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 Neige mortelle (Silma - Abaddon)


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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Lun 9 Mar - 10:37

Message d'Abaddon, démone.

Elle acquiesça faiblement lorsque l'elfe dit que c'était une histoire peu banale. Elle doutait que ce soit vraiment le cas, sans doute d'autres personnes avaient dans leur passé ce genre d'histoire, des histoires avec une fin bien moins "heureuse" aussi. Mais celle-ci était la sienne et cela avait laissé une marque indélébile sur son corps et son esprit. Mais elle était chevalière, chevalière démone et elle ne pouvait se permettre d'apparaitre faible ou fragile. Il est vrai qu'elle avait peut être mit fin à son explication un peu trop séchement et le silence qui étatit de nouveau présent rendait encore plus tendue la situation. l'un ou l'autre allait finir par exploser si cela continuait. Elle renvoya donc la question à l'elfe, espèrant pouvoir un petit peu oublier la situation.

Silma avait donc trouvé la louve alors que ce n'était qu'un bébé, elle devait-être tellement mignone, pensa la démone. Les réactions de Nauëlin alors que son sauveur parler d'eux était très drôle. Comme si elle comprenait tout et chercher à participer à la conversation. Abaddon posa un instant les yeux sur Mushu qui dormait toujours à poing fermé, non sans quelques ronflements bruyants. Elle se demanda comment il était lorsqu'il était tout bébé. D'ailleurs était-il née d'un oeuf ? N'ayant jamais rencontré d'autres membres de son espèce, personne ne le savait. Peut être était-il simplement une anomalie de la nature.

L'elfe reprit et Abaddon détourna donc son attention pour se concentrer sur les deux amis qui continuait de jouer ensemble. plus elle écoutait le garde frontière plus elle se demandait pourquoi il pratiquait se métier. Apparemment il n'écoutait personne et suivait son propre instinct. à moins que ce soit uniquement avec sa famille, ce que la chevalière ne comprennait que trop bien. Mais elle fut troublée par la grimace qu'il lui fit. Cherchait-il a montré qu'il était une sorte de rebelle ? Il poursuivit laissant peu de temps à la démone pour tout analyser. C'était évident qu'il la garderait, qui pourvait résister à la vue d'une peluche vivante ?

Elle aussi avait fait des recherches, mais hélas toute c'était retrouvée infructueuse. Elle avait don du apprendre sur le tas comment il se nourissait, ce qu'il aimait ou non, ect... L'attitude de la louve perturba un peu la chevalière, mais elle ne manqua pas de venir caresser la tête de l'animal. La femme cornue sourit faiblement quand elle entendit que ce n'était pas un chien. Non ce n'était pas le cas, même s'il était vrai que parfois son comportement était proche. Elle crassa d'avantage la bête en observant son "maitre" puis elle suivit son regard qui observait la sortie. Il voulait partir, c'était bien normal. Cette pause n'était pas nécessaire bien qu'elle avait fait du bien à chacun d'eux physiquement parlant. Au niveau moral ce n'était clairement pas ça, il y avait quelque chose entre eux qui les rendait de plus en plus déprimé. Comme s'il y avait un abcés, il aurait bien fallu le percer mais Abaddon était incapable de trouver sa provenance.

Si elle ne voyait pas ce qu'elle pouvait faire pour améliorer les choses, peut être était-il temps de repartir, de tout manière le feu s'éteindrait sous peu. Elle se leva donc, prenant tout de même soin de ne pas faire mal à Nauëlin. Elle n'eut le temps de ne faire qu'un pas que Silma parla à nouveau. Il s'excusait, ce qui rendit verte de rage la démone. Il n'avait pas à l'être. Elle se força à rester immobile et à ne rien laisser filtrer, des émotions qui la chamboulait, dans sa voix.

- Vous n'y êtes pour rien. Peut être ne sommes nous pas fais pour nous comprendre... Elle ferma les yeux et se racla la gorge avant de poursuivre sur le même ton neutre: Peut être qu'il y a une raison à ce que nos peuples ne s'aiment pas, peut être que c'est justement parce qu'ils n'arrivent pas à ce comprendre.  

Elle réouvrit les yeux, ces derniers montrés qu'elle était en colère, il fallait qu'elle se défoule et vite. Il faudrait un peu de temps pour dégager l'entrée... à moins que... à moins qu'elle ne dégage l'entrée elle-même. Ce qu'elle fit quelques secondes plus tard alors qu'un sphère violette, entourée de deux anneaux en perpétuel mouvement, apparaissait dans sa main droite. Elle l'envoya contre le mur de neige, qu'avait fait Silma, qui explosa. Bien sur elle avait fait une peitte sphère, le but n'était pas de faire s'effondré la grotte. Cela réveilla immédiatement Mushu qui se leva sans aucun ménagement et accouru près de sa comparse. Cette dernière se tourna vers l'elfe un franc sourire sur les lévres comme si rien ne c'était jamais passé de génant ici.

- Nous-y allons ?

Son attitude était certes quelque peu perturbante mais, après tout, on a jamais dit qu'elle était le genre de personne dont le comportement répond à une certaine logique. Et surtout je n'ai jamais dit qu'elle était saine d'esprit...
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Lun 9 Mar - 18:14

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Silma resta un moment assit à regarder là où se trouvait le mur de neige un instant plutôt. Il avait à peine eut le temps de voir passer la sphère magique dans son champs de vision. Surtout qu’il regardait ailleurs à ce moment là, plongé dans une profonde réflexion par rapport à ce que la démone venait de dire. Abaddon se tourna ensuite vers lui, il eut le reflexe de fermer la bouche, qui jusque là formait un ‘O’ parfait de surprise. La démone sonna alors leur départ comme si de rien n’était. Cette attitude détachée arracha un rire clair à Silma. D’accord, la prochaine fois il sortirait son épée et échangerait quelques passes avec la chevalière, peut-être que leur corps parleraient alors mieux que leurs mots. Après quelques instants, il se remit de son fou rire en se redressant.

"Merci pour le fou rire." Dit-il en gratifiant Abaddon d’un franc sourire.

Décidément cette démone n’avait pas fini de le surprendre. Il rassembla ses affaires et sortit de la petite grotte pour ouvrir la marche. Là il se stoppa, tournant légèrement la tête vers Abaddon, ayant enfin trouvé les mots pour réagir à sa précédente phrase.

"Au fait, il est vrai qu’il est parfois difficile de communiquer correctement avec les autres races. Nous sommes sans doute très différents, nous ne vivons pas dans le même environnement, ni selon les même règles. Mais moi j’ai envie d’essayer de vous comprendre et je préfère voir nos points communs, plutôt que de me concentrer sur ce qui nous sépare. "

Un sourire doux éclaira son visage et il gratifia Nauëlin d’une caresse quand celle-ci enfouie le museau dans sa main. Puis il s’éloigna, ne laissant pas vraiment le temps à Abaddon de dire quoique ce soit. De toute façon, il n’y avait sans doute rien à dire de plus.

Leur petite pause avait au moins permis à la poudreuse de se tasser un peu. Ils s’enfonçaient un peu moins dans la neige et leur progression légèrement facilitée. Juste un peu, car la pente raide leur value tout de même quelques glissades. Les nuages semblaient moins épais et l’air était un peu plus lumineux. Mais, en soit, peut-être valait-il mieux qu’il n’y ait pas un grand soleil dont la lumière, se reflétant sur la neige, les aurait éblouis. Le vent aussi semblait moins violent, quoique les rafales étaient tout de même puissantes et glaciales.

Silma ouvrait la marche avec Nauëlin, Abaddon et Mushu étaient un peu en arrière. Désormais, à moins que la démone ne lui demande de s’arrêter, l’elfe comptait bien rallier leur but au plus vite. L’après –midi était encore jeune et ils auraient atteins le haut de cette pente largement avant la nuit. Milles questions tournaient en boucle dans l’esprit de l’elfe. Qu’allaient-ils trouver ? Peut-être y aurait-il des vivres dans les restes de la caravane des marchants ? Pour leur propre survie, cela serait préférable. Et le reste de l’équipe de recherche ? Etaient-ils encore sur place ? Si oui, dans quel état ? C'est encore assailli de ces questions, que Silma laissa enfin derrière lui la montée abrupte pour se trouver face à un terrain en pente douce.

Le spectacle de désolation qu'il vit alors fit s'écailler ses yeux bleus et son souffle devint saccadé, alors qu'un étau semblait prendre place sur son cœur. Il n'y avait pas de trace du Oünmat mais, éparpillaient ça et là, gisaient les débris de la caravane affleurant de la couche neigeuse. Du bois brisé, des paquetages, mais surtout : des corps. Des elfes inanimés, désarticulaient comme des poupées de chiffons, couverts de givre et à demi enfouis dans la neige. Il y en avait... trop. Une dizaine peut-être. D'après leurs équipements, certains devait être des marchants, mais d'autres étaient clairement des soldats.

Oubliant un instant la présence d'Abaddon à ses côtés, Silma avança de quelques pas, il tituba pour finalement tomber à genoux près du corps le plus proche. C'était un elfe plutôt fin, habillé de vêtements de voyage, mais surtout, un grand chien reposait à ses côtés. Le visage de Silma se déformait en un rictus de souffrance alors qu'il reconnaissait l'elfe à terre. "Ferindel". Le murmure était à peine audible, chargé de terreur. Cet elfe, tout comme Silma, était un pisteur assigné à l'équipe de recherche. A défaut d'être véritablement des amis proches, ils se connaissaient plutôt bien. Parce que leur rôle était le même, parce leurs caractères s'accordaient facilement, ils étaient souvent en poste au même endroit au même moment, il leur était même arrivé de faire quelques missions ensemble.

Silma serra les poings alors que sa tête tombait vers l'avant. Il n'y eut ni cris , ni larme, mais l'elfe resta prostré, immobile. La tristesse d'avoir perdu les siens, la culpabilité de ne pas avoir été présent, la colère contre lui-même, contre cette mission et contre le Oünmat. Tout ces sentiments négatifs se mélangeaient, pesant sur les épaules du jeune elfe qui se voûtaient comme si un poids l'écrasait véritablement physiquement.

Nauëlin se pencha un instant sur le corps, finalement, elle redressa le museau vers le ciel et poussa un long hurlement chargé de tristesse, tel un requiem. Bien sûr, il aurait été bien plus percutant s'il avait été repris par une meute entière. Mais alors que les montagnes en renvoyait l'écho, ce hurlement résonna tout de même avec force.

Pourtant, la louve recommença à s'agiter, flairant le sol, grattant parfois un peu la neige pour découvrir les débris de la caravane. Elle était sans doute encore entrain de pister l'odeur des marchants. Ou bien peut-être était-elle attirée par une odeur de nourriture. Mais quel qu'en soit la raison, Silma n'était pas en état de s'en préoccuper pour le moment. Il était toujours genoux en terre, sans réaction.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Mar 10 Mar - 9:28

Message d'Abaddon, démone.

Abaddon pensa au début que le rire de Silma était nerveux, mais finalement il s'avéra que c'était un rire tout ce qu'il y a de plus naturel. Peut être qu'au final ils en avaient besoin. Elle rit donc avec lui, finalement ils n'avaient peut être pas besoin de longs discours pour se comprendre. Une fois debout, il la remercia comme si cela avait été important pour qu'ils partent le sourire aux lévres. C'est sur que cela était bien mieux, que s'ils étaient partis fachés. Elle lui rendit donc son sourire et alla attacher ses affaires sur Mushu, ce dernier ne comprennant pas vraiment le comique de la situation. Il regarda tour à tour les deux humanoïdes cherchant à comprendre ce qui avait bien pu leur passer par la tête. Mais cela resta vint.

Ils finirent par tous sortir de leur abris de fortunes et en passant devant Abaddon, Silma finit par dérondre à ce qu'elle avait dit plutôt. Il parla comme un sage le ferait ou alors un jeune innocent qui n'aurait aucun appriori de la créature en face de lui. C'était très perturbant, non pas qu'il avait tord mais après un désastre pareil, beaucoup aurait simplement abandonner l'idée de communiquer plus personnellement. Or il ne semblait pas du tout prendre en compte ce qui c'était passé ici. Il sembalit même dire qu'il contienurait s'ils en avaient encore l'occasion. Puis il reprit le chemin, n'attendant pas vraiment de réponse. La chevalière aurait pu tenter de le dissuader de poursuivre sur cette voie là. mais elle en fut totalement incapable. Paralysée par les émotions qui la submergeait, elle n'arriva même pas à articuler un seul mot. Décidément cet elfe était vraiment étrange, il semblait pouvoir atteindre  son être avec une telle facilité que cela en devenait dangereux.

La femme ailée, se tourna vers Mushu qui affichait un regard réprobateur. Abaddone lui tira la langue puis prit la route également se prométant qu'elle ne laisserait rien arriver à ce garde frontière, et pas seulement parce qu'elle était responsable de lui...

Ils avancèrent plus facilement qu'avant, sans doute du à un temps un peu plus clément et une meilleure forme de la part de tous les compagnons. Bien sur, cela ne voulait pas forcément dire que la démone et son petit "dragon" allaient plus vite. Entre la neige, la pente raide et le vent ce n'était pas vraiment une tasse de thé. Elle se prit même à rêver de longues et plates étendues arides où elle serait en sueur tellement la chaleur pèserait sur elle. Cette pensée lui donna la force de poursuivre son périple, aidant Mushu en le tirant ou poussant lorsqu'il commençait à s'arrêter.

Silma finit par disparaitre de la pente, sans doute avait-il atteint l'objectif. Abaddon se dépêcha alors pour le rejoindre, imaginant le pire face à la vision qu'il devait avoir du lieu. Ele se mit presque à courir tentant de faire vite, mais cela n'aidait pas vraiment. Finalement elle déploya ses ailes pour les derniers mètres, ne s'envolant pas car les vents étaient trop violent, elle utilisa simplements les battements de ses ailes pour la faire avancer. Elle atteignait elle ausi le rebord alors que l'elfe marchait, tant bien que mal, parmit les décombres pour finalement s'agenouiller sans aucune douceur devant un corps. Abaddon s'approcha ne sachant que faire, peut être suffirait-il qu'elle soit présente.

Visiblement l'elfe connaissait celui qui gisait sur le sol, son visage était parfaitement conserver mais il était devenue bleu. Bleu comme les créatures de se précédents rêves. Était-ce son esprit qui avait tenté de la prévenir ? Peut être qu'intérieurement, elle savait qu'ils étaient déjà mort. Ceci de toute manière n'était plus vraiment une mission de secour maintenant. Elle sentait la colère et la haine qui émanait du jeune elfe, son désir de vengeance apparaitrait sous peu et s'ils ne trouvaient pas de survivants plus huat, nul doute que le garde frontière traquerait la créature jusqu'à la mort.
Détaillant un peu plus le corps, on pouvait clairement remarquer qu'il n'était pas mort de froid. En effet, une blessure rappelant comme dun coup de griffes de grande taille, l'avait littéralement éventré. mais c'est surtout le chien qui perturba Abaddon. Il avait été tuer suite à une morsure à la gorge, mais pourquoi le Oünmat ne l'avait pas manger ? Il devait bien se nourir, et au vue de molosse il y avait de quoi... Quelque chose cloachait ici. Pourquoi la créature viendrait simplement pour tuer ?

Prise dans ses réflexions, le hurlement de Nauëlin la firent sursauter, provoquant de nombreux frissons. Elle sursauta une fois de plus quand elle entendit une créature, s'approchant derrière eux, qui était en train de soufler à plein poumon. Mais bien sur ce n'était que Mushus qui avait enfin atteint le sommet et qui était épuisé. Abaddon finit par poser une main compatisante sur l'épaule de Silma. Elle resta ainsi, immobile juste derrière lui puis fini par se détacher pour voir ce que chercher la louve. Quelque corps et autres débris se trouvait dans les environs, peut être avait-il retrouver le butin. Elle l'aida donc à chercher, trouvant diverse chose mais à chaque fois qu'elle montrait l'objet à la compagnonne de Silma, cette dernière semblait être indifférente. Visiblement l'odeur venait de plus loin sous la couche de neige.

Soupirant à l'idée qu'elle allait s'en doute pleurer ensuite, Abaddon plongea ses mains nues dans la neige et commença à creuser. Bien sur elle aurait pu faire appel à Mushu mais il était épuisé et en plus, elle n'y avait pas vraiment pensé...
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Mar 10 Mar - 20:45

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Après quelques instants, Silma se releva enfin, il avait sentit la main d’Abaddon sur son épaule, mais avait été incapable d’y réagir sur le moment. Balayant les décombres du regard, il fit alors l'exercice le plus dur pour lui : compter. Faire l'inventaire de qui était là et de qui n'y était pas. En tout dix elfes étaient partis de Gard’nor. Parmi les cadavres, Silma reconnut un des deux mages, deux des pisteurs et un des soldats. Il manquait encore donc un autre pisteur en plus de lui-même, deux soldats et un mage. Etaient-ils encore en vie ? Si oui dans quel état ? Peut-être avaient-ils réussi à repartir vers la forêt. Silma n'avait aucun moyen de le savoir.

Il ferma un instant les yeux, essayant de calmer la tourmente de sentiments qui lui saccageait l'esprit, sans grand succès. Un long soupir s'échappa de ses lèvres et il s'avança finalement vers Abaddon. Son visage n'exprimait pas vraiment d'émotions, il était neutre, fermé même. En marchant, Silma retrouva son propre paquetage et il n'en fut pas mécontent, il y avait dans ces sacs quelques petites choses pouvant être utiles. Il se pencha ensuite sur les paquets dégagés pas Nauëlin et Abaddon. Il en ouvrit certains, découvrant principalement des articles de marchandage : des tissus, des bibelots, des armes ou des bijoux. Après quelques essais, l'elfe trouva enfin des réserves de vivres, des fruits et de la viande séchés notamment. Il rejoignit donc Abaddon en lui désignant le paquet qu'il tenait.

"Ces vivres nous serons utiles". C'était dit de façon neutre.

A ce moment, Nauëlin finit de déneiger, avec l'aide de la démone, une cape de voyage dans les tons rouge. La louve la flaira un moment pour finalement s'en détourner et s'éloigner peu à peu, la truffe toujours au vent. Silma aida Abaddon à se relever, puis tout deux suivirent Nauëlin, en silence, l’elfe n’avait aucune envie d’étamer la conversation pour le moment.

Après plusieurs minutes de marche supplémentaires, la louve se stoppa devant ce qui semblait être un simple trou d’une cinquantaine de centimètres dans la neige. Nauëlin se mit alors à grogner et même à pousser de petits aboiements. Silma resta perplexe un instant avant qu’un éclaire de compréhension ne passa dans ses yeux bleus. Il empoigna alors le fourreau de son épée et l’utilisa pour frapper dans la neige, celle-ci céda, dévoilant alors un étroite entrée.

Silma se glissa donc à l’intérieure, pour ensuite s’immobiliser, les sens à l’affut. Ses yeux ne lui apprirent pas grand-chose, en effet, l’ouverture s’ouvrait sur un boyau assez largue et plongé dans l’obscurité. En revanche, il entendait des bruissements et surtout de faibles respirations. L’elfe hésita quelques peu sur la marche à suivre. Finalement, il lança un regard à Abaddon et sortit légèrement l’épée de son fourreau, espérant que la démone comprendrait le message. L’elfe s’avança ensuite avec une discrétion absolue dans le tunnel qui semblait s’enfoncer sous terre. Pourtant, rapidement, ils débouchèrent sur une vaste caverne. De part la disposition des lieux, cette "salle" était protégée du vent, et même si la différence était tenue, il y faisait tout de même quelques degrés de plus qu’à l’extérieur.  

Il y eut un moment de stupeur quand le petit groupe se retrouva face à face avec trois elfes, prostrés contre le mur, éclairés faiblement pas une torche. Les muscles de Silma se détendirent et un soulagement énorme réchauffa son cœur : Il y avait des survivants ! Il prit donc une posture non agressive et s’avança doucement vers les autres elfes. Parmi eux, il y avait une fée, dont les ailes étaient protéger sous ses vêtements qui, bien qu’abimés, laisser peu de doutes sur le fait qu’elle fasse parti des marchants. De même, à côté d’elle se tenait un jeune elfe avec des vêtements similaires, il était visiblement blesser car gardait son bras gauche replié contre son corps et ses habits étaient tâchés de sang. Enfin, allongé près d’eux, il y avait un troisième elfe, un soldat au vu de son armure.

Malgré ses lourdes blessures, ce dernier se leva, non sans difficultés, en entendant arriver le petit groupe. Tenant ses côtes, il brandissait sa lourde épée en direction de Silma. Il y eut un moment de flottement avant qu’il ne baisse un peu son arme en reconnaissant le pisteur.

"Silma ! On t’a cru mort quand tu as dégringolé de la falaise !"

L’intéressé tiqua légèrement, heureusement, personne ne le vit grâce à la pénombre ambiante. Gwindor… Silma n’apprécier que difficilement le soldat qu’il qualifiait sans hésiter de "rustre". Cela se voyait presque dans son physique, il avait de largues épaules et un visage un peu sec. En plus, il était un peu arrogant, notamment envers ceux qu’il considérait comme inférieurs à lui. Or avec son statut de pisteur et son jeune âge, Silma ne pouvait lui être qu’inférieur. En témoignait le tutoiement qu’il employait et qui héritait tant l’elfe aux cheveux d’argent. Quand Gwindor remarqua enfin Abaddon, il eut un sursaut, brandissant de nouveau son épée bien haut en criant.

"Silma ! Qu’est ce que ce monstre fait avec toi ! Tu nous as trahit ?"

Le jeune pisteur soupira lourdement à l’étroitesse d’esprit désespérante du soldat. Silma n’avait aucune envie qu’un conflit se déclenche maintenant. En effet, il était encore sous le coup de ses émotions de toute à l’heure et n’avait clairement aucune patience. Il s’approcha donc de Gwindor, se grandissant de toute sa taille. Et il lui saisit fermement le poignet, le tordant pour l’obliger à lâcher son arme. Ce qui ne fut pas difficile compte tenu de la faiblesse actuelle du soldat.

"Je vais être très clair, Gwindor. Gronda Silma, menaçant. Cette personne est une démone certes, mais elle n’a rien d’un monstre. Son nom est Abaddon et c’est une chevalière aussi honorable que toi ou moi. Enfin, sache que sans elle, je ne serais pas là pour soigner tes blessures !"

Silma avait conscience que ce qu’il venait de faire n’était pas forcément très polit. Mais il était sans doute préférable, au vu de la situation, qu’il présente Abaddon lui-même. Elle pourrait toujours reprendre plus en détails les faits plus tard si elle le souhaitait. Mais au moins, l’elfe signifiait ainsi clairement qu’elle était avec lui, qu’elle avait son entière confiance et qu’ils étaient là pour les aider.

Silma jeta ensuite un coup d’œil vers les deux autres elfes, cherchant à évaluer leur réaction. Ils semblaient certes un peu méfiants, mais ils gardaient leur calme et paraissaient aussi légèrement soulagés. La fatigue et la souffrance se lisaient dans leurs yeux, ils devaient simplement être contents de voir des secours arriver, au point de passer outre le fait qu’Abaddon soit une démone. Surtout que dans le cas présent, elle était accompagnée de l’un des leurs.

Satisfait par ce qu’il voyait, Silma adressa un dernier regard assassin à Gwindor puis le repoussa sans douceur. Néanmoins, il n’y eut aucune brusquerie dans son geste car il savait bien que l’autre elfe était blessé. Silma se tourna ensuite vers la chevalière avec un sourire rassurant. Il n’allait pas la forcer à s’approcher d’avantage si elle préférait garder ses distances. Il serait normal qu’elle soit mal à l’aise dans cette situation. Mais il fallait bien que lui fasse son boulot. Par contre, Nauëlin resta avec Abaddon, poussant affectueusement sa main de son museau.

Silma s’approcha donc des deux autres elfes, Gwindor sur ses talons, non sans que celui-ci ait jeté un dernier regard empli de haine à la démone. Le soldat se rassit néanmoins docilement, visiblement grandement affaibli par ses blessures. Silma se présenta alors aux autres, leur assurant qu’il voulait juste les aider. Il empoigna donc son sac de voyage, qu’il fut bien content d’avoir retrouvé, et en sortit des herbes médicinales. D’abords, panser les blessures, puis il faudrait sans doute rassasier tout ce petit monde. Encore une fois, Silma fut heureux d’avoir trouvé des vivres dans les restes de la caravane.

L’elfe inspecta la blessure du jeune marchant, une coupure peu profonde à l’épaule gauche et sans doute l’avant bras brisé. Silma immobilisa donc le membre avec du tissu, n’ayant rien de plus efficace sous la main. Il passa ensuite à Gwindor dont les blessures étaient bien plus profondes, sans doute infligées par les griffes du Oünmat. Alors que Silma préparait un cataplasme pour soigner le soldat, les autres elfes se présentèrent succinctement, révélant ainsi qu’ils étaient respectivement la fille et le neveu du marchant ayant donné l’alerte à Gard’nor, Léanen et Mathwin. Silma se souvenait vaguement de ces noms, ses supérieurs en avaient sans doute parlé lors de leur briefing.

Léanen et Mathwin parlaient peu, on sentait vraiment l’épuisement qui écrasait leurs épaules, la peur aussi. Ils avaient vu leur caravane se faire attaquer et les leurs être tués, ils devaient sans doute être encore en état de choc. Pourtant, Silma sentait bien qu’il devrait les interrogés s’il espérait pouvoir comprendre ce qui s’était réellement passé. Le pisteur étouffa un profond soupir, encore quelque chose de très facile en perceptive…
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Mer 11 Mar - 10:28

Message d'Abaddon, démone.

Abaddon préférait rester occupée dans des moments comme celui-ci. Bien sur peut être que l'elfe aurait préféré qu'elle reste à ses côtés, hsitoires d'avoir une présence amicale. Mais au final cela n'aurait pas été une bonne chose pour elle. Elle avait déjà assisté à ce genre de scène et elle préférait que ses souvenirs ne viennnent pas se mélanger avec la peine palapble du garde frontière. Ainsi elle avait choisit de faire ce qui devait être fait: trouver les maudits objets que les nains avaient fabriqué. Elle déterra chacun des saces ou autres caisses que lui indiquer Nauëlin. Elle ne les ouvrit cependant pas, ne se jugeant pas digne d'ouvrir les sacs des potentiels anciens équipiers de l'elfe.

Après un moment, Silma vint les rejoindre tout en lui indiquant l'un des sacs. Celui-ci contenait suffisamment de vivre pour qu'ils puissent faire le chemin inverse et parvenir jusqu'au royaume des elfes. elle ne nota pas le ton avec lequel il avait prononçait ces quelques mots, il était en deuil. Qui sait comment quelqu'un réagirait à cette terrible vue ? Finalement, le trou que la démone avait fait avec ses propres mains ne servient qu'à déterrer une cape rouge. Bien que l'odeur sembla orienter la louve sur une autre piste, c'était une récompense bien maigre pour le sacrifice de ses doigts. Elle se releva non sans l'aide de son coéquipier du moment. Puis ils suivirent tous deux Nauëlin, en silence.

Bien sur ce silence était pesant mais la démone doutait que Silma soit disposé à discuter. Et même si c'était le cas, elle ne savait pas vraiment quoi dire. Elle avait toujours géré le deuil seule. Heureusement après quelques minutes, ils arrivèrent à destination. Ils se trouvaient devant un trou dans la neige, chose assez étrange, à moins qu'il y ait quelque chose de plus grand derrière. La comportement de la louve était assez agressif, rendant la démone nerveuse. Elle doutait que ce soit une bonne chose d'affronter le Oünmat même s'il avait tué les autres membres de l'expédition.

Silma ne perdit cependant pas de temps et dégagea l'entrée d'une sorte de tunel rocheux. La démone le suivit, elle n'allait pas l'abandonné à une mort certaine. Une fois à l'intérieur, elle faisait confiance à Silma et ses autres sens, car la vue n'était plus vraiment utile. L'entendant se retourner vers elle, elle l'observa du mieux qu'elle put. Elle comprit le message en entendant la lame de l'épée de Silma glissant contre le fourreau. Elle sortit donc son arme elle aussi. Ils finirent par arriver dans une vaste caverne où un scène étrange les attendait.
"Moi je veux savoir où sont les nains ! Cette montagne est un putain de gruyère, ils sont où les nains avec leurs pioches et leurs pelles ! Non je ne me calemrai pas °_° "

Abaddon eut un soupir de soulagement en voyant les survivants et rangea donc immédiatement son arme. La démone resta en retrait ne souhaitant pas géner lors des retrouvailles de l'elfe qu'elle avait secouru.  Elle observa donc la scène, une faible sourire sur le visage alors que Mushu la rejoignait. Bien entendu le comportement de celui qui était visblement un soldat, changea lorsqu'il l'aperçu. Elle sentit l'agitation de Mushu aux mots qu'il rpononça mais le retint. Cependant Silma prit sa défense, chose surprenante au vue de la situation. Enfin il fit bien plus que ça, il immobilisa totalement l'elfe s'opposant ainsi à lui avec force et détermination.

D'habitude, ce n'était pas le genre de chose qu'elle appréciait, elle était capable de se défendre seule, surtout face à un adversaire incapable de faire quoi que ce soit, mais de ce cas elle apprécia ce que Silam avait fait. Il la défendait, même contre ceux qui avait fait route avec lui, elle aurait pu trouver ça charmant si la situation n'était pas urgente. Elle le regarda donc faire, supposant qu'il serait dur pour les elfes d'accepter qu'elle pouvait aider à les soulager. À croire qu'il fallait que ces derniers soient inconscient pour pour voir les aider réellement. Est-ce que Silma ce serait laissé faire s'il n'avait pas été dans un état d'épuisement total ? Peut être pas... La démone sentit alors la truffe humide de la louve venir toucher sa main. Elle se tourna vers elle et se baissa pour la caresser en douceur.

Elle attendit que Silma ait fini de faire les premiers soins avant de s'avancer doucement. Bien que la situation était déjà assez désastreuse sans qu'elle n'en rajoute, il fallait tout de même obtenir des réponses. Alors autant que ce soit elle qui attise leur hostilité que le garde frontière. Elle parla donc d'une voix douce mais ferme:

- Je sais que vous ne voulez pas forcément en parler, mais avez-vous une idée de pourquoi cette créature vous a attaqué ? Il a attaqué deux fois au même endroit, pour moi ce n'est pas une coïncidences.

Bien sur elle ne s'adressait pas du tout au soldat, n'ayant que faire de ses hypothèses sans doute barbare. Et de toute manière, il n'était pas là lors du premier assaut de la bête.
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Silma

Invité



MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Mer 11 Mar - 14:05

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Concentré sur sa tâche, Silma n’avait pas vraiment entendu Abaddon s’approcher, si bien qu’il sursauta légèrement quand elle prit la parole. Il pensa à retenir Gwindor, qui tentait de se redresser, avec une ferme pression de la main sur son épaule, puis il se tourna vers la démone. Même si son visage n’était pas encore très expressif, son regard était emplit de reconnaissance. Elle était là, près de lui. Elle lui avait permis d’arriver jusqu’ici et même encore maintenant, malgré la situation délicate pour elle, elle l’épaulait dans ce travail difficile qu’était la recherche de la vérité. Silma en était profondément touché, et il se promit en cet instant de trouver un moyen de remercier correctement la démone.

A sa question, Léanen et Mathwin s’agitèrent, mal à l’aise. Il était difficile de dire ce qui les déranger le plus. Etait-ce le contenu de la question en elle-même ? Ou bien le fait que la personne en face d’eux soit une démone ? Quoiqu’il en soit, Léanen se tortilla les doigts un moment, son regard passant nerveusement de Silma à Abaddon et inversement.

"Il faut leur dire… " Souffla finalement la jeune fée à son cousin.

"Ton père avait été très clair à ce sujet. " Contra Mathwin sur le même ton, mais la détermination n’y était pas.

Silma, qui observait leur manège, décida alors d’encourager la fée d’une voix douce.

"Nous dire quoi ?" Demanda-t-il calmement.

Léanen s’agita encore un peu, visiblement extrêmement mal à l’aise.

"C’est de notre faute si le Oünmat à attaquer." Finit-elle par lâcher d’une toute petite voix regardant obstinément le sol. Elle était visiblement honteuse, ou peut-être avait-elle peur de la réaction des autres.

"C’est de la faute de ton père !" Reprit aussitôt Mathwin d’une voix où transparaissait une certaine colère.

Silam le regarda sans comprendre, il resta néanmoins silencieux, une expression toujours calme sur le visage, attendant plus amples explications. Gwindor s’était redressé sur le coude, attentif à la conversation. Sans doute n’avait-il pas eu le temps ou l’occasion de demander le fin mot de l’histoire jusqu’à maintenant. Mathwin détourna à nouveau le regard, la gêne et la honte reprenant place sur son visage.

"Torlindel, le chef de notre caravane, le père de Léanen a ordonné qu’on… Mathwin prit une grande inspiration avant de continuer, tourné vers Silma sans pour au temps réussir à soutenir son regard. Il voulait qu’on capture le Oünmat. "

A ces mots, les yeux de Silma s’écaillèrent de stupeur et son visage blanchi de façon impressionnante.

"Pourquoi une telle folie !" S’exclama Gwindor dans son dos.

Oui, telle était la question. Et encore, le mot "folie" était un doux euphémisme. Pour un peuple comme les elfes, vivant en communion avec la nature, un acte d’une telle barbarie était équivalent à une trahison, peut-être même pire. Les mots de Léanen sortirent Silma de ses pensées, mais uniquement pour mieux alimenter la tourmente de son esprit.

"C’est un marchant humain qui l’a convaincue. Cracha la fée. Le Oünmat, mort ou vif, contre une grosse récompense."

"Torlindel a donc monter une expédition, mais il n’a fait que nous envoyer à la mort." Compléta son cousin, amer.

Si Silma n’avait pas été assis, il serait probablement tombé au sol. Comment était-ce possible ? Comment l’un des siens pouvait à ce point tourner le dos à tous leurs principes ? Pourtant dès lors tout s’expliquait, la colère incontrôlable du Oünmat, le témoignage lacunaire des marchants à Gard’nor. Silma serra les poings en se mordant la lèvre inférieure, derrière lui, Gwindor semblait tout aussi choqué. Léanen et Mathwin regardaient le sol, confusion, gêne, honte, tous ces sentiments s’entrechoquaient dans leurs yeux.

"Torlindel était notre chef, on ne pouvait pas s’opposer à lui. Pourtant, on a tout fait pour lui faire entendre raison." Déclara Mathwin en tentant de se justifier.

"Visiblement ce n’était pas encore assez. " Cracha Gwindor, et l’autre rentra un peu plus la tête dans les épaules.

Silma resta mué, incapable d’aligner plus de deux penser cohérentes à la suite. Les mêmes questions se déclinaient en boucle dans sa tête : Comment ? Pourquoi ? Et à chaque fois le même rejet, brutal : Non, impossible. Le jeune elfe n’arrivait tout simplement pas à concevoir que l’un des siens puisse à ce point être corrompu par le désir de richesses et de pouvoir. Tout ça à cause d’un simple humain… Peut-être que ses ainés avaient raison à près tout, eux qui lui répétaient sans cesse que les elfes devaient rester à l’écart des autres races pour « garder leur pureté ». Que les autres races leurs étaient inférieures, qui fallait s’en protéger, fermer les frontières de la Forêt Blanche. Si un simple humain pouvait à ce point corrompre un elfe, alors ils avaient sans doute raison. Les autres races étaient mauvaises, inférieures, à éviter…

Perdu dans ses sombres pensées, Silma ne se rendit pas compte de suite du regard emplit de haine et de colère qu’il jetait à Abaddon. Ce n’était pas vraiment elle qu’il fixait ainsi, mais simplement ce qu’elle représentait en cette instant : les étrangers. Nauëlin, sentant la tourmente de son maître, le poussa légèrement de son museau. Silma reprit alors ses esprit, son regard changea, passant de la surprise à la gêne. Il détourna précipitamment les yeux, sentant toujours la colère bouillonner en lui, il se levant et s’éloigna, non sans avoir jeté un dernier regard d’excuse à la démone. Mais il fallait qu’il se calme, tout de suite. Abaddon n’était pas responsable, bien au contraire, elle prouvait à elle seule que toutes ses réflexions précédentes étaient fausses. Elle qui l’avait sauvé, accompagné jusqu’ici, elle qui était honnête et loyale.

Silma s’enfonça un peu dans le tunnel rocheux et s’arrêta, s’adossant au mur en laissant échapper un profond soupir. Il devait se reprendre au plus vite, surtout qu’il était responsable des survivants, son devoir était de veiller sur eux et de les ramener dans la forêt. L’elfe se passa une main sur le visage, essayant de remettre de l’ordre dans ses pensées. Il fallait que tous se repose et mange un peu, puis il faudrait préparer le chemin du retour. Peut-être ramener quelques produits de marchandage si possible, puisque ça faisait parti des consignes de mission. Et puis surtout, s’assurer que Torlindel serait jugé en conséquence de ses actes ! Est-ce que Abaddon accepterait de l’épauler encore un peu. Silma aurait tant voulu, mais elle avait déjà fait énormément, il ne pouvait pas lui en réclamer d’avantage.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Mer 11 Mar - 16:05

Message d'Abaddon, démone.

La démone remarqua le regard de Silma qui se voulait reconnaissant de l'aide qu'elle lui apportait encore. Elle lui ofrit un faible sourire, signe qu'elle n'avait pas besoin de sa gratitude, pour elle c'était bien nromal. Enfin normal peut être pas, mais elle avait envie d'aider jusqu'au bout lh'omme aux oreilles pointues qu'elle avait sauvé deux jours plus tôt. Peut être que plus tard, ils pourraient discuter plus librement qu'ils n'avaient put le faire jusque là avec la pression du temps qui jouait en leur défaveur. Elle reporta son attention sur les deux jeunes elfes, attedant qu'ils lui répondent. à leur réaction, il n'y avait aucun doute sur le fait qu'ils savaient quelques chose. Mais elle ne souhaitait les brusquer, ils avaient encore l'air très choqué de leur aventure. Finalement le silence eut raison de leur mutisme et ils commencèrent à converser sous la pressions des regards observants le moindre de leurs gestes.

Elle les écouta tout en les observant avec douceur histoire de les mettre en confiance. Finalement la jeune fée finit par avouer qu'ils étaient responsable des attaques de la créature. Mais qu'avaient-ils donc pu faire pour enrager la créature ? Étaient-ils simplement passer trop près de son territoire en choississant un raccourci sur leur route ? Ou est-ce qu'ils avaient fait quelque chose d'un peu moins avouable ? Finalement, après un petit moment sans qu'un mot ne soit prononcé, le jeune elfe se nommant Mathwin avoua le crime de la caravane. Cela était terrible à tel point qu'Abaddon en resta sans voix. Gwindor rompit parla sans doute pour les trois personnes n'étant pas dans la confidence. Bien que sesmots étaient sans doute bien loin de la vérité, on ne pouvait pas trouvé vraiment mieux pour exprimer l'acte qu'ils avaient tenté d'accomplir.

Abaddon ignora totalement l'argument du "C'est un marchant humain qui l'a convaincue". Même si c'était le cas, à moins que ce dernier avait eut recour à de la magie pour corrompre l'esprit du l'elfe, il n'aurait jamais du accepter. Et ce quelque soit la récompense ! De multiple epnsée traverser l'esprit de la démone. Comment un elfe, avait pu ainsi tourner le dos à son peuple et à leurs principes. C'était une insulte envers les siens, une insulte envers la nature et ses gardiens. Une insulte envers ce monde et ses créateurs. À ce moment là ce n'était pas son affection pour Silma qui parlait dans son esprit mais celle pour ce monde, mais bien vite d'autres pensées envahirent son esprit. Elle se souvint de ce que lui avait reconté le garde frontière. C'était un certain Torlindel qui avait demandé à monter cette expédition de secour. Il était en vie et en sécurité dans un citée elfiques pendant qu'il envoyait d'autres personnes se sacrifier pour son maudit butin.

Le visage de la démone commença à palir qu'elle était prise de haut-le-coeur en pensant à l'infâme elfe qui était la cause de toutes ses morts. La colère de la chevalière était palpable alors qu'elle se mit à rire lorsque Mathwin parla de nouveau. La réponse de Gwindor était un fois de plus ce qu'aurait pu exprimer la démone. Peut être que leur haine semblable envers les deux individues finiraient par les rapprocher malgré le fait q'elle soit une démone. En cet instant la femme ailée se sentait sombrer, comment pouvait-il en être autrement devant la folie et la lâcheté de ce qui c'était passé en ce lieu.

- Vous nêtes que des lâches ! Comment avez-vous pu laisser une telle chose se produire... elle en vomit presque ses paroles tellement tout cela atteignait son âme.

Elle croisa un instant le regard de Silma cherchant une sorte d'approbation à ce qu'elle venait de dire mais ce qu'elle vit la glaça. Lui qui avait été si gentil, doux et attentionné de puis le début, comment pouvait-il la regarder avec tant de haine et de dégout tout à coup ? Surtout qu'il n'y avait aucune raison, du moins aucune qu'elle ne put trouver. Son esprit s'effondra un peu plus alors qu'elle baissait la tête. Puis après un instant l'elfe parit comme s'il ne supportait même plus sa présence. Des larmes s'écoulèrent le long des joues de la démone dont les yeux devenaient de plus en plus ternes. Elle finit par se tourner et partir d'un pas lent et saccadé comme si elle n'était plus vraiment elle-même. Mushu la suivit ne comprennant pas vraiment ce qui c'était passé entre Silma et sa protégée. Elle continua jusquà ressortir du tunnel, le vent semblait avoir cesser et la neige commençait à tomber autour d'elle. Elle s'empara d'un bout d'une pierre et la jeta le plus loin possible avant de s'adosser au mur. Elle glissa lentement le long de ce dernier jusqu'à se retrouver totalement accroupit. Mushu vint près d'elle mais elle le repoussa et enveloppa son corps de ses grandes ailles noires. La créatures donna quelques coups de museau mais rien n'y fit, alors qu'il pouvait entendre quelques sanglots étouffés. Il finit donc par repartir en direction de la grotte, imaginant qu'elle finirait bien par revenire quand elle aurait froid.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Jeu 12 Mar - 13:49

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Silma sentit plus qu'il ne vit Abaddon passer près de lui car il avait encore les yeux fermés à ce moment. Néanmoins, il comprit alors qu'il devrait une fois de plus rattraper ses erreurs. Il jeta un coup d'œil derrière lui pour voir les autres elfes restaient assis dans leur coin, ils n'avaient pas du bien comprendre la scène qui venait de se jouer. Peu importe, chaque chose en son temps. Pour le moment, il fallait qu'il dissipe ce mal entendu avec la démone. Il s'avança donc lentement vers la sortie, Nauëlin sur les talons.

L'elfe croisa alors Mushu, il lui lança un regard dans lequel on ne voyait plus que de la tristesse. C'était en fait tout le visage de Silma qui avait perdu sa neutralité. Ses traits étaient tirés, son teint pâle, ses yeux ternes, comme si toutes les émotions de ces dernières heures ou même de ces derniers jours y étaient enfin visibles. L'elfe fit tout de même un petit sourire qui se voulait rassurant à Mushu mais il ne fit pas un geste pour aller vers lui non plus. Il ne savait pas si la créature le tenait pour responsable de l'état de sa maîtresse, ce qui n'était pas totalement faux, mais si c'était le cas il préférait garder sa main entière.

Silma regarda ensuite à l'extérieure, au début il ne vit que la neige, d'un blanc immaculé, puis ces yeux se posèrent sur une tâche noire. La démone s'était enveloppée dans ses grandes ailes. Alors que Nauëlin restait au près de Mushu, Silma fit quelques pas vers Abaddon. Il ne chercha pas spécialement à être discret, il ne voulait pas surprendre la démone. Mais quand il entendit un sanglot, il se stoppa, le cœur au bord des lèvres tant sa culpabilité était grande en cet instant. Néanmoins, il se ressaisit, ravalant sa salive et il s'approcha de nouveau d'Abaddon. Là, il s'adossa lui aussi au mur puis se laissa glisser à sa hauteur. Il avait beau cherchait quelque chose de construit et d'intelligeant à dire, il ne trouva rien de bien concluant. Aussi, il préféra parler librement, c'était peut-être la meilleure solution au final.

"Pardonne-moi. Sa voix était tout juste audible, trahissait sa fatigue mais aussi sa tristesse et il se rendit à peine compte du tutoiement qu'il venait d'employer. Surtout ne prend pas pour toi la haine que tu as lu dans mes yeux toute à l'heure. J'étais, et je suis toujours, simplement en colère contre ces marchants et... Silma se stoppa, pas la peine de faire ici la liste des choses qui le mettaient en colère, elle était bien trop longue. Et puis, je... Silma avait essayé de reprendre, mais sa voix s'érailla et il dut prendre une longue respiration pour espérer finir sa phrase. J'ai rarement, non... je n'ai jamais eu a supporter l'horreur d'une telle scène, je..." De nouveau, sa voix se brisa.

Silma poussa un profond soupir et abandonna l'idée de terminer cette phrase pour le moment. C'était trop dur, trop tôt, il ne pouvait pas encore poser des mots sur ce qu'il ressentait. Il regarda alors vers Abaddon, elle n'avait visiblement pas bougée. Ils étaient tous proches l'un de l'autre, Silma n'avait qu'à bouger le genou de quelques millimètres pour établir un contact physique. Néanmoins, il n'en fit rien, tout comme il résista à l'envie de passer son bras autour des épaules d'Abaddon, ou bien d'écarter les plumes noires pour pouvoir la prendre dans ses bras. Il se retint aussi de se confondre en excuse, supposant que cela pourrait plus énerver la démone qu'autre chose. Néanmoins, il ajouta tout de même d'une voix douce.

"Merci d'être là."

Quelques mots simples, dit de façon naturelle. Ensuite, Silma laissa le silence s'installer alors qu'il regardait le neige tombée doucement, attendant patiemment la réaction d'Abaddon, bonne ou mauvaise.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Ven 13 Mar - 9:19

Message d'Abaddon, démone.

Abaddon laissa libre court à son chagrin, préférant pour une fois se montrer faible que de tout retenir ce qui aurait sans doute finit par la faire exploser. au vue de lieu et de la menace de la potencielle présence du Oünmat, il valait mieux qu'il en soit ainsi. D'ailleurs sortir pour se couper ainsi des autres étaient très dangereux, l'esprit des neiges éternelles auraient pu se manifester à n'importe quel moment et sans aucun doute la tailler en pièce. Cependant au lieu de l'effrayer ça avait un tout autre effet sur elle:

*Peut être que cela appaisera la créature... une sorte de sacrifice pour calmer la nature. Peut être que Silma me verrait autrement ensuite...*

Des pensées absurdes après une situation des plus impensables. Le sentiments de solitude était immense en cet instant. Bien sur, Mushu finirait par revenir malgré le fait qu'elle l'avait rejeté. Depuis ce fameux séjour dans les terres les plus hostiles du territoire démoniaque, elle n'avait plus jamais été vraiment seule. Mais parfois ce n'était pas suffisant, elle voulait plus. Quelqu'un avec qui elle pourait échanger des paroles le plus librement possible, quelqu'un qui pourrait la comprendre mais surtout: quelqu'un qui pourrait lui répondre. Mushu n'y était pour rien mais le fait qu'il ne puisse parler était parfois très pesant pour la jeune démone.

Elle croyait avoir trouver quelqu'un qui puisse jouer ce rôle, et cela serait sans doute valable dans les deux sens, car d'après ce qu'elle avait compris, en dhors de Nauëlin, il n'avait pas beaucoup de gens à qui parler. Même si cela avait été très laborieux,elle mettait sur le compte d'une gêne naturelle parce qu'ils n'étaient pas encore parvenu à trouver un réel équilibre entre eux. Mais visiblement elle c'était trompée, il y a quelque seconde, surement à cause de ce qui était arrivée, il l'avait identifié comme une étrangère. Et l'étranger est toujours l'ennemi, celui qui viendra troubler le calme d'un village et diviser les amis pour mieux s'installer. Pour une fois, ils s'étaient parfaitement compris, pas besoin de mot pour exprimer cela, simplement un regard.

La neige se déposait lentement sur ses ailes faites de multiples plumes. Le froid laisser place à l'humidité et la privée peu à peu de ses senstions physiques alors que ses larmes commençaient à bruler son visage. Elle ne parvenait pas à s'arrêter comme si elle avait laisser trop de temps passer avant d'ouvrir enfin les vannes. Un bruit de pas proche la ramena à la réalité, lui rappelant qu'elle était exposé à tous les dangers, cependant elle ne ghangea pas de posture pour autant. Après un arrêt les pas reprirent dans sa direction, bien trop lent pour que ce soit une cérature hostile. Du moins c'est ce qu'elle présumait. Elle entendit le bruit d'un corps qui s'adossait au mur et glisser lentement le long de ce dernier, comme elle un instant plus tôt. Puis la personne parla, la voix la surpris. Pourquoi est-ce qu'il venait ici, voulait-il la tourmenter un peu plus. Pourtant il commençait en demandant pardon à la démone. Qu'elle était la logique de toute cette scène ?

Il 'sexplique tant bien que mal, la tutoyant sans y faire attention. Il tenta d'exprimer un peu plus ce qu'il ressentait vis à vis de tout ce qui c'était produit ici, mais n'y parvient. Le deil le frapper et il ne l'acceptait pas. Certes la femme cachée sous ses ailes avait déjà connue la mort de certaines de ses connaissances, et parfois pour des raisons absurdes, mais jamais comme ça. Jamais à cause de la folie d'une personne qui voulait porter atteinte à la nature elle-même. Elle commença à accepter l'idée qu'il ne lui en voulait pas directement à elle, même si elle voyait toujours son regard empli de haine quand elle fermait les yeux. Elle décroisa légèrement ses ailes, laissant la possibilité à la neige de l'atteindre directement.

Les mots qu'il finit par ajouter furent comme un coup de foudre qui la frappa de plein fouet. Elle en resta incapable de réagir pendant de longues secondes. Il n'avait pas dit ça parce qu'elle était vraiment d'une aide physique indispensable, après tout peut être qu'ils ne rencontreraient même pas la créature, et c'était bien mieux ainsi. Mais parce qu'elle était juste présente pour lui, comme un soutient, certes pas inébranlable, la preuve en était cette situation. Mais le genre de soutient dont toute être humanoïde. voir même les dragon, a besoin en ce monde. Elle ouvrit ses ailes lentement, les laissant trainer dans la neige sur ses côtés puis d'un seul mouvement, elle se jeta dans les bras de l'elfe. Elle n'avait pas vraiment réfléchit, mais pour une fois c'était mieux, si elle avait du y réfléchir elle n'aurait jamais rien fait.

Elle se colla contre son torse, ses larmes coulant toujours mais très faiblement. Elle n'avait pas vraiemnt pensée que ses cornes seraient sans doute une présence, si ce n'est peu agréabe sans doute génante, bien que c'étant sans doute mieux que de les sentir sur son estomac. Elle passa ses bras autour du corps de l'elfe et murmura uniquemetn pour lui.

- Je te pardonne... et je resterai là autant que tu le voudras...

De faibles mots pour de grandes significations et peut être de terribles conséquences. Mais en quoi cela peu importer sur l'instant présent ?
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Ven 13 Mar - 16:37

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Silma resta un instant stupéfait quand il réceptionna Abaddon contre lui, tombant définitivement assis dans la neige. Puis il entendit ces quelques mots, murmurés si bas que, sans ouïe d’elfe, il aurait peut-être eut du mal à les entendre. Mais il les perçut clairement et une douce chaleur réchauffa son cœur meurtrie. Déjà, elle lui accordait son pardon et par ce simple fait, elle soulageait la culpabilité qui l’entravait jusqu’à maintenant. Mais aussi, et surtout, elle lui accordait son aide, pas seulement pendant cette mission, elle lui assurait sa présence à ses côtés quelle que soit la situation. Certes, dans le concret, cela ne signifierait peut-être pas grand-chose une fois cette mission terminée et qu’ils devraient se séparer. Mais rien que l’intention signifiait beaucoup à ses yeux.

Touché, Silma resserra instinctivement sa prise autour d’Abaddon, évitant habilement les cornes pour venir poser le menton contre la tête de la démone, humant instinctivement son parfum épicé. Par réflexe, il se mit même à caresser doucement son dos, effleurant parfois les plumes lisses à la base des ailes. C'était de simples gestes d'amitié, motivés essentiellement par le fait qu'il entendait encore les sanglots étouffés de la démone. Néanmoins, réalisant que cela pourrait être mal interprété, il s’arrêta bien vite, laissant simplement ses mains posée légèrement sur le dos d'Abaddon et redressant un la tête. Le silence s’installa de nouveau, mais pas un silence lourd cette fois, non, un silence calme, doux, agréable. Silma n’esquissa pas le moindre mot, leurs corps et leurs gestes parlaient pour eux, il n’y avait rien à dire. Après quelques tâtonnements, c’était comme s’ils commençaient enfin à trouver un semblant d’équilibre entre eux.  
 
Ses yeux étaient fermés, son cœur qui s’était emballé quand Abaddon s’était jetée dans ses bras battait maintenant doucement, en rythme avec celui de la démone qu’il sentait cogner contre son torse. Les mots d’Abaddon avait réchauffé son cœur, et tout son être était maintenant entouré de la chaleur du corps de la démone. Il savourait l’instant parce qu’il en ressentait toute la rareté et l’importance.

Néanmoins, un frisson partagé parcourut leur deux corps enlacés. Ils étaient toujours dans la neige, dont le froid et l’humidité commençaient à transpercer leurs vêtements. Pourtant, Silma ne bougea pas tout de suite, comme s’il ne voulait pas briser cet instant si particulier. Il ne pouvait se résoudre à briser ce moment, il avait peur que s’il lâchait Abaddon maintenant ils perdraient le lien fragile qu’ils venaient de créer. C’était idiot, mais il avait du mal à rationaliser et à penser autrement. Un nouveau tremblement agita leurs corps. Silma soupira, un soupir long mais traduisant simplement son bonheur du moment. Mais soudain, un hurlement s’éleva dans le lointain, cela pourrait être juste le vent, ou une meute de loups, ou bien pire que ça… Silma se décida donc à bouger légèrement.

"Il fait froid, on est exposer ici. On devrait peut-être se mettre à l’abri dans la grotte." Murmura-t-il doucement.

Se disant, il repoussa doucement Abaddon en appuyant la main sur son épaule et lui sourit doucement.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Sam 14 Mar - 13:10

Message d'Abaddon, démone.

La démone n'était pas vraiment habituée à une telle effusion d'émotions, ce n'est pas comme si elle montrait beaucoup ses sentiments surtout envers des personnes adultes. Avec les enfants c'était différent mais en même temps, il était rare que les enfants jouent ou partagent leurs maux avec une personne totalement inexpressive. Ainsi c'était bien la première fois qu'elle se montrait aussi "faible" auprès de quelqu'un ayant l'age de comprendre ce genre de chose. Sa réaction avait été impulsive une fois de plus comme si l'elfe était capable de l'atteindre directement, en bien ou en mal, ignorant totalement la carapace qu'elle c'était forgée au fil du temps.

Elle serra instinctivement les poings, s'accrochant à la tunique du soldat, lorsque ce dernier bougea comme si elle pensait qu'il allait la repoussé. Cependant il agit tout autrement en passant ses bras autour d'elle. Elle sentit le menton carré de Silma se poser sur son crane et ferma enfin les yeux, repoussant la gène de la situation pour ne profiter que du contact de l'instant. Elle sentit l'une de ses mains parcourir son échine, ce pendant au travers des couche de vêtement qu'elle posséder c'était vraiment trop faible pour avoir un quelconque effet. Cependant lorsqu'il effleurait les plumes situaient à la naissance de ses ailes, elle ne put s'empêcher d'apprécier la sensation. Hélas ce beau tableau n'était qu'éphémère et l'elfe s'arrêta bien vite relevant la tête. Il laissa à peine sa main sur le dos de la chevalière, à tel point qu'elle ne la sentait presque plus.

Ses sanglots avaient déjà dimuné ne laissant place qu'à des petits trésautements et hoquets totalement incontrolés. Elle se força tout de même à retenir tout ça, ayant à présent très honte de la situation dans laquelle elle mettait l'homme aux oreilles pointues. Elle hésita un instant à se relever mais ne le souhaitait pas vraiment. Pour une fois, on prennait plus ou moins soin d'elle, bien qu'il soit à l'origine celui qui l'avait blessé,  et elle apprécié ça. Elle resta donc ainsi aussi longtemps qu'il le permettrait. Elle ferma les yeux un instant, comme pour graver l'image de leurs corps s'enlaçant dans ce payasage fantastique. Si elle ne pouvait gardé que ça et oubliait tout le reste de cet affreux voyage, elle en serait heureuse.

Elle réouvrit les yeux quand la sensation de froid commença à les gagner. La proximité qu'y était la leur en cet instant ne suffisait pas à repousser le froid, ce qui n'était pas étonnant au vue de la neige abondante qui se trouvait sous eux mais qui commençait à les recouvrir aussi. Elle se prépara à se relever mais un hrulement l'interrompue. Étrange hurlement qui venait se répercuter sur les parois de la montagne. Le vent aurait pu en être lorigne tout comme une créature bien hostile. Cependant il n'y avait pas vraiment de vent, du moins il n'était pas assez violent pour être à l'origine de ça. Il murmura alors quelques phrases très censées à la démone, elle eut à pein le temps de se tourner vers lui qu'il l'éloignait déjà de lui pour pouvoir se relever. Bien que le sourire était présent sur son visage, cela donna une sensation étrange à la femme cornue. Son regard était hésitant finalement elle sourit également alors qu'une dernière larme s'échappait de son oeil droit, coulant le long de son visage pour finalement disparaitre dans l'océan blanc.

Elle se releva puis aida Silma. Une fois qu'ils furent tout deux debout, elle se tourna rentra dans le tunnel. Elle n'avait pas grand chose à lui répondre, il avait raison. Elle avait été bête de venir s'isoler à l'extérieur. Elle avança lenement, ayant trop mal aux yeux pour voir clairement où elle mettait les pieds. Elle devait avoir fait la moitié du chemin menant à la "salle" quand elle fut retenue par le bras de Silma. Elle se tourna vers lui, le regardant sans comprendre ce qu'il voulait.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Sam 14 Mar - 17:58

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Quand il s'étaient tout deux relevés, Silma s'était plongé presque aussitôt dans de profondes réflexions sur la suite des évènements. C'était sans doute aussi une façon pour lui de ne pas trop cogiter sur ce qui venait de se passer. Après tout le sujet était clos, n'est-ce pas ? Il n'y avait rien à ajouter. Ils avaient juste partager un moment de tendresse amicale, s'accordant mutuellement leur soutient pour les épreuves présentes, passées et peut-être futures.

Alors qu'ils s'avançaient dans le tunnel rocheux, Silma arrivait au bout de ses réflexions, il retient donc Abaddon par le bras et entreprit de lui exposer ses idées. Après tout, si la démone continuait à l'aider, cela la concernait aussi.

"Attendez... Attend..."

La main de Silma retomba alors qu'il hésitait entre le vouvoiement et le tutoiement. Chez les elfes, le vouvoiement prédominait et le "tu" était réservé au plus proches amis ou, selon certains cas, à la famille. Il traduisait autant la proximité que le respect accordé à un égal. Mais Silma n'avait aucune idée de comment cela se passer chez les démons. Il n'avait pas envie de remettre trop de distance entre Abaddon et lui. En même temps, il ne voulait pas non plus créer une situation tendancieuse. Choix délicat. Finalement, il opta pour le tutoiement qui lui paru plus naturel en cet instant et qu'il justifia en disant :

"Je pense qu'on peut peut-être se tutoyer maintenant, au moins dans certaines situations. "

Et son visage afficha un petit sourire. Après tout, ils n'étaient que tous les deux pour le moment et survivre dans la neige avec un Oünmat enragé dans les parages, ça créait des liens non ? Il enchaîna ensuite :

"J'aimerai avoir ton avis sur la marche à suivre. Silma passa alors la main derrière sa nuque, visiblement un peu gêné. Désormais, mon devoir est de tout faire pour ramener ces idiots jusqu'à la Forêt Blanche. Dit-il avec un petit signe de tête vers l'entrée de la "salle". Tu as plus d'expérience que moi, si tu accepte de m'aider encore un peu, il est normal que tu es ton mot à dire... "

La voix de Silma était devenu presque enfantine, comme un gamin qui a peur de ne pas répondre correctement à une question de son professeur. Exaspéré par son manque de confiance, l'elfe se racla un peu la gorge pour rependre contenance, puis continua à exposer ses plans.

"Il faudrait demander aux autres comment ils ont trouvé cet endroit exactement, mais je suis prêt à parié que c'est une des tanières du Oünmat. Nous avons de la chance qu'il n'ait pas encore rappliqué ici. Néanmoins, nous avons tous besoin de repos. Nous pouvons, je pense, prendre le risque de passer encore une nuit ici, à condition de mettre en place des tours de gardes. Demain, nous partirons en direction de la forêt, mais avant, il faudra fouiller un peu les décombres de la caravane et en retirer toutes les vivres possibles. Nous sommes cinq, moins les deux blessés, mais nos compagnons respectifs pourront peut-être mettre un peu la main à la patte en transportant de petites charges. Silma fit une pause, sa voix perdit de nouveau en assurance quand il ajouta. Si possible, j'aimerai qu'on puisse emporter aussi quels objets de commerce. C'était une part de ma mission à l'origine... "

Vu la situation actuelle ce n'était sans doute plus une priorité, mais Silma voulait à tout prix faire les choses au mieux. Il ne s'en cachait pas, c'était en partie pour faire bonne impression à ses supérieures, mais pas seulement. Après tant de souffrances, tant de morts, tout faire pour accomplir cette mission jusqu'au bout était aussi une façon pour lui d'honorer ses camarades tombaient au combat. Silma se reprit, secoua à la tête et conclu avec plus de conviction.

"Mais ce n'est pas une priorité, cela dépendra de la quantité de vivres que nous trouverons et de la place dont nous disposerons. "

L'elfe fit une pause, détournant le regard pour fixer obstinément le sol. Ce reflexe n'avait sans doute pas lieux d'être, en effet la pénombre du tunnel ne le dérangeait pas vraiment grâce à sa vue affuter : il distinguait la démone, même si les détails lui échappaient.  Mais Abaddon devait voir encore moins de choses que lui.

"Qu'est ce que tu en pense ?" Finit par demander Silma d'une petite voix, comme en recherche de l'approbation de son aînée.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Lun 16 Mar - 10:21

Message d'Abaddon, démone.

Les mots de l'elfe était étrange. Comme si lui-même de ne savait pas trop où ils en étaient. Abaddon l'observa attendant la suite avec une certaine appréhension. S'il la vouvouyait de nouveau cela serait signe que ce qui c'était passé avant, serait simplement considéré comme un moment de faiblesse de la démone. Alors que s'il utilisait le tutoyment, cela signifierait que leur relation avait quelques peu évoluer. Elle écouta donc attentivement ce qu'il dit avant de sourire. C'était hésitant puisque visiblement ils devraient toujours se vouvouyer devant les autres mais au moins entre eux, ils pourraient parler un peu plus librement. Elle aurait sans doute désespéré si cela n'avait pas été le cas, après tout ce qui c'était passé depuis le sauvetage de Silma, s'il n'y avait eut aucune lien entre eux nul doute qu'elle aurait pu se dire qu'il y avait un problème.

L'elfe poursuivit, demamndant à la chevalière ce qu'elle pensait de la suite. Il avait visiblement pris le temps d'y réfléchir malgré les dernières minutes assez intense sur un plan émotionnel. Le début était quelque peu catastrophique, on sentait qu'îl n'avait pas confiance en lui et qu'il préférait s'en remettre à la démone. Or ce n'était pas ainsi qu'il apprendrait à croire en lui-même, et encore moins qui développerait son sens de la stratégie. Mais ensuite, s'apercevant sans doute qu'il devait paraitre très exaspérant, il reprit un petit peu du poil de la bête et poursuivit beaucoup plus confiant.

Il exposa donc son avis sans aucun mal. La démone n'avait pas pensé que cet endroit pouvait être une tanière de l'Oünmat. Elle c'était dit que s'il était dans le coin, il serait sans doute venue achever les trois personnes ayant prit place ici. Il est vrai q'ils avaient besoin de repos, surtout elle. Malgré le réconfort que lui avait apporté le garde frontière, elle avait toujours les nerfs à vif et ne serait pas des plus efficace et patiente ainsi. Donc elle acquiesça sur ce point, écoutant la suite. C'était vrai qu'il y avait toujours cette histoire de cargaison à récupérer, bien qu'elle n'en avait pas la moindre envie après la révélation sur le but de cette caravane.

Il prit une pause rapide réfléchissant peut être à ce dernier point également. Il reprit, précisant que ce n'était pas la priorité mais ça il n'avait pas vraiment besoin de le dire. Abaddon favoriserait toujours une vie à un quelconque trésor. Il s'arrêta de nouveau laissant le temps à la démone de réfléchir un peu plus longuement sur ce qu'il venait d'exposer. Finalement Silma demanda ce qu'elle pensait de son plan, il cherchait clairement une approbation auprès d'elle, comme si c'était son supérieur ou son maitre. Même si elle avait eut la même réaction plus tôt dans la journée, se promettant de faire en sorte qu'il réussisse sa mission, en cet instant cela la dérangeait très fortement. Soupirant elle baissa la tête tout en cherchant ses mots:

- Hum, cela me semble très bien. Il faudrait peut être allez fouiller les décombres maintenant et non demain. Si on doit partir dans l'urgence pour une raison ou une autre, autant avoir déjà tout de près. Je vais m'occuper de ça si tu veux bien. Je pense que Nauëlin et Mushu pourront m'aider. Toi, va prendre soin de tes compatriotes. Elle fit une pause avant de reprendre d'un voix un peu plus grave. En ce qui concrene les bijoux, je ne te promets rienpeut être qu'on devrait le laisser ici en offrande à l'esprit. J'ignore si cela l'appaiserait mais bon, c'est mieux que rien. Enfin, à toi d'en décider, après tout c'est toi qui commande ici.  

Elle ne laissa pas vraiment le temps de répondre appelant Mushu et Nauëlin. Les deux créatures accoururent presque jusqu'à eux. Elle leurs sourit avant de leur dire qu'ils allaient devoir travailler en équipe pour la réussite de la mission. bien que cela n'embala pas énormément Mushu, il préférait la voir dans cet état que celui d'avant. La démone se releva et passa près de silam, l'effleurant en plusieurs points, au vue de l'espace restraint qu'ils avaient pour se croiser. Puis elle sortit avec lla louve et la sorte de dragonnet. Ils cherchèrent et ressemblèrent tout ce qu'ils trouvérent d'éventuellement utile. Cela leur pris bien plus de temps qu'Abaddon n'aurait pensé mais elle devait le faire. Puis la neige bien que froide finissait par lui devenir agréable et appaisante. Pourvue que rien ne gâche cette tranquilité.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Lun 16 Mar - 20:48

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Silma remercia Abaddon d’un sourire. Sa remarque sur le fait qu’il valait mieux être paré au départ était tout à fait fondée. Il aurait préféré l’aider à tout emballer mais elle lui avait demandé de s’occuper des autres, et ce sans vraiment laisser place à une quelconque contestation. Puisque ça devait aussi se faire, il la laissa partir de son côté pour le moment et se dirigea vers l’endroit où était resté les autres elfes.

Là il s’occupa encore un peu des blessures de chacun, tout en leur expliquant ce qu’ils comptaient faire. Il en profita aussi pour leur poser quelques questions. Léanen et Mathwin lui expliquèrent donc comment il avait trouvé l’endroit après avoir fuis le combat contre le Oünmat. Ils étaient restaient cachés plusieurs jours jusqu’à ce qu’ils entendent les clameurs d’un autre combat. Quand tout c’était de nouveau calmer ils étaient sortit. Ils n’avaient croisé personne d’autres à part Gwindor, sérieusement blessé. Leur intervention lui avait sans doute sauvé la vie.

Quand aux autres elfes de l’équipe de recherche, ils avaient déjà fuis vers la forêt. Néanmoins, on ne pouvait pas dire qu'ils avaient abandonné Gwindor derrière eux, rappelons que ce combat s’était déroulé en pleine tempête de neige. L’un des soldats avait sans doute sonné le repli sans qu’aucun des autres puissent remarquer qu’il restait un blessé incapable de les suivre. Gwindor avouait lui-même avoir perdu connaissance durant le combat. Avec ces nouvelles informations, Silma ne pouvait qu’espérer que les autres aient pu regagner la forêt sans encombre.

Quelques temps plus tard, Silma ressortit pour rejoindre Abaddon. La neige avait cessé de tomber, le vent s’était calmer, même les nuages étaient moins épais et on voyait un peu de ciel bleu par moment. Pourtant, la luminosité commençait à baisser, preuve que le soleil était sans doute entrain de décliner sur l’horizon. Silma s’approcha d’Abaddon pour demander :

"Tu t’en sors ?"

C’était une question purement rhétorique, il voyait bien la démone s’affairer sur les paquets.

"Je te laisse finir ça. Il y a quelque chose dont je dois m’occuper. Leurs familles ont le droit de pouvoir les pleurer. Précisa-t-il en un murmure, alors que ses yeux assombris de tristesse se poser sur les corps sans vie, éparpillaient autour d'eux. Je viendrais t’aider après. " Ajouta-t-il à l'adresse d'Abaddon avec un pâle sourire.

Silma tourna ensuite les tallons, s’approchant des elfes sans vie qui reposaient dans la neige. Il se mordit la lèvre inférieure, son pas était hésitant. Il ferma un instant les yeux, tentant de maîtriser ses émotions.

Il était évident qu’ils ne pourraient pas ramener ces corps à la Forêt Blanche. Ces elfes n’auraient donc pas de funérailles dignes de ce nom, et leurs familles n’auraient pas de corps pour faire leur deuil. Silma s’était donc mit en tête de ramener pour chacun un objet, quelque chose de discret et de personnel, qu’il donnerait aux familles des défunts. L'elfe se pencha, s’était une tâche difficile, mais cela lui paraissait être une marque de respect essentiel. Un bijou, une écharpe, un gant, un objet, n’importe lequel pour ramener un peu de ses elfes sur les terres natales et permettre aux familles de pleurer les morts.  

Quand il revint enfin vers Abaddon, il avait désormais un petit sac rempli d'effets personnels. Son visage était fermé. Il avait du se pencher sur ces corps, pour certains de personnes qu'il connaissait, il avait du les fouiller, et il se sentait impure d'avoir fait une telle chose. Néanmoins, ses intentions étaient nobles, c'était pour la mémoire de ces elfes tombaient au combat et pour leurs familles. Aussi, en arrivant près de la démone, Silma étouffa un profond soupir et se força à sourire.

"Je vais t'aider à finir, puis nous rentrerons. Tu dois avoir froid."

Disant cela, il s'agenouilla dans la neige aux côtés d'Abaddon pour l'aider à rassembler les dernières affaires utiles.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Mar 17 Mar - 13:41

Message d'Abaddon, démone.

Abaddon finissait de rassembler Tout ce qu'il restait de la caravane et de l'expédition de secour lancer ensuite pour faire ce qu'elle faisait. Elle avait prit tout de même soin de ne pas toucher aux corps, laissant les cadavres bleutés à leur tombeau de glace. Nauëlin avait été d'une aide précieuse afin de retrouver toutes les babioles et autres objets que la caravane transportait depuis les mines naines. Maintenant il ne resterait plus qu'à trier tout ça. Elle ferait comme Silma l'avait dit, d'abord elle s'emploirait à récupérer toutes la nouriturre et fournitures utiles pour la nuit et le voyage de retour. Ensuite elle jugerait s'ils avaient encore suffisamment de place pour prendre les marchandises de valeurs.

L'elfe revint vers elle alors qu'elle commençait à trier tout ça, plaçant toute la nouriturre dans une même sac. Elle répondit des plus naturellement à la question qu'il posa bien que visiblement il n'écouta même pas la réponse:

- Ca devrait aller, on a tout il ne reste plus qu'à organiser ça convenablement.

Il poursuivit le visage sombre alors que ses mots étaient presque inaudible. Elle comprit bien vite pourquoi il était ainsi. C'est sur que l'idée de devoir abandonner ses camarades ici de vait être insupportable mais il comprenait très bien qu'ils ne pourraient pas les transporter. Elle soupira s'imaginant que ce devait être très dur pour lui. Connaitre la responsabilité d'annoncer la mort de ses compatriotes à leur famille n'était pas simple à gérer à un si jeune age. Mais est-ce qu'on pouvait vraiment ce préparer à ce genre de chose ? C'est bien pour cela que la chevalière n'avait jamais voulu avoir d'homme sous ses ordres, elle était bien mieux seule même sur le champ de bataille.

Elle observa un instant le garde frontière qui passait lentement de cadavre en cadavre, prononça parfois quelques mots en mémoire de ceux qu'il connaissait et qui gisait le corps brisé. Puis la démone se remis à son travail. Le temps que Silma fasse ce qu'il devait faire, car pour lui c'était bien un devoir, elle termina de rassembler la nouriturre dans un sac. Un autre sac était rempli d'ustensile divers en bon état. Par dessus elle avait posé quelques couvertures et deux petites pelles trouvés dans une petite caisse encore intacte.

Quand l'elfe revint, il tentait d'affichait un sourire tout en disant qu'il allait l'aider à terminer. La démone se tourna vers lui, son regard triste se posant sur le visage lisse de l'âme en peine. Elle parla alors clairement mais dans sa voix on pouvait presque sentir un reproche.

- Tu n'es pas obligé de faire semblant avec moi. Tu peux rentrer si tu le souhaites, j'en finirai ici. Ce ne sont pas quelques minutes de plus dans le froid qui me tueront.

Elle se détourna avant qu'il ne réponde commençant à rassembler les bijoux dans les sacs restant. Elle espèrait que ce ne serait pas trop lourd. De toute manière, plus le temps passait moins elle avait envie que "se trésor" ne quitte ce lieu. Certes elle ne pouvait pas obliger Silma à l'abandonner mais elle n'avait aucune envie de le transporter ou qu'on le charge sur Mushu. D'ailleurs elle devrait trouver un moyen de rendre ce collier sans que l'elfe ne le prenne mal. Même si l'objet n'était pas à l'origine de ça, le simple fait de savoir qu'il appartenait au marchand responsable du désastre sufissait à la démone pour lui donner l'impression que le magnifique bijou était maudit.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Mar 17 Mar - 19:49

Message  de Silma Telimec, Elfe.

L'elfe entendit clairement le reproche dans le ton d'Abaddon. Il ne s'en offusqua pas mais ne le comprit pas vraiment non plus. A moins qu'il est encore fait une bêtise ? Mais il ne semblait pas que les mots de la démone signifiaient plus que ce qu'ils disaient. Peut-être aussi qu'elle était simplement fatiguée et éprouvée par les récents événements et cette neige froide si loin de son environnement d'origine. Silma aurait voulu lui montrait de nouveau sa gratitude, mais il était inutile de passer son temps à dire 'merci' au risque de plus énerver son interlocuteur qu'autre chose. Aussi quand il s'agenouilla dans la neige tout près d'Abaddon il déclara simplement.

"Les morts sont morts, il sera temps de les pleurer plus tard. Pour le moment, je préfère m'occuper des vivants. " Il lui rendit un petit sourire, un vrais cette fois.

Sans lui demander son avis, il se mit à aider Abaddon et prit un des bijoux pour le mettre dans le sac qu'elle préparait, néanmoins il suspendit son geste, passant ses doigts sur le métal argenté.

"Tu sais, plus j'y pense et plus je me dis que ton idée de laisser ces bijoux en offrande est sans doute la meilleure chose à faire. Les ramener faisait certes parti de la mission initiale, mais trop de choses ont changés. Je ne pense pas que le Oünmat soit sensible à la beauté de ces colliers. Fit-il avec un sourire ironique. Mais je sais une chose, quelle que soit la valeur de ces bijoux, aucun des miens n’en voudrait maintenant qu’ils ont été les témoins d’un tel crime. D’ailleurs, je doute que quelqu’un, quelle que soit la race, soit insensible à la chose. A cet instant, Silma n’avait aucune arrière pensée, il avait presque oublié qu’Abaddon avait autour du cou un de ces dits colliers. En résumé, ces objets ont sans doute perdu beaucoup de valeur, trop pour qu’il soit intéressant pour nous de nous charger de ce poids inutile.

Il termina son petit monologue en jetant négligemment le collier qu’il tenait encore dans le sac.

"De toute façon, si mes supérieurs veulent vraiment ces pierres, qu’ils viennent les chercher eux-mêmes !" Cracha l’elfe à mi voix, laissant ainsi voir un nouvel aspect plus revêche de sa personnalité.

Il se releva ensuite en prenant un des sacs préparés par la démone sur son épaule.

"Aller, on en a finit ici pour le moment. Merci pour ton aide. Dit-il naturellement. Il est temps de rentrer et de nous reposer, de longs jours de marche nous attendent."

Et il se dirigea vers leur refuge de fortune, comptant sur le fait qu’Abaddon lui emboîterait le pas.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Mer 18 Mar - 9:52

Message d'Abaddon, démone.

La phrase de Silma était pleine de sagesse et de vérité. Elle apprécia qu'il préfère s'occuper d'elle pour l'instant plutôt que d'accorder déjà aux défunts le deuil qu'ils méritaient sans doute. Elle sourit avec lui, un sourire très sincère alors qu'ils étaient de nouveau en train de s'enfoncer dans la neige. Décidément, cette terre était témoins de choses bien étrange. Tout deux commencèrent à mettre les bijoux dans les sacs restants. Abaddon ne le faisait sans aucun délicatesse alors que silma semblait totalement figé. La démonne allait demander ce qu'il lui arrivait lorsqu'il s'expliqua de lui-même.

Visiblement ce qu'elle avait dit plus tôt avait fait du chemin dans l'esprit de l'elfe. Il avait sans doute raison, aucun elfe ne souhaiterait acheter et encore moins porter. Cependant, elle doutait fortement que cela gène réellement les autres races. Ce serait même le contraire chez les démons, la valeur des objets n'ene serait que plus haute suite au caranage d'elfe qui avait eut lieu près de ses gemmes. Mais Abaddon ne dit rien de cela, observant seulement le pisteur, sachant qu'il exprimait à voix haute ce qu'elle avait pensé plusieurs fois.

Ce qu'il rajouta ensuite la fit légèrement glousser. Elle ne le pensait pas si rebelle, bien qu'il avait déjà parler de son opposition à ses parents, elle ne se doutait pas qu'il pouvait l'être aussi vis à vis d'ordre direct. Mais elle était d'accord, parfois il fallait modifié la mission en fonction des situations. Même si elle aurait très peu de poids, elle le soutiendrait. Silma se releva finalement après avoir jetter le bijou dans le sac, sans doute qu'à sa place la chevalière l'aurait envoyer au loin mais bon il fallait pas trop en demander d'un coup.

Il prit le sac contenant la nouriturre et parla une derière fois avant de se mettre en marche. Il ne faisait que dire qu'il n'y avait plus de raisons de rester dehors et qu'ils devaient penser à se reposer avant de repartir vers la forêt. Abaddon le regarda partir tout en se relevant également. Elle renversa le sac déjà à moitié rempli par les marchandises de la caravane et jeta le sac un peu plus loin. Finalement elle détacha le collier que Silma lui avait offert. Elle garda un instant dans ses mains, caressant les dorures et les pierres précieuses, puis elle finit par le poser sur la pile qu'elle avait rassembler plus tôt.

Elle le regarda un instant de plus puis s'empara des pelles et des couvertures alors que Mushu prenait le sac d'ustensile. Visiblement ce dernier semblait heureux de n'avoir pas besoin de transporter tout se poids d'or. Elle se dépécha pour rattrapper l'elfe et rejoindre finalement tout le groupe. Elle espérait qu'elle n'aurait pas à répondre à une question concernant les bijoux. Non seulement ils la prendraient sans doute pour une voleuse ayant décider de revenior plus tard mais en plus, ils l'accuseraient d'avoir ensorceller Silma pour qu'il fasse ce qu'elle voulait. elle évita donc de parler pendant qu'elle préparait le repas, se tenant un petit peu à l'écart des autres.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Mer 18 Mar - 17:33

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Alors que tous se rassasiaient avec le repas qu'avait préparé Abaddon. Silma exposa sa décision concernant les bijoux à Gwindor. Après tout, ça le concernait aussi puisqu'il faisait parti de l'équipe chargée d'accomplir cette mission. Néanmoins, Silma omit de mentionner que c'était Abaddon qui était à l'origine de cette idée, l'autre soldat n'avait pas besoin de le savoir. Il n'y eut pas de débat entre les deux elfes, ils étaient d'accord. Surtout que Gwindor souligna à juste titre que tout poids supplémentaire et inutile les désavantagerait s'ils devaient faire face au Oünmat. Léanen et Mathwin se gardèrent bien de tous commentaires. Cela aurait été sans doute très mal pris par les autres vu les circonstances, de toute façon il n'y avait pas grand chose à ajouter.

Le repas passa sans encombre, Gwindor s'étant un peu détendu face à la démone, même s'il restait sur ses gardes. Le désaccord affiché par Abaddon quand l'histoire du Oünmat avait été révélée y était sans doute pour quelque chose. Cela avait prouvé à cet espèce de brute sans cervelle qu'il partageait peut-être quelques valeurs communes avec la démone. Léanen et Mathwin restaient tendus, mais de toute façon, ils étaient mal à l'aise avec tout le monde, pas seulement avec Abaddon.

A un moment, Silma s'adressa pourtant aux deux marchants pour leur expliquer que leur témoignage serait nécessaire pour faire condamné Torlindel pour ses actes barbares. On pouvait clairement sentir la crainte de Léanen, on parlait de son père tout de même. Mais Mathwin afficha un peu moins de réserve. Il savait ce qui était juste, de plus, certains de ses amis étaient étendus dans la neige à cause du marchant. Il devait ressentir un certain désir de vengeance, ou en tout du moins, de justice. La fin de cette conversation vit également la fin du repas.

Silma se leva alors, faisant signe à Abaddon de le suivre. Il s'écarta suffisamment des autres, jusqu'à être à l'entrée du tunnel rocheux qui les avaient amenés ici. L'elfe déclara alors :

"Je vais prendre le premier tour de garde. Dors un peu avec les autres, puis tu viendras me remplacer. On tournera régulièrement entre nous, mais je m'arrangerais pour prendre également le dernier quart. "

Cette décision partait d'un constat tout simple : il n'avait pas forcément besoin de beaucoup de sommeil, en revanche Abaddon devrait se reposer du mieux possible pour espérer affronter au mieux la longue marche dans la neige qui les attendait. L'elfe expliqua également les autres raisons de ce choix dans ses phrases suivantes.

"Léanen et Mathwin ne sont pas entrainés pour ça et je dois bien avouer que je ne serais pas tranquille en leur confiant la surveillance de cet endroit. Gwindor pourrait le faire, il a toute l'expérience nécessaire et s'empresserait de nous aider si on le lui demandait. Néanmoins, sa blessure est tout de même assez grave et je me dis que plus il se repose, moins il sera un poids pour nous demain."

Silma allait laissé Abaddon répondre quand son regard se posa par hasard sur le cou de la démone où un objet manquait. Cette constatation amena Silma a parler d'un tout autre sujet.

"Oh, tu as enlevé le collier."

Il n'y avait aucune trace de reproche dans ses mots, c'était une simple remarque. A vrais dire, elle pourrait l'avoir juste retiré ou avoir décidé de s'en débarrasser, peu lui importait. Il le lui avait donné, donc elle en faisait bien ce qu'elle en voulait. Néanmoins, il était déçut d'une chose : de ne pas pouvoir remercier comme il se doit la démone pour son aide.

"Je t'avais promis quelques colliers des marchants pour te remercier de ton aide. Mais je suppose que tu n'en voudrais pour rien au monde désormais... Déclara l'elfe. J'essaierai de trouver une autre idée d'ici notre arrivée à la Forêt Blanche. Il leva alors la main, anticipant une éventuelle réplique de la démone. Je sais que tu ne fais pas ça pour l'argent ou la récompense. Mais je te rappel que je ne serais pas là sans ton aide, alors c'est la moindre des choses." Conclut-il avec un petit sourire.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Sam 21 Mar - 11:24

Message d'Abaddon, démone.

Abaddon resta quelque peu en retrait lors du repas et ceux autant de par la place qu'elle avait choisi pour se sustenter que par le fait qu'elle ne prononça pas un mot. Elle était cependant restée face au groupe histoire de bien prouver qu'elle mangeait comme eux, au cas où ils pensent qu'elle avait empoissonné la nouriturre mais aussi pour prouver qu'elle mangeait bien autant de viande, de fruits et de légumes qu'eux. En effet une fois elle avait entendu dire que les démons dévoraient les autres espèces. Et bien qu'elle s'imaginait que la viande de dragon devait être bonne, elle n'était pas de celle qui en mangerait tout en sachant d'où cela venait, alors de l'humain ou de l'elfe c'était encore moins  probable.

Elle mangea à sa faim partageant son repas avec Mushu et en donnant quelques bouts à Nauëlin lorsque Silma avait le dos tourné. Ce dernier exposa sa décision de ne pas emporter les bijoux. L'autre soldat ne fit qu'acquiescer à cela, ajoutant que le poids des marchandise ne serait qu'un handicap supplémentaire. Bien qu'il semblait toujours méfiant vis à vis de la chevalière, Gwindor n'était pas si borné qu'elle l'avait pensé au premier abord. Les deux autres étaient toujours prostrés, honteux sans doute de tout ce qu'ils avaient fait ou mais aussi de ce qu'ils n'avaient pas fait. Heureusement, les quelques heures passées dans la neige à réunir et trier les restes, de la caravane et de la mission de secour, avait réussi à calmer la démone. Sa première pensée avait été de les abandonner ici également ou tout simplement de les exécuter. Dans son royaume, personne n'aurait bronché après tout elle était une chevalière donc sa parole avait un certain poids et il était rare qu'il y ait une quelconque forme de procès à la Citée. Mais ici, sa parole avait peu de poids et de toute manière ce n'est pas ainsi que les elfes devaient régler les litiges, aussi odieux soient-ils.

La fin du repas approchant, Silma discuta avec l'elfe et la fée de leurs futurs témoignages afin de rendre justice contre le dirigeant de la caravane. C'était comme si la personne, que la femme cornue avait sauvé, lisait dans son esprit. Elle se demanda si elle-même serait interrogée, après tout elle était une sorte de témoins aussi. Mais est-ce que cela ne serait pas dangereux pour elle ? Si elle tombait sur des elfes qui avaient une profonde rancoeur contre les démon, ils pourraient peut être déformer ses propos pour la rendre responsable. Heureusement elle n'eut pas le temps de développer plus cette théorie car Silma se leva et lui fit signe de le rejoindre un peu plus loin.

Le garde frontière exposa sa décision concernant la surveillance de la nuit. Ses paroles n'étaient pas hésitante et se voulaient sans appel ce qui fit naitre un petit sourire sur le visage de la démone. Bien sur, il devait être habitué aux gardes de nuits aussi mais c'était peut être la première fois qu'il était aussi autoritaire. Preuve qu'il commençait à se détendre et à être plus sur de lui. Les explications qu'il donna ensuite n'était pas vraiment nécessaire mais elle n'y trouva rien à redire. Elle confirma d'un signe de la tête, ouvrant la bouche pour répondre mais il l'interromput avec une affirmation qui la déconcentra. Elle porta par réflexe sa main droite en son cou, soulignant l'absence du cadeau de son compagnon de ces derniers jours. Elle baissa quelque peu la tête, honteuse qu'il l'ait remarqué si tôt. Sa bouche étant resté entrouverte, elle se précipita pour répondre, histoire qu'il ne se sente pas offusqué:

- Oui, mais...

Cependant une fois de plus il ne la laissa pas poursuivre et reprit. Ses paroles étaient pleine de compréhension, expliquant lui-même pourquoi elle ne portait plus le bijoux. Il poursuivit disant qu'il tenterait de trouver quelque chose d'autre pour compenser. Et une fois de plus comme s'il lisait en elle comme dans un livre ouvert, il l'empécha de répondre réfutant directement ce qu'elle n'avait pas encore dit. Certes elle avait déjà dit ça quelques jours plutôt, mais c'était vraiment dérangeant en cet instant qu'il puisse la contrer si facilement. Elle rougit se demandant si elle était si transparente que ça ou si l'elfe avait vraiment la capacité de lire dans son esprit. Bien sur c'est à ce moment là qu'elle pensa à quelque chose de très personnel qui la fit encore plus rougir. Elle avait la soudaine envie de devenir invisible avant de se décomposer totalement devant Silma. Elle prit plusieurs profonde inspiration avant de retrouver un calme apparent. Puis elle répondit enfin:

- Je suis sure que tu trouveras quelque chose de plus précieux à nos yeux qu'un bijou...

Elle n'avait pas vraiment réfléchit à ce qu'elle avait dit et se rendit compte que cela pouvait être très tendancieux, du moins dans son esprit ça l'était.

*Mais qu'est-ce que tu dis... Il me fait vraiment perdre tout mes moyens lui ! Bine, on se clame. ON SE CALME ! Inspire, expire, organise tes pensées et reprend toi bordel !*

Après quelques secondes où elle n'osa pas croisé le regard de l'elfe, elle releva la tête et planta ses yeux dans les siens, parlant d'un voix un peu plus grave que la normale comme s'ils parlaient de quelque chose de grave.

- Enfin, tu fais comme tu veux. Pour les tours de garde cela me convient. Réveille moi dans trois heures, je pense que ce sera pas mal. Enfin bien sur, n'hésite pas à me réveiller s'il y a un problème ou autre... Elle s'arrêta un moment, tentant de comprendre pourquoi elle avait dit "ou autre". Ne trouvant pas elle reprit un peu plus fermement: Bref, je vais me coucher.

Elle s'en alla d'un pas rapide voulant éviter une quelconque question. Elle s'installa dans un coin de la salle avec Mushu et utilisa sa couette pour prendre un peu de repos bien mérité. Elle avait bien sur retiré ses vêtement chaud, restant simplement dans la petite robe. Elle trouva difficilement le sommeil mais y parvint après une bonne heure à tourner sur elle même. Ce fut donc très dur pour elle de se réveiller quand son tour arriva. Cependant, la main de Silma secouant légèrement son épaule et les grognements de Mushu, n'étant pas très heureux de se faire réveiller par lui, finirent par la sortir de son repos. Elle se leva aillant beaucoup de mal à garder les yeux ouvert et murmura à Silma:

- Je suis réveillée... Je t'ai gardé une place au chaud mon p'tit loup. Elle tenta d'apposer un baiser sur le coin des lèvres de l'elfe, ignorant si elle avait réussi ou non, elle poursuivit tout de même. Installe-toi et ne fais pas de bêtise !

Sur ces derniers mots, elle s'éloigna suivit par Mushu qui râlait encore plus que les quelques secondes qui avaient précédé cette situation étrange. Elle alla jusqu'à la sortie et commença à marcher. Elle se rendit bien vite compte qu'il faisait très froid, ce qui eut pour effet positif de vraiment la réveiller. Se rendant compte qu'elle était pied nue et seulement en robe dans la neige, elle eut vite fait de revenir à l'intérieur. Elle se demanda un moment pourquoi elle était sortie, mais ne trouva pas vraiment de réponse. peut être qu'elle était encore dans un rêve quand elle s'était levé, une sorte de demi-sommeil. Se rappelant ce qu'elle devait faire à une heure si tardive, elle prit vite son poste avec Mushu. Cependant ce dernier ne fut pas d'un grand secour pendant le tour de garde, il s'endormit de nouveau même pas une demi-heure après. Elle veilla donc au repos des autres, faisiant quelques tour de la salle et des diverses alcôves. Elle jeta quelques coups d'oeil aussi. Visiblement le ciel serait clément pour leur départ. Elle finit par ce décider à réveiller Silma que lorsqu'elle vit le ciel s'éclaircir. Il ne devait rester qu'une oou deux heures avant que le soleil ne se montre.

Elle avait fait presque deux quarts à elle toute seule mais c'est ce qu'elle avait prévu depuis le début. Elle avait saisi lemanége de l'elfe qui voulait qu'elle se repose mais lui ne serait pas en meilleure forme s'il faisait trois des quarts dans la nuit. Tout deux auraient besoin d'un maximum de force, donc elle avait décidé de faire autant que lui. Elle alla donc le réveiller, murmurant quelques mots et lui touchant légèrement l'épaule si cela n'était pas suffisant. Une fois qu'il ouvrit les yeux, elle lui sourit et lui murmura chaleureusement:

- Le soleil se lève dans quelques heures, je te laisse finir comme tu le voulais.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Sam 21 Mar - 18:58

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Silma se demanda pourquoi Abaddon était maintenant rouge écarlate. Peut-être était-elle finalement tombé malade. Elle semblait presque gênée aussi, mais cela ne dura qu'un instant et la phrase suivante coupa net le cheminement des pensées de l'elfe.

"Je suis sure que tu trouveras quelque chose de plus précieux à nos yeux qu'un bijou..."

Silma resta interdit quand au sens de ces mots. Il tourna la phrase dans son esprit, essayant de la décortiquer de toute les façons possibles, mais cela n'avait pas plus de sens. Qu'est ce que la démone essayait de lui dire ? C'était sans doute l'utilisation du 'nous' qui le perturbait le plus. Il en était même à se demander si la démone et lui parlaient la même langue quand elle poursuivit, indiquant son accord pour les tours de gardes. Comme elle partait se coucher, Silma resta un instant sur place, essayant toujours de mettre du sens sur l'échange bancal qu'ils venaient d'avoir. Finalement, ne trouvant pas de réponse, il haussa les épaules et se dirigea vers l'entrée du tunnel qui donnait sur l'extérieure. Peut-être qu'il comprendrait plus tard.

Silma se posta à l'entrée de leur refuge improvisé et scruta l'extérieur avec sa vue aiguisée. Tout était calme, il n'y avait aucun mouvement et la luminosité baissait rapidement. Silma flatta le museau de Naulëin qui l'avait accompagné puis s'assit en posant son épée à côté de lui. La longue veille commençait. La louve sortit un moment, elle disparut rapidement du champs de vision de Silma alors que l'obscurité se faisait plus dense. L'elfe avait l'habitude de ce genre de choses, il était garde frontière après tout, les surveillances diurnes ou nocturnes faisaient parties de sa routine.

Silma ne ressentait pas la fatigue, il profitait juste de ce moment de calme pour laisser ses nerfs se détendre un peu. Le fait d'être de surveillance ne le stressait pas non plus. Dans les premières minutes de sa garde, il avait pris le temps de mémoriser les sons et les jeux de lumières qu'il était susceptible de percevoir. Désormais, il était juste attentif à ce que ses sens lui indiquaient. Si jamais quelque chose sortait de l'ordinaire, alors seulement il commencerait à s'inquiéter.

Pendant un moment, Silma resta simplement immobile, regardant souvent le ciel d'encre où les lambeaux de nuages laissaient parfois entrevoir les étoiles. L'elfe se fit la réflexion qu'elles étaient les mêmes ici que quand il les observaient depuis la Forêt Blanche. Cette pensée lui réchauffa un peu le cœur. Silma avait certes toujours voulu voir le monde au delà des frontières de la forêt, néanmoins, les grands arbres commençaient à lui manquait. Son 'chez lui' lui manquait. Mais grâce à l'aide de Abaddon, il serait bientôt rentré.

De fils en aiguille, le court tranquille de ses pensées le ramena aux corps sans vie étendus dans la neige à quelques mètres de lui. Tristesse, haine, colère, Silma se secoua pour ne pas laisser ces sentiments envahirent à nouveau son cœur. L'elfe regarda un instant autour de lui, tout était toujours aussi calme, il savait que les autres dormaient et n'entendraient pas. Alors, après un dernier instant d'hésitation, la voix de Silma s'éleva, douce et claire mais tenue. Il fredonna quelques accord en ancienne langue, avec les étoile et la neige pour seuls témoins. C'était une mélodie emplit de mélancolie, plus une prière pour les âmes perdues en fait.

Le dernier accord de Silma mourut dans l'air alors que Naulëin revenait vers lui. L'elfe n'avait aucune idée de ce qu'elle avait fait et il sourit. Qu'il aimait sa louve. Celle-ci vint frotter son museau contre son maître. A ce moment, Silma ressentit un petit frisson, restait sans bouger par des températures aussi glaciales n'était certes pas une très bonne idée. Presque à contre cœur, Silma se leva donc pour aller arpenter les grottes de son pas discret d'elfe pour être sûr de ne pas réveiller les autres. Après tout, il faut surveiller l'extérieur mais aussi l'intérieur. Silma reprit ensuite son poste à l'entrée de leur refuge.

Ce ne fut que quand il commença à sentir ses yeux se fermer qu'il consentit à aller réveiller Abaddon. Il avait sans doute un peu dépasser les trois heures qui avaient été convenues, mais peu importait. Surtout qu'en voyant la démone dormir à poings fermés, il se sentait presque coupable de la réveillée. Mais il fallait vraiment qu'il dorme un peu lui aussi, ou il ne serait bon à rien le lendemain. Il secoua donc délicatement la démone en l'appelant à mi-voix. Quand elle ouvrit ses yeux embrumés de sommeil, Silma se sentit encore plus coupable de la déranger, mais il se dit aussi qu'elle était mignonne à moitié endormi comme ça. Et à ce moment, il songea qu'il était vraiment temps qu'il prenne un peu de repos.

Par contre la réaction d'Abaddon le laissa sans voix. Depuis quand elle l'appelait 'mon p'tit loup' ? Comment ça 'ne fait pas de bêtises' ? Et puis Silma sentit nettement les lèvres de la démone se posaient sur sa joue, juste au niveau de la fossette, tout près de ses propres lèvres. L'elfe resta impeccablement immobile, tout s'était passé très vite et il tentait encore de trouver le sens de tout ça. Néanmoins, quand il sentit Naulëin se coucher près de lui, Silma revient au moment présent où seule comptait la fatigue qui semblait l'assommer en cet instant.

Sans vraiment y réfléchir, l'elfe se coucha à la place qu'occupait la démone. Il soupira de bien-être en s'allongeant sous la couette chaude. Encore une fois, le parfum épicé d'Abaddon l'enveloppa. La démone devait encore être à moitié endormi, elle ne s'était pas rendue compte de ses actes. Peut-être qu'elle avait cru être en présence de quelqu'un d'autre. Silma s'agita quand il ressentit une pointe de jalousie très mal venue en se demandant qui la démone pouvait bien nommer 'mon p'tit loup'. Puis un sourire pris place sur ses lèvres quand il songea que c'était sans doute un enfant puisqu'elle avait ajouté 'ne fais pas de bêtises'. Ou alors, Silma était tellement fatigué qu'il divaguait complètement.

D'ailleurs il s'endormit profondément en très peu de temps, ce qui le surprendrait au réveil. Néanmoins, c'était en fait totalement explicable. Depuis qu'il était parti de la Forêt Blanche, son corps n'avait cessé d'être éprouvé par cet environnement difficile. Puis c'était son esprit qu'il avait était mis à rude épreuve. De plus, Silma, de part son métier, avait déjà eu l'occasion de s'habituer à dormir dans des environnements potentiellement hostiles. Et puis c'était pratiquement inscrit dans son code génétique d'elfe. 'Dormir profondément', pour lui ça voulait simplement dire dormir tout en gardant ses sens en éveils pour réagir au moindre danger.

D'ailleurs, il perçut les allées et venues d'Abaddon, mais comme elle ne semblait pas en proie à la crainte (elle aurait couru, pas marché sinon) et qu'il lui faisait confiance, son esprit ignora simplement l'information et il continua de dormir. Néanmoins, cela lui permit de sentir la présence de la démone avant même qu'elle ne s'agenouille prés de lui pour le réveiller. Aussi, elle avait à peine touché son épaule qu'il remuait déjà, chassant le brumes de sommeil de son esprit. Il se leva et s'étira, se sentant frais et dispo pour enchainer un nouveau quart. Néanmoins, le remarque d'Abaddon le coupa dans son élan. Comment ça le soleil se levait bientôt ? Silma comprit que la démone avait sans doute fait plus que prévue elle aussi. Il allait faire une remarque, mais comme Abaddon se couchait déjà, il haussa simplement les épaules : si elle l'avait fait, c'est qu'elle s'en sentait capable.

Silma reprit donc sa garde qui fut aussi calme qu'en début de nuit, si ce n'est que l'elfe trépignait d'impatience à mesure que la luminosité se rehaussait. Il avait hâte de prendre la route désormais et s'il ça n'avait tenu qu'à lui, il aurait secoué tout le monde pour partir sur le champs. Il dut donc se faire violence pour attendre quelques heures de plus et laisser à tous un peu de repos supplémentaire. Quand enfin la lumière fut suffisamment vive, Silma alla réveiller les autres.

Le groupe prit un petit déjeuné rapide, puis se prépara au départ. Les bagages furent répartis équitablement en tenant compte des blessés. Léanen soutenait Mathwin et Silma s'occupait de Gwindor. La longue marche commença alors, Silma priait pour qu'ils ne rencontrent pas d'impairs. Ils s'étaient préparés au mieux vu les circonstances, mais la route enneigée jusqu'au pied de la montagne serait longue et périlleuse. Ensuite il leur faudrait quelques jours de marche supplémentaire pour rallier la Forêt Blanche, mais ce sera alors dans des conditions bien plus favorables.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Dim 22 Mar - 11:36

Message d'Abaddon, démone.

Silma c'était réveillé très vite à l'approche de la démone, comme s'il était dans un demi-sommeil. Après tout il avait sans doute bien plus l'habitude des tour de garde nocturne qu'elle, son corps c'était peut être donc adapté à rester alerte tout en lui offrant un sommeil réparateur. Abaddon, elle, était complétement vide et n'eut la force que de lui dire ces quelques mots avant de s'allonger pour prendre une peu de repos avant qu'ils ne partent. Elle s'endormi presque immédiatement et le restajusqu'à ce que Silma ne sonne le réveil général.

Ils le levèrent donc et sustentèrent leurs estomac rapidement tout en préparant le départ. C'est Mushu et Abaddon qui prirent la majorité des sacs vue que les elfes s'occupaient surtout de soutenir leurs blessés. La soleil brillés aujourd'hui sur les Montagnes Enneigées, ce qui était bon signe pour eux. Bien entendu, ils n'iraient pas aussi vite qu'en montant malgré le climat favorable et le fait qu'il descendent. En effet, le fait d'avoir deux blessés sérieux, les rendait bien plus lent. Ils firent un arrêt lorsqu'ils atteignèrent le dernier refuge que Silma et la démone avaient utilisé. Le soleil était déjà haut dans le ciel, signe qu'ils avaient mit bien plus de temps qu'ils ne le pensaient. Mais de toute manière à moins de laisser les "handicapés" ici, ils ne pourraient pas vraiment aller plus vite que ça.

Leur cible était au moins d'atteindre l'endroit où ils avaient passés la nuit lors de l'ascension. Mais alors que le soleil disparaissait lentement derrière les montagnes, ils ne voyaient toujours pas l'excavation qui leurs avaient servi d'abris. Tout le monde avait l'air épuisé mais ils ne pouvait pas simplement s'arrêter au milieu du "chemin", surtout si le temps se gâter au cour de la nuit. Tout s'assombrissait et Abaddon commençait à avoir du mal à discerner quoi que ce soit dans cette mer blanche, mais tout comme la première fois, se fut grace aux sens aiguisés de Naelin qu'ils finirent par trouver le lieu en question.

L'abris était tout aussi petit que dans les souvenirs de la démone, ils allaient devoir se serrer pour pouvoir rentrer tous ensembles. Ils firent un feu avec les morceau de bois qu'avait put ramasser Abaddon le soir d'avant, le fait que ce soit Mushu qui les avaient porté toute la journée, avait suffit pour les séchés. Cette fois, ils ne manquerait pas de bois jusqu'à atteindre la forêt. La nouriturre était également en quantité suffissante, surtout qu'ils n'avaient pas grand appétit depuis les révélations des deux elfes appartenant à la caravane. Ils s'installèrent donc du mieux qu'ils purent alors qu'une brume légère commençait à envahir la montagne. Elle persista et s'épaissit d'avantage durant la nuit. C'était une de ses nuits très calme, peut être même trop calme.

Au matin, alors que le soleil tentait de se frayer un chemin au travers de se voilepresque tangible, Nauëlin commença à s'agiter assez nerveusement. On ne pouvait savoir si c'était un mauvais signe ou pas, mais elle ne cessait de faire des allers retour entre l'abris et la falaise. Ce comportement sembla se transmettre à Mushu qui se leva d'un coup grognant assez férocement. Toutes les personnes présentes sentaient que quelque chose aller se produire. La brume commeçant à faiblir, Abaddon suivit Nauëlin jusqu'au bord de la falaise et aperçut ce qui dérangeait les deux créatures. En contrebas, elle pouvait voir une sorte de serpent de feu qui progresser rapidement sur le sentier. Bien sur elle se doutait que ce n'était pas ça, mais ne prit pas le temps de réflchir. Elle déploya ses ailes et sauta pour voir de plus près ce qui était à l'origine de l'agitement de ses compagnons animaux.

Bien sur, si elle avait attendu quelques secondes de plus, des yeux d'elfes auraient pu lui dire qu'il s'agissait de plusieurs petite flamme avançant sur un même rythme, probablement que les flammes étaient produite par des torches, donc il s'agissait sans doute d'une compagnie d'humanoïdes avançant rapidement sur le chemin. La chevalière se rendit compte de cela que lorsqu'elle passa juste au dessus d'eux avant d'aller se poser quelques mètres en amont de cette compagnie. Mushu poussa un profond hurlement, comme pour la prévenir d'un danger, avant de partir à toute allure pour la rejoindre.

Les ailes de la démone se replièrent alors qu'elle posait sa main droite sur la poignée de son épée au cas où les choses tournent mal. Après quelques seconde, elle put percevoir les créatures qui continuaient de progresser. Des armures elfiques aussi blanche que la neige accompagnait d'une cape blanche également mais visiblement faites de fourrure. Leurs visages ne laissaient également aucun doute sur leurs origines elfiques mais ils avaient la peau bien plus pale que celle des elfes qu'elle avaient déjà vue. Serait-il possible qu'ils soient des elfes vivaint presque en permanence dans ces contrées ? Hélas la démone eut peu de temps pour se poser des questions. Dés que les premiers membres de la force militaire l'aperçurent, ils dégainèrent leurs épées immédiatement, lançant l'attaque avant même que la démone ne puisse parler.

Elle eut tout juste le temps de sortir son arme et de parer l'attaque verticale qui était destinée la fendre en deux. Le second elfe de la première ligne profita qu'elle était occupé à contenir le premier assaut pour tenter de lui asséner une attaque horizontale au niveau de l'abdomen. La démone n'eut d'autre choix que de bondir en arrière pour esquiver. La lame trancha seulement le manteau qu'elle portait, mais c'était la preuve que ce n'était pas que de simple soldat qui lui faisait face. Deux autres créatures aux oreilles pointues rejoignirent les deux autres alors que les reste semblait simplement attendre l'issue du combat. Abaddon avait l'avantage du terrain mais entre les vêtements chaud qui l'encombrait bien plus que nécessaire et le fait qu'ils soient bien trop nombreux, elle doutait de s'en sortir en un seul morceau. Elle baisa légèrement son arme, tout en gardant ses yeux sur ses adversaires au cas où et parla rapidement:

- Je ne cherche pas querelle, juste au-dessus de nous se trouve un groupe de survivant elfe. Ils ont besoin de votre aide. Je n'ai fait que leur porter secour.

Lorsqu'elle finit de parler, une personne s'avança, dépassant les quatre combattant. Nule doute que c'était une fée. Elle avait la même taille que la démone et semblait à peine plus vieille que Silma. Elle portait sur le côté une épée de chevalier, mais pas de celle qu'on pouvait souvent voir en possession d'un habitant de la Forêt Blanche. Non la conception de cette arme était clairement démoniaque. Elle s'arrêta à quelques mètres de la démone et parla froidement:

- Et bien, nous constaterons nous même l'empleur du carnage dont tu es responsable une fois que j'aurai rajouté tes belles ailes de plumes noires à mes trophées.

Quand elle eut fini, les quatres elfes chargèrent tel un seul homme, laissant peu de chance à la démone de pouvoir éviter une blessure lorsqu'elle se défendrait.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Dim 22 Mar - 15:04

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Ils avaient décidé de suivre le même chemin qu’avaient pris Abaddon et Silma en montant. L’elfe était à peu près persuadé que ce n’était par là qu’il était passé avec l’équipe de recherche. En même temps, le but n’était de suivre leurs traces, juste d’arrivée en bas de la montagne. Mieux valait marcher quelques jours de plus en terrain boisé que d’essayer de se repérer au milieu de cette neige d’un blanc uni qui lissait les contrastes.

Silma soutenait Gwindor, le soldat avait beau faire la forte tête, ses blessures le gênaient vraiment pour avancer. Leur progression était lente, rendue encore plus ardue par la pente raide, les arrêts étaient fréquents pour permettre à tous de reprendre un peu leur souffle. Plus le temps passait, plus Gwindor prenait appuie sur lui et Silma était sûr de ne plus sentir son épaule droite à la fin de la journée. Abaddon et Mushu avaient pris la tête suivis par Léanen et Mathwin, Silma et Gwindor fermaient la marche. Quand à Naulëin, elle faisait d’incessants allers et retours entre le début et la fin de leur petite file indienne.

Silma ne cacha pas son soulagement quand enfin sa louve repéra leur abri de fortune. En fait, tous étaient éprouvés par la journée de marche. Ils mangèrent rapidement et entreprirent tous de se reposer au plus vite, comme par un accord tacite. Silma s’adossa au mur, tout près de l’entrée, avec une couverture pour atténuer les courants d’air et Naulëin à ses côtés. Le garde jugea inutile d’instaurer des tours de veille pour cette nuit. Vu la configuration de leur abris, lui et Gwindor se réveilleraient aux moindre bruits suspects, suivis de près par les autres. Ils pouvaient aussi compter sur les sens aiguisés de Mushu et Naulëin.

La nuit fut calme et au matin, Silma fut réveillé par l’agitation de sa louve. Il se tendit lui aussi, Naulëin ne s’agiterait pas sans raison et il jugea plus prudent de partir au plus vite. Il en était encore à préparer de quoi sustenter un peu leurs estomacs avant de reprendre leur marche que la démone se leva pour suivre sa louve et disparaître dans les restes de brume qui s’accrochaient aux falaises. Silma ne s’en inquiéta pas de suite, mais quand il entendit le hurlement de Mushu et qu’il vit Naulëin revenir à fond de trait en jappant nerveusement, son sang ne fit qu’un tour.

Abandonnant là les autres elfes et tous bagages inutiles, il ne pris que ses armes et couru derrière Naulëin. Quand il arriva en haut de la falaise, il ne fallut qu’un instant à sa vue aiguisée pour lui permettre de percevoir toute l’urgence de la situation. Abaddon faisait face à une compagnie elfique lourdement armée qui avançait droit sur elle. Silma ne chercha pas à comprendre pourquoi diable la démone était seule face à ceux de sa race et il empoigna l’arc qu’il avait dans le dos. Cette arme n’était pas à lui, il s’était simplement permis de la récupérer parmi les décombre de la caravane, se promettant de la remettre à la famille du défunt en rentrant à la Forêt Blanche. Mais en attendant, Silma avait pensé (à raison visiblement), que cette arme pourrait lui être utile, après tout, il était plus doué à l’arc qu’à l’épée.

Néanmoins, cette arme n’était pas la sienne, son propre arc avait était brisé lors de son combat contre le Oünmat. Or, son arc habituel était un peu plus court et surtout plus souple que celui qu’il tenait en ce moment. Tirer à cette distance en restant précis lui serait sans doute très difficile. Mais lui n’avait pas d’ailes. Aussi, et alors que les premiers crissements des épées s’entrechoquant retentissaient contre les parois de la montagne, Silma s’élança simplement sur la pente raide, comptant sur son habilité elfique pour lui permettre de rester vivant. Après quelques sauts, quelques glissades et un beau roulé-boulé, Silma était maintenant à une distance raisonnable du combat qui opposait Abaddon aux elfes.

Silma repris ses appuis, il n’avait pu trouver que quelques flèches en bon état parmi les décombres de la caravane, mais ce serait suffisant ici. Alors que la menace de la fée envers SA démone (car oui, c’est exactement comme ça que son esprit le perçut en cet instant) résonnait à ses oreilles sensibles tel le pire des affronts. Silma prit deux flèches entre ses doigts et tendit la corde, qui lui résistât d’une manière dont il n’avait pas l’habitude, mais un arc reste un arc et son tire fut juste. Les deux flèches tracèrent leurs routes jumelles dans l’air pour venir se ficher dans la neige, entre les soldats elfes et Abaddon. Ce qui eut pour effet de couper net les soldats dans leurs charges. De toute façon, si cela n’avait pas était suffisant, il y avait maintenant un reptile géant et une louve sur leur chemin, les deux animaux montrant des crocs menaçants en grondant.

Silma n’avait certes pas attendu de savoir où ses flèches allaient arriver, et avait reprit sa couse juste après avoir tiré. Il se posta donc devant la démone avant que les autres elfes aient pu analyser les nouvelles informations et décider de la marche à suivre en combat. Silma tendit de nouveau son arc, visant de façon menaçante les soldats face à lui. En cet instant, il avait toute la prestance d’un combattant émérite pouvant se révélait très dangereux en combat. Néanmoins, Silma ne se faisait pas d’illusion, il avait bien comprit qu’il n’était certainement pas de taille contre ces soldats qui paraissaient bien plus expérimentés que lui. Il nota également distraitement que ces elfes n’avaient pas l’air de venir de la Forêt Blanche. Néanmoins, ce n’était pas sa priorité, pour le moment il devait désamorcer sans violence cette situation délicate.

"Que tout le monde se calme ! Je suis Silma Telimec, garde de la Forêt Blanche et cette démone est avec moi. Ce n’est pas une ennemie !"

Disant des mots, Silma baissa légèrement son arme en preuve de bonne fois. Néanmoins, il gardait ses muscles tendus, près à répondre au moindre signe agressif de la part des autres elfes. Au moins, entre ses vêtements et son attitude, on pouvait difficilement l’accuser de mentir sur son grade. Les soldats semblèrent hésiter, jetant des regards vers la fée qui semblait les diriger, elle-même plongée dans une profonde réflexion. Silma se mordit discrètement la lèvre inférieure, il espérait de tout cœur qu’ils rangeraient leurs armes. Non seulement il n’était pas sûr de pouvoir leur tenir tête, mais en plus ça restait des êtres de sa propre race, il n’avait aucune envie de lever son arme contre eux. Et il espérait vraiment qu’ils penseraient comme lui.

Silma hésitât un peu, devait-il expliquer à ces elfes la raison de leur présence ici ? Mais eux n’étaient sans doute pas là par hasard non plus… Que savaient-ils exactement ? Ayant trop d’inconnues dans l’équation, Silma décida simplement d’attendre leur réponse et d’en savoir plus avant de tenter quoi que ce soit.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Lun 23 Mar - 9:58

Message d'Abaddon, démone.

Alors qu'Abaddon se préparait à se défendre, la charge des quatre soldats fut stopper. Des flèches venant visiblement du flan de la montagnes vinrent s'échouer à quelques centimètres des pieds de la démone. Cela eut pour effet d'arrêter les combattants qui cherchait à savoir si cela prevenait de chez eux ou non. Ce qui donna assez de temps pour que les deux créatures rejoignent la chevalière. Mushu et Nauëlin, tous crocs dehors firent légèrement reculer les elfes. Puis se fut au tour de Silma d'arriver se postant devant elle de manière très autoritaire. Décidemment c'est elfe était vraiment surprenant, au premier abord, nul ne penserait qu'il disposait d'un tel courage. Cela fit sourire la femme cornue qu'il soit venu à son secour cependant, elle doutait que cela stoppe la femme au commande.

Cette dernière leva sa main droite et les quatres attaquants rangèrent leurs armes et se poussèrent sur les côtés s'agenouillants. Elle baissa le poing faisant pivoter son poignet avant de s'avancer directement vers la démone et l'elfe de la forêt blanche qui avait sans aucun doute perdue la raison. Elle dégaina son épée tout en parlant à Silma, même si son regard était fixé sur la démone.

- Je n'ai rien contre vous Silma Telimec, mais je suis persuader que c'est cette démone qui vous contrôle. Tout comme l'épée qu'elle porte fait d'elle une voleuse je suis persuader qu'elle a trouvé le moyen de vous rendre docile et obéïssant par un quelconque sort. Par conséquent, je me dois de l'éliminer pour vous rendre votre liberté.

Elle chargea alors d'un seul coup comme si elle avait utilisait ses ailes de fée pour la propulser en avant. Mais malgré ce qu'elle venait de dire, c'était bien le garde frontière qu'elle visait. Ignorant s'il aurait le temps de réagir la démone le tira immédiatement en arrière et habatit son épée avec élan pour bloquer la courbe ascendante de l'épée de cette commandante bornée. Quand Abaddon la regarda, cette dernière souriait comme si elle était contante de cette réaction. Elle savait très bien ce qui allait se passer, mais pourquoi ? Un instant plus tard, la fée s'agenouilla devant la plus grande incompréhension De la démone et sans doute de Silma.

*Pas de vent... Une visibilité quasi parfaite... Moins de quinze mètre de distance... Il fait froid mais j'en ai l'habtitude, j'ai été formé pour combatte dans le froid. Mon arc est près, il ne me manque que le signal. Et le voilà... je prends une flèche, l'encoche, bande mon arc et ajuste mon tir. Je retiens ma respiration puis je lâche ma flèche espérant apporter la mort de la créature maléfique...*

*Un sifflement... un cri... une douleur...*

Abaddon ne compris que trop tard, le pourquoi de cette attitude. Elle eut à peine le temps d'émettre un faible cri en écartant les bras qu'elle fut coupée net dans son souffle. Elle n'avait même pas eut le temps d'entendre le son du tir. Elle mit du temps avant de pouvoir baisser la tête, tout cela semblait si irréel. Elle avait l'impression de ne plus être que spectatrice de la scène, sans pouvoir vraiment agir. Un sourire carnacier s'élargissait encore d'avantage sur le visage de la commandante alors que la chevalière titubait en arrière.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Lun 23 Mar - 12:37

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Une fraction de seconde, Silma hésitât un court instant alors qu’il aurait pu décocher une flèche dans les jambes de la fée pour la couper dans son élan. Il hésitât car cette femme, malgré son agressivité, restait de la même race que lui. Et cette hésitation fut fatale. Plus réactive, Abaddon le tira en arrière sans qu’il ne puisse résister au mouvement. Sa main droite lâcha la corde à moitié tendue de l’arc et il eut juste le réflexe de resserrer les doigts de la main gauche sur la flèche pour ne pas la perdre. Silma reprit ses appuis, juste à temps pour voir la fée s’agenouiller devant la démone. L’elfe comprit la manœuvre un instant avant qu’Abaddon n’émette un souffle de douleur, car ses oreilles sensibles captèrent également le son caractéristique d’une flèche fendant l’air.

Silma n’avait pas le temps de constater la gravité de la blessure de la démone. Il préféra donc l’occulté de son esprit pour le moment et espérer que Mushu s’occuperait de sa maîtresse. L’elfe se déplaça légèrement pour avoir une ligne de tire dégagée et il replaça les mains sur son arc. Partant d’un constat simple, si le tireur avait pu atteindre Abaddon, alors il pourrait atteindre le tireur. Ses yeux d’elfes repérèrent son ennemi alors qu’il tendait la corde qui lui résista de manière agaçante. Cesse de trembler ! Juste avant de décocher sa flèche, Silma émit un claquement de langue sec.

Naulëin ne se le fit pas dire deux fois. Elle sauta sur la fée qui menaçait Abaddon de son épée et cloua l’impudente au sol, tous cors dehors. La flèche de Silma fendit l’air et alla se ficher dans l’épaule droite de son adversaire. Le but n’était pas de le tuer, juste de l’empêcher d’arme un autre tire. Rapide, le garde lâcha la corde de son arc et dégaina son épée, pour la placer sous le cou de la fée, toujours à terre. Il eut également le réflexe de bloquer l’arme de la fée avec son pied, lui interdisant toute défense immédiate. Naulëin sauta en arrière pour faire face à leurs autres opposants.

"Que personne ne bouge ! Ordonna Silma d’une voix claire et forte, tenant toujours la fée à la merci de sa fine épée. Cessons de suite ces effusions de sang inutiles, cette terre n’en a déjà que trop vu. Gronda-t-il, menaçant, en lançant un regard noir vers les autres soldats. Pour la dernière fois, cette démone, que vous agressez sans raisons, n’est pas une ennemie ! Et je ne suis pas contrôlé par un sort quelconque, n’importe quel mage avec un minimum de compétences pourra vous le confirmer. Reprit-il en regardant de nouveau la fée à terre. J’ai été envoyé ici, avec une équipe de recherche, pour secourir une caravane de marchants attaquée par un Oünmat, dont ils avaient eux-mêmes déclenchaient la colère. Malheureusement, ce même Oünmat nous attaqué et la plupart des membres de l’équipe sont morts. Sans cette démone, je ferrais parti de ceux-là également. Elle m’a secouru et aider à retrouver trois autres survivants."

Une fois son discourt terminé, Silma se félicita du fait qu’au moins, les soldats l’avait laissé parler jusqu’au bout. Mais rien ne promettait qu’ils resteraient aussi calmes dans les minutes suivantes. Silma espérait vraiment que ces mots suffiraient, mais dans son esprit, il se préparait déjà à subir l’attaque des autres elfes. Il avait beau tourner la situation dans tous les sens, aucune issue clémente ne se profilait à l’horizon.

"Cessons ce combat stérile. Rajouta Silma, voulant à tout prix que cet affrontement ne dégénère pas plus encore. Essayons de nous calmer et de régler ce malentendu par les mots. J'ai été honnête en vous expliquant le raison de notre présence ici. Peut-être pourriez-vous faire de même."

Il n’avait pas encore tourné son regard vers Abaddon, préférant rester concentré sur ses ennemis du moment. Mais soit la démone n’était pas trop blessée et elle finirait par avoir raison de ses agresseurs, à coup de sphères magiques si nécessaire (Silma avait déjà vu de quoi elle était capable). Soit sa blessure était trop sérieuse, dans ce cas il pourrait peut-être ralentir un peu leurs opposants, le temps que Mushu et Naulëin déplace Abaddon en sécurité. Mais ce ne serait que provisoire et il n’était pas sûr de l’état dans lequel lui-même se trouverait après un tel affrontement.
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Abaddon

Invité



MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Mar 24 Mar - 10:56

Message d'Abaddon, démone.

La démone parvenait à peine à tenir debout suite au choc qu'elle avait encaissé, la douleur n'aidant pas plus elle lutta tant bien que mal alors que Silma réagissait à l'attaque. Il tira également un fléche, sans doute vers celui qui avait tirer le premier. Un cri s'éleva, il devait sans doute avoir atteint sa cible. Mais il n'en resta pas là et immobilisa celle qui avait l'air d'avoir le commandement de ses troupes. Il était d'ailleurs étrange qu'une telle personne n'ait pas réagit plus vite. C'était comme si elle c'était totalement laissé faire par Silma. Par contre les quatres hommes s'étant agenouillé à la base, ne l'était plus vraiment. Dégainant leurs arcs d'un seul gest et prennant une fléche d'une second. À peine Silma avait prit position sur la commandante que déjà quatre flèche étaient prêtes à le frapper. Ils ne tirèrent pas mais il était clair que la mort foudroirait le garde frontière au moindre geste.

Le discour de Silma sembla faire hésiter les quatres hommes qui le ciblaient mais en ce qui concernait la commandante clouée au sol, elle n'exprimait aucune émotion. Ni crainte, ni colère, ni quoi que ce soit d'ailleurs. C'était comme si elle portait un masque neutre.

Abaddon finit par posé un genou à terre, la scène qui se déroulait devant ses yeux semblant de moins en moins réelle à ses yeux. Elle se demanda un moment si la brume qui voilait sa vision était réel ou non. Elle n'osa toujours pas regarder sa blessure, de peur que la vue de la position de la flèche ne la paralyse un peu plus. Cacher par Silma, elle pourrait peut être lui permettre de fuir. Elle commença donc à généré une sphère de destruction dans sa main gauche. Cela ne lui permettrai sans doute pas de vaincre les trente guerriers mais si elle ciblait la falaise, peut être qu'elle pourrait en emportait une bonne partie avec elle.

Le discour de l'elfe reprit, permettant à la démone de rassemblait plus de force pour ça dernière action héroïque. Cependant lorsqu'il termina, une réponse lui parvint, c'était clairement la voix qu'ils avaient déjà entendu plus tôt mais elle provenait de plus loin, comme si elle utilisait un quelconque pouvoir faisant émettre le son de sa voix d'une autre personne. Mais lorsqu'une copie parfaite de la personne, que Silma tenait en respect, apparut derrière les quatre guerriers, ils comprirent que c'était une magie tout autre.

- Nous avons été contacté par l'un des survivants de la seconde expédition, et nous sommes ici pour mettre fin à la folie rageuse du Oünmat. Visiblement il n'était pas au courant qu'il y avait d'autres survivants. Je suis Elenwë Talrindel, commandante des Marcheurs Blancs. Pour faire simple nous somme une force d'élite spécialisé pour les combats dans les Montagnes Enneigées. Se disant sans doute que le fait qu'elle soit en double étant sans doute très perturbant pour ses interlocuteurs, elle claqua des doigts et le corps, que le membre de l'expédition de secour, gardait en otage disparut. Elle reprit ensuite: Si vous êtes pret à mettre votre honneur en jeu, nous ne ferons rien à VOTRE démone, enfin si elle survit à sa blessure bien sur.

Comme pour faire écho à ses mots, dis sur un ton de dégout, le bruit d'un corps s'effondrant dans la neige parvint jusqu'aux oreilles de l'elfe. Visiblement la blessure était plus importante qu'ils ne l'avaient pensé, à moins qu'elle fut enduite de certaines herbes tel que du poison ou un quelconque onguent paralysant.

Abaddon avait de plus en plus de mal à respirer, pourtant la douleur se localiser sur son flan droit et non sur sa poitrine. Elle comprit que le but n'était pas de la tué, du moins pas immédiatement. Sa vue était déjà perdue la vue et elle sentait le froid mordant son corps. Elle n'avait même pas réaliser qu'elle s'était effondrée. Elle déplaça faiblement son bras en direction de Silma, tentant de le toucher peut être une dernière fois.

*Suis-je si faible ? Est-ce une simple fléche qui aura raison de moi ?*
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Neige mortelle (Silma - Abaddon)

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