et retours entre l'eau et la créature pour l'hydrater. Se servant toujours de son empathie pour le garder relativement calme. Régulièrement, Automne empoignait la queue de l'animal et le tirer vers l'eau descendante, histoire de ne pas trop s'en éloigner.

Ce petit manège dura quelques heures avant que le guérisseur n'estime que les herbes avait fait leurs effets. Dans un dernier effort, Automne repoussa donc l'animal à la mer. Quand enfin le dauphin reprit sa nage, l'elfe avait de l'eau jusqu'aux hanches, il était trempé et épuisé. Automne se demanda si ses soins seraient suffisants pour que l'animal puisse s'en sortir. Mais quand le dauphin sauta haut au dessus de l'eau pour le saluer en un dernier sifflement, Automne eut un grand sourire rassuré. La journée déclinait déjà et après s'être changé, Automne dormit cette nuit là du sommeil du juste.

Quelques jours de marche plus tard, Automne fut de nouveau alerté par son empathie. Cette fois, les sentiments étaient plus complexes que de la simple souffrance, même si à cette distance, Automne ne les percevait pas avec précision. Frustration, colère. Intrigué, le guérisseur talonna un peu Etoile pour accélérer le pas. Plus avançait plus les sentiments étaient présents.

Automne distingua la grande silhouette rougeoyante d'un dragon dans le soleil couchant, alors qu'au même moment, un cri puissant résonnait dans sa tête : Tout cela n'a aucun sens ! Sur le coup un peu sonné, Automne prit quelques instants pour se ressaisir. Il avait déjà rencontré des dragons et connaissait leurs dons de télépathie. Ces mots ne semblaient pas vraiment être destinés à quelqu'un en particulier, donc le dragon ne l'avait sans doute pas encore repéré. De toute façon, une bonne quarantaine de mètres les séparaient encore.

Automne s'approcha donc prudemment du dragon prostré sur le sable. L'elfe savait qu'il valait mieux ne pas surprendre une telle créature. Bien que la plupart des dragons soient pacifistes, on était jamais à l'abris d'un accès de colère, surtout vu la détresse dans laquelle semblait se trouver celui-ci. Automne mit pieds à terre plusieurs mètres avant d'arriver près du dragon, laissant ainsi sa jument à une distance respectable. L'elfe prit ensuite un tissu propre qu'il imprégna d'un mélange d'huiles essentielles de sa composition, constitué surtout d'essences d'orange, de camomille et d'une pointe de lavande. Ces huiles avaient des propriétés relaxantes pour les humanoïdes, en espérant qu'il en soit de même sur les dragons.

Automne combla ensuite doucement la distance qui les séparaient. Remarquant les perles salées qui coulaient le long du museau de la créature, l'elfe eut le mouvement le plus naturel qui soit et vint délicatement en essuyer une avec le tissu imbibé d'huiles essentielles. Le dragon ouvrit brutalement les yeux et Automne, qui s'était arrangé pour être directement dans son champs de vision, lui offrir son plus beau sourire.

"Bonjour. Je suis Automne, guérisseur de mon état. Je veux juste vous aider."

Disant cela, le guérisseur déposa le tissu sur le museau du dragon pour que l'odeur des huiles diffuse doucement jusqu'aux narines. Puis Automne entreprit de gratter délicatement juste derrière les cornes, un endroit généralement sensible chez les dragons. Se faisant, il entra en contact avec les chaudes écailles rouges, il ressentit la frustration et la déception, la colère et la peur, l'incompréhension aussi. Automne entreprit donc de transmettre au dragon son calme, espérant ainsi l'aider.
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Sia

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MessageSujet: Re: Un si grand mal-être (Sia - Automne)   Mer 8 Avr - 11:52

Message de Sia, dragonne.

La terreur l'avait emparée, la rendant faible ... Elle n'aimait pas se sentiment de faiblesse. Une dragonne ne peut pas être faible, voilà ce à quoi elle pensait. Puis des souvenirs,  un déchirement, une incompréhension. Sia ne comprenait pas. La tête posée sur le sable humide, elle ne sentit pas la présence qui se rapprocher dangereusement d'elle. Ce n'est que lorsque elle sentit l'odeur de ce qui lui semblait un équidé qu'elle bougea légèrement, elle ouvrit un œil, vit ce qui lui semblait être de loin une forme humaine à cheval. Elle referma son oeil, pensant qu'on ne viendrait pas la déranger. Les dragons ne sont pas tous réputé pour leur bonne humeur !


Seulement Sia se trompait. Ce qu'elle prenait pour une présence humaine se rapprocha. Elle la sentait près, mais n'avait pas la force de bouger, elle était épuisée. Puis soudain, un contact, une odeur qui chatouille les narines, elle ouvrit alors grand les yeux, étonnée de sentir qu'on la touchait ! Ce n'était pas un humain, en faite, c'était un elfe.

Sia aimait les elfes, elle se radoucis en voyant sa silhouette élancé, son visage fin entouré par ses longs cheveux châtains. Puis elle vit ses yeux, des yeux indéfinissables, d'une couleur changeante entre le vert et le bleu. Un sacré bel elfe ! Elle s'attarda sur sa tenu, il semblait soigné. Pourtant, les elfes ne vivent par ici. Sia trouvait étrange de voir un elfe si loin de chez lui et surtout si bien habillé. Puis il l'a tira de sa rêverie en souriant.


"Bonjour. Je suis Automne, guérisseur de mon état. Je veux juste vous aider."

Disant cela, le guérisseur déposa le tissu sur le museau de la dragonne. Cette dernière ne comprit pas. Qu'est ce qu'il faisait. Elle secoua la tête comme un chat mécontent, puis tenta de se redresser en vains ... La force l'abandonnait. Puis elle sentit un gratouillis derrière ses cornes. Elle ne connaissait pas cette sensation, mais qu'est ce que c'était bon ....

Puis une sorte d'apaisement engloba son esprit, elle résista, ne comprenant encore pas ce qui arrivait. Puis, elle comprit que l'elfe debout près d'elle, lui faisait du bien.

Elle se laissa alors faire, restant tout de même méfiante d'une attaque quelconque. De nature peureuse ces dernières semaines, la dragonne eu du mal à se détendre malgré tout les efforts que semblait faire l'elfe près d'elle. Elle regretta alors d'avoir repoussée la serviette humide qu'il lui avait mit sur le museau.


Je .. Je suis désolée, je suis à bout de force. Mais pourquoi êtes-vous là ?

Sur ces paroles, la dragonne soupira. Elle aimerait pouvoir se lever et aller chasser. Dans un dernier effort elle tenta de se lever, prenant appuis une patte par une patte. Une fois debout, elle regarda de nouveau le jeune elfe qui lui venait en aide.

Je ne comprends pas votre présence ! Pourquoi un elfe de votre trempe se trouve t-il si loin des siens ?

Elle le regarda longuement, puis son regard se porta sur l'équidé, un peu plus loin, qui ne semblait pas à l'aise.

Est ce le votre ? Il ne semble pas à l'aise ce me semble..

Demanda t-elle, en montrant la bête d'un signe de tête. Elle aimait bien ces bêtes, les elfes les chérissaient particulièrement l'a d'ou elle venait et elle avait appris à ne pas les chasser. Seulement en voyant l'équidé, la faim gronda dans son estomac. Elle regarda l'elfe en souriant, tel un dragon peut sourire.

Je suis désolée, petit elfe, mais je dois manger. Je reviens !

Sur ces paroles, la dragonne pris son envol, un envol chancelant, pas du tout gracieux, mais elle prit son envole. Une fois la haut, elle se concentra, elle tourna quelques temps, s'éloignant autant qu'elle pouvait de la plage pour trouver de quoi manger.

Une fois repu, elle se sentait mieux. Plus forte, mais toujours si mal dans son esprit. Elle retourna vers la plage, lentement, économisant ses forces. Elle alla se poser près de l'elfe et l'observa, regardant ce qu'il faisait.
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Automne

Invité



MessageSujet: Re: Un si grand mal-être (Sia - Automne)   Mer 8 Avr - 21:08

Message d'Automne, guérisseur elfe empathique.

Le trouble du dragon devait être profond, car les efforts d'Automne ne suffirent pas pour le détendre totalement. Mais cette constatation était loin de découragé le guérisseur, bien au contraire, il ne saurait faire correctement son métier si la moindre difficulté le faisait reculer. Et comme à chaque fois qu'il voyait un être en détresse, il avait véritablement envie de l'aider.

"Je .. Je suis désolée, je suis à bout de force. Mais pourquoi êtes-vous là ?"

Oui, en effet même sa voix trahissait sa fatigue. Automne sourit doucement en répondant.

"Vous semblez en effet avoir besoin de repos. Pour vous répondre, je suis un guérisseur itinérant et je voyage beaucoup. Le hasard aura simplement fait se croiser nos chemins."

Le dragon trouva néanmoins la force de se relever, Automne put ainsi voir son ventre blanc et comme la tête du reptile géant prenait de la hauteur en s'éloignant de lui, il put constater que ses yeux étaient vairons. Le dragon rajouta alors :

"Je ne comprends pas votre présence ! Pourquoi un elfe de votre trempe se trouve t-il si loin des siens ?"

"Je pourrais vous poser la même question. Répliqua l'intéressé avec un regard amusé. Mais au fond, peu importe la raison de notre présence respective en ces lieux isolés. Concentrons-nous plutôt sur ce que cette rencontre fortuite pourrait nous apporter à chacun." Conclut-il avec un franc sourire.

Le dragon sembla se plonger dans un profonde réflexion. Automne répondit par l'affirmative à la question suivante, informant également le dragon du nom de sa jument. L'elfe n'eut pas le temps d'en dire beaucoup plus car le dragon décida de partir chasser. Automne aurait envie de protester, n'aimant pas l'idée de laisser partir le dragon alors qu'il n'était visiblement pas au mieux de sa forme. Néanmoins, il ne le fit pas, sachant bien qu'un dragon qui a faim peut vite se révéler irritable, voir dangereux. Il observa donc l'envol laborieux de la créature aux écailles rougeoyantes, s'interrogeant sur la suite des événements.

Le dragon avait dit qu'il reviendrait, alors autant l'attendre. De toute façon, la nuit commençait à tomber, il valait mieux poser le camp. Automne déchargea donc sa jument et s'occupa de la panser. L'elfe aurait bien aimé chasser, par pour lui, mais pour le dragon. Car le guérisseur se demander si, dans son état, la créature arriverait à se nourrir correctement. Néanmoins, il était sur une plage et n'aurait pas vraiment l'occasion de trouver un animal de taille suffisante pour intéresser un dragon. A part Etoile bien sûr, mais Automne n'avait absolument pas l’intention de laisser le reptile géant la manger.

L'elfe abandonna donc l'idée de la chasse pour le moment et fit un feu pour s'éclairer dans la nuit. Dans un souci de professionnalisme, Automne aimait être le plus présentable possible devant les autres. Il se changea donc, troquant sa tenue de voyage un peu abîmée contre une autre en meilleure état. La chemise d'un gris argenté, finement brodée, tombait élégamment sur le pantalon bleu. Le guérisseur voyageait en permanence et n'avait donc pas beaucoup de tenues avec lui. Il possédait quelques habits de voyages, plus ou moins vieillies, ainsi que quelques tenues plus raffinées qu'il réservait à un usage professionnel, notamment quand il était en présence de riches clients. Automne coiffa ensuite ses cheveux châtains, les ramenant vers l'arrière avec deux tresses plaquées, découvrant ainsi ses oreilles effilées.

Maintenant satisfait et certain d'être tout à fait présentable devant le dragon s'il revenait, l'elfe étala sa paillasse sur le sable. Il prépara ensuite son repas, piochant dans ses réserves de voyage. Automne avait établie son camp près des dunes qui limitaient la plage, et Etoile s'y aventura pour brouter quelques brins d'herbes. Pendant ce temps, son cavalier prit un repas composé de viande séchée et de racines. Le tout en réfléchissant à la meilleure manière d'aborder le dragon.

D'ailleurs, les grandes ailes membraneuses de ce dernier se firent entendre alors que l'elfe en était à son dessert, grignotant quelques baies en buvant à sa gourde du lait de coco (il avait trouvé ces fruits plus haut sur la plage). Le dragon se posa près de l'elfe, alors qu'Etoile laissait une distance de sécurité avec la créature reptilienne. Trop attachée à son cavalier, elle ne se sauverait pas, à moins que le dragon ne la menace directement. De plus, le calme d'Automne la rassurait un peu. Le guérisseur était content que le dragon soit revenu, cela voulez dire que sa présence ne dérangeait pas trop. Il lui offrit donc un beau sourire et se permit d'entamer la conversation.

"Alors, avez-vous manger à votre faim ? Je suis désolé, je n'ai pas grand chose qui pourrait intéresser un être de votre race, néanmoins, je serais ravi de partager ma nourriture avec vous, si vous le souhaitez. Et si nous faisions un peu mieux connaissance ? Vous pourriez commencez par me dire votre nom, par exemple. Et peut-être la raison de votre présence en ces lieux reculés."

Par son empathie, Automne ressentait toujours le profond trouble du dragon, et il avait vraiment envie de l'aider.
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Sia

Invité



MessageSujet: Re: Un si grand mal-être (Sia - Automne)   Jeu 9 Avr - 19:43

Message de Sia, dragonne.

Alors qu'elle se posait près du jeune elfe, elle le vit finir de manger. Il sembla à la jeune dragonne qu'il avait changée de tenue. Alors qu'elle s'était posée près de lui elle l'observa. Il avait laissait sa tenue de voyage pour donner la place à une tunique d'un gris argentée, surement elfique, ainsi qu'un pantalon bleu, lui elfique.

Elle s'assit gracieusement, comme un dragon peut le faire, pour imiter l'elfe assis près d'elle. Sia remarqua alors qu'Etoile, la jument du petit elfe, restait à l'écart. Alors qu'elle regardait au loin, derrière la jument, perdue de nouveau dans ses pensées, l'elfe lui parla.



"Alors, avez-vous mangé à votre faim ? Je suis désolé, je n'ai pas grand chose qui pourrait intéresser un être de votre race, néanmoins, je serais ravi de partager ma nourriture avec vous, si vous le souhaitez. Et si nous faisions un peu mieux connaissance ? Vous pourriez commencez par me dire votre nom, par exemple. Et peut-être la raison de votre présence en ces lieux reculés."

La dragonne ronronna, oui, oui, elle ronronna, comme un chat. Une odeur la titillait, comme une odeur de lait. Mais.. Différente, une odeur qu'elle ne connaissait pas mais qui l'attirait. Elle regarda l'elfe, penchant la tête, et lui dit :

-Auriez-vous sur vous du lait ? L'odeur ne m'est pas étrangère, mais elle ne ressemble pas au lait que je connais !

Avant de pouvoir laisser l'elfe lui répondre elle renchérit. Elle lui dit son nom et lui fit comprendre qu'elle se ravit de faire connaissance, au moins, cela lui changerait les idées.
Elle lui compta en quelques phrases son histoire, sa jeunesse auprès des elfes, sans jamais parler de sa métamorphose. Elle n'arrivait pas à en parler, tout comme elle n'arrivait pas à l'utiliser ... A cette pensée la dragonne se sentit mal de nouveau.

Perdue dans ses pensées, elle en oublia l'elfe.


Elle se revue, petite, elle ne devait avoir qu'une trentaine d'année draconique, soit environs quatre humaine, pas plus. Toujours sous une forme draconique elle vivait non loin des elfes, juste entres les terres draconique et le territoire elfique. Elle gambadait, telle une enfant, jouant avec les jeunes elfes. Ils s'enfoncèrent dans la forêt et elle les suivie.  Elle les entendait rire, comme à leur habitude, puis tout à coup, plus rien. Pas même le murmure du vent, il n'y avait plus aucun son.

Elle s'enfonçait plus encore entre les arbres, à la recherche de ses jeunes compagnons. Puis un bruit de pas, et ensuite plus rien. Elle tournait sur elle même, de longues minutes passèrent, la laissant toujours seule, profondément enfuis dans les bois. Elle ne comprenait pas, il était pourtant la il y a peu de temps avant. Comment avait elle pu les perdre de vue ?
Alors qu'elle tournait, tournait et tournait encore, un bruit sur sa droite attirait son attention. Un rire étouffé. Elle allait se diriger vers le son, lorsqu'un autre attirait son attention sur la gauche. Elle tournait la tête dans les sens, une prise de panique la paralysant. Son corps tout entier était parcouru de frisson.


Tout en se rappelant se souvenir, elle frissonna, comme à l'époque.

Elle se sentait mal, la jeune dragonne sentait comme des piqûres entre ses écailles. Sa tête tournait, elle n'entendait plus très bien. Elle ce concentrait, cherchant en vains ces petits camarades.  Mais rien n'y faisait, elle ne voyait rien, elle se mit à pleurer, oui, comme une enfant le ferait. Elle secouait la tête dans les sens, grognant, appelant, hurlant télépathiquement. Elle était effrayée, et ne comprenait pas ce qui se passé. Dans un grognement, féroce pour son jeune âge et sa petite taille, une sorte d'explosion fit irruption dans sa tête. Elle ne contrôlait plus son corps, et elle était parcourue de décharge électrique. Elle ne contrôlait vraiment plus rien.... Puis dans un long soupir, elle tomba ....

Tout était partit d'une mauvaise blague de ces camarades elfique qui jouaient à cache à cache.

Elle était restée inconsciente longtemps. Ces petits camarades avaient été prévenir leurs parents, sans vraiment les prévenir. Ils arrivèrent quelques minutes après que la jeune dragonne soit tombée. Elle était au sol, inconsciente, mais elle ressentait ce qu'il se passait autour d'elle. Ils la regardèrent longuement, ne sachant trop quoi faire, puis la ramenèrent au village.  Ils la couchèrent et attendirent. Ils lui passaient régulièrement un chiffon d'eau fraiche sur la tête, mais la sensation ne semblait pas être la même.

Puis deux jours après, elle ouvrit les yeux. Elle tenta de se lever, mais, elle n'arriva à rien.

Un hurlement, voilà de quoi elle se souvenait le plus, se hurlement qui hante son esprit depuis tant d'année déjà. Un simple hurlement d'enfant. Mais un hurlement qui la hante encore, plus de trois cent années plus tard.

Alors qu'elle tentait de se lever, ce qui, de ce qu'elle se souvenait était une de ces pattes ressemblait alors à quelques choses de bizarres, comme des petites saucisses qu'on peut manger. Puis elle vit entrer un elfe d'une vingtaine d'année physiquement.


-Je comprend pas ... ( avec une jolie petite voix d'enfant )

Elle regardait l'elfe, les yeux plein de larme. Sia n'en croyait pas ses yeux.

-Jeune dragonne, il arrive quelques fois, que les dragons possèdent certains pouvoirs. Il semblerait pour vous Siannodel, que vous ayez le don de métamorphose. Cela est rare de voir un don se présenter si tôt, mais cela arrrive.

-Mais, pourquoi ?

- Il n'y a pas d'explication Siannodel. Vous devez surement le tenir de l'un de vos parents, tout comme vos yeux vairons.

Sia avait déjà beaucoup discuté avec les elfes. Elion, l'elfe qui était en face d'elle, lui avait toujours dit les choses. Il discuta longuement avec elle, lui expliquant, répondant à toutes ses questions. Puis il lui apprit à utiliser son corps comme elle le souhaiter. Mais rien ni faisait, elle n'arrivait pas à utiliser se nouveau corps. Elle paniqua de nouveau, comme deux jours auparavant, moins, mais la peur était là. Alors qu'Elion tentait de l'aider, sa forme draconique reprit le dessus.

Elion lui souria gentiment, mais apeurée, elle s'enfuit.  


Sia avait le fils de ses pensées durant quelques minutes. Ce flashback ne lui avait donnée pour sensation que terreur, douleur et tristesse ... Elle regarda l'elfe tristement, puis se repris, lui fit un sourire draconien et lui demandant.

-Je me nomme Sia mais vous, comment vous nommez vous ? Et la raison de ma présence ..; Humm, cela est compliqué mais disons, que c'est mon premier voyage et que je pensais que les contrées magique m'aiderait à réussir quelques choses que je n'ai plus réussi à faire depuis si longtemps ...

Sur ces paroles, elle détourna le regard, ce sentiment si désagréable la reprenant de nouveau. Elle se leva, et tourna autour du camp, essayant en vains de se détendre.
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Automne

Invité



MessageSujet: Re: Un si grand mal-être (Sia - Automne)   Dim 12 Avr - 19:55

Message d'Automne, guérisseur elfe empathique.

Automne fut surpris d'entendre la créature reptilienne ronronner, un peu à la manière d'un chat. Il nota qu'elle avait un bon odorat et que l'odeur du lait l'attirait, encore un point commun avec les félins tient. Il la laissa finir de se présenter et nota bien qu'il avait face à lui non pas un, mais une dragonne, il adapterait donc son attitude en conséquence si besoin. Elle se nommait Sia, un joli nom de l'avis d'Automne. Il fut étonné d'apprendre qu'elle avait grandi aux côtés des elfes. Il savait que certains dragons étaient proches de son peuple, même si la pluparts d'entre eux vivaient dans les hauteurs des montagnes. Cela posait néanmoins question sur les parents de la dragonne. Etaient-ils avec elle ? Ou bien avait-elle été élevée par les elfes eux-mêmes ?

La dragonne cessa soudain son histoire pour se perdre dans ses réflexions. L'empathe perçut du même coup le trouble de Sia se renforcer. Il essaya d'aiguiser ses sens pour en ressentir d'avantage, mais sans contact direct, son empathie ne capter qu'un mélange confus de sentiments négatifs. Respectueux de ce moment d'égarement de la dragonne, Automne resta silencieux. Il ne la connaissait pas encore assez pour tenter de la tirer de ses pensées. De plus, son trouble devait être important pour qu'elle puisse ainsi décrocher la réalité en pleine conversation. Ou alors cela faisait parti de sa personnalité ? Ce qui en ferrait quelqu'un d'un peu lunatique.

Quoi qu'il en soit, Automne savait que ces moments d'égarement étaient parfois nécessaires. De plus, concentré sur les ressentis de son empathie, il en profitait pour essayer de récolter le maximum d'informations possibles. Néanmoins, la dragonne lui renvoyait surtout l'image d'un sac de nœud profondément emmêlé, dont il était très difficile d'isoler un ou plusieurs sentiments prédominants. Automne capta tout de même un brin de nostalgie, une pointe de frayeur aussi, un soupçon d'incompréhension peut-être. Mais il y eut surtout une vague de tristesse qui s'accrocha, cette fois bien distinctement, à l'empathie de l'elfe. Sortant visiblement de ses pensées, Sia se reprit et parla en ces termes :

"Je me nomme Sia mais vous, comment vous nommez vous ? Et la raison de ma présence ..; Humm, cela est compliqué mais disons, que c'est mon premier voyage et que je pensais que les contrées magique m'aiderait à réussir quelques choses que je n'ai plus réussi à faire depuis si longtemps ..."

Puis brusquement, l'agitation la reprit et la dragonne se leva pour faire les cents pas. Considérant cette fois qu'il serait bon d'intervenir, Automne se servit de ses questions pour parler à son tour, espérant que le son de sa voix sortirait la dragonne de ses sombres pensées.

"On m'appel Automne, guérisseur itinérant de mon état. L'elfe ne prit pas mal le fait que la dragonne ne se souvienne pas de son nom, après tout, elle semblait vraiment perturbée. J'ai bien sûr moi aussi grandit dans la Forêt Blanche, à Cal'taven tout d'abord, puis j'ai vécu un moment à la capital.

Automne savait que s'il voulait aider Sia, il devait d'abord la mettre en confiance. Or la base de la confiance, c'est avant tout le partage, elle lui avait parler un peu d'elle, c'était donc au tour de l'elfe d'en révéler un peu sur lui-même.

J'ai suivit une formation de médecin pendant près de deux décennies. Néanmoins, des évènements m'ont forcé à quitter la Forêt. Bon, d'accord pour un en dire un peu, mais certaines choses restaient privée. J'ai alors rencontré sur les routes des compagnons de voyages forts sympathiques. A ce moment, Automne sourit doucement. Ils m'ont appris beaucoup de choses, et m'en ont monté beaucoup d'autres. Finalement, nos routes se sont séparées. J'ai alors continué à cheminer seul, exerçant toujours mon métier de guérisseur. J'ai traversé les royaumes humains, nains et elfiques. J'ai longé les frontières démoniaques et draconniques. Bref, j'ai beaucoup voyagé." Conclut Automne avec un sourire.

Il finit une pause, puis tendit sa gourde vers la dragonne.

"L'odeur de lait que vous sentiez tout à l'heure vient de cette gourde. C'est du lait de coco, du lait végétal si vous préférez. C'est un peu différent du lait animal, mais le goût n'est pas désagréable. Il fit une pause, jetant un yeux critique sur la gourde. Je vous donne le reste avec plaisir, bien que je ne sais pas comment vous allez bien pouvoir le prendre. Autant que vous croquiez directement dans la gourde, je pense. Dit-il avec un petit rire. N'hésitez pas ! J'en ai d'autres." Termina-t-il avec un sourire amusé.

Pendant que Sia décidait ce qu'elle voulait faire avec cette fameuse gourde, Automne ajouta.

"Comme je disais tout à l'heure, j'ai beaucoup voyager. Peut-être qu'il vous plairez d'entendre certaines de mes anecdotes de voyage ? On m'a toujours dit que j'avais un certain talant de conteur." Proposa-t-il avec un clin d'œil.

Bien sûr, le guérisseur voudrait surtout pouvoir interroger Sia sur ce qui la perturbait tant. Mais il savait qu'il devait l'amener à avoir confiance en lui pour qu'elle puisse se confier avec le moins de réticences possibles. Et puis pour le moment, cela lui ferrait sans doute du bien de penser un peu à autre chose.
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Sia

Invité



MessageSujet: Re: Un si grand mal-être (Sia - Automne)   Mer 29 Avr - 20:18

Message de Sia, dragonne.

L'elfe lui parla doucement alors qu'elle tournait en rond dans son esprit. Sa voix était douce, calme, posée, enivrante.  Il lui répondit, à toutes les questions qu'elle avait pu poser.


"On m'appel Automne, guérisseur itinérant de mon état.. J'ai bien sûr moi aussi grandit dans la Forêt Blanche, à Cal'taven tout d'abord, puis j'ai vécu un moment à la capital.

Il lui répéta son nom, alors qu'il l'avait déjà dit plus tôt. C'est en l'entendant qu'elle se souvint. Automne. Voilà un nom bien étrange pour elfe, que le nom d'une saison. Cela la fit sourire. Il enchaina alors.

J'ai suivit une formation de médecin pendant près de deux décennies. Néanmoins, des évènements m'ont forcé à quitter la Forêt.

A ces mots. Sia tiqua. Il ne lui en dit pas plus. Elle se dit en elle aime qu'elle le questionnerait surement plus tard.

J'ai alors rencontré sur les routes des compagnons de voyages forts sympathiques. Ils m'ont appris beaucoup de choses, et m'en ont monté beaucoup d'autres. Finalement, nos routes se sont séparées. J'ai alors continué à cheminer seul, exerçant toujours mon métier de guérisseur. J'ai traversé les royaumes humains, nains et elfiques. J'ai longé les frontières démoniaques et draconniques. Bref, j'ai beaucoup voyagé

En l'entendant parler de voyage, elle comprit que voyager apporté beaucoup de chose. Elle se sentait beaucoup mieux, bercée par la voix de l'elfe au nom saisonnier. Puis, quelques instants après avoir finit sa phrase, il lui tendit une gourde.

"L'odeur de lait que vous sentiez tout à l'heure vient de cette gourde. C'est du lait de coco, du lait végétal si vous préférez. C'est un peu différent du lait animal, mais le goût n'est pas désagréable.

Il fit une pause, semblant jeter un œil critique, voir désolé sur sa gourde.

Je vous donne le reste avec plaisir, bien que je ne sais pas comment vous allez bien pouvoir le prendre. Autant que vous croquiez directement dans la gourde, je pense. Dit-il avec un petit rire. N'hésitez pas ! J'en ai d'autres."

Il semblait amusé à l'idée de voir la jeune dragonne boire dans sa gourde. Sia ne voulait pas l'abimée. Elle savait que les objets avec lequel les elfes vivait leurs tenaient à cœur.

Elle eu alors une idée. Elle se coucha, replia ses ailes le long de son corps, et se mit sur le dos, secouant la queue comme un chat enjouée et joua avec ses pattes l'espace d'un instant.


- Je ne veux pas abimer cette si jolie gourde ! Si cela ne vous dérange pas ..

Elle ouvrit alors grand la gueule, laissant échapper un petit ronronnement. Avant de faire quoique se soit, il continua :

"Comme je disais tout à l'heure, j'ai beaucoup voyager. Peut-être qu'il vous plairez d'entendre certaines de mes anecdotes de voyage ? On m'a toujours dit que j'avais un certain talant de conteur."

Il lui fit un clin d'oeil. Elle ronronna plus fort.

-Oh oui ! J'aime beaucoup les histoires ! Peut être votre voix m'aidera t-elle à m'endormir et faire une belle nuit ... Je dois dire que c'est dernier temps je suis assez fatiguée ...

Elle le regarda, puis insista pour qu'il verse le contenue de sa gourde dans sa gueule grande ouverte.

-Peut être pourrais-je moi aussi, vous compter une histoire plus tard. Celle de la grande dragonne que je vais devenir ! J'ai soif d'aventure ! Peut être nos chemins se recroiseront-il est alors, je serais différente. Et nous échangeront quelques mots comme se soir !
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Automne

Invité



MessageSujet: Re: Un si grand mal-être (Sia - Automne)   Jeu 30 Avr - 18:43

Message d'Automne, guérisseur elfe empathique.

Quand Sia se coucha et ouvrit la gueule en ronronnant, Automne ne put s’empêcher de la comparer à un gros chat. Comme elle lui réclamait une histoire presque comme le ferrait un enfant, le sourire d’Automne s’élargit, mais il nota également la note sombre de sa voix alors qu’elle constatait qu’elle manquait de sommeil.

"Peut être pourrais-je moi aussi, vous compter une histoire plus tard. Celle de la grande dragonne que je vais devenir ! J'ai soif d'aventure ! Peut être nos chemins se recroiseront-il est alors, je serais différente. Et nous échangeront quelques mots comme se soir !"

"Je ne doute pas que vous deviendrez une dragonne exceptionnelle, et j’écouterais cette histoire avec grand plaisir. Mais j’aimerai aussi en connaître d’avantage sur la belle dragonne que j’ai actuellement à mes côtés." Déclara Automne en réponse tout en versant le contenu de sa gourde dans la gueule de Sia.

Ses dents étaient impressionnantes, mais Automne n’avait pas peur car il ne ressentait aucune agressivité de la part de la dragonne. Comme il s’était rapproché de Sia, l’empathe de rassie près d’elle en prenant soin d’établir un léger contact entre la peau de main et les écailles de la dragonne.

"Alors ? Quelle histoire pourrait bien intéresser une dragonne tel que vous."

Comme il réfléchissait, Automne utilisa son don pour transmettre calme et tranquillité à la dragonne. Il parla ensuite d’une voix un peu plus grave, mais douce comme le miel et coulante comme une brise de printemps. Il parla de ses voyages, lui décrivant de superbes paysages, faisant jouer le ton de sa voix pour faire prendre vie à ses paroles, mais sans jamais hausser le ton ou perdre de sa douceur. Il lui conta certaines de ses rencontres surprenantes, comme celle qu’il avait faite sur la plage avant de la croiser. Il décrivit aussi certains animaux étranges qu’il avait vus. Bref, il tenta d’intéresser au mieux la dragonne. La soirée continua d’avancée alors qu’il parlait, et la fatigue commença doucement à se faire sentir. Automne ralentit donc de façon presque imperceptible son débit. Peut-être que la dragonne s'endormirait, bercée par sa voix ou peut-être qu'elle voudrait elle-même ajouter quelque chose.
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Sia

Invité



MessageSujet: Re: Un si grand mal-être (Sia - Automne)   Dim 3 Mai - 22:06

Message de Sia, dragonne.

Alors qu'elle venait de finir sa phrase, l'elfe versa le contenue de sa gourde dans sa gueule grande ouverte.

"Je ne doute pas que vous deviendrez une dragonne exceptionnelle, et j’écouterais cette histoire avec grand plaisir. Mais j’aimerai aussi en connaître d’avantage sur la belle dragonne que j’ai actuellement à mes côtés."

La dragonne ne connaissait pas ce lait, mais il ne l'a dégouté pas. Elle appréciait le donc le gout de se liquide blanc.

Elle sentit alors la chaleur de sa main ce posée sur elle, ce qui la fit ronronner, comme un dragon peut essayer de le faire.


"Alors ? Quelle histoire pourrait bien intéresser une dragonne tel que vous."

Elle le laissa choisir et l'écouta avec attention, du moins au début. Il lui expliqua quelques unes de ces rencontres, mais celle qu'elle retenue le plus fut celle qu'il vécu avant d'arriver vers elle.

Il avait rencontré un dauphin blessé et l'avait aidé à s'en sortir avant de le remettre à l'eau. Cette histoire toucha la jeune dragonne au plus profond de son coeur.

Alors qu'elle l'écoutait, avec passion le sommeil vint la chercher, lentement, petit à petit ... Elle ferma un oeil, le rouvrit, puis referma l'autre. Ainsi de suite durant quelques minutes. Il faut dire que la voix de l'elfe était apaisante, douce et mélodieuse. Tout était réuni pour que la jeune dragonne s'endorme. Prise de fatigue, elle laissa le sommeil la submerger lentement mais surement.


Alors qu'elle sombrait, elle se sentait bien, apaisée. Mais cela ne durant pas. Peu de temps après s'être endormie, son cauchemar habituel vint lui rappeler son lourd passé. Elle tressaillit, frissonna, changea de position plusieurs fois, sans pour autant se réveiller. Comme à chaque fois qu'elle faisait ce cauchemar, son sommeil l'emprisonnée, comme s'il voulait la retenir jusqu'au bout.
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Automne

Invité



MessageSujet: Re: Un si grand mal-être (Sia - Automne)   Lun 4 Mai - 18:54

Message d'Automne, guérisseur elfe empathique.

Quand Automne entendit Sia ronronner tel un chat il ne put s’empêcher de sourire. Bien sûr, un dragon ne ronronne pas. C’était plus un son guttural et entrecoupé, mais ça s’en rapprochait quand même assez.

Automne sentait que la dragonne piquait du nez alors qu’il parlait, mais il ne s’en offusqua pas, bien au contraire, le but était justement que la dragonne puisse s’endormir d’un sommeil apaisé. Finalement, la respiration de Sia se fit régulière et profonde, ses yeux fermèrent, sa tête posée sur ses pattes avant, la dragonne endormait paisiblement.

Satisfait, Automne se redressa doucement, sans le moindre bruit grâce à sa discrétion elfique, il étouffa ensuite les restes du feu de camp. Il ne faisait pas vraiment froid, la douceur du printemps semblait être arrivée jusque dans ces contrées sauvages. De plus, avec un dragon à ses côtés, il n’avait pas à craindre de prédateurs. Automne défit un peu les lanières de son vêtement pour être plus à l’aise, puis s’allongea sur ses couvertures.

Après quelques minutes, Automne sommeillait à son tour paisiblement. Quelques minutes supplémentaires furent nécessaires pour qu’Etoile, rassurée par le silence calme, vienne s’allonger doucement contre son cavalier. Le silence endormi retomba ensuite sur le camp.

Néanmoins, cela ne dura pas très longtemps. Quand on est un elfe avec une ouïe fine, difficile de ne pas être réveillé par les mouvements brusques d’un dragon d’une vingtaine de mètres de haut. Sur le coup, Automne ne bougea pas de suite, mais comme son empathie lui transmettait une peur et une angoisse grandissante. Il se redressa. La dragonne gémit dans son sommeil.

Automne s’approcha donc de Sia, il ne chercha pas forcément à être discret cette fois. Ce n’était certes pas une bonne idée de surprendre un dragon, surtout en plein cauchemar. Néanmoins, comme Sia ne montrait pas de signes de réveil, Automne put s’approcher jusqu’à caresser doucement ses écailles rougeâtres qui dégageaient une faible chaleur. L’empathe murmura des paroles rassurantes à la dragonne, utilisant son don pour transmettre son calme.

Si la dragonne bougeait maintenant moins, il ressentait toujours son trouble. Automne décida donc de s’allonger entre les pattes avant de la dragonne, ainsi il restait en contact avec elle et pouvait continuer de l’apaiser par son don et peut-être sa présence. Les paupières d’Automne étaient un peu lourdes et si Sia ne bougeait pas avant, il s’endormirait sans doute là, bien calé entre ses pattes.
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Sia

Invité



MessageSujet: Re: Un si grand mal-être (Sia - Automne)   Mar 5 Mai - 0:17

Message de Sia, dragonne.

Son sommeil était agité, pas brutal mais agité. Elle se sentait mal quand soudain quelques chose l’apaisa. Elle ne comprit pas, mais elle se sentit mieux. Elle ne s'était pas réveillée et son sommeil reprit.

Elle fit une " bonne " nuit.

En se réveillant au matin, Sia ne comprit pas tout de suite ce que l'elfe faisait entre ses pattes. Elle fut surprise, mais ne bougea pas, ne voulant pas le réveiller. Elle l'observa dormir, se disant qu'il était vraiment de bonne compagnie. Elle aimait énormément les elfes, elle avait grandit parmi eux.

Elle décida alors de se lever, elle fit en sorte de ne pas brusquer le corps de l'elfe endormis, le déposa sur le sol doucement puis s'éloigna, dans le sens opposée d'Etoile, ne voulant pas l'effrayer.

Elle prit son envole et partit chasser. En entrant dans la forêt elle repéra un gros cerf en train de manger. Elle l'observa, vérifiant qu'il était seul. Puis elle fondit sur lui. Elle le tua d'un coup sec, le prit dans une patte, et repartit en chasse. Elle mangea toute les autres proies qu'elle tua, et une fois rassasier, elle rentra au camp que l'elfe avait établit. Sur le chemin du retour, elle comprit que sa nuit n'avait bonne que grâce à l'elfe. Il avait du utiliser son don de guérisseur pour l'apaiser dans la nuit d’où le fait qu'elle l'est retrouvée dans ses pattes au matin.

Elle espéra qu'il ne lui demande pas de quoi elle avait rêvée, car elle ne pourrait pas lui mentir, d'une part il le sentirait, et d'une autre part, elle n'arriverait pas à lui mentir.

Elle commençait à vraiment l'apprécier et qui sait, peut être pourrait-il l'aider.

Elle revint au camp et déposa le cerf près des restes du feu de la veille.

Elle se dirigea doucement vers l'elfe et lui mit un petit coup de museau pour le réveiller. Ne sachant pas s'il s'était réveiller, elle parla quand même, sachant très bien qu'il l'entendrais vue que les dragons parlent par télépathie.


- J'ai rapporté le déjeuner. Merci pour cette nuit Automne ! J'espère ne pas t'avoir trop écrasée durant la nuit !

Elle sourit, puis se coucha près de l'elfe, attendant une réaction de sa part.

Spoiler:
 
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Automne

Invité



MessageSujet: Re: Un si grand mal-être (Sia - Automne)   Mar 5 Mai - 16:21

Message d'Automne, guérisseur elfe empathique.

Automne sentit bien sûr Sia bouger. Mais il ne broncha pas, restant dans le demi-sommeil qu'il avait conservé toute la nuit. En effet, son don d'empathie n'est pas inactivé s'il dort, bien au contraire. Il aurait été malheureux qu'il en perde le contrôle, si lui même avait fait un cauchemar par exemple. La dragonne aurait alors ressentit son propre trouble via la Transmission, or ce n'était pas le but. Automne avait donc dormi d'un demi-sommeil, mais c'était plutôt une habitude pour lui.

Etoile s'était relevée pendant la nuit pour dormir debout, à quelques mètres de son cavalier et du dragon. La jument sursauta quand Sia bougea mais ne fuit pas, puisque la dragonne ne fit pas le moindre geste agressif. Maintenant réveillée, elle décida d'aller brouter un peu d'herbe sur une dune de sable.

Sia s'envola. Dans un instant de lucidité, Automne se demanda si la dragonne était définitivement partie ou si elle s'était juste absentée pour chasser. Néanmoins, maintenant seul, l'empathe ne sentait plus de sentiments parasites. Le calme qui en découlait l'entraina bientôt dans un sommeil légèrement plus profond que celui qu'il avait eu jusque là.

Automne entendit la dragonne revenir au bruissement de ses ailes dans l'air. Il sourit dans son demi-sommeil. Peu à peu, il émergea des brumes de la nuit. Finalement, un petit coup de museau, étonnamment délicat pour un dragon de cette taille, le réveilla totalement. Puis la voix de Sia résonna doucement dans sa tête.

"J'ai rapporté le déjeuner. Merci pour cette nuit Automne ! J'espère ne pas t'avoir trop écrasée durant la nuit !"

Automne, jusque là couché dos à Sia, s'étira en repassant sur le dos, puis se tourna de nouveau vers la dragonne le sourire aux lèvres. Le tutoiement était finalement venu naturellement.

"Bonjour Sia. Ne t'inquiète, tu ne m'as pas écrasé et j'ai très bien dormi. Tu es un coussin très confortable." Conclut-il avec un clin d'œil amusé en se redressant pour de bon.

Automne s'étira une nouvelle fois puis étouffa un bâillement. Il posa ensuite son regard sur le cerf que Sia avait ramené. L'empathe cacha un petit rire amusé en se disant qu'il ne mangerait jamais tout ça. En même temps, il fallait bien avouer qu'il avait faim. La mâtiné devait déjà être bien avancée, il faut dire qu'ils s'étaient endormis tard dans la nuit.

L'empathe remercia Sia pour le cerf puis se leva, passa la main dans ses longs cheveux pour y remettre de l'ordre, rajusta ses vêtements, puis ranima le feu. Il commença à dépecer le cerf, se demandant comme il allait le manger. Il pourrait faire mijoter quelques morceaux dans une infusion d'herbes aromatiques... Mais finalement, Automne n'en eut pas le courage, il avait juste faim. Il découpa donc les meilleurs morceaux de viande pour les cuirs succinctement et les manger accompagnées de racines. Il mettrait quelques morceaux supplémentaires à sécher après le repas, à condition que Sia n'est pas fini les restes d'ici là. Alors qu'il s'installait en tailleur pour manger Automne déclara à l'intention de Sia :

"La chasse a été bonne ? N'hésite pas si tu as encore faim ! Dit-il en désignant les restes de cerf. Le début de ta nuit fut agité. C'est pour cela que je me suis permis de venir m'allonger près de toi. Tu as fait un cauchemar, n'est-ce-pas ? Tu veux ne parler ? Qu'est ce qui peut bien perturbé suffisamment une grande dragonne telle que toi pour froncer à ce point ce si joli museau ?"

Automne eut un grand sourire un peu innocent. Il aimait bien jouer les charmeurs comme ça, mais c'était juste un jeu, juste pour détendre l'atmosphère et créer de la complicité.
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Sia

Invité



MessageSujet: Re: Un si grand mal-être (Sia - Automne)   Mer 13 Mai - 0:07

Message de Sia, dragonne.

Elle regardait toujours l'elfe, à moitié endormi.

"Bonjour Sia. Ne t'inquiète, tu ne m'as pas écrasé et j'ai très bien dormi. Tu es un coussin très confortable."

Il s'étira, de tout son long ce qui fit sourire la dragonne. Il semblait fatiguée, elle espérait ne pas l'avoir trop déranger durant la nuit.

L'elfe la remercia ce qui la fit sourire légèrement. Il lui était vraiment sympathique.

Elle le regarda rajuster ces vêtements, ce qui lui fit étouffer un petit rire amusée. Il était vraiment bizarre pour elle de porter des morceaux de tissu.

Alors qu'il rallumait le feu et dépecer le cerf, Sia s'intéressa à la jument d'Automne. Elle ne s'en approcha pas trop de peur de l'effrayée. Elle n'avait jamais vue un cheval aussi calme à sa vue, ce qui la fit sourire.



L'elfe s'occupait de son déjeuner, lorsqu'elle laissa son regard se porter sur les vagues. Elle se sentait tellement bien près de cette grande étendue. Alors qu'elle s’apprêtait à sauter dans l'eau l'elfe l'interpella.


"La chasse a été bonne ? N'hésite pas si tu as encore faim ! Dit-il en désignant les restes de cerf. Le début de ta nuit fut agité. C'est pour cela que je me suis permis de venir m'allonger près de toi. Tu as fait un cauchemar, n'est-ce-pas ? Tu veux en parler ? Qu'est ce qui peut bien perturber suffisamment une grande dragonne telle que toi pour froncer à ce point ce si joli museau ?"

Ces paroles la refroidir aussi tôt. Ce n'est surement pas la première fois que l'elfe devait la voir dans cet état ... Elle n'avait plus vraiment d'autre choix que du lui répondre. Il lui fallait lui expliquer tout ce qu'elle ressentait. Sia sentait que si elle mentait, il le saurait mais ne dirait rien. Mais alors qu'elle intérêt ? Peut être que parler de ce qui l'a tracassé lui ferait du bien, ou au moins la soulagerais pour un moment ?

Elle esquissa un léger sourire forcée à l'elfe.


-Je ne sais quoi dire ... Elle soupira. Cela peut paraitre futile et idiot, mais même les dragons ont leur part de passé qui fait d'eux ce qu'ils sont. Je crois qu'en faite, s'en cela, nous ne serions pas ceux que nous sommes. Personnellement, ma part de passée, aussi dur qu'elle soit, m'a permis d'avancer dans le monde qui est le notre. Seulement au jour d'aujourd'hui je ne sais plus comment y faire face, et cela m'empêche de grandir et d'avancer...

Sur ces paroles, la dragonne perdit son sourire, sa joie, sa bonne humeur. Ces yeux se mirent à briller. Une vague de souffrance l'envahie. Des frissons lui parcoururent le dos. Elle secoua la tete pour chasser ces images qui lui faisaient tellement de mal.

- Chacun d'entre nous, dans sa jeunesse, ou en grandissant vis des choses qui sont plus ou moins dur à vivre. Et selon les personnes, les blessures causée par notre passé sont plus longues à guérir .. Je fais partit de ses personnes, émotionnelle, sensible et à qui le passée à briser une partit de moi ...

Elle n'arrivait pas à trouver les mots à mettre sur ce qu'elle ressentait. Elle préféra attendre quelques minutes, comme pour reprendre son souffle.

Elle lui expliqua alors ce qui la perturbait tant. Elle décrivit son enfance durant de longues minutes. Elle avait vécu parmi les elfes, et les aimaient plus que tout. Elle lui sourit en lui disant cela.  Elle lui expliqua alors la fameuse journée qui avait brisée ce qu'elle pensait être. Elle lui racontât son amusement avec des jeunes enfants elfique, puis la grande peur qu'ils lui avaient causée. Une peur si grande que cela lui avait fait perdre tout ses moyens. Elle les entendait rire, se moquer, puis plus rien. Elle se sentait mal, puis un troue noir. Elle lui expliqua son réveil quelques jours plus tard, à son chevet Elion, l'elfe qui lui expliqua qu'elle s'était transformée. Elle n'y comprenait rien, mais il avait était là pour lui expliquer la conseiller et la guider.

Elle regarda alors l'elfe.


- J'étais jeune, inexpérimentée et en se jouant de moi, ces enfants m'ont fait grandir d'un coup. Je n'étais pas prête à connaitre se pouvoir en moi, j'étais trop jeune pour cela. Dans mon incompréhension, j'ai préférait fuir et faire comme si de rien n'était, mais aujourd'hui ce passée me hante et m'empêche d'utiliser mon pouvoir comme je le voudrais ...

Elle soupira, et posa la tête au sol, laissant couler une larme le long de son museau, déjà humide... Elle se sentait mal, et ne comprenait pas pourquoi elle racontait sa vie à un parfait inconnu, mais elle n'était plus en état de réfléchir...
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Automne

Invité



MessageSujet: Re: Un si grand mal-être (Sia - Automne)   Jeu 14 Mai - 9:01

Message d'Automne, guérisseur elfe empathique.

Automne termina de manger, juste ce qu'il fallait pour ne pas avoir faim, et il écouta religieusement la dragonne. Visiblement, tout son manège n'avait pas était vain et Sia avait maintenant suffisamment confiance en lui pour se confier sans grande retenue. L'empathe ressentit sa souffrance, sa peine et sa peur. Automne ferma les yeux un instant, faisant siens ces sentiments d'un autre. Les acceptants sans préjugé pour mieux les comprendre.

Finalement, alors que Sia posait son museau humide sur le sol sableux, Automne s'avança vers elle avec un sourire compatissant. Délicatement, il essuya du revers de la main la larme qui coulait sur les écailles rouges de la dragonne. Gardant ce contact tendre en laissant la main sur le museau Sia, Automne lui transmit des sentiments clames afin de la rassurer et de la détendre un peu. Il parla ensuite d'une voix douce :

"Ce n'est pas idiot jeune dragonne. La vie n'est pas sans heurts et on a tous nos blessures. Chaque douleur est différente est mérite d'être respectée pour ce qu'elle est, une souffrance. Malheureusement, ce sont souvent nos blessures qui nous font grandir et avancer, ainsi va la vie. Et il est plus facile de se souvenir des mauvaises choses que des meilleures. Il est plus facile de se laisser hanter par nos mauvais souvenirs. Mais on en oublie parfois que ces blessures ne font pas de nous ce que nous sommes, ou du moins pas totalement. C'est notre passé dans son ensemble, avec les bons et les mauvais souvenirs, qui nous permet de nous définir aujourd'hui. Nous ne sommes pas qu'un amas de cicatrice, nous sommes aussi un mélange de rire."

Sans se départir de son doux sourire, Automne termina sur cette petite métaphore en espérant que ses mots feraient sens dans l'esprit de la dragonne. Il était temps de passer à une autre étape.

"D'après ce que j'étends et comprends de ton récit, ces enfants t'ont blessée, peut-être même sans le vouloir. Tu t'es sentis agressée et ta première transformation fut malheureusement accompagnée de sentiments très négatifs. Tu t'es retrouvée seule et sans personne pour bien t'expliquer ce phénomène étrange qui t'effrayait. Si tu as fuit cela toutes ces années, ton envie de maîtriser enfin ton pourvoir nous a pourtant mis face à face. Il semble qui veuilles maintenant affronter ton passé."

Automne fit une courte pause, juste pour soigner un peu son effet et charger de tout leur poids les mots suivant :

"Alors laisse moi t'aider Sia. Comme je l'ai dit plutôt, je suis guérisseur mais je ne soigne pas que les corps, je soulage aussi les esprits."

Automne ne jugea pas utile de révéler le comment maintenant. Certaines personnes ne ressentaient pas le besoin de savoir et préféraient penser qu'une sorte de magie bienveillante était à l'œuvre. D'autres au contraire, plus pragmatiques, voulaient tout savoir sur le fonctionnement de son don d'empathie. Si Sia faisait parti de la deuxième catégorie et le questionnait, Automne répondrait bien sûr à ses questions.

"Tu ne seras pas seule Sia, accepte mon aide et je ferais tout ce qu'il m'est possible pour te soutenir." Ajouta Automne en laissant transparaître toute sa sincérité.
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