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 Neige mortelle (Silma - Abaddon)


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Silma

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MessageSujet: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Dim 22 Fév - 20:13

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Le froid, intense, mordant, les elfes ne souffrent pas autant du froid que les humains, ils sont plus résistant aux aléas du climat. Pourtant, en cet instant, trempé jusqu’aux os par des températures négatives, Silma ne ressentait plus que cela : le froid. Traite et insidieux, affaiblissant son corps et son esprit. Cette une mission devait pourtant être simple et rapide…

*Flash Back*

Un riche marchant elfe du nom de Torlindel se présenta ce matin là aux portes de Gard’nor, une petite ville située à la frontière nord de la Forêt Blanche. Il était affolé et accompagné de quelques membres de sa famille (femme, frère, oncle,...) et de quelques associés, tous marchants de sa caravane, ainsi que de deux ou trois domestiques. Les gardes qui les prirent en charge eurent droit à un récit décousu et ponctué de sanglots, mais après de longues minutes à calmer les pauvres elfes apeurés, ils finirent par en savoir plus.

La caravane, transportant des articles de grandes valeurs tout droits venus des mines naines, avait été attaquée alors qu’ils tentaient de franchir les Montagnes Enneigées, voulant éviter le détour par les Terres Draconiques. Un chemin déjà dangereux en été, mais qui devint quasiment suicidaire en plein cœur de l’hiver. Mais ces articles d’une rareté sans pareille valaient cette prise de risque selon le marchant. Un tel échange commercial devait permettre de renforcer les liens économiques entre les elfes et les nains.  
Comprendre ce qui avait attaqué le marchant et sa famille fut plus délicat encore, les victimes parlaient d’un monstre de neige et de glace haut de plusieurs mètres. Puisqu’ils avaient été pris dans une tempête de neige, cela pouvait tout aussi bien être une meute de loup, un aigle ou encore un ours. Les témoignages lacunaires et parfois incohérents des marchants n’apportaient aucune certitude à la question.


Les elfes sont souvent retissant quand il s'agit de sortir de leur chère forêt. Mais quand il faut sauver les leurs, il n'y a pas plus loyale qu'eux. Aussi, rapidement, une expédition de sauvetage fut montée. Le but était double : Récupérer les précieux achats du marchant, perdus lors de l'attaque. Mais aussi, et surtout, sauver les membres de la caravane toujours coincés dans les montagnes. Notamment Léanen, la fille de Torlindel et son neveu, Mathwin. "Emportés par le monstre", disait le marchant. Mais : "Abandonnés en arrière", était le terme plus juste d'après Silma. Quoiqu'il en soit, une compagnie de 10 elfes fut formée : 5 pisteurs (dont Silma), 3 guerriers lourdement armés et 2 mages. L'un avec un don de vision pouvant servir à localiser les victimes, l'autre ayant le pouvoir de prédire et éventuellement influencer (mais vraiment pas beaucoup) les changements du climat.

Silma fut assigné à cette mission pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce qu'il était justement en poste à Gard'nor ce jour la. Mais aussi pour ses capacités de traqueur, ou plus précisément celles de Nauëlin, sa louve. En effet, les pisteurs sont souvent accompagnés de chiens à moitié loup, mais les vrais loups sont rares. Nauëlin, compagne de Silma, était une belle louve, haute sur patte, au pelage gris sombre et épais avec de beaux yeux bleu arctique. L'avoir pour aide dans cette mission, où le but était de retrouver rapidement les disparus, serait un avantage indéniable.

Le soir même, l'expédition se mettait en route vers les montagnes. Une demi-journée plus tard, l'ascension des cols enneigés commençait. Leur progression était lente, puisqu'il fallait pister les traces des marchants, notamment à l'aide de l'odorat des chiens. Mais les elfes étaient équipés pour affronter le froid, des chaussures doublées de fourrure, des hauts faits de laine ou de coton, des manteaux chauds et des capes imperméables. Les paquetages étaient repartis équitablement entre les différents membres d'une équipe compétente qui paraissait la plus équilibrée possible. L'expédition avait été correctement préparée. Pour le moment, le soleil était de la partie, pas un nuage ne couvrait le ciel bleu. En somme, tout semblait réuni pour une mission rapide et couronnée de succès, malgré la difficulté de leur tâche.

Aussi, Silma se permit de savourer ce moment. C'était la première fois qu'il s'éloignait de plus de 100 mètres de la lisière des arbres. Lui qui avait toujours rêvé de découvrir le monde, il était ravi. Il admirait le paysage toujours plus blanc à mesure qu'ils gravissaient la montagne, ainsi que la vue qui s'offrait à lui de cette hauteur. Il se passionnait pour les plantes qu'il ne connaissait pas, il mémorisait chaque couleur, chaque odeur, chaque son nouveau. Mais toute la curiosité du monde ne l'aurait pas empêché d'être concentré sur sa tâche.

Néanmoins, en cet instant, Silma ne pouvait pas imaginer que leur mission tourne mal. Il n'était pas naïf, il savait qu'elle serait difficile, mais il n'était pas seul et le danger semblait bien loin. Comment aurait-il put imaginer qu'il se mettrait à haïr le contact doux, froid et humide de la neige, qu'il appréciait pourtant en ce moment ?

Après 3 jours de marche, la compagnie passa un petit col, aussitôt, le ciel se couvrit brusquement. Le temps changea rapidement, sans que leur mage météorologue ne parvienne vraiment à le prévoir. Les elfes furent alors pris dans une tempête de neige aussi incompréhensible que violente. Il ne fallut pas longtemps aux mages pour comprendre que cette tempête n’était pas d’origine naturelle. Quelqu’un, ou quelque chose, influençait le climat.

Cela faisait déjà plusieurs heures que la compagnie luttait dans la tempête, la visibilité était très limitée, aucun son n’était audible à part le grondement assourdissant du vent. Malgré leurs couches de vêtements, le froid commençait à engourdirent leurs membres. A cet instant, Silma fut interpelé par un coup de museau de Nauëlin. Elle le mena alors vers un éclat brillant, coincé entre des rochés qui dépassaient à peine de la neige. Silma découvrit un collier d’or, incrusté de rubis et d’émeraudes, un des articles du marchant sans doute. L’elfe tenta donc d’appeler ses compagnons d’armes, mais ils s’étaient déjà éloignés. Silma prit le collier, se releva, luttant contre le vent pour tenter de rattraper les autres. Soudain, un hurlement d’une violence inouïe s’éleva au dessus de la tempête, semblant faire trembler l’air et la montagne elle-même.

Silma sentit la peur s’instiller dans ses veines, il se pressa de rejoindre les autres, alors confrontés au gardien des glaces : Un Oünmat. Un esprit-ours de 5 mètres de haut, à la fourrure blanche zébrée de glace. Silma eut le temps d’apercevoir des corps étendus dans la neige. Visiblement pas ceux de ses compagnons, eux étaient toujours debout. Peut-être les autres marchants de la caravane ? Mais ses réflexions furent coupées par le terrible grondement du Oünmat. Pourquoi cette créature normalement relativement pacifique était-elle aussi en colère ? Les marchant l’avaient-ils tirée de son sommeil en foulant son territoire ? Etait-ce pour cacher leur erreur qu’ils avaient été si vagues dans leurs témoignages ?

Mais le temps n’était plus aux questionnements, le combat contre le Oünmat s’engagea. Et tout se passa très vite. Généralement, les elfes évitaient de blesser un animal, surtout une créature aussi sacrée que celle-ci. Mais quand il devint évidant que le Oünmat était trop en colère, que lui ne retiendrait pas ses coups, que lui voulait leur mort. Les elfes durent se battre pour survivre.

Nauëlin s’était elle aussi courageusement jetée dans la bataille, ralliant les chiens à ses côtés par un long hurlement de guerre. Silma avait laissé son instinct de combattant prendre le dessus, dans ces conditions difficiles, face à cet ennemi puissant, avec la tempête qui faisait rage, il ne souvenait pas exactement de l'enchaînement des événements. Juste qu’à un moment, il avait vu Nauëlin être projetée vers un précipice. Le lien d’amitié profonde qu’il partageait avec sa louve l’avait poussé à agir. Comment aurait-il pu savoir à ce moment qu’il avait fait un choix irréversible ?

Il voulait juste retenir Nauëlin, mais le poids de la louve l’entraîna à sa suite. La chute fut rude, longue, sans doute qu’une coulée de neige l’avait-elle emporté dans son sillage. Silma tomba ensuite dans un ruisseau d’eau glacée et il fut entraîné par le courant, déjà plus qu’à demi conscient.


*Fin du Flash Back*

Maintenant, le jeune elfe était étendu sur une rive de terre, les jambes traînant encore dans l’eau froide. On pouvait voir l’éclat doré du collier, ramassé plus tôt, dépasser d’une de ses poches.  Le sol n’était plus couvert que d’une fine pellicule de neige, il avait du être ramené plus bas sur le flanc de la montagne. Mais les températures étaient encore glaciales, et une couche de givre recouvrait peu à peu son corps mouillé.

Nauëlin, qui par miracle n’était pas tombée avec son compagnon dans l’eau, avait suivit le ruisseau. Elle rejoignit Silma en courant à en perdre haleine. La louve donna un petit cout de museau sur le visage de l’elfe. Mais celui-ci, affaibli, ne pu que gémir faiblement. Nauëlin le tira alors plus haut sur la rive. Ensuite, dans son désarroi, elle poussa un long hurlement plaintif. Puis, elle finit par se coucher près de Silma, tentant de le réchauffer un peu. Il fallait que quelqu’un ait entendu son appel à l’aide, ou la vie de Silma serait en danger.


Dernière édition par Silma le Dim 12 Avr - 10:12, édité 1 fois
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Lun 23 Fév - 15:32

Message d'Abaddon, démone.

La guerre approchait, elle le sentait. Depuis qu'elle était retournée à La Citée, après son escapade de quelques semaines qui l'avait conduite de chez elle au territoire elfique puis jusqu'en territoire humain, elle sentait que quelque chose avait changé. Les guerriers avaient le regard fermé comme s'il se préparait déjà à l'inévitable. plus de patrouilles sur le territoire, les forges qui tournaient à plein régime, une mobilisation générale des troupes régulières et même plus d'entrainements pour les réservistes. Pourtant rien n'avait changé dernièrement chez les démons, mais le roi semblait savoir que ce qu'il se passait chez les elfes auraient de nouvelles conséquences. Il ne fallait pas être sorcier pour comprendre, juste observateur: la chute économique conduit à la pauvreté et à la faim, il faut donc une guerre pour stabiliser un royaume. Il suffit de réduire la population et d'être victorieux pour relancer l'économie de son peuple. C'est pour ça que les démons se préparaient, bientôt les elfes et fées entreraient en guerre et eux ils seraient près.

Cette éventualité chagrinait beaucoup Abaddon surtout après qu'elle ait eut de "bon" contact avec les elfes lors de sa dernière aventure. Mais si la guerre venait vraiment sur le territoire démoniaque elle laisserait ça de côté afin de protéger le peuple qui l'entourait. Elle avait prété serment de le défendre coute que coute contre ses ennemies quels qu'ils soient qui viennent de l'extérieur ou de l'intérieur, par conséquent elle serait la première à se battre peu importe de quelle race venait ses adversaires. 'est donc pleinement résolu qu'elle s'aventura une fois de plus en territoire elfique. Bien sur, cette fois, elle avait prit des provisions, des vêtements et d'autres choses utiles pour son périple. Non pas que la route fut longue mais vue qu'elle comptait rester quelques temps sur place, il lui faudrait de quoi survivre.

Son but n'était pas de faire une quelconque provocation, ni d'espionner pour savoir comment la situation évoluer. Non, ce n'était pas vraiment son genre. Mais elle, qui était démone et donc habituer à de grandes chaleurs, devait s'endurcir et quoi de mieux pour ça que les montagnes enneigées. Ainsi elle pourrait tester ses limites et sans doute en ressortir plus forte. Elle choisi donc une zone avec peu de neige quand même, le but n'était pas de mourir de froid. Mias il y en avait suffisemmenet pour que cela rende ses entrainements difficiles. Ensuite, il fallait que ce soit peu boisé, si elle devait être surprise par des elfes, autant qu'elle les entende ou voit arriver. Puis non loin d'une rivière, ainsi il serait simple d'avoir de quoi boire et éventuellement se laver. Bien sur le problème avec une rivière, c'est qu'il n'est pas rare d'y croiser des animaux ouautres créatures passants par là. Elle tenta donc de trouver un endroit correspondant à tous les critères et qui était en plus un minimum isolé.

Elle était parvenue à trouver quelque chose qui pouvait convenir à peu près à ses attentes, près d'une cascade. Un petite bien sur, rien de bien impressionant mais le manque de végétation autour et la protection de la falaise devrait lui permettre d'être tranquille. En plus de ça elle pouvait profiter d'un petit renfoncement que l'eau avait créé au fil du temps. Certes c'était très humide mais après tout, elle n'était pas ici en vacances. Sinon, c'est qu'elle avait un étrange concept du mot "vancance".

Cela faisait trois jours qu'elle s'entrainait dans ces conditions et cela était vraiment très dur et épuisant pour elle. Tous ses mouvements étaient plus lents et elle peinait à tenir plus d'une heure sans allez se réchauffer. En même temps, ce n'est pas comme si elle avait eut l'excellente idée de s'entrainer peids nues, en robe d'été et sans gants... Elle répondrait sans doute que c'était plus pratique pour elle de combattre dans cette tenue, mais il ne faut pas pousser non plus !

C'est lors de l'après-midi du troisième jour, qu'un événement vint perturber le programme de renforcement de la démone. Alors qu'elle profitait d'un longue pause près du feu et de son compagnon. Un son qu'elle connaissait bien retentit non loin de son campement de fortune. Il venait de quelque part au-dessus. Le premier de la chevalière fut de prendre son épée d'or et de se lever. Mais lorsqu'elle regarda au travers de la cascade, elle vit qu'il faisait encore jour. C'était rare d'entendre un loup hurler ainsi en plein jour, surtout qu'il était rare d'après ce qu'on lui en avait dit que des loups des neiges s'aventure si bas dans les terres. Soit elle était vraiment tombé sur un spécimen unique, soit il se passait quelque chose d'autres. Elle n'hésita bien sur pas une seconde, sa curiosité la poussant à se rendre sur place.

La démone sortit donc de derrière la cascade et s'éleva. Elle fit signe à Mushu de rester là pour le moment, elle pourrait plus facilement s'échapper, si c'était dangereux, grace à sa capacité à voler que lui. Cependant lorsqu'elle passa le haut de la cascade et put voire enfin la rivière, elle comprit qu'il n'y avait pas de danger, pour elle en tout cas. Elle rangea don son épée dans son fourreau et continua à flotter dans les airs, tout en s'avançant discrètement. Elle avait mal interprété le but du hurlement, l'animal cherchait simplement de l'aide. Elle s'arrêta et posa pied à terre à quelques mètres d'eux. Elle ne doutait pas que la créature avait du sentir son odeur donc elle plaça directement ses deux mains devant elle, cherchant à montrer qu'elle n'était pas hostile. elle s'accroupit même et parla au loup:

- C'est ton maitre ? Il n'a pas l'air très bien.

Elle ne l'avait même pas encore vraiment observer. Il aurait pu être mort qu'elle ne l'aurait pas su. Mais au vue des temblements frénétiques du corps et de la respirations très saccadés, il n'avait pas encore trépassé. Quand elle s'attarda sur les détails, ellle reconnue clairement des traits elfiques, mais quoi de plus normal. Après tout elle était sur leurs terres. Elle ne fit cependant rien, attendant tout d'abord l'autorisation de la créature. ensuite elle s'emploirait à le déplacer sous la cascade et à le réchauffer avant qu'il ne meure d'hypothemie.


Dernière édition par Abaddon le Sam 28 Fév - 22:33, édité 1 fois
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Lun 23 Fév - 17:23

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Dans sa demie conscience, Silma s'était tourné sur le côté, enfouissant son visage dans la fourrure épaisse de Nauëlin, cherchant instinctivement la chaleur. C'est le soubresaut de la louve qui alerta en premier ses sens, ramenant un peu sa conscience à la surface. Puis il y eut ce bruit, faible, a peine plus haut que le murmure du ruisseau qui lui léchait encore les pieds. Pourtant, ce bruit résonna dans son subconscient avec force, allumant un message d'alerte dans son esprit engourdi par le froid. Un bruit de pas, des pas légers mais assurés, puis le grondement de Nauëlin. Autant d'indicateurs qui secouèrent l'esprit de l'elfe, l'obligeant à refaire surface.

Nauëlin hésitait, couchée près de son maître, elle n'avait pas bougé d'un pouce quand l'inconnue était arrivée. Elle n'avait même pas vraiment grondé, en effet, l'étrangère ne semblait pas agressive. Mais un grognement roulait tout de même dans la gorge de la louve. Elle ne savait pas s'il elle pouvait laisser approcher cette personne. Même si dans l'esprit de Nauëlin, le terme "démon" n'était pas lié à celui "d'ennemi", cette personne n'était pas non plus une elfe. Donc la louve était indécise. Quand l'inconnue pris la parole, son ton calme et pausé rassura un peu Nauëlin qui se détendit.

Mais le son de cette voix étrangère avait également achevé de secouer Silma. L'elfe bougea, gémissent faiblement. Il tenta de trouver l'origine de la voix, ses yeux bleus croisèrent alors le regard vairons de la démone. Malgré l'engourdissement, il ne fallut pas longtemps à Silma pour comprendre que ce corps cornu était celui d'un démon. Il ne pouvait pas savoir que l'étrangère était pacifique. En temps normale, un démon n'aurait pas hésité à tuer un elfe, surtout qu'en cet instant, Silma était une proie facile. Toutes les alarmes de danger clignotèrent donc dans son esprit.

Il tenta de bouger, rassemblant le peu de force qu'il put encore trouver. Il parvint à se redresser légèrement, un genoux en terre, la main gauche sur le fourreau de son épée situé du même côté, l'autre main toujours au sol.

_ "Qui... ? " Mais sa voix éraillée ne produisit qu'un murmure rauque.

Son corps tremblant lui fit défaut, sa vision se brouilla. Silma tenta de s'accrocher, de rester conscient, mais il comprit en cet instant que si la démone voulait le tuer, il serait totalement à sa merci. Il voulut dire à sa louve de fuir, mais il n'en fut pas capable. Épuisé, frigorifié, affaibli, il n'était même plus capable de ressentir vraiment la peur. Silma retomba alors face contre terre, avec pour dernière vision la chevelure de feu de l'étrangère.

Nauëlin s'agita un instant en gémissant plaintivement autour de son maître à nouveau inconscient. Puis elle jaugea encore une fois l'inconnue du regard. Comme l'autre ne montrait aucun signe d'agressivité, la louve pris sa décision. Elle s'assit docilement à côté de son maître, regardant l'étrangère avec espoir, ajoutant un petit jappement plaintif  au tableau. Il fallait que cette personne aide son maître.


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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Mer 25 Fév - 9:50

Message d'Abaddon, démone.

Abaddon se redressa et recula de quelques pas lorsque l'elfe bougea. Non pas qu'elle avait peur de lui, elle doutait qu'il soit capable de lui faire le moindre mal dans la situation présente. Cependant ce n'est pas pour autant qu'elle allait rester à sa portée. L'homme aux oreilles effilées parvint presque à se relever, bien qu'il laissa un genou et un bras au sol pour tenir en équilibre, c'était déjà un exploit vis à vis de son état quelques secondes plus tôt. Il parvint même à placer sa main sur son fourreau mais malgré l'air menaçant qu'il tentait de prendre, la démone voyait très bien qu'il avait atteint la limite de ses forces. Elle plongea ses yeux vairons dans ceux de son opposant et réalisa bien vite que ce dernier était en train de sombrer vers l'inconscience. Abaddon tenta de cromprendre le mot qu'il avait prononcé mais le bruit de la cascade proche l'empêcha d'entendre le faible murmure déformer dans par la gorge de l'elfe. Elle comprit bien avant qu'il ne tombe ce qui allait se passer ensuite, mais ne désirant pas faire passer son geste comme une agression, elle ne se précipita pas pour amortir sa chute. Si l'animal qui accompagné le membre du peuple des bois pensait un seul instant qu'elle avait de mauvaise intention, elle n'aurait plus aucun chance de sauver l'être qui chutait devant elle.

Ainsi elle s'accroupit de nouveau à moins d'un mètre de lui, attendant un signe favorable de la part de la louve. Il n'y avait qu'une femelle pour être autant protectrice, quoi que Mushu était bien un mâle et il était bien pire que la louve à ses heures. Lui n'aurait même pas laisser une autre créature approcher, même si cel signifiait la mort d'Abaddon. Les yeux, d'un bleu égal à celui d'un ciel sans nuage, de l'elfe finirent par se clore. La chevalière porta alors son attention à l'animal, observant sa réaction. Bien sur il aurait été plus simple que ce dernier puisse parler, ou qu'elle puisse la comprendre. Mais elle ne disposait pas de ce genre de pouvoir. L'attitude de la louve était un verdict sans appel. Elle ne savait pas quoi faire pour aider son maitre et pensait que la démone, elle, pourrait agir. Ainsi Abaddon s'avança, retourna lentenment le corps de l'elfe et entreprit de le porter. Bien sur, pour rassurer la louve, elle lui parlait et lui lançait quelques regards emplis de douceur.

- Ne t'inquiète pas, il lui faut juste de la chaleur et un peu de repos. Elle commença à passer les bras de l'elfe autour de son cou. Vous avez beaucoup de chance, Mushu sait très bien faire ça. Elle passa ses bras sous les jambes de derrière le dos de l'hmanoïde et commença à se redresser. Hum... par contre je ne vais pas pouvoir vous porter tous les deux... Tu fais le tour ?

Elle avait fait des signes en même temps mais n'était pas vraiment sure d'avoir était comprise. cependant elle ne pouvait pas rester des heures à dialoguer en vint avec l'animal alors que son maître se trouvait dans ses bras. Il était moins lourds qu'elle ne pensait mais ce n'était pas pour autant qu'il ne la fatiguait pas. elle s'approcha donc du bord de la cascade et montra le rivage en dessous.

- Je t'attends là-bas, d'accord ?

Après un regard de plus à la louve, elle sauta dans le vide. Elle utilisa bien sur son pouvoir lui permettant de voler et se rendit au point qu'elle avait indiqué un peu plus tôt. Il ne devait y avoir qu'une disaine de mètres entre le haut et le bas de la cascade mais c'était suffisant pour être fatal si on était malchanceux. Elle attendit quelques secondes pour être sur que la louve la voit puis elle avança rapidement au traversde de la cascade. Là elle trouva Mushu assit qui lui assèna un regard assassin lorsqu'il vit ce qu'elle transportait. Elle ignora son regard et déposa le corps près du feu, qu'elle se dépécha d'alimenter ensuite pour qu'il dégage plus de chaleur. Elle revint ensuite vers l'elfe et entreprit de le débarasser de ses vêtements. elle ne put s'empêcher de rougir légèrement lorsqu'elle arriva au sous-vêtement, mais elle secoua la tête rapidement et se reconcentra sur le plus importants. Un fois nue, elle l'enroula dans la couette qu'elle avait pour dormir puis elle se tourna vers Mushu qui boudait dans son coin depuis le début.

- Tu peux m'aider , sil te plait. Il va mourir si tu ne fais rien !

La dernière phrase n'était pas forcément vrai mais il y avait des risques et elle savait très bien que son compagnon avait les capacités pour le réchauffer rapidement. Cependant ce dernier grogna tout en tournant la tête dans l'autre sens. Il était clairement vexer que la démone s'occupe de sauver un simple inconnue. Abaddon soupira puis une idée lui vint, se traduisant par un sourire sur son visage.

- Mushu, si tu es gentil je te donnerai plein de baies !

La créature la fixa immédiatement tout en fronçant les soucils. Elle soupira longuement puis se leva finalement. Elle s'approcha presque à reculons mais vint tout de même près de l'elfe et commença à utiliser son souffle sur lui. bien sur, pas à pleine puissance, le but n'était pas de le brûler. Bien que par simple vengeance la créature, appartenant sans doute à la famille des dragons, aurait pu faire ça.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Mer 25 Fév - 17:47

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Nauëlin suivit attentivement les mouvements de l'étrangère qui aidait son maître. La démone continuait de lui parler calmement, un peu comme quand on explique à un enfant ce qu'il se passe. Nauëlin ne pouvait bien sûr pas saisir le sens des mots de la démone, seul son maître était capable de lui communiquer certaines choses par son ton et surtout un langage corporel un peu complexe. Mais la louve était intelligente, la voix calme et posée de l'inconnue finit de la rassurer, et ses gestes lui firent comprendre qu'il fallait qu'elle la rejoigne en bas de la cascade.

Nauëlin suivit du regard la démone qui disparue derrière ladite cascade, puis elle examina la paroi rocheuse. La louve était agile, pas besoin de faire un détour pour chercher un chemin, les escarpements lui fourniraient suffisamment de points d'appuis pour arriver jusqu'en bas. Nauëlin se prépara à sauter, mais elle se stoppa nette dans son élan. Ses pattes tremblaient sous son corps, Silma n'était pas le seul à avoir besoin de repos. Finalement, Nauëlin se ressaisit et s'élança, sautant de promontoire en promontoire avant d'atterrir de nouveau sur la terre ferme. Elle s'avança ensuite d'un pas rapide pour retrouver son maître.

Quand elle vit cette créature étrange penchée sur Silma, Nauëlin eut un grondement menaçant. Néanmoins, cette chose ne semblait pas vouloir dévorer son maître. Aussi elle vint prendre place à ses côtés, s'allongeant près de Silma. Elle posa alors sur la démone un regard qu'on aurait dit emplis de gratitude. Puis, dans un soupir, elle posa la tête sur ses pattes, s'accordant enfin un peu de repos.

Silma, n'avait pas sentit qu'on le soulevait de terre ou qu'on le déshabillé. Il était alors complètement inconscient. Mais quand il sentit la douce fourrure de Nauëlin contre sa peau, il s'agita légèrement. Instinctivement, il se tourna sur le côté pour mieux enlacer la louve, il murmura dans sa semi-conscience quelques mots pour la plupart inaudibles. Mais une oreille sensible aurait éventuellement pu distinguer des paroles comme : "Je suis désolé". "Tu es belle". ou encore "Je t'aime tant". En cet instant, le lien qui unissait l'elfe et la louve était peut-être plus visible que jamais.

Il se passa quelques dizaines de minutes entre le moment où la démone entreprit de réchauffer Silma, et le moment où l'esprit de ce dernier commença à s'éveiller de nouveau. Silma se sentait fatigué, tout son corps était douloureux et maintenant que la sensation la plus désagréable avait disparue, à savoir le froid, il se serait bien simplement laissé tomber dans un sommeil sans rêves. De plus ses sens s'éveillaient également, il sentait bien sûr Nauëlin contre lui, mais il entendait aussi le bruit de la cascade, le crépitement du feu et peut-être le souffle d'une, voir deux créatures autre que Nauëlin et lui. Silma était un guerrier, de ce fait, son instinct ne laisserait pas dormir en paix tant qu'il n'aurait pas vérifier la situation dans laquelle il se trouvait.

Aussi, doucement, Silma entreprit de se tourner vers le souffle chaud qu'il sentait dans sa nuque. Ses yeux se posèrent alors sur une créature ressemblant à un dragon, mais plus petit et sans ailes. *Un bébé ?* Pensa Silma, bien loin de ressentir une quelconque peur. Bien au contraire, seule la fascination pouvait se lire dans ses prunelles bleues. Il admirait ces créatures majestueuses qu'étaient les dragons. En voir un de ses propres yeux représentait une chance inespérée pour lui. Silma tendit donc doucement la main vers la créature, espérant toucher sa peau écailleuse. Mais la bête s'esquiva avec grognement mécontent et se détourna.

Silma se redressa alors sur le coude, la couverture qui le couvrait tomba sur ses reins, dévoilant son torse. L'elfe ne s'en soucia pas vraiment, préférant d'abord contempler l'étranger créature. Néanmoins, un mouvement lui fit tourner la tête sur le côté et il reconnu de suite la démone qu'il avait entraperçu plutôt. Assise contre le mur de pierre, derrière le feu qui projetait des ombres dansantes sur son visage.

Silma se tendit aussitôt, mais il se força pourtant à rester tranquille. *OK, on se calme, si elle voulait me tuer, je serais déjà mort.* Néanmoins, il aurait bien voulu avoir son arme en cet instant. D'ailleurs... Il venait de percuter autre chose. Silma bougea un peu les jambes pour s'en assurer mais... *Brodel ! Qu'est ce que je fou à poils devant une femme, une démone en plus !* Silma tenta de rester imperturbable, mais une légère rougeur commença à lui monter aux joues. Il détourna un instant la tête, espérant cacher sa gêne et resserra ses doigts sur la couverture. Hors de question que ça tombe plus bas !

*Mais comment j'en suis arrivé là moi ?* Silma essaya de remettre un peu d'ordre dans ses souvenirs. La mission, la tempête de neige, le combat contre le Oünmat, sa chute... Les yeux de Silma s'écarquillèrent quand il comprit soudain qu'il avait abandonné ses compagnons. Bon, il ne l'avait pas vraiment fait exprès, mais tout de même... Le poids de la tristesse et de la culpabilité lui fit baisser la tête et voutât ses épaules. Pourtant, un gargouillement de son ventre et un courant d'air qui fit frissonner son corps le ramenèrent au moment présent. Un problème à la fois... De tout façon, il ne pouvait rien faire pour les siens en ce moment. Il releva donc les yeux vers la démone, comprenant qu'il lui devait sans doute la vie.

"Je ne sais pas qui tu es, mais tu m'as sauvé. Merci."

Il voulut lui faire un sourire amical, mais en cet instant, il paraissait plus las qu'autre chose, trahissant sa fatigue. Tout comme ses paupières basses, comme si elles étaient trop lourdes pour que l'elfe parvienne à garder les yeux totalement ouverts.
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Abaddon

Invité



MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Jeu 26 Fév - 11:14

Message d'Abaddon, démone.

La démone avait remarqué l’arrivée de la louve mais s’en était peu souciée. Malgré le grognement qu’elle eut envers Mushu, elle comprit bien vite qu’il n’y avait nulle menace. Ce dernier se tourna un instant vers sa compagnonne encore plus grognon qu’avant mais le regard moqueur qu’elle lui lança lui fit comprendre qu’elle souhaitait qu’il continue. Ainsi il poursuivit son œuvre, réchauffant aussi l’animal par la même occasion. Pendant ce temps, Abaddon s’occupait d’étendre les vêtements de l’elfe afin que ces derniers puissent sécher également. Ce n’était pas le meilleur endroit pour ça, à cause de l’humidité ambiante, mais la présence d’un bon feu et de la créature devrait suffire à rendre tout ceci moins froid et plein d’eau. Le mieux bien entendu aurait été qu’il ait de quoi se changer mais les tenues de la démone n’étaient vraiment pas adaptées à l’elfe. Déjà que certaines races trouvaient les elfes efféminés, là ça aurait été bien pire si on l’avait vue porter une robe. Elle posa le reste de son équipement dans un coin, vérifiant tout de même que le fourreau de l’épée n’avait pas prit l’eau. Bonne nouvelle ce n’était pas le cas. Elle posa don l’arme près de la sienne, inutile de la garder autour de la taille, elle ne voulait pas paraitre en position de force, même si c’était le cas.

Une fois qu’elle eut terminé, elle commença à sortir une casserole pour faire une bonne soupe consistante, il en aurait sans doute besoin à son réveil. Le manque de force devait être un des problèmes principaux après le froid. Elle se mit donc à préparait de quoi manger, tout en surveillant de temps en temps l’homme. Elle sourit en voyant les réactions presque instinctives de l’elfe au contact de sa louve. Leur lien était fort, plus fort peut être que celui existant entre elle et Mushu. Quoi qu’elle ne doutait pas qu’il ait une attitude similaire dans une situation similaire.  Une fois la nourriture en train de cuire, elle s’assit contre la paroi rocheuse et attendit que tout soit prêt.

L’elfe bougea de nouveau se tournant vers Mushu. La démone aperçut sa main se lever et croisa les doigts pour que son compagnon ne morde pas. Heureusement ce dernier ne fit que se pousser tout en grognant de mécontentement puis il vint rejoindre celle qu’il protégeait depuis des années. La chevalière accueillit son ami avec une caresse sur la tête avant que ce dernier ne se couche à sa gauche. L’elfe avait capté son mouvement et se tourna presque immédiatement vers elle, laissant par la même occasion la couette glisser sur son corps. Elle détourna la tête au cas où, prit d’un soudain regain de force, il se lèverait. Un long moment passa, milles choses devait se passer dans l’esprit de l’elfe, certaines la concernant et nombres d’autres concernant sans doute ce qui c’était passé avant. Elle n’osa pas encore rediriger sa tête dans la direction de l’elfe, au cas où il n’est pas compris qu’il était nue comme un vers.  Puis un gargouillement sonore retentit dans la petite grotte. Abaddon pouffa légèrement ce qui fit soupirer Mushu, désespéré de la voir réagir ainsi. Leurs regards finirent donc par se croiser alors que le mâle exprimer sa reconnaissance. Elle se leva donc puis se présenta comme si elle était en présence d’un noble. Que ce soit le cas ou non, elle agissait toujours ainsi.

- Abaddon, c’est mon nom. Et c’est grâce à votre louve que je vous ai trouvé, donc je pense que c’est à elle que vous devez la vie. Je n’ai fait qu’apporter une maigre contribution.

Son sourire était aussi sincère que ses mots. Après tout sans la louve, elle n’aurait jamais su que quelqu’un était en train de mourir de froid à quelques mètres de la cascade. Certes ce n’est pas la louve qui avait porté, déshabillé et réchauffé l’elfe mais Abaddon n’était ni friande des détails ni de reconnaissance. Du moins en ce qui concerne le fait de sauver des vies. En ce qui concerne sa position sociale vis-à-vis des nobles démoniaques, elle était un petit peu plus pointilleuse. Elle s’approcha de la casserole, gouta à l’aide d’une cuillère en bois et sembla satisfaite. Elle prit donc son bol et le remplit presque entièrement avant de le proposer à l’elfe.

- Il vous faut manger un peu, ensuite vous pourrez vous reposer. Attention, c’est très chaud, il serait mal venu de vous bruler maintenant.

Elle lui sourit un fois de plus attendant qu’il s’empare du bol. Bien sûr elle allait aussi en offrir à la louve puis ne manquerait pas de récompensé Mushu en lui donnait une bonne poignée de baies.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Jeu 26 Fév - 15:07

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Quand Abaddon se redressa et se présenta, il devint évident pour Silma qu'elle était de noble lignée. L'elfe se mordit discrètement la lèvre, maudissant son esprit embrumé de ne pas y avoir pensé plutôt et se promettant de passer au langage formel dès sa prochaine réplique. Il ne voudrait surtout pas la vexer. Il accepta le bol de soupe qu'elle lui tendait en la remerciant chaleureusement. Puis il commença à boire doucement, maintenant qu'il était réveillé pour de bon, son estomac criait famine. Mais manger trop vite n'était pas une bonne idée, et puis ça lui donnait une excuse pour restait silencieux, le temps de remettre de l'ordre dans ses pensées.

Il caressa distraitement Nauëlin qui venait de fourrer son museau dans sa main, saluant le réveil de son maitre. La présence de la louve rassurait l'elfe. Se faisant, il jeta un regard circulaire sur leur refuge improvisé. Ses habits avaient été entendus par Abaddon, leurs armes étaient toutes les deux posées dans un coin, et au vu du comportement de la créature ressemblant à un dragon, il devait être avec la démone. Silma resta un moment à détailler celle qu'il l'avait sauvé, il n'avait pas l'habitude de voir un démon d'aussi près. Elle ne dégageait aucune agressivité, polie, humble, elle arriverait presque à le mettre en confiance, presque...  

Parce que Silma avait l'impression de marcher sur des œufs. Les seuls démons qu'il ait croisé jusqu'à maintenant étaient soit des prisonniers de guerre, soit des espions pris en flagrant délit sur les terres elfiques. Et dans les deux cas, qu'ils l'auraient sans doute étripé vivant s'ils n'avaient pas été attachés. Aussi Silma préféra murement réfléchir ses prochaines paroles.

"Je me nomme Silma, finit-il par dire. Je ne sais pas ce qui vous amène si loin des terres démoniaques, mais je remercie le destin d'avoir fait se croiser nos chemins. Et je vous remercie encore de tout ce que vous faîtes pour moi, pour nous. " Acheva-t-il en couvant Nauëlin d'un regard tendre.

Silma se tut un instant, il avait l'impression que son esprit était encore ralentit par le froid, bien qu'il semblait se remettre en marche un peu plus à chaque nouvelle gorgée de soupe agréablement chaude. L'elfe essaya de réfléchir de la façon la plus cohérente qui soit. Il n'avait aucune idée de l'issue du combat qui avait opposé les elfes au Oünmat. La créature avait-elle été calmée, ou tuée ? Y avait-il des morts ? Des survivants coincés dans la montagne ? La mission s'était-elle soldée par un échec ou un demi succès ? Est-ce qu'une nouvelle équipe de recherche serait envoyée ? Il y avait bien trop d'inconnues dans l'équation au gout de Silma. Surtout si on ajoutait le fait qu'il n'avait aucune idée de l'endroit où il se trouvait.

Son devoir lui imposait de retourner là-haut, de s'assurer de la réussite de la mission ou, le cas échéant, de faire en sorte qu'elle soit couronnée de succès. De plus, il devait aussi trouver le chemin jusqu'à la Forêt Blanche. Tout ça, Silma ne s'imaginait pas le faire seul, même s'il était accompagné de Nauëlin. Un peu d'aide supplémentaire serait la bienvenue.

Il jugea encore une fois Abaddon du regard. Elle l'avait aidé jusqu'à maintenant, elle l'avait sauvé du froid, réchauffé, nourri. Il n'avait pas de raison de se méfier d'elle plus que nécessaire. Peut-être accepterait-elle de l'accompagner ? Silma regarda l'endroit où la démone avait posé ses affaires. A la lueur du feu, il distingua sans mal l'éclat doré du collier trouvé dans les montagnes. Il dépassait de son sac. Visiblement, la démone n'avait pas jugé utile de s'en préoccuper pour le moment. Cela traduisait son honnêteté également. Silma prit donc sa décision, après tout, il n'avait rien à perdre.

"Je suis un simple garde de la Forêt Blanche. Reprit alors l'elfe. J'ai été envoyé dans les Montagnes Enneigées pour une mission de recherche."

Il entreprit donc de tout expliquer à Abaddon, depuis l'arrivée du marchant affolé à Gard'nor, jusqu'à sa chute dans la rivière, le tout en passant par leur combat contre le Oünmat.

"Il faut que je retourne là-bas. Conclut Silma. Il y a peut-être des blessés à secourir, et il me faudra également trouver un chemin jusqu'à la Forêt Blanche. Il désigna d'un signe de tête le collier posé avec le reste de ses affaires. Ce bijoux vint du chargement des marchants. Il est de facture naine et vaut à lui seul une petite fortune. Si nous trouvons les restes de la caravane, il y en aura des caisses entières, ainsi que d'autres objets tout aussi rares. Si vous acceptez de m'aider, je m'engage à ce qu'une partie de ce butin vous revienne, en dédommagement. Et si d'aventure, mes compagnons ont déjà réussi à ramener ces objets jusqu'à nos terres, vous aurez tout de même ce collier et je m'engage à vous payer moi même."

Silma espérait s'être montrer convainquant, après tout, tout service mérite salaire. Il fixa donc Abaddon dans l'attente de sa réponse. Et ce malgré le voile brumeux qui tombait de nouveau sur ses yeux fatigués. Maintenant qu'il était réchauffé et rassasié, son traite corps lui réclamait son lot de sommeil.


Dernière édition par Silma le Sam 28 Fév - 22:19, édité 1 fois
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Ven 27 Fév - 9:31

Message d'Abaddon, démone.

La démone s'empara d'une autre gamelle et le déposa près de la louve avant d'aller chercher des baies dans ses affaires. Elle en prit un bonne poignée et les donna à Musshu qui, tout sourire, n'en fit qu'une bouchée. Puis elle finit enfin par se rassoir près du feu, observant les deux amis manger. Elle ne fit rien pour combattre le silence, cela ne la dérangeait pas vraiment et elle pouvait comprendre que pour un elfe la situation n'était pas simple. Même si elle en avait déjà rencontré plusieurs dernièrement dont deux très sympathique, il était vrai qu'elle n'avait pas encore l'habitude de converser librement avec les membres de ce peuple. Cependant, vu qu'elle n'avait aucun a priori vis à vis d'eux c'était sans doute plus facile pour elle. Une fois de plus on pouvait voir l'influence du code de la chevalerie dans sa façon d'être.

Elle entoura ses jambes de ses bras tout en observant le feu. Elle garda la même expression généreuse même si comme souvent lorsque quelqu'un observe un feu, une certaines fascination s'ajouta. C'était comme si on était absorber par ses falmmes dévorante et que plus rien d'autres ne comptait. Un léger courant d'air la fit frissonner, lui rappelant qu'elle ne c'était pas changé. Déjà que ses robes, sans manches et se terminant au niveau de ses genoux, n'étaient pas très chaude, le fait qu'elle soit mouillée n'arrangeait pas les choses. Comme s'il avait lui-même ressenti la gène de sa coéquipière, Mushu se leva et vint se coucher derrière la démone. Se simple contact suffisait largement à la réchuaffer un peu plus. C'est vraiment pratique d'avoir un radiateur intelligent rien que pour soi.

L'elfe fini par parler de nouveau, révélant enfin son nom. La démone tourna vivement la tête vers lui pour lui sourire légèrement. La complicité entre l'elfe et la louve était vraiment profonde. Une histoire passionante avait sans doute créer se lien. Abaddon répondit, après avoir légérement rougit aux compliments, chaleureusement.

- Enchantée Silma. Disons que j'essaye de connaitre mais limites en ces terres plutôt défavorable à un peuple habitué à la chaleur. Encore une fois, ce n'est pas grand chose, je n'allais pas vous laissez mourir à quelques pas de moi.

Maintenant qu'il avait ouvert la conversation, elle ne savait pas vriament quoi dire. Elle avait été brève dans sa réponse et une nouvelle fois humble. Cela n'était-il pas trop ? Peut être qu'il penserait qu'elle était trop humble pour que ce soit honnête. Ce genre de chose arrivait parfois. Ou le fait qu'elle ait répondu si vite sans vraiment ouvrir la discution, montrerai à l'elfe Silma qu'elle n'avait pas envie de discuter. Que faire ? Elle baissa simplement la tête cherchant quoi faire alors que son ami commençait à lui donner de léger coup de tête. Distraite, elle tendit une main vers lui qu'il attrappa d'un coup avec sa gueule. Cependant rien de violent ou d'agressif, il jouait simplement et donc n'utiliser pas ses crocs.

Le prénommer Silma prit de nouveau la parole, coupant court aux envies de jouer, avec la créature, de la démone. Il était surprenant qu'il présente son grade et le pourquoi de sa présence. La chevalière se demande un instant s'il était un simple éclaireur venue pour la trouver. Peut être que tout ceci n'était qu'un funeste piège. Son visage se figea un instant alors que ses yeux observaient tout ce qui les entouraient. Cependant, il continua, parlant de sa mission. Une longue marche dans la neige pour retrouver un grand trésor. Leurs rencontre avec un Oünmat puis sa chute pour sauver sa louve. Tout cela était digne d'une grande aventure comme en lisait parfois pour les enfants de la capitale. Elle ne le coupa, le laissant aller jusqu'au bout de son récit, mais il était clair qu'il l'avait captivé. Pour une fois que c'était elle qui n'avait qu'à écouter.

L'elfe parlait d'y retourner mais il n'était nullement en état de le faire. Abaddon voulait bien l'aider mais s'aventurer plus haut serait sans doute très risqué pour elle. Cependant elle ne pouvait pas se poermettre de ne pas accepter sa demande, sinon à quoi ressemblerait-elle à dire qu'elle était chevalière. Elle allait simplement refuser la proposition de récompenses puis elle jeta un regard vers le collier dont il parlait. Lorsqu'elle le vit se fut comme un coup de foudre, elle le voulait. Non pas pour l'or, mais pour les incrustations de pierres précieuses. Ce collier était magnifique, ensorcelant... parfait. Elle avait entendu parler du talent des nains mais là elle ne pouvait que s'incliner. Elle du se forcer à détourner son regard pour arrêter de le dévorer des yeux.  Elle secoua un peu sa tête puis se leva. Elle posa sa main, poing fermé, contre son coeur et répondit à la demande de l'humanoïde aux oreilles effilées.

- Je suis une chevalière de la Citée. Je suis peut être démone mais chevalière avant tout, alors je vous aiderai autant que je le peux. Nulle besoin de récompenses pour cela et de toute manière je doute que le possesseur d'un tel trésor accepte d'en céder une partie, surtout à une démone... sur cette dernière phrase, on pouvait clairement remarquer une pointe de regret. Mais si c'est un cadeau...

Tout de suite son attitude était beaucoup moins noble et humble, une vrai croqueuse de diamant. Il suffit qu'on parle de bijoux pour qu'elle ne pense plus qu'à ça. Nonbstant, en fixant Silma, Abaddon comprit qu'il n'était pas le moment de parler de ça. Elle s'approcha d'eux et ramassa les gamelles qu'ils avaient terminer depuis un moment, puis elle reprit la parole baissant volontairement le son de sa voix.

- Ce n'est pas le moment de parler de ça, il vous faut prendre du repos. A votre réveil, nous tenterons de voir comment rejoindre vos amis. Elle le borda comme par réflexe. Maintenant, dormez. Vous n'avez rien à craindre ici. Elle murmura ces derniers mots avant de rejoindre son compagnon.

La démone alimenta le feu pour être sure qui ne s'éteindrait pas puis elle s'adossa à Mushu revenant s'occuper un peu de lui. Elle resta éveillé un long moment, surveillant les alentours et la respiration de Silma au cas où. Puis elle finit par sombrer dans les lymbes.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Ven 27 Fév - 18:23

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Quand Abaddon lui avait dit qu'elle essayait de s’entraîner dans cet environnement peu propice à son peuple, Silma avait vu en elle une chevalière émérite. Cela l'avait encouragé dans sa décision de lui demander son aide. Et en même temps, lui avait rappelé que la démone aurait peut-être du mal à le suivre dans les neiges éternelles de la montagne. Néanmoins, Silma avait tenté sa chance.

Et il était plutôt satisfait du résultat, Abaddon était restée pendue à ses lèvres, visiblement intéressée par son aventure . De plus, il était clair que le collier lui faisait envie, même si elle s'empressa de décliner poliment la proposition de récompense. Silma camoufla un sourire, quand il lui aurait mis entre les mains elle serait bien obliger de l'accepter, ce collier. En tout cas, elle venait d'accepter de l'aider et c'était tout ce que l'elfe voulait. Aussi il allait répliquer, mais un bâillement incontrôlable l'en empêcha.

S'il s'était écouté, Silma se serait levé, rhabillé, et serait parti à la recherche des siens sans plus attendre. Mais avant même qu'il ne l'ai anticipé, la démone était à genoux près de lui, sa main exerçant une légère pression sur son épaule pour l'obliger à s'allonger. Silma se perdit un instant dans les yeux vairons d'Abaddon et ce fut comme si elle l'avait ensorcelé. Car l'instant d'après, il dormait profondément, bercé par le doux murmure de la démone. Alors Nauëlin posa le museau sur le torse de maître, comme pour s'assurer qu'il se tiendrait tranquille le temps d'un repos plus que nécessaire.

Quand Silma se réveilla au petit jour, Abaddon dormait encore profondément. L'elfe étira ses muscles engourdis puis, avec la discrétion propre à ceux de sa race, il se leva et s'habilla, rapidement quand même, au cas où Abaddon se réveillerai brusquement. Quand il reprit ses affaires, dont le collier, Silma hésita. S'il le laissa là et que la démone le trouvait, elle pourrait très bien décider qu'elle en avait assez fait et partir avec ce trésor. Silma perdrait alors le seul atout qui aurait pu lui assurer l'aide d'Abaddon. Néanmoins, l'elfe ne pouvait pas lui forcé la main et ce n'était pas son but. De plus, pour une raison qui lui échappait un peu, Silma voulait faire confiance à la démone. Peut-être parce qu'elle suivait le même code de chevalerie que lui. Silma décida donc de laisser le collier d'or près de d'Abaddon, c'était aussi un signe de sa bonne foie. Il réalimenta un peu le feu qui s'était étouffé durant la nuit, puis l'elfe sortie de la petite grotte, toujours discrètement et avec Nauëlin sur ses talons.

Le but de Silma était de détendre un peu ses muscles endoloris avec quelques enchaînements à l'épée. Mais sa louve, trop contente de retrouver son maître en bonne santé, contraria rapidement ses plans, réclamant son attention. Et que je te poursuit dans un sens, puis dans un autre, et que je te saute dessus, et que je te pousse... Ce manège dura un moment, faisant s'élever les rires de Silma et les jappements ravis de sa louve. L'elfe décida néanmoins de mettre fin au jeu et d'aller chercher de quoi manger. Abaddon s'était occupée du dîner la veille, Silma décréta donc que c'était à lui de préparer le petit déjeuné d'aujourd'hui.

L'elfe n'était jamais venu sur ces terres isolées auparavant, mais les règles de survie dans la nature restent les mêmes, quelques soit l'endroit où vous vous trouvez. De plus, Silma avait suffisamment étudié les herbiers en tout genre pour reconnaitre les plantes comestibles et celles qui ne l'étaient pas. Il revint donc vers la petite grotte, les bras chargés d'une poignée de fruits et de racines. Juste à l'entrée, il croisa Nauëlin qui traînait derrière elle une sorte de cochon sauvage, à peu près de la taille d'un gros chien. Silma leva les yeux au ciel, c'était certes la façon de la louve de remercier celle qui les avait aidé. Mais quand même, ce n'était pas vraiment la bonne heure pour manger ça. Néanmoins, une longue marche les attendait alors pourquoi pas. En tout cas lui, ça ne le gênait pas. Silma arrêta tout de même Nauëlin en disant :

"Attend ma grande, on ne va pas manger ça comme ça."

Sur ses mots, il posa son chargement de fruits, choisit une racine qu'il commença à grignoter, et entreprit de dépecer la proie de Nauëlin à l'aide de son couteau de chasse, profitant du court d'eau tout proche. Silma songea un instant qu'ils n'arriveraient jamais à manger toute cette viande, puis il se souvint de Nauëlin et du petit dragon qui accompagnait Abaddon. Il eut un petit rire, non, il ne resterait que des os quand tous auraient manger à leur faim.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Sam 28 Fév - 12:37

Message d'Abaddon, démone.

Abaddon passa une nuit peu reposantes, réveiller plusieurs fois à cause du froid. En effet privée de sa douce et chaude couette, elle avait dormi un peu comme elle le pouvait. Finissant finalement par dormir totalement recroquevillée sur son compagnon. Ce dernier était une source de chaleur intarissable, et il n'y a que sur lui qu'elle put enfin arrêter deressentir l'humidité. Heureusement que ce dernier était suffisamment grand et solide pour qu'il soit pas dérangé par la présence de la démone sur son flanc. Les rêves de la démone furent surtout concentré sur l'histoire de l'elfe et l'idée qu'ils allaient devoir atteindre un endroit où la neige régnée en maitresse absolue. Sans compter les diverses créatures peuplant les montagnes en plus du fameux Oünmat, cela serait très dangereux comme ses rêves le montrer en se transformant en scène dramatique autant pour elle que pour celui qui se nommait Silma. Dans son rêve, elle avait beau lutter rien ne semblait capable d'abattre la créature. Mais peut être que c'était ce que voulait lui dire son esprit, peut être qu'il y avait un autre moyen, un autre fin possible à cette histoire. Enfin, l'interprétation serait pour plus tard, il est difficile d'analyser son rêve, sutout quand on est en plein dedans.

Une voix lointaine lui parvint alors qu'elle était prisonnière de la mer blanche, marchant jusqu'à l'épuissement: "Attend ma grande, on ne va pas manger ça comme ça.". La démone connaissait cette voix, mais de qui provenait-elle ? Elle chercha autour d'elle mais elle ne voyait rien d'autrees que la neige. Puis des bruits tout aussi étrange lui parvinrent, comme si on était en train de couper, trancher quelque chose. De la peau qui s'arrachait ou quelque chose comme ça.

Abaddon bougeait dans son sommeil, de plus en plus, puis elle finit par se dresser d'un seul coup. Prise dans un rêve intense, les bruits qui se produisait autour d'elle avait fini par la tirer de ses  étranges songes. Elle regarda immédiatement vers sa couette pour voir qu'elle était inoccupée. L'elfe n'était plus là, de mê que pour ses vêtements et son équipement. Elle soupira puis senti que Mushu voulait se lever. Elle descendit donc et la créature se releva pour s'étirer. Le bruit d'un objet chutant sur le sol se répercuta à l'intérieur de leur petite grotte. Elle regarda sur le sol pour apercevoir le fameux collier. Était-il partit en lui laissant le bijou en signe de reconnaissance ? Elle ramassa le collier, il était encore plus magnifique que ce qu'elle en avait vue le soir d'avant. Un travail de précision qui avait sans doute demander de nombreuses heures. Elle sourit en pensant que l'elfe lui faisait ce cadeau. Cependant elle le réprimanderait grandement si elle le recroisait, comment avait-il pu partir sans même un au revoir et surtout sans elle, alors qu'elle avait proposé son aide ?

La démone resta un moment immobile, observant le collier tout en passant son doigt dessus. Puis elle s'étira tout en baillant. La position qu'elle avait adopté pour dormir n'était pas des meilleures pour son dos et sa nuque. Ensuite elle se préoccupa du feu mais étrangement ce dernier avait été alimenté. Sans doute Silma l'avait-il fait en se levant. Puis elle observa plus attentivement pour voir des fruits et des racines sur le sol. Étrange, il n'était pas si tard que ça, il n'avait pas pu faire tout ça à moins qu'il ne se soit lever bien avant l'aurore. Elle se tourna vers la cascade alors que les bruits  qu'elle avait entendu dans son rêve semblaient reprendre. Elle parvint à discerner deux formes se tenant près de l'eau. Visiblement elle avait tord, l'elfe n'était pas du tout partie mais il préparait le petit déjeuner. Elle sourit longuement de sa bêtise puis s'en retourna vers ses affaires. Elle se changea repidement enfilant une nouvelle robe d'une couleur vert pomme. Elle enleva également son collier de cornes et le remplaça par le bijou de confection naine. Même si elle ne comptait pas le garder car il ne lui appartenait pas, elle pouvait le porter au moins jusqu'à ce qu'ils partent. Un fois prête, elle sortit de son habitation de fortune et s'approcha très discrétement de l'elfe. Le fait qu'elle soit, comme toujours. pied nue aida à ne pas faire de bruit. La cascade couvrant sans doute le reste. Mais est-ce que cela suffirait à surprendre l'elfe. Elle s'approcha jusqu'à se trouver à moins d'un mètres de son dos puis elle demande de sa voix douce:

- Alors est-ce qu'il me va ?

Elle attendit qu'il se retourne et réponde tout en se tenant bien droite, les mains entremélées au niveau de son ventre.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Sam 28 Fév - 22:04

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Silma n'avait pas vraiment entendu Abaddon s'approcher. Avec son ouïe fine et entrainée, il aurait sans doute pu suivre chacun de ses mouvements s'il l'avait voulu, mais ce n'était pas le cas. Il était plus concentré sur sa tâche du moment que sur les sons ambiants, en plus, la cascade en couvrait une partie. Néanmoins, il était tout de même conscient de la présence de la démone, il savait qu'elle était dans la grotte. Aussi, malgré le fait qu'il ne l'ai pas entendu arrivée, il ne sursauta pas quand elle pris la parole. Du moins, pas avant de se retourner... Car la vision de la démone, éclairée à contre jour par un pâle soleil levant, lui coupa le souffle.

Elle avait l'air presque... Innocente comme ça, pieds nus dans sa robe verte pomme, un petit sourire ornant son visage. Mais ses muscles saillants montraient sa puissance. Ses cornes qui se dressaient au dessus de sa chevelure où le soleil jetait des reflets de feu, lui donnaient des allures de bête sauvage. Le tout complété par l'éclat doré du collier et les pierres précieuses qui y étaient incrustées, soulignant ses yeux vairons. L'ensemble du tableau reflétait une beauté envoutante et sauvage, dont Silma avait maintenant bien du mal à détourner les yeux. Lui même renvoyait une image bien moins flatteuse. Ses longs cheveux encore emmêlaient par ses jeux avec Nauëlin, ses habits un peu poussiéreux, et surtout un bout de la racine qu'il mâchonnait dépassait encore sur le coin de ses lèvres. Silma s'empressa donc de gobé entièrement l'aliment avant de déclarer en un souffle :

"Ce collier vous va à ravir, Princesse. "

S'il avait deviné que Abaddon était de noble naissance, il n'avait bien évidemment aucune idée de son rang exact. Et même si ça avait été le cas, il ne savait absolument pas comme était hiérarchisée la société démoniaque. Non, le 'Princesse' lui était venu comme ça. Ce n'était pas moqueur où quoi que ce soit. Juste qu'en cet instant, c'était l'adjectif parfait pour décrire Abaddon.

Silma se poussa alors, dévoilant la carcasse de la proie de Nauëlin. Il avait juste enlevé la peau et les partie non comestibles, comme la tête, qu'il avait laissé sur le côté, au cas où sa louve ou le dragon de Abaddon voudrait se faire les crocs dessus. Mais il n'avait pas encore découpé la viande. Aussi il tendit son couteau à Abaddon, lame vers lui et proposa :

"Servez-vous, je vous en pries. S'il vous le souhaitez, je ferrais cuir la viande ensuite."

Son geste pouvait être mal interprété : il laissait la démone se débrouillait pour se servir. Ou simplement paraitre anodin. Mais il n'en était rien. Pour un elfe comme Silma, ayant parfois un comportement plus lupin qu'elfique (c'est ça de vivre avec une louve), ce simple geste signifiait beaucoup. Parce qu'il laissait Abaddon se servir elle même et avant lui, il la reconnaissait par là même comme son égale. C'était un signe de respect. Mais le geste de Silma n'était bien sûr pas aussi réfléchit, ça lui venait simplement naturellement, comme les loups d'une meute respectent naturellement la hiérarchie établie.

Silma attendit donc qu'Abaddon se serve, il serait temps après manger de réfléchir à la prochaine étape de leur collaboration pour le moins inattendue. Quel chemin prendre ? Silma arriverait-il à se repérer pour retrouver les lieux du combat ? Et surtout, avait-il un moyen de rendre ce périple moins difficile pour sa charmante compagne d'arme ?
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Dim 1 Mar - 13:44

Message d'Abaddon, démone.

Lorsque l'elfe se retourna pour observer la démone, il sembalit surpris. Mais pas surpris par sa présence, surpris par autre chose. Il resta sans voix un moment ce qui finit par provoquer une certaine gène à Abaddon. Ne la trouvait-il pas jolie ? Ou peut être est-ce que c'était ses attributs de démone qui le dérangeait. Ellle, elle se moquait de son apparence, plongeant son regard dans celui de Silma, se perdant quelques peu dans ses yeux aussi bleu qu'un ciel d'été. Certes il n'était pas des plus présentable mais ce n'est pas ça qui dérangerait la démone. Après tout ses cheveux étaient en batailles, signe qu'elle venait de se lever et les les cernes qu'elle avait sous les yeux n'étaient pas des plus glamour non plus. Elle commençait à être déçu du fait qu'il ne réponde pas, pourtant ce qu'elle lisait sur son son visage semblait indiquer autre chose. Lorsqu'il parla elle ne put s'empêcher de rougir, baissant légérement la tête.

L'elfe avait sans doute deviné qu'elle avait du sang noble, cependant il était bien loin du compte quand il supposait que c'était un princesse. À moins... à moins qu'il n'utilisait pas ce mot dans son sesn premier. Peut être qu'il s'en servait simplement pour la complimenter sur sa beauté. Cette idée la fit s'empourpré un peu plus. Elle frotta lentemant son pied contre la roche humide, signe qu'elle ne savait plus trop où se mettre. Décidemment, les elfes étaient bien loi de l'image qu'elle s'en était faite en entendant ce qu'on disait à la capitale. Bien sur, elle ne s'y était jamais fiée mais entre sa dernière aventure chez les elfes et cette rencontre avec Silma, elle réalisait que c'était encore bien loin de ce qu'elle pensait. Ils étaient gentils, bienveillants et à l'écoute. Peut être qu'elle avait eut la chance de ne topmber que sur des personnes d'honneur et rempli de vertu, mais pour le moment ce qu'elle voyait la rendait un peu moins fière de son peuple.

Elle finit tout de même par formuler une réponse, toutjours sans regarder directement Silma. D'ailleurs sa réponse fut presque murmurer, sans doute peu génant pour une créature à l'ouïe aussi fine, même si le but n'était pas forcément qu'il tende l'oreille pour capter ces simples mots:

- Merci beaucoup...

Il s'écarta légèrement révélant le cadavre du porcinet à la démone. C'est vrai qu'elle commençait à manquer de viande dans ses provisions et maintenant qu'il étaient deux fois plus nombreux, ce ne serait pas un luxe. Puis l'elfe lui tendit le couteau qui avait visiblement servit à retirer la peau et la tête de l'animal. Elle ne comprit pas ce qu'il voulait qu'elle fasse jusqu'à ce qu'il parle de nouveau. Cependant cela ne l'aida pas vraiment plus. Pourquoi ne pas faire cuire simplement le porc pui se servir ensuite ? Mais peut être que c'était une sorte de signe d'acceptation, comme lorsqu'elle avait fait la connaissance de Mushu. Elle se souvint alors que lors de leur première chasse ensemble, la bête l'avait laissé se servir en première, signe qu'il l'acceptait comme son égal. Ainsi elle n'hésita pas longtemps et prit le couteau. Elle coupa une bonne tranche, qu'elle sépara ensuite en deux. Elle en prit un morceau puis tandis l'autre avec le couteau à Silma. Ainsi elle partageait avec lui "l'honneur" de la première bouchée.

Elle avala rapidement son morceau puis se releva. Ils allaient devoir se dépécher s'ils ne voulait pas perdre trop de temps. Autant profiter du jour au maximum qu'ils le pouvaient. Elle tandis sa main pour aider l'elfe à se relever puis dis d'un voix de nouveau pleine de chaleur et de joie:

- Bien, si nous voulons partir assez vite il vaudrait mieux se mettre à la prépartion de se repas. Vous m'aidez ?

Elle lui offrit un sourire avant de se diriger vers la grotte, une fois qu'elle eut aider l'elfe à se relever. Elle prépara ensuite tout le nécessaire à une bon petit plat afin qu'ils partent le ventre plein. Bien sur ce n'était pas du tout une experte en cuisine, mais elle savait se débrouiller. Le but était que ce soit digeste et bon. Pour cela il ne fallait pas être sorcier.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Dim 1 Mar - 18:30

Message  de Silma Telimec, Elfe.

La réaction de Abaddon n'aurait pas pu être plus appropriée. Non seulement elle semblait parfaitement comprendre la signification du geste de Silma, mais en plus elle partageait avec lui le premier morceau. De ce faite elle prenait garde, consciemment ou non, à briser nette toute ébauche de hiérarchie qui aurait pu se créer. Ainsi, elle lui montrait qu'elle l'acceptait comme son égale. Silma, ne s'attendant pas à une telle réponse, lui renvoya un sourire des plus ravis quand il prit le morceau qu'elle lui tendait. Ils s'attelèrent ensuite à la préparation du repas. Aussi surprenant que cela puisse paraître, quand vint le tour de leur compagnon respectif de se servir, le même genre de scène se répéta. Nauëlin partagea en effet sa part avec le petit reptile, un tel comportement était plutôt de bonne augure puisqu'ils seraient amener à voyager côte à côte.

Le repas fut complet et suffisant pour rassasier tout le monde, au moins pour un temps. Abaddon et Silma mangèrent la viande après l'avoir cuite et en l'accompagnant des racines que l'elfe avait trouvé. Comme il l'avait soupçonné, il ne restait pas grand chose la proie après que tous furent servis. Les fruits leur donnèrent une note sucrée pour finir agréablement ce petit déjeuné amélioré. Il s'agissait ensuite de lever le camps. Silma laissa Abaddon ranger ses affaires et se préparer, alors que lui partait chercher de nouveaux végétaux comestibles. Leur route serait sans doute longue et ils arriveraient rapidement sur des terres froides et désolées. Or les provisions qu'il avait empoté en partant de la forêt avaient été largement entamées par la première partie de son voyage. Mieux valait donc être prévoyant. Quand il revint à la cascade, Abaddon était prête pour le départ. Silma vérifia une dernière fois son équipement avant de se tourner vers la démone.

"Au fait, il me semble avoir oublié de vous présentez. Voici Nauëlin, ma fidèle compagne de voyage. Déclara-t-il en flattant le dos de la louve. En effet, la veille, son esprit était tellement fatigué et embrumé qu'il en avait omis l'essentiel. Si nous devons voyager ensemble, ils sera plus aisé que vous puissiez l’interpeller par son nom. Elle n'a pas l'air comme ça, mais elle est très intelligente et comprend beaucoup de choses. N'est-ce-pas ma belle ?" Rajouta l'elfe en jouant avec l'oreille de la louve, qui se secoua pour échapper à cette caresse qui la chatouillait.

Il détailla ensuite Abaddon de haute en bas. La démone avait enfilé des vêtements un peu plus chauds qu'une simple robe courte, mais cela restait bien insuffisant pour affronter les grands froids qu'ils allaient rencontrer durant leur ascension. Il faut dire que la démone n'avait certainement pas prévu de voyager plus loin dans les montagnes. Silma fouilla donc son sac de voyage, qu'il portait pour le moment en bandoulière et en sorti une cape épaisse. Elle était d'un brun soutenu, orné de broderies d'un vert profond formant des formes abstraites suggérant des feuilles d'arbres. L'elfe tendit alors la cape à Abaddon.

"Tenez, cela vous aidera à vous maintenir au chaud. Je n'en ai pas besoin pour le moment. Les elfes souffrent moins du froid que les représentants des autres races."

Il sourit doucement, encourageant Abaddon à accepter son offre. Lui avait retrouver ses forces et portait encore son long manteau de voyage dans les tons bleus, ce serait largement suffisant pour le moment. A cet instant, Nauëlin donna plusieurs petits coups de museau dans la jambe de son maître. Ce geste sembla clair comme de l'eau de roche pour Silma car il reprit de suite :

"Ah oui ! Tu as raison, j'ai failli oublier. Regardant de nouveau Abaddon il reprit. Pourriez-vous la laisser sentir le collier ? Cela lui rappellera l'odeur qu'elle doit pister. Je pense que suivre la rivière nous rapprochera de notre but, mais je fais confiance à son flaire pour nous aider à trouver ce que nous cherchons."

Il eut de nouveau un franc sourire, présentant toujours la cape à Abaddon et attendant sa réponse.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Lun 2 Mar - 9:19

Message d'Abaddon, démone.

ce repas était très copieux, peut être même trop pour la démone. Elle c'était forcé à manger autant que les autres envue d'u voyage à entreprendre mais elle n'avait vraiment pas l'habitude. Son estomac lui signifiait clairement qu'elle avait abusé, en lui faisant faire de petit rot. Elle tenta de les dissimuler tant bien que mal, les rendants sourd au maximum. Elle était très gènée par son manque d'élégance à ce moment là. Mais heureusement, bien vite l'elfe proposa de partir faire une nouvelle coeuillette pendant qu'elle rangeait ses affaires. La chose était bien venue car il leur faudrait quelques provisions supplémentaires au vue du trajet à venir, et cela empêcherait l'elfle d'être exposé aux relents provenant de l'estomac d'Abaddon. Cela se calma après quelques minutes et elle put enfin ranger ses affaires. Elle empaqueta vite le tout, n'oubliant pas de prendre les vêtements qu'elle avait acheter volontairement pour ici. Elle s'habilla donc d'un pantalon en cuir, un manteau dans la même matière doubler par une fine fourure le tout avce des sortes de chaussons en fourrures. Tout était sur une teinte beige, rien qui ne plaisait vraiment à la démone. Elle se sentait très mal à l'aise dans cette tenue mais c'est tout ce qu'elle avait pu trouver, après tout il y avait généralement peu de démon qui aimait s'aventurer ici.

Silma revint enfin et ils rangèrent les provisions avec de charger les deux sacs sur Mushu. Il n'aimait pas vraiment servir de porteur mais il préfèrait ça à devoir porter quelqu'un. La chevalière termina de s'équiper en accrochant son arme autour de sa taille. Elle l'avait graissé juste avant avec un peu de graisse du porc. Certes ce n'était pas très esthétique mais sa permettrait de dégainer son arme normalement par le froid qu'il faisait. Bien que ce genre de région lui était inconue, elle avait vite apprit ça. Une arme dans un fourreau non graissé et on se retrouve vite sans arme à cause du gel. Silma lui parla, il est vrai qu'il n'avaient tout deux pas encore présenté leurs compagnons. Abaddon s'accroupit tendant la main vers la louve pour lui offrir une caresse:

- Bonjour Nauëlin, heureuse de t'avoir rencontrer. La démone leva la tête vers l'elfe, confimant ce qu'il venait de dire: Oui, j'ai effectivement pu le constater, est elle loin d'être bête. Elle se releva après deux trois caresses puis se tourna vers son propre compagnon. Voici Mushu, mon compagnon depuis de nombreuses années déjà. Il râle beaucoup, il n'aime pas grand chose à part les baies mais c'est un ami fidèle qui comprend toujours tout ce que je dis. Parfois je me dis même qu'il sait parler mais qu'il préfère me regarder à perdre du temps en tentant de comprendre ce que je veux. Elle murmura cette dernière phrase en mettant une main près de sa bouche. Pui elle fit une pause cherchant ce qu'elle pourrait ajouter: Ah oui, si vous vous demandez ce n'est pas un dragon, il semble qu'il appartiennent à la même famille. Une sorte de cousin éloigner en quelques sortes...

Mushu c'était montré son son plus beau jour lorsqu'elle parla de lui, paradant presque devant eux. Puis il changea d'atitude lorsqu'elle commença à murmurer. Il vint donner deux trois coup de tête sur les fesses de la démone comme s'il voulait savoir ce qu'elle avait dit. Là il avait vraiment une tête grognonne. Abaddon lui donna quelques caresse, qu'il prit soin d'éviter comme s'il boudait. Silma sembalit chercher quelques choses dans son sac pendant que les deux amis faisat semblant de s'ignorer l'un l'autre, sachant pertinemment que tous deux ne tiendrait pas longtemps. L'elfe parla de nouveau en tendant une cape à la femme cornue. C'était peut être vrai que les elfes craignaient moins le froi, bien qu'elle douta que les dragons le craigne, mais ce n'était pas une raison pour qu'elle prive l'homme aux oreilles effilées d'un de ses vêtements. L'intervention de la louve laissa un peu plus de temps pour qu'elle décide, alors que Silma poursuivait. Le collier ? Elle avait faillit l'oublier. Elle le sortit de sa poche puisqu'elle avait remit le siens en place et le tendit vers l'elfe, finissant par accepter la cape. Elle répondit faiblement, pas parce qu'elle était déçu mais parce que c'était vrai.

- Il ne m'appartient pas, donc oui bien sur. Gardez-le pour le moment, on en aura peut être à nouveau besoin. J'accepte votre offre pour le moment, mais si je vois que vous avez froid, je vous la rend.

Elle équipa donc la cape, non sans avoir répondu qu sourire de Silma avant, pendant que Nauëlin commençait déjà à chercher l'odeur associé au collier. Nul doute que pour le moment ils devraient remonter le cour de l'eau. visiblement, ils étaient tous près donc ils n'avaient plus qu'à se mettre en route. Abaddon connaisait un petit sentier amenant au dessus de la cascade donc c'est par là qu'ils partirent en premier. à moins qu'une louve n'ait trouvé une autre piste ?
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Lun 2 Mar - 21:22

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Comme la démone s'équipait de la cape, Silma se mit à genoux et fit sentir le collier à Nauëlin. Alors que la louve partait déjà en avant, l'elfe resta un peu et tendit la main vers Mushu espérant un petit signe de ce dernier.

"Bonjour Mushu, ravi de faire ta connaissance."

Mais le pseudo dragon lui lança un regard qui semblait emplis de dédain et se détourna. Silma se redressa en haussant les épaules, peut-être que la créature se montrerait moins antipathique après quelques jours de voyage... Ou pas. Ce n'était pas très grave, juste que ça aurait plus agréable. Mais l'elfe n'abandonnerait pas aussi rapidement, il savait être patient et ce n'était pas la première fois qu'il était face à un animal sauvage un peu farouche.

En revanche, Nauëlin semblait avoir complètement accepté la démone, en effet, elle s'était laissé caressée avec plaisir tout à l'heure. Cette constatation fit légèrement sourire Silma. Sa louve était certes un peu sauvage au premier abord, mais elle était relativement ouverte aux étrangers une fois qu'elle les connaissait suffisamment. Bien sûr, il entretiendrait toujours un lien particulier avec elle, mais Nauëlin était de nature sociale et joueuse. Tant que la démone ne tentait pas de prendre la louve pour une peluche géante comme le faisait parfois sa jeune cousine, tout devrait se passer pour le mieux. Silma sourit en se rappelant comment la jeune elfe étouffée parfois Nauëlin sous les câlins. La louve finissait toujours par s'en allé, agacée et ne reparaissait que quand le danger était passé. Oui, sociale et joueuse, mais aussi farouchement indépendante. Voilà comment était sa Nauëlin.

Silma fut alors tiré de ses pensées en s'apercevant que Abaddon commençait à gravir le chemin menant au dessus de la cascade. Le tout en suivant de prés les pas de Nauëlin qui, museau au sol ou dans le vent, commençait sa traque, bien qu'il n'y ait pas encore vraiment d'odeur à pister pour le moment. Silma lança un regard contrit sur le collier qui laissait un poids mort dans sa main. Abaddon lui avait dit de le garder et était parti sans attendre sa réponse, mais il n’avait aucune intention de conserver ce bijoux, un cadeau était un cadeau.

Aussi il rattrapa la démone et se plaça devant elle, l’obligeant à s’arrêter, sans un mot il se rapprocha, leva les mains et lui passa le collier autour du coup. Celui-ci se plaça mal car Abaddon avait remis son autre bijoux, Silma en profita d'ailleurs pour détailler cet étrange rat de coup orné de petites cornes. Ce n'était pas du tout le genre de bijoux que pourrait porté les elfes, mais Silma du avouer que cela donné un charme sauvage à la démone. Les doigts longs et fins de l'elfe effleurèrent avec douceur la nuque de Abaddon pour aller agilement refermer l'attache du collier d'or. Silma effectua ce geste avec précision et rapidité, comme si ça lui était tout à fait naturel. Durant ce court lapse de temps, leurs corps se frôlèrent. Silma s'écarta ensuite, jaugeant Abaddon du son regard bleu océan.

"Faîtes moi donc le plaisir de garder ce collier. Il semble fait pour aller à votre coup et nul part ailleurs, Princesse."

Encore cet adjectif... Mais Silma n'y pouvait rien, cela lui venait naturellement, sans qu'il y réfléchisse. Il renvoya un sourire charmeur à Abaddon puis se détourna, ne lui laissant pas le temps de protester ou autre. L'elfe rejoignit sa louve et leur longue marche le long de la rivière commença.

Plus ils avançaient, plus le paysage devenait blanc se recouvrant d'une épaisse couche de neige. Les arbres se raréfiaient à mesure que la pente devenait plus raide. Ils passèrent toute la matinée à longer la rivière. Le silence s'était plus ou moins établi entre eux, Silma n'était pas vraiment d'un naturel bavard. Habitué aux longues marches seul avec Nauëlin entre les arbres, le silence ne le dérangeait pas. De plus il était perdu dans ses pensées, ressassant sans cesses les évènements qui l'avait amener jusqu'ici. Le soleil étant au beau fixe pour le moment, seules quelques rafales de vent changeantes leur envoyer de temps à autre des paquets de neige au visage. Pour l'instant Silma ne souffrait pas trop du froid, mais il fut content quand ils trouvèrent un escarpement rocheux qui leur permirent de se reposer un peu à l'abri et de prendre un déjeuner rapide. Quand ils reprirent leur marche, Silma brisa brusquement le silence qui s'était installé jusque là.

"Avez-vous déjà rencontrer un Oünmat, ou une créature similaire, comme un esprit des forêts par exemple ? Ce sont des entités particulières, ces êtres protègent la nature autour d'eux, lui permettant de vivre et de s'épanouir. Ils maintiennent un équilibre fragile entre l'eau, l'air et la terre. Ils semblent transcender l'espace et le temps eux-mêmes... "

La voix de Silma était calme et empreinte de mélancolie. Il ne savait pas si le Oünmat avait survécut au combat, mais si ce n'était pas le cas, alors sa nature elfique ne pourrait que pleurer la perte d'une si noble créature. L'elfe reprit sans vraiment attendre de réponse :

"Je ne cesse de me demander ce qui a pu pousser cet Oünmat à nous attaquer. Sa colère était si... " Silma se tut, aucun mot ne pouvait décrire le sentiment si intense qui l'avait envahit durant ce terrible combat.

L'elfe ne parvenait pas à trouver d'explication logique, ces créatures sont généralement très pacifiques. Certes, ce sont des animaux sauvages et ils réagissent à la peur et à l'agression. Mais qu'est ce qui avait bien pu mettre si en colère le Oünmat. Etait-ce parce que les marchants avaient troublé son sommeil ? Silma n'était même sûr que ce soit ça.

L'elfe continuait de marcher, regardant où il mettait les pieds dans toute cette neige. Il avait parlé surtout pour exprimer à voix haute ses tourments, il n'attendait pas vraiment de commentaire particulier de la part de sa compagne de route.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Mar 3 Mar - 8:55

Message d'Abaddon, démone.

Comme à son habitude, le dragon miniature, fit par de son regard inquisiteur à la personne qui tentait de se faire apprécier par lui. Il n'avait jamais été socialbe sauf avec la démone et ce n'est pas aujourd'hui que ça changerait. Il suivit donc sa compagnone sans plus de considération laissant Silma. Nauëlin, semblait bien a l'opposé de lui. Elle avait déjà accepté la chevalière, mais vue que cette dernière avait sauver son ami c'était peut être normal. Cependant elle semblait bien plus sociable que Mushu. Ils étaient tous les deux joueurs sauf qu'une fois de plus, le gros lézards ne jouait qu'avec Abaddon ou les enfants de la Citée à qui elle rendait visite, et encore, il se lassait vite d'eux. Après tout, c'était une prédateur solitaire à la base.

Ils commencèrent leurs marches et contournèrent légèrement le cour d'eau pour prendre un sentier qui leur permettrait de gravir un peu plus facilement les mètres de dénivelés. Cependant l'elfe interrompit bien vite l'avancer de la démone. Elle fronça les sourcils et commença à ouvrir la bouche lorsque ce dernier s'approcha d'elle, elle ne comprit pas pourquoi au début jusqu'à ce qu'il commence à attacher quelque chose à con cou. Le collier sans aucun doute, elle voulut protester la proximitée de leurs corps l'en empêcha. Elle sentit les doigts de l'homme, aux oreilles effilées, qui effleuraient sa peau, la faisant rougie quelques peu alors qu'elle entendait le souffle de sa respiration près de son oreille. La situation était vraiment étrange pour elle et la seule chose qu'elle pensa à cette instanct fut: *Je dois ressembler à rien avec ces vêtements...* On a jamais dit qu'elle n'avait jamais de pensée comaprable à n'importe qu'elle femme. Elle l'observe vaguement lorsqu'il se dégagea trop préoccupé par porter ses doigts à son cou. La phrase qu'il prononça puis le sourire qu'il lança achevèrent la démone qui se décomposa une fois qu'il reprit son avancé. Elle se tourna vers Mushu qui lui lancer un regard furieux, s'il avait pu nul doute que ses yeux auraient lancé des éclairs. Cela permit à la démone de reprendre un peu de contenance, elle lui adressa une grimace et repris la route.

Le temps ne passait pas vite lorsqu'on avançait ainsi dans la neige. Non pas qu'ils allaient lentement, mais la neige n'était vraiment pas la tasse de thé de la démone. la paysage ressemblait de plus en plus à un désert, un désert blanc. Pourvu que le flair de Nauëlin soit bon ensuite parce qu'il serait facile de se perdre dans toute cette neige à perte de vue. Le silence régné en maître pour le moment. Abaddon était encore trop perturbée par ce qui c'était produit plus tôt pour entreprendre la moindre discution. Silma lui ne semblait pas vouloir parler ce qui semblait normal pour lui. Normalement, la démone aurait fait pareil mais là c'était une vrai torture. Pourquoi est-ce qu'il avait fait ça ? Et pourquoi il ne lui avait simplement pas mit le collier dans la main ? Et pourquoi est-ce qu'il l'appelait "Pincesse". Pour ce dernier point, c'est vrai qu'elle n'avait rien démenti... Peut être qu'il le croyait vraiment. Non, il devait sans doute savoir que le roi n'avait pas d'enfant. Tout cela tournait dans l'esprit de la démone et elle fut bien content quand ils s'arrêtèrent pour prendre une pause et manger un petit peu.

Rien de bien copieux, pour elle en tout cas. Son estomac acceptait tout juste quelques fruits et un peu d'eau. Une fois de plus le silence régna, elle observa l'elfe dés qu'il regardait ailleurs comme si elle pouvait lire son esprit mais seulement quand il ne la regardait pas. Il repartirent après ce repas rapide et quelques minutes de repos, puis Silma prit la parole. Bien sur cela n'avait rien à voir avec les questionnements de la démone mais c'était déjà mieux que rien. La voix de l'elfe était empreinte de tristesse, il semblait s'inquièter pour la créature. Il est vrai que les elfes sont très proches de la nature et de leurs "gardiens". Elle respectait cela et réfléchit donc sérieusement à ce qu'il avait dit. Après plusieurs secondes elle finit par répondre.

- Non pas d'Oünmat, il est peu courant que des démons passent ici vous savez. Mais j'ai déjà vue des Golems de Feu. Enfin un à la fois bien sur, ils sont assez solitaire. Ils sont assez impressionant, mieux vaut ne pas s'approcher trop près d'eux. Non pas qu'ils soient hostiles mais la chaleur qu'ils dégagent ne laisse pas grand chose de vivant sur leurs passages. Elle s'interrompit un instant puis poursuivit. Le feu même sous sa forme destructrice, fait aussi partit de cet équilibre.

Un frisson de colère parcourut le corps de la démone. L'elfe était triste en pensant au fragile équilibre de la nature. Mais il ne comprenait pas que les démons n'en avait pas de nature. Ils ne connaissait que la désolation d'une terre que toute plante a depuis longtemps abandonné. Elle expira profondément pour se calmer, ce n'était pas de sa faute. après tout il n'avait pas l'air de savoir grand chose sur ce qui se passait en dehors de la forêt. Elle se força donc à se clamer pui elle passa devant l'elfe lui adressant un sourire avant de le provoquer:

- Alors il faudrait que Monsieur Silma avance un peu plus vite si on veut découvrir pourquoi l'esprit est en colère. Parce qu'au rythme où tu vas, il nous faudra au mois un an !

Abaddon tira la langue avant de se mettre à courir, de manière très laborieuse, dans la neige. Elle se rendit compte après quelques pas qu'elle l'avait tutoyer. Ceci la faisant rougir mais ne l'empêchant pas de continuer sa course, bien au contraire. La louve s'amusa à faire des allers-retours entre les deux personnages, ce qui fini par avoir raison de la démone qui s'écrassa dans la neige. Elle rit de bon coeur en se relevant espérant avoir redonner un peu le sourire à l'elfe. Un peu plus loin on pouvait entendre les grognements raleur de Mushu qui se frayait son chemin dans la neige à l'aide de son souffle. Il reprirent ensuite leurs routes normalements échangeant quelques paroles de temps en temps.

Le jour commença à décliner et la petite compagnie décida de trouver un abri pour la nuit. Ils finirent par trouver une petit enfoncement dans la montagne et établirent leur campement. Ils firent un petit feu et mangèrent lentement. Cette fois, elle magea copieusement. Moins que le matin même mais sufissamment pour remplir ses besoins. Elle sortie ensuite sa couette pour prendre un peu de repos alors que Mushus sécher le sol pour éviter que le tissu ne prennnet l'humidité. Elle posa donc la couette sur le sol puis une pensée traversa son esprit: *Je n'ai qu'une couette... et on est deux... Il y a assez de place pour deux si on se serre un petit peu mais...* Elle se tourna vers Silma le visage un peu rougit, nul doute que c'était uniquement l'action du froid...

- Euh... hum... on partage ?

Une phrase très bien construite et parfaitement compréhensible, bien sur. Parfois cette démone est irrécupérable...
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Mar 3 Mar - 21:24

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Quand la démone évoqua les Golems de feu, qu'il n'avait vu qu'en gravure dans des livres, Silma comprit soudain que leur deux mondes devaient être très différents. L'elfe se tourna vers Abaddon, la regardant avec un mélange de curiosité et de surprise. Il ne s'était pas spécialement attendu à ce qu'elle réponde quoique ce soit. Pourtant ses paroles étaient pleines de bon sens. Alors qu'il était encore immobile à quelques pas devant elle, Abaddon le dépassa en tirant la langue. Les oreilles de Silma frémir à l'entente du tutoiement et un franc sourire éclaira son visage alors qu'il se lançait à sa poursuite.

Il ralentit plus ou moins volontairement sa course, il aurait peut-être pu rattraper la démone s'il l'avait voulu. En effet, il avait un peu plus l'habitude de la neige qu'elle puisqu'il neigeait parfois dans la Forêt Blanche. De plus, son pas était peut-être un peu plus léger que le sien, du faite de sa nature elfique. Mais le jeu l'amuser, et Nauëlin aussi visiblement, donc il ne chercha pas spécialement à rattraper Abaddon. Quand celle-ci tomba la tête la première dans le manteau blanc, il rit gaiment avec elle, puis l'aida à se relever. Leur petite course poursuite improvisée avait au moins permit de détendre un peu l'atmosphère et la marche reprit dans une ambiance moins pesante.

Silma avait été détourné de ses doutes et son esprit était maintenant ramené au moment présent. Il jetait parfois discrètement des regards emplis de questions à Abaddon. Lui qui était d'un naturel curieux se demandait maintenant à quoi ressemblait les Terres Démoniaques et la culture de ce peuple qui lui était quasiment inconnu. La pluparts des choses qu'il savait lui venaient de récits bourrés de clichés et de stéréotypes. Même si Silma avait l'habitude d'essayer de se forger sa propre opinion, il ne pouvait empêcher des années d'éducation de laisser leur marque dans son esprit. Pourtant il était quelqu'un d'ouvert et l'image honorable et enjouée que lui renvoyait Abaddon était à miles lieux de celle emplis de violence et de traitrise qu'on lui avait toujours décrite. Aussi la démone avait-elle éveillait sa curiosité et son intérêt.

L’après midi passa donc rapidement dans une ambiance moins tendue que le matin. Alors que le jour déclinait le groupe trouva une petite grotte pour passa la nuit. Pendant qu'Abaddon allumait un feu, Silma utilisa la neige pour construire un petit mur et combler plus ou moins efficacement l’entrée de leur étroit refuge, histoire de conservait plus facilement la chaleur à l'intérieure. Le dîner se passa calmement et Silma partagea sa part avec Nauëlin. L’elfe mangea à sa faim mais pas plus, il voulait essayer de rationner un peu la nourriture, il n’avait aucune idée du temps que prendrait leur mission, alors mieux valait être prévoyant.

Alors qu'ils allaient se coucher, la voix d'Abaddon résonna faiblement dans leur petite grotte. Comme elle parlait de partager quelque chose, Silma pensait la voir tendre de la nourriture ou un autre truc du même genre en tournant la tête. Mais quand il vit la démone visiblement un peu gênée, avec ses doigts jouant sur la couverture, il comprit qu'il était très loin de la vérité. Le teint pâle de l'elfe s'empourpra brutalement alors qu'il imaginait involontairement son corps collé à celui de la démone. Il vrais qu'il n'avait pas de couverture pour lui. Juste avant de tomber du précipice, il avait enlevé une partie de son package pour prendre part au combat contre le Oünmat. Mais jamais il n'oserait dormir sous la même couverture qu'Abaddon, ne serait-ce que par respect. Aussi, Silma empoigna rapidement la cape que la démone avait enlevé et plié pour se coucher.

"Merci pour votre sollicitude, mais ceci me suffira largement. Je vous souhaite une bonne nuit."

Et il salua Abaddon d'un petit sourire mais la rapidité de ses mots et le tremblement de sa voix trahissaient sa gêne. D'un geste brusque, il balança la cape brune sur son corps tout en s'allongeant sur le côté, tournant le dos à Abaddon. Il trouva alors Nauëlin, qu'il s'empressa de serrer dans ses bras. En partageant leur chaleur tous les deux ils passeraient très bien la nuit. Silma ne bougea plus une oreille, espérant sincèrement que la démone ne reviendrait pas sur le sujet. Il voulait à tout prix retrouver son calme, car pour le moment, son cœur tapait dans sa poitrine à un rythme un peu trop soutenu à son goût. Il mit quelques minutes à se calmer et à chasser de son esprit l'image insidieuse de leur deux corps collaient l'un contre. C'était sans doute parce qu'elle était une démone que cette idée le gênait tant, il n'avait pas l'habitude d'être avec des gens de sa race, voilà tout. Oui, c'était juste ça...

Pourtant, alors qu'il retrouvait enfin une respiration plus calme et qu'il tombait peu à peu dans les bras de Morphée, Silma ne put s'empêcher de humer à pleins poumons le parfum d'Abaddon qui imprégner le tissu brun. En effet, elle avait porté la cape toute la journée, y laissant une subtile odeur épicée qui chatouillait agréablement les narines de l'elfe. C'était une senteur totalement exotique pour lui, et cette nuit là il fit des rêves de désert et de terres rouges et arides.

Après une nuit calme, ils s'éveillèrent au petit jour, prirent un rapide petit déjeuné et reprirent leur marche, toujours en suivant le court d'eau. Silma hésita un peu, il commençait à s'habituer à la présence de la démone ses côtés. Il aurait voulu en savoir plus sur son peuple, sur l'endroit où elle vivait, sur ses habitudes, sur son histoire. Mais il n'osa pas la questionner, encore un peu gêné par ce qui s’était passé la veille. Aussi leur marche fut à nouveau silencieuse, mais l’ambiance n'était pas forcément tendue. Ils échangeaient quelques parole, plaisantant par exemple sur les idioties de Nauëlin qui semblait particulièrement joueuse aujourd'hui. Elle sautait dans les paquets de neige, tentait d'embêter Mushu, poussait doucement Abaddon de la tête ou mordillait les mains de Silma.

A mesure qu'ils avançaient, des nuages gris sombres envahirent le ciel et les rafales de vent se renforcèrent quelque peu. Le froid commençait à mordre la peau malgré les vêtements. Le soleil arrivait à son zénith, même s'ils ne pouvaient pas le voir car il était caché par les nuages. Alors Nauëlin, qui ouvrait la marche en ayant reprit son rôle de pisteur, se stoppa et se mit dos à la rivière, fixant la pente raide en jappant à l'adresse de Silma. L'elfe arriva à sa hauteur et regarda dans la même direction que sa louve. Le flanc de la montagne portait les traces d'une avalanche récente. Quelques dizaines de mètres plus haut, on pouvait voir une corniche rocheuse, surplombant la pente. Les conditions était très différentes, pourtant Silma était presque sûr que c'était de là-haut qu'il était tombé durant le combat contre le Oünmat, et le comportement de Nauëlin ne lui laissait presque aucun doute. L'elfe écarquilla quelque peu les yeux en comprenant la hauteur de sa dégringolade forcée. C'était une chance qu'il ne se soit pas rompu le coup en tombant, la neige avait sans doute amortie sa chute.

"C'est de là que tout a commencé." Déclara Silma à Abaddon en désignant l'escarpement d'un geste de la main.

Cela signifiait qu'ils arrivaient bientôt au but de leur voyage. Mais en étudiant la pente raide, Silma comprit qu'il leur faudrait faire un détour, c'était pratiquement à pic, il serait extrêmement risquer de tenter une ascension par là.

"Il va nous falloir trouver un autre chemin." Conclut Silma.

Tout en continuant de marcher, l'elfe décida de briser le silence et de faire ce qu'il n'avait pas osé le matin en questionnant Abaddon sur son peuple. Faisant bien transparaître son intérêt sincère et, on pourrait dire, innocent pour le sujet. Il était simplement curieux d'en savoir plus. Il laissa Abaddon choisir le sujet de la conversation et écouta avec un intérêt non feins toutes ses paroles.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Mer 4 Mar - 9:54

Message d'Abaddon, démone.

La démone toujours debout, mais qui avait déjà retiré la cape que Silma lui avait prété pour le voyage ainsi que ces vêtements en cuir et fourrure inconfortable, croisa le regard de l'elfe non s'en éprouver une certaine gène. Elle n'avait bien sur aucun arrière pensée mais visiblement l'homme aux oreilles effilées ne le comprit pas ainsi, ou alors le simple fait d'être si proche d'elle le dégoutait. Après tout leur deux peuples avaient un profonde rancoeur l'un pour l'autre. Sa réponse fut séche et enplit de gène. Il prit rapidement la cape et tout aussi vite s'allongea faisant dos à la jeune démone. Elle sentit une énorme pression dans sa poitrine alors que ses yeux s'humidifiaient faiblement. Elle retint tout de même ses larmes sans doute plus dû à la fatigue de cette journée qu'à la situation même. Elle finit par se glisser dans sa couette après être rester un moment immobile. Elle prit de profonde et lente respiration afin de garder la maitrise de son corps et de ne rien dire ou faire de stupide. elle se tourna pour faire dos à l'elfe aussi alors que Mushu venait prendre place à côté d'elle. Ce dernier semblait être content de la situation ce qui arracha un soupir à Abaddon, mais elle finit quand même par s'endormir en caressant la bête.

Une fois de plus, la nuit de la jeune femme fut hanté par la vision d'un désert blanc. Elle s'y voyait toujours seule et faible, ce sentiment ayant sans doute était exacerbé par ce qui c'était passé juste avant qu'elle ne s'endorme. Tentant de trouver une sortie à tout prix elle ne faisait que s'enfoncer dans les montagnes enneigées. Puis finalement elle finissait par trouver d'autres personnes. D'étranges elfes bleu qui dormait à même la neige. Il ne semblait pas se réveiller malgré le fait qu'elle demande leur aide.

Abaddon fini par se réveiller alors que comme les deux derniers jours, Silma était déjà levé. Elle s'habilla donc rapidement, prennant à peine le temps de manger quelques fruits pendant qu'elle rangeait leurs équipements. Le silence régna bien qu'il semblait beaucoup moins froid que le jour d'avant comme certains regards ou sourires pouvaient le confirmer. Ils reprirent donc la route restant sur la même ambiance. Quelques paroles étaient même échangés, rien de bien intéressant mais c'était déjà bien mieux que de rester muet comme une tombre. Il fallait dire que la louve semblait savoir comme s'y prendre pour faire rire ou du moins empêcher que quelqu'un ne soit fâcher très longtemps. Même Mushu commençait à jouer avec, enfin la démone pensait que c'était pour jouer qu'il essayait de la mordre. Rien n'était moins sur concernant la créature mais il savait très bien qu'il serait réprimander s'il faisait vraiment mal à leurs compagnons.

Le chemin allait sembler de plsus en plus long s'ils étaient accompagnés par cette tempête de neige. A présent, même avec la cape de l'elfe en plus, la démone avait froid. Elle ne comprenait pas comment des créatures pouvaient vivre ici, il faisait tellement froid que du givre commençait à se former sur ses cornes. La démone avait du mal à garder la tête lever et ce n'est que quand elle faillit percuter Silma qu'elle réalise qu'il c'était stoppé. Elle l'imita observant la corniche plus haut non sans mal. Elle comprit pourquoi il sembla se décomposer un instant et quand il parla, la chevalière comprit pourquoi. Pour une fois, elle était contente qu'il y ait eut la neige pour amortir la chute de son compagnon. Sinon il serait sans doute mort ici, ce qui aurait pu décaler leur rencontre à une autre vie.

Finalement ils avaient vite atteint leur cible, il n'y avait plus qu'à trouver un moyen de monter. Pour elle ça ne serait pas un problème, elle pouvait même faire deux voyages pour prendre Silma et puis Nauëlin. Mais ce la voudrait dire qu'elle laisserait Mushu seul. Il était bien trop lourd pour qu'elle le porte. Elle réfléchit encore alors que Silam partait déjà ajoutant qu'ils devaient trouver un autre chemin. Elle pourrait au moins monter en éclaireur pour voir ce qui les attendaient. Elle se demanda si elle devait le faire mais s'il arrivait quelque chose à lun de ses compagnons entre temps, elle s'en voudrait certainement à vie. Alors elle se résigna et continua sa marche tout en restant près de Silma qui lui parlait. Elle n'était pas vraiment obligé d'être aussi proche, mais pour la seconde fois en quelques minutes, elle remerciait la neige et le vent de cette région. Elle était assez près pour que leurs bras se touche dans leurs mouvements de marche et écouta attentivement ce qu'il disait.

Il semblait intéressé pas le fait d'en apprendre plus sur les démons. Comme elle, il devait avoir une image de ces derniers un peu faussé. On présente toujours les mauvais côté d'une espèce, surtout quand on ne l'aime pas. Elle commença donc naturellement par parler de la Citée.

- Je vis à la Citée, c'est notre capitale et concrétement le seul véritable lieu d'habitation de notre peuple. Bien sur il y a des sortes de petits bourg aux frontières mais ce sont plus comme des postes d'observations que de vrai villages.  C'est pour ça que la capitale est si grande et peuplée. On vit surtout grace au commerce et à nos chasseurs. Vu qu'on ne peut pas vraiment cultivé sur nos terres, on utilise notre art comme monnaie d'échange contre des vivres. C'est assez froid comme architecture, tout est en pierre pour que cela soit solide, ça ressemble beaucoup au fort que j'ai pu voir chez les humains. Je pense qu'à l'origine se fut construit pour résister contre d'éventuels envahisseur. Elle ne précisa bien sur pas que les envahisseurs devaient être les elfes, inutile d'en revenir à cette haine millénaires. Elle s'arrêta un instant dans son monologue et finit par demander. Vous n'avez pas des questions un peu plus précise ? Je ne suis pas vraiment douée sur les questions générale.

Elle lui offrit un petit sourire en signe d'excuse pour sa demande et attendit qu'il lui réponde. Avancer semblait tout de suite plus facile pour elle lorsque son esprit était occupé à discuter en toute simplicité et sans arrière pensée. Nauëlin avait déjà trouver un piste accessible permettant à tout le groupe d'accéder à leur but. Pour une fois qu'ils parlaient vraiment, Abaddon souhaitait avoir un peu de temps devant elle. Peut être que si elle ralentissait un peu la cadence, cela irait. Cependant elle ne el fit pas, peut être auraient-ils tout le temps de discuter une fois leur misssion terminée.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Jeu 5 Mar - 15:17

Message  de Silma Telimec, Elfe.

La piste que Nauëlin avait trouvait était certes praticable mais non sans mal, elle était particulièrement pentue, et l’épaisse couche de neige encore poudreuse rendait tout avancée difficile. Silma trébucha plusieurs fois, se disant que la démone à ses côtés devait avoir encore plus de mal pour avancer. Il l’écouta simplement parler de sa ville, assimilant les informations sans couper la démone dans son discourt, il n’était pas là pour porter un jugement quelconque. Quand elle lui demanda s’il avait des questions plus précises, l’elfe se tourna vers Abaddon. Il en profita pour s’arrêter et reprendre un peu son souffle après s’être débattue dans toute cette neige. En juste retour, il décida de lui parler un peu de sa propre vie.

"Alors pratiquement tous les démons vivent dans la même ville ? J’imagine assez mal ce que ça peut donner. Pour ma part, j’ai grandi dans une petite ville, Ena Ciel, située près du Lac Léona. C’est assez proche de la capitale, pourtant je n’y suis que rarement allé. Je n’aime pas cette ambiance qui y règne, trop de monde, trop de bruit. J’ai aussi la sensation que les gens ne s’occupent que de leurs propres affaires. Dans les petites villes, c’est moins le cas, il y a beaucoup d’entraide. Puis, ce que je préfère par-dessus tout c’est le silence tranquille entre les arbres de la forêt."

Il termina en souriant à la démone. Mais il remarqua alors les tremblements qui parcouraient le corps de son amie (parce qu'il commençait vraiment à la considérer comme telle). Ses yeux se posèrent alors sur la fine pellicule blanche qui couvrait les cornes brun sombre d'Abaddon. Presque instinctivement, Silma tendit la main pour toucher du bout des doigts la petit couche de givre qui s'était formé et qui fondit sous sa peau. Aussitôt, Silma comprit ce qu'il était entrain de faire et retira sa main, sans mouvements brusques tout du moins, pour ne effrayer Abaddon. Ce contact n'avait duré qu'un instant, mais c'était suffisant pour que l'elfe ait pu ressentir sous ses doigts le matériaux doux et lisse qui formait les cornes de la démone.

"Vous avez froid. " Constat l'elfe.

Il détourna alors son regard vers le haut de la piste qu'ils suivaient, vers leur but. Un sentiment d'urgence s'accrochait à ses entrailles, néanmoins, ils étaient aller plus vite qu'il ne l'avait espéré jusqu'à maintenant. De plus, son but n'était pas de faire mourir de froid Abaddon, surtout pas ! Il voulait d'ailleurs lui épargner le plus de souffrances possibles, elle qui avait déjà fait un énorme effort en acceptant de l'accompagner. Silma estima la distance qu'il leur restait à parcourir. Même s'ils posaient une heure ou deux, ils devraient pourvoir terminer leur ascension avant la nuit. Enfin si le temps restait de leur côté. Silma leva le nez vers le ciel couvert de nuage, il n'était pas capable de prédire le temps, cela pourrait se maintenir comme tourner à la tempête de neige. Néanmoins, il serait justement intéressant qu'ils aient un abri pour se protéger si une tempête se déclarait. Et se reposer leur serait sans doute bénéfique, il valait mieux qu'ils soient en pleine possession de leur moyens, et pas tremblants de froid, s'ils devaient affronter le Oünmat.

Silma balaya donc la zone du regard, la neige recouvrait tout, gommant les contrastes. Comme si Nauëlin avait comprit ce qu'il cherchait, elle s'était déportée sur la gauche, s'arrêtant devant un amas rocheux. Silma s'approcha à son tour, un renfoncement dans la roche pourrait leur servir d'abri, c'était étroit et pas totalement fermé, mais ça ferrait l'affaire. Silma fit signe à Abaddon de le suivre et ils s'installèrent. L'elfe érigea encore une fois un mur neige pour conserver la chaleur, Abaddon fit un petit feu avec les quelques brindilles qu'il leur restaient. Puis Silma sorti les fruits et racines qu'il avait encore dans son sac. L'elfe eut un regard critique sur leurs réserves, à eux deux ils n'avaient pas pu prendre grand chose, le bois et la nourriture viendraient vite à manquer. Néanmoins, Silma s'inquiétait plus pour leur source de chaleur que de nourriture. Ils pourraient toujours chasser, même à cette hauteur il y avait des lapins ou des renards. Et puis, avec un peu de chance, ils trouveraient des vivres dans les restes de la caravane. Mais pour le moment, le temps était au repos. Silma s'assit près d'Abaddon en prenant un fruit pour le croquer à pleine dents.

"Et si nous reprenions notre conversation où nous l'avions lassée ? Pourriez-vous, par exemple, me parler de l'organisation de votre société ? J'ai deviné que vous étiez de noble lignée, mais je ne sais pas à quel point. Après, si vous juger la question trop personnelle, vous pouvez choisir de ne pas répondre." Finit Silma avec un sourire.

Nauëlin vint alors se coucher près son maître, le museau sur sa cuisse, et Silma caressa doucement sa fourrure grise.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Ven 6 Mar - 8:33

Message d'Abaddon, démone.

La petite compagnie s'arrêta avec Silma, c'est là qu'Abaddon se rendit compte de la respiration alétante qu'ils avaient tout deux. Elle ne s'en était pas encore rendu compte mais le chemin était de plus en plus complexe surtout pour quelqu'un qui avait l'habitude de se déplacer sur de vaste étendue aride et plate. Elle jeta un oeil à Mushu derrière eux qui disparaissait presque sous la neige. bien qu'il soit presque aussi grand qu'eux en taille, son poids plus la chaleur corporelle qu'il dégageait, le faisait clairement s'enfoncer dans un sorte de neige fondue. On voyait à son regard et aux légers spasmes de ses muscles qu'il était en difficulté.

La démone porta de nouveau son regard sur l'elfe qui commençait à parler de son lieu d'habitation sans même qu'elle ait eut besoin de le demander. Elle écouta donc attentivement ce qu'il disait. Ena Ciel, elle n'avait bien sur aucune idée de la où ça se trouvait. Elle ne savait même pas jusqu'où elle c'était aventurée suite à son incursion en territoire elfe. Mais sans doute pas très loin, la forêt blanche est si grande qu'il lui faudrait des jours et des jours pour la traverser, si elle ne se perdait pas en chemin.  Visiblement Silma n'était pas un fervant adorateur de la ville, mais Abaddon ne pouvait pas vraiment dire ce qu'elle préférait car elle ne connaissait que ça. Mais il avait raison lorsqu'il faisait des généralités. Elle lui répondit donc:

- Oui c'est vrai que c'est bruyant et peuplé mais cela montre qu'il y a de la vie. Je crois que j'aurai du mla à vivre en dehors de cette ambiance. C'est vrai que peu de personne se préoccupe des autres mais il en suffit juste que quelques-uns pour apporter la joie, parfois.

Elle lui rendit son sourire alors qu'un frisson parcourait son échine. Oui elle parlait d'elle et d'autres personnes qui semblait avoir plus à coeur les intérêts du peuple et donc du futur des démons: leur déscendance. Alors qu'elle était absorbée par les yeux de Silma, elle sentit qu'on touchait l'un des attributs qui ne laissait aucun doute sur sa provenance. Leurs regards changèrent tout à coup comme s'ils étaient gènés tout deux par ce contact, mais le trouvant tout de même agréable. C'était vraiment un étrange comportement que nous offrait ces deux créatures. L'homme aux oreilles effilés et au visage parfait parla alors. Il était clair que sa constatation était évidente mais peut être que d'un certaine manière cette phrase avait une autre valeur. Ils avaient tous les deux froid mais le fait qu'il s'inquiète pour elle était peut être un signe. Elle ne répondit rien, ne désirant pas avouer qu'elle était complétement gelée, afin de ne pas faire dévier Silma de son but. Cependant, ce dernier était visiblement en train de calculer quelque chose. Comme s'il estimait le temps qu'il leur restait à parcourir.

Mushu fini par les rejoindre, il se colla dans le dos de sa partenaire mais lui aussi n'était plus aussi chaud. Abaddon ne c'était jamais demandée si la chaleur que dégageait l'animal pouvait se stopper. Visiblement elle était en train de faiblir mais est-ce que c'était bon signe ? Que se passerait-il si sa chaleur baissait trop ? Peut être que ce serait comme toutes les autres races, il finirait par mourir d'hypothermie. Définitivement les deux comparses, venant du territoire démoniaque, n'étaient pas fait pour vivre dans une contrée aussi glaciale. Elle caressa la créature et se rendit compte qu'elle n'avait plus aucune sensation dans ses mains, encore une fois elle semblait subir d'avantages les maux de cette région que son compagnon elfe.

Elle reporta son attention sur ce dernier qui reprenait la route. Cependant il s'arrêta non loin devant un amas de rocher. Ce dernier lui dit de venir d'un signe de la main et elle le rejoins avec Mushu. Visiblement il désirait faire un arrêt alors qu'ils étaient près de l'arrivée. Abaddon était soulager mais ressenti aussi un peu de honte car elle se doutait que c'était surtout pour elle qu'il faisait ça. Elle ne dit cependant rien et s'attela à faire un feu avec les maigres réserves de bois restante. Ce fut difficile pour elle à cause de ses mains engourdies mais également parce que, contrairement à d'habitude, son petit dragon ne l'aidait pas du tout. Elle y parvint tout de même après que Silma eut fini de les protéger contre la tempête.

Lorsqu'il sortit la nourriture qui lui restait, elle constata que s'il ne trouvait pas à manger avant leurs prochain arrêt, le froid et la faim aurait raison d'eux. Elle fouilla donc dans ses sacs et déballa ce qui lui restait. Un peu de viande sécher et deux poignet de baies. Elle offrit gracieusement trois morceaux de viande à Silma et Nauëlin, en garda un pour elle et donna les deux autres à Mushu. Bien que ce dernier était avare de baies, il fallait bien qu'il se nourisse correctement au vue de se taille. La créature apprécia sa viand alors qu'il se coucher au plus près du feu pour faire remonter sa température corporelle. Ille finint même par se mettre entre la louve et le feu afin de récupérer le plus chaleur possible tout en la redistribuant à Nauëlin. C'était bien la première fois qu'il avait se genre d'attitude sans que ce soit Abaddon qui lui en fasse la demande.

Alors qu'il y avait tout de même de la place pour eux dans cette "grotte" tous les quatre c'étaient regroupé au même endroit afin de garder toute la chaleur au même endroit sans doute. silma avait sa louve sur les genoux et Mushu c'était collé à eux en se mettant devant le feu. Abaddon elle se trouvait juste à gauche de l'elfe, laissant quelques centimètres de séparation. Il prit de nouveau la parole cherchant à en apprendre d'avantage. Sa question était sans doute légitime, et la chevalière hésita à répondre. Tous ceux qu'on disait de caricatural ou mesquin à propos des démons venaient de leurs systhèmes féodal. Cependant, elle se dit que ce n'était pas ça qui le rebuterai maintenant. Elle frotta ses mains l'une contre l'autre tout en regardant le feu et commença à répondre d'une voix légérement moins joyeuse qu'avant:

- Il y a un roi ou une reine comme dans presque tous les royaumes. Actuellement c'est un roi: Aether Luminosus. Le monarque a sous ses autres ce qu'on nomme les Mains. De puissants démons qui se chargent d'accomplir la volontée du roi. Ensuite, il y l'élite, se sont les plus puissant, les plus fort et souvent les plus intelligent d'entre nous. Puis suivent d'autres rangs diffèrents de la noblesse. J'appartiens au dernier rang de cette noblesse. Pour les étrangers, on appelle ça les Démons Supérieur, car nous somme juste au dessus du peuple. Elle prit une longue pause comme si elle prenait le temps d'analyser elle-même ce qu'elle avait dit. Le problème c'est que chez nous, c'est vriament la loi du plus fort, du plus intelligent ou du plus fourbe. Les nobles mais surtout l'élite tentent toujours de faire en sorte de jouer avec les événements pour prendre le plus d'influence possible et prendre la place du roi. Il n'y a pas vraiment de stabilité et souvent le peuple en souffre... Elle fit une nouvelle pause tout en passant sa main sur le collier de cornes autour de son cou. Elle se tourna enfin vers l'elfe, le regard joyeux de la démone avait fait place à un visage impassible. Ceci n'est pas juste décoratif, chacune des cornes appartenaient à un noble qui agissait contre le bienfait du peuple. Il montre ainsi que qui que vous soyez, que peu importe votre rang, je n'hésiterai pas si vous agissez contre les miens.

Elle détourna de nouveau le regard vers le feu. Elle n'avait pas vraiment voulu montrer se visage à Silma, mais après tout elle ne faisait qu'être sincère. Cela faisait partie d'elle et elle ne le cacherait pas. Cependant elle hésita à croiser à nouveau son regard. Elle ne voulait pas y voir de la méfiance ou de la peur, voir peut être même du dégout. Certaines personnes de son propre peuple l'avait déjà insulté en disant que c'était une traitresse, alors que pourrait dire un elfe qui ne connaissait rien d'eux ? Elle attendit pour voir s'il avait une quelconque réaction. Peut être que si Silma ne disait rien, elle lui demanderait comme lui voyait son peuple de la forêt blanche.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Ven 6 Mar - 21:22

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Silma accepta avec reconnaissance la viande que lui tendait Abaddon et il la partagea avec Nauëlin, qui semblait très contente car elle émit un petit jappement de contentement, de remerciement presque, en direction de la démone. Tout en écoutant attentivement Abaddon, l’elfe sourit en voyant Mushu s’installer près de Nauëlin, la créature semblait enfin s’habituer à leur présence.

L’elfe trouvait leur conversation très intéressante, il avait enfin l’occasion de découvrir les démons par les yeux de l’un des leurs et non plus simplement avec les stéréotypes véhiculaient par les siens. Il essayait de ne pas porter de jugement, mais ce n’était pas forcément facile. Il ne put s’empêcher de penser qu’Abaddon avait visiblement grandit dans une société du chacun pour soi qui devait être dure à vivre par moment. Néanmoins, il n’oubliait pas non plus que c’était son point de vue et que la démone qui n’avait connu que cela n’avait pas forcément la même vision des choses.

Son rang ne le fit pas vraiment réagir en bien ou en mal. L’image d’honnêteté que lui renvoyait Abaddon n’aurait pas changée, quel que soit le rang qu’elle lui aurait révélée. Par contre, les dernières phrases le firent frémir. Néanmoins, avant de faire le moindre commentaire il tenta de rassemblait toutes les informations qu'elle lui avait donné, il ne voulait pas faire de faux sens. Il se sentit presque… Honoré, que la démone partage avec lui cette autre facette, plus sombre, de sa personnalité.

Si l'elfe n'était pas forcément d'un naturel bavard, il savait bien qu’une conversation ne se fait pas tout seul. Et Silma n'était pas retissant à parler un peu de lui une fois la discussion engagée. Les yeux perdus dans les faibles flammes qu’Abaddon avait réussi à tirer des marges branches, il songea à sa réponse. Il se demanda un instant si ça intéresserait vraiment la démone, puis il se dit que si la conversation ne lui plaisait pas, elle ne l’alimenterait pas.

"Notre société est également basée sur une monarchie. La reine fée, Iselia Aël'tim, dirige à l'aide de l'élite de la noblesse. Je n’ai jamais rencontré la souveraine, tout juste l’ai-je entraperçue lors de parades officielles. Cette dernière phrase était dite plus bas, comme si elle ne s’adressait pas vraiment à Abaddon. De plus, la voix de Silma avait soudain prit un ton quelque peu mélancolique, de regret presque. Néanmoins, ce changement ne dura qu’un instant et fut quasiment perdu dans la suite de phrase, dite avec bien plus de conviction. Les elfes sont nobles par le sang, l'héritage ou la réussite. Ils peuvent avoir différentes fonctions selon leurs rangs, mais leur objectif principal reste normalement de protéger le peuple. Même si certains s’en acquittent peut-être avec plus de minutie que d’autre. Silma s’était alors tourné vers Abaddon. Pour ma part, je suis née dans une famille d’artisans. Cela amena d’ailleurs quelques débats houleux quand j’ai annoncé mon choix de faire carrière dans l’armée. Silma eut un petit rire. Si aujourd’hui il s’en amusait, à l’époque les longues disputes concernant son avenir avaient été tout sauf drôles. L’elfe reprit rapidement son sérieux, plantant son regard océan dans les yeux vairons d’Abaddon. Je ne peux pas prétendre comprendre votre société en quelques phrases, mais d’après ce que vous dites, certains nobles de votre peuple sont surtout préoccupés par leur réussite personnelle. Vous êtes de noble lignée, pourtant vous défendez le petit peuple, ce comportement est tout à fait honorable."

Pour le coup, Silma s’était permis un jugement de valeur, mais c’était sa façon de faire comprendre à Abaddon qu’il l’acceptait telle qu’elle était, avec ses sourires et ses côtés plus sombres. Car après tout, le monde n’est pas tout blanc ou tout noir. Silma se tut alors, reportant un instant son regard sur Nauëlin qui réclamait son attention en lui mordillant les doigts. Elle voulait qu’il lui gratte le ventre visiblement, puisqu’elle se tourna légèrement sur le côté. L’elfe lui donna ce qu’elle voulait avec un sourire tendre. Ces petits gestes, pour eux, voulaient dire beaucoup. Un loup ne montrait pas ainsi cette partie vulnérable de son corps sans avoir une confiance totale en son vis-à-vis.

Silma se demanda si Abaddon allait reprendre la conversation. Peut-être avait-elle, elle aussi des questions à lui poser ? Aussi il laissa un peu le silence s’installer. Quand leurs corps se seraient suffisamment reposés et réchauffés, il leur faudrait reprendre la route. Néanmoins, ils pouvaient encore attendre un peu, surtout que le temps semblait se maintenir. Tournant son regard vers Mushu, Silma se dit qu’il aimerait bien savoir dans quelles circonstances la créature et la démone s’étaient rencontrés.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Sam 7 Mar - 0:25

Message d'Abaddon, démone.

Lorsque l'elfe commença à parler, la démone se força à détourner son regard des flammes pour regarder dans sa direction. Cependant elle ne croisa pas directement son regard, elle avait toujours c'est air froid et distant et ne souhaitait pas vraiment montrer se visage à son compagnon de route. Bien sur cela fasiat partie d'elle, qu'elle le veuille ou non, mais s'il pouvait plutôt la voir comme la démone souriante et toujours prête à aider, ce qu'elle était la plus part du temps, elle préférait. Peut être quand l'écoutant parler elle parviendrait à retrouver son état "normal". Elle écouta donc encore plus attentivement les mots que prononçait la voix aiguë mais douce de l'elfe.

Elle savait déjà que les elfes utilisaient également un systhème monarchique et que c'était actuelle une fée qui occupait ceete place. En tant que noble et de surcoit chevalière démone, elle se devait au moins de savoir cela. Cependant elle ne le dit pas, préférant ne pas interrompre son interlocuteur. Le ton de la phrase suivante fut interprété par Abaddon comme du regret. Peut être que Silma aurait voulu voir la reine. Peut être simplement parce qu'il avait besoin de reconnaissance ou peut être pour d'autres raisons. Une pensée germa dans l'esprit de la femme cornue, une pensée sans aucun fondement mais sans doute signe d'une marque d'affection pour le jeune elfe. Effectivement, notre pauvre Abaddon s'imaginait un amour secret entre la reine fée et son coéquipier du moment. Ceci sans aucun fondement et je signale qu'elle ne le connait que depuis deux jours. Bientôt elle va être jalouse de la louve.

Nonobstant Silma reprit rapidement, effçant la mélancolie de sa voix et empêchant ainsi à l'esprit d'Abaddon de continuer dans son égarement incensé. Visiblement les nobles elfes et fées étaient comme les nobles démoniaques. Seul le sang ou un accomplissement quelconque, ceci restant très rare, pouvait faire de vous un noble. Et visiblement certains parmis le peuple de Silma était aussi peu consciencieux, qu'ils auraient du l'être, dans leurs travail de garantir sécurité et prospérité au peuple. Même si cela devait être plus le cas chez les démons, enfin ceci n'était qu'une supposition.

La chevalière sentit le regard du soldat se poser sur elle et elle fini par relever un peut la tête pour croiser son regard. Il poursuivit sur ses origines familiales ce qui visiblement n'avait pas été de tout repos lorsqu'il avait choisi sa voix. Un sourire gèné apparut sur le visage de la démone, elle était heureuse qu'il ait tenu tête à ses parents pour devenir ce qu'il était aujourd'hui car sans ça ils ne se seraient jamais rencontrés. Cependant cette pensée la rendait un peu honteuse car elle se doutait que cela n'avait pas du être facile tous les jours à cette époque. Le fait qu'il en riait aujourd'hui prouvait qu'il était finalement heureux d'avoir fait ce choix et cela fit disparaitre les trace de honte du visage d'Abaddon. Il la dévisagea un peu plus, pénétrant les yeux vairons de la jeune démone avec les siens. Elle ne put s'empêcher de rougir quand il commenta ce qui était la raison d'être de la femme cornue. Même s'il était vrai qu'elle avait déjà entendu ça lorsqu'on parlait d'elle, elle ne trouvait pas vraiment "honoralbe" de défendre le peuple. Pour elle, c'était un devoir qui passait avant toutes considérations personnelles.

Elle réfléchit, cherchant quoi dire puis finalement elle bafouille à moitié en tentant de renvoyer le compliment à l'elfe:

- Toi... vous aussi vous l'êtiez... l'êtes, pardon. Merci...

Elle soupira, désespérant de vant son incapacité à rester compréhensible et insensible lorsuqe Silma lui faissait des compliments. Généralement elle n'avait pas ce genre de problèmes, même lorsqu'on tentait de lui faire du charme. Pourtant là c'était différent. Était-ce la fatigue et le froid qui la rendait si sensible ? Ou est-ce que l'elfe faisait appel à des pouvoirs mystiques pour le rendre si facile à déstabiliser ? Impossible de le savoir mais cela semblait beaucoup amuser son vis à vis. Heureusement que Mushu dormait à point fermer sinon elle l'aurait entendu soupirer d'exaspération. Elle se détourna ne souhaitant pas savoir si cela faisait sourire Silma ou si au contraire cela le rebuté. Après un long silence, qui la rendirt encore plus nerveuse, elle finit par reprendre la parole essayant d'être plus claire cette fois:

- Vous avez quel âge ?

Parmis toute les questions qu'elle aurait pu poser, elle avait choisi sans doute la plus nulle d'entre toute. Décidemment, elle aurait mieux fait de prétendre avoir sommeil et ainsi se taire pour de bon. Elle même se rendit compte de sa propre bêtise et n'osa même pas lever les yeux alors qu'elle entortillait ses doigts nerveusement.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Sam 7 Mar - 17:25

Message  de Silma Telimec, Elfe.

La gêne de la démone était clairement visible, son regard fuyant, la palette de rouge qui colorait ses joues, et enfin son bafouillemant. Tout cela déstabilisa quelque peu Silma qui ne comprenait pas la réaction d'Abaddon. Il répondit simplement un petit *Merci* à ce qui semblait être un essais de compliment de la part de la démone. Ensuite il tourna les yeux vers Nauëlin, dont la respiration calme et régulière prouvait qu'elle se reposait, visiblement son regard perturbait plus Abaddon qu'autre chose.

Silma était entrain de repasser dans sa tête les dernières minutes de leur conversation. Avait-il mal agit ? Dit quelque chose de mal ? Il ne comprenait pas ce brusque changement dans l'attitude d'Abaddon. Peut-être lui avait-il envoyé de mauvais signaux ? Il ne s'en était pas rendu compte parce qu'il est un elfe, mais elle avait peut-être mal interprété quelque chose à cause de ses origines démoniaques. Et la scène tournait et tournait dans l'esprit de Silma. L'elfe cherchait désespérément à quel moment il avait bien pu faire une erreur.

Quand soudain le silence qui s'était installé fut brisé par la question d'Abaddon. *Vous avez quel âge ?* La question paraissait anodine, et un brin décalée même. En d'autres circonstances, Silma aurait pu en rire. Mais il était désormais tellement sûr d'avoir merdé quelque part qu'il était persuadé que cette question devait avoir un sens caché, un sous entendu quelconque. Il se repassa une fois de plus la scène dans sa tête. Abaddon lui avait dit être chevalière, elle ne paraissait pas beaucoup plus âgée que lui physiquement, mais pour des créatures à l'espérance de vit aussi longue que la leur, cela ne voulait pas dire grand chose.

*Vous avez quel âge ?* Pour que la démone soit aussi gênée, peut-être avait-elle un reproche qu'elle n'osait pas formuler. Un reproche sur sa façon de gérer cette mission, les perdant tout les quatre dans la neige avec peu de vivres pour assurer leur survie, par exemple. *Vous avez quel âge ?* Peut-être que s'il était plus jeune qu'elle, alors cela pourrait expliquer son inexpérience à ses yeux. Peut-être que c'était ça le vrais sens de cette question.

Finalement, Silma prit quelques instants pour formuler sa réponse. Malgré tous ses questionnements, il restait un elfe. Aussi il prit soin de camoufler ses doutes derrières un petit sourire assez neutre quand il regarda de nouveau Abaddon. Néanmoins, c'était au tour de ses yeux bleus d'être un peu fuyant. Sa voix était calme et posée, douce presque. Il ne voulait surtout pas perturbée d'avantage la démone.

"Je suis encore assez jeune, je vais tout juste sur mes 80 ans. J'ai encore beaucoup à apprendre du monde, des autres, de moi-même. J'avoue que cette mission est la première que je suis amené à effectuer hors de la Forêt Blanche. Autant être sincère jusqu'au bout, il était d'ailleurs dommage que sa première mission hors de ses terres natales tourne au fiasco. Enfin, peut-être pas tant que ça, puisqu'il avait rencontré Abaddon. A cette pensée, son sourire s'adoucit quelques peu, bien que ça soit quasiment imperceptible. J'ai déjà effectué des missions de recherches et de traques dans la Forêt, mais jamais d'une telle envergure. " Cette fois par contre, il sembla inutile de préciser que l'une d'elle avait eu pour but de capturer un démon prit en flagrant délit d'espionnage sur les Terres Elfiques.

Le silence s'installa de nouveau un instant. Silma n'était pas bien sûr d'avoir réussi à détendre l'atmosphère. Peut-être que s'il arrivait à faire parler un peu la démone d'elle-même ? Elle avait semblé bien plus à l'aise en début de discussion. Silma se permit donc une petite boutade, espérant rendre l'ambiance moins pesante.

"Je n'oserais pas demander son âge à une Dame. Fit-il avec un sourire montrant clairement l'amusement. Le but n'était pas que la démone se vexe ou quoique ce soit, il voulait simplement détendre un peu l'atmosphère. Mais peut-être pourrais-je savoir comment vous avez rencontrez Mushu, votre compagnon de route ?"

De nouveau, ses yeux exprimèrent son intérêt sincère. Silma n'avait bien sûr jamais croisé de créature ressemblant de près ou de loin à Mushu, aussi était-il curieux d'en savoir plus.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Dim 8 Mar - 2:08

Message d'Abaddon, démone.

Jouant avec ses doigts, les croisant entre eux et allant parfois même jusqu'à les tordre pour provoquer un léger pic de douleur, la démone attendait dans le silence de leur refuge. Visiblement l'elfe était autant gêné par la question d'Abaddon qu'elle ne l'était elle-même. Elle avait réussit à anéantir totalement le dialogue qu'ils étaitent parvenu à instaurer entre eux. Elle se sentait encore plus nulle qu'auparavant, plus génée que lorsqu'il avait passé le collier autour de son cou et surtout bien plus en colère contre sa réaction imcompréhensible qui l'avait presque conduite aux larmes le soir d'avant. Elle commençait à se demander si elle serait capable de faire quoi que soit lors d'un éventuel affrontement avec l'esprit ours si Silma était près d'elle.  

Elle soupira et passa ses mains sur son visage, le contraste de chaleur entre ses extrémités et son visage était quelque peu pertubant. Soit elle devait actuellement ressembler à une tomate soit quelque chose n'allait pas avec sa température interne. Peut être qu'elle couvait une quelconque maladie, ce qui expliquerait son comportement des plus inhabituels. Cependant ce n'était pas comme si les démons avaient la réputation de tomber facilement malade. Même si elle était totalement à l'opposé de son habitat naturel elle n'avait encore jamais entendu parler d'un démon ayant subi les affres d'une maladie aussi simple qu'un "coup de froid".  Et puis il fallait avouer qu'elle n'était pas des plus habitués à ce genre de proximité avec une personne, peu importe ses origines, du sexe opposé. Malgré son age, bien que jeune pour une démone, elle n'avait pas grande expérience dans le domaine. En étant sincère elle n'ene avait même aucune. Ses pensées continuaient de dérivé mais heureuseement elle fut une nouvelle fois sauver, de son esprit torturé, par Silma.

Elle se tourna vers lui mais ne le regarda pas directement, manquant du coup de constater que l'elfe ne la fixer pas non plus. Peut être que c'était mieux ainsi, cela l'empêcherait de se reprocher encore plus la situation quelque peu tendue pour le moment. Il avait choisi de répondre honnêtement à la question et peut être qu'elle aurait préféré qu'il ne la fasse pas. Ainsi elle avait trente et un de plus que lui, certes pour eux ce n'était pas grande chose contrairement à des humains. Mais avec ce qu'il ajouta, elle se sentit encore plus mal.
Elle était plus agée donc automatiquement, elle se sentait responsable de lui et encore plus parce qu'il n'avait ni l'expérience ni forcément la formation requise. Elle ne se pardonnerait pas qu'il lui arrive quoi que ce soit à cause d'elle ou parce qu'elle n'avait pas su mettre de côté certaines de ses émotions. D'ailleurs elle ne comprenait pas vraiment pourquoi il avait été choisi pour participer à cette expédition. La surveillance des frontières n'avaient rien à voir avec un expéditions de secour, encore s'il avaitune certaines connaissances des montagnes enneigées, pourquoi pas mais apparemment ce n'était pas le cas. Alors pourquoi ? À moins que ses supérieurs aient voulu le tester pour voir ce qu'il valait en dehors de son poste habituel. Après y avoir réfléchit quelque peu, c'était sans doute l'explication la plus logique, ce qui mettait plus de pression encore sur les épaules de la chevalière. Un fois qu'ils repartiraient en direction de leur but, elle serait plus vigilente qu'elle ne l'avait été auparavant.

Elle n'avait même pas fait attention au silence qui avait de nouveau prit la main dans leur grotte de fortune et mit un certain temps avant de comprendre les mots que prononça le jeune elfe. Elle le regarda s'interrogeant sur ce qu'il voulait dire par "Je n'oserai pas demander son âge à une Dame." Cependant le sourire amusé de ce dernier lui indiqua que ce devait être quelque chose de drôle normalement. Cependant elle ne comprenait pas en quoi, chez les démons se genre de tabou avec l'age des femelles n'existait pas. Peut être parce qu'ils étaient les humanoïdes ayant la plus longue longévité d'Hypolaïs.  

Du coup elle s'abstint de répondre sur son âge se concentrant sur la véritable question. Il était vrai qu'on lui demandait souvent où elle avait rencontré Mushu et comment elle avait pu "l'apprivoiser". Cependant, bien souvent les gens déchantaient à sa réponse. Elle hésita un long moment avant de se décider à répondre sincèrement. Elle parla donc d'une voix neutre, n'exprimant aucune tristesse malgré ce qu'elle disait:

- Mon père trouvait que j'étais trop gentille, trop "faible" mentalement pour pouvoir lui être utile dans les intrigues politiques. Alors un jour il décida de m'emmener dans les Vallées de feu, zone très hostile même pour nous. Il me dit que pour prouver ma loyauté et ma force, je devais survivre pendant sept jours et sept nuit. Bien sur la démone ne précisa pas qu'elle était sans arme, armure et nourriture. En fait elle n'avait que ses vêtements, bien qu'au vue de la chaleur de la zone cela n'avait pas été des plus nécessaire et avait servit finalement à bander ses plaies. C'est donc pendant ce séjour que j'ai rencontré Mushu. Elle rit un instant tout en portant son regard sur la créature. On c'est battu férocement se disputant la même proie, au final aucun de nous ne l'a eut. Elle reporta son attention sur Silma et poursuivit un instant. Et puis... Elle se tut, son visage passant exprimant de nouveau ce même regard impassible, comme si elle verrouillait tout émotion. Et puis c'est tout.

Elle s'en voulut d'être aussi sèche avec l'elfe, mais elle ne pouvait pas en parler. Elle n'avait jamais pu. Peut être un jour elle le pourrait, dans de nombreuses années après bien des guerres. Peut être même qu'elle oublierait, même s'il y avait peu de chance pour cela. Elle ne voulait pas se fermer entièrement à nouveau, elle se força à sourire. Ce ci ressemblait plus à un rictus qu'autre chose mais elle ne pouvait faire mieux. Elle décida donc de retourner la question à Silma, peut être que cette histoire serait plus joyeuse et ferait oublier à l'homme aux oreilles effilées qu'elle venait de le refouler volontairement.
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Silma

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MessageSujet: Re: Neige mortelle (Silma - Abaddon)   Dim 8 Mar - 14:11

Message  de Silma Telimec, Elfe.

Silma tiqua à la réponse d'Abaddon, heureusement elle ne le vit pas car ses yeux étaient fixés sur le feu mourant dans les maigres branchages. Bon, vu le ton, le contenu et les expressions de la démone, désormais c'était officiel, il avait merdé. Le *C'est une histoire peu banale* avec un sourire gêné fut tout ce que L'elfe trouva à dire. Silma se désespéra de son incapacité à tenir une conversation sans que celle-ci ne tourne au désastre. Et maintenant il faisait quoi ? Rester dans le silence était sans doute pire que tout. Néanmoins, faire un commentaire sur le comportement sévère du père de la démone ne semblait pas très approprié. Une remarque sur Mushu alors peut-être ? Sur le fait que c'était un animal surprenant, non ce serait assez niais. Sur son attitude peu sociale alors ? Non, ce serait sans doute malvenue.

Silma n'osait même plus parler, le moindre mot risquait d'envenimer d'avantage la situation. S'il vexait encore Abaddon, soit il allait finir par la faire pleurer (ce qui était quand même peu probable), soit il allait se retrouver avec son épée au coup (ce qui serait déjà plus plausible). Heureusement, ce fut au tour de la démone de lui tendre une perche. Elle lui demandait de parler de Nauëlin. OK, ça il pouvait faire. Bon, si chacun d'eux faisait des efforts, ils finiraient bien par réussir à désamorcer cette situation compliquée. Silma posa donc un regard tendre sur sa louve.

"J'ai rencontré Nauëlin un peu par hasard, il y a quelques années. Lors d'une marche dans la forêt, j'ai entendu des gémissements, en cherchant leur origine j'ai trouvé un petit louveteau, si petit que ses yeux étaient à peine ouverts. Comme si elle savait qu'on parlait d'elle, Nauëlin bailla et s'étira légèrement, ce qui prouva qu'elle devait avoir sommeillée jusqu'à maintenant. Elle s'assit et planta finalement ses yeux noisettes dans ceux de Silma qui continua son récit. Le louveteau était légèrement blessé mais surtout apeuré. Il n'y avait aucune trace de sa meute et il semblait abandonné. Je n'ai jamais su ce qu'il est arrivé au siens. Quoi qu'il en soit, voulant l'aider j'ai entrepris de le calmer pour le ramener chez moi. Et ce ne fut pas sans quelques morsures." Ajouta Silma avec un sourire amusé.

Nauëlin, semblant tout à fait savoir à quel moment de l'histoire il se trouvait, eut un petit jappement. Ainsi installés, l'elfe assit en tailleur et la louve assise sur les pattes arrières, Nauëlin était aussi grande que Silma. Si bien qu'elle se pencha pour venir lécher l'oreille effilée de l'elfe, arrachant un rire à celui-ci quand elle le chatouilla.  

"Oui, une vraie terreur. Confirma Silma en repoussant gentiment la louve pour reprendre son histoire. Mes proches étaient divisés quand à cette petite boule de poils. Certains pensaient que la garder serait dangereux, surtout qu'un loup reste avant tout un animal sauvage. D'autres estimaient que, de toute façon, elle ne pourrait plus retourner à l'état sauvage car elle avait perdu sa meute. Bien sûr, j'ai royalement ignoré les avis qu'on me donnait. Disant cela, Silma se tourna vers Abaddon et eut une petite grimace, tirant légèrement la langue sur le côté. J'ai gardé la louve parce que je voulais l'aider, m'occuper d'elle et aussi parce que je m'étais déjà attaché à cette mignonne petite peluche vivante. Cette fois, il joua avec les oreilles de Nauëlin qui lui répondit en mordillant ses doigts.

Quoi qu'il en soit, ma tante m'a aider à la soigner grâce à ses connaissance d'herboriste. Puis j'ai passé des nuits entières à lire tout les livres que je pouvais trouver sur les loups, cherchant à comprendre leurs besoins, leurs comportements, leurs habitudes. Silma eut un petit rire à ce souvenir. J'ai même demandé à mon oncle de me ramener des livres des grandes bibliothèques de la capitale. "

Silma fit une pause, Nauëlin balada alors son regard de son maître à Abaddon. Finalement, la louve se leva et vint se coucher (sans grande douceur) la tête sur les genoux de la démone, le bas du dos encore collé à Silma. L'elfe sourit en flattant la fourrure grise d'une caresse.

"Avec les années, nous avons apprit à nous connaitre et à nous comprendre. Mais Nauëlin n'est pas un chien, elle peut me coller durant des semaines, puis disparaître pendant plusieurs jours entre les arbres de la forêt." Conclut Silma avec un sourire tendre pour sa louve.

Finalement, le silence s'installa de nouveau, ça commençait à devenir une habitude. Silma jeta un coup d'œil à leur feu entrain d'agoniser sur les branches calcinées, puis vers l'extérieur de leur abri. Le temps ne semblait pas avoir changé, les nuages étaient peut-être un peu moins sombres, mais on entendait encore le vent souffler en rafales contre les pierres de leur abri de fortune. Silma ramena son regard devant lui, même s'il était perdu dans le vague. Il n'avait pas envie d'imposer le départ à Abaddon, pas après ce qu'il s'était passé. Surtout que la démone était sans doute celle qui souffrait le plus de froid. C'était à elle de savoir si son corps était suffisamment réchauffé pour reprendre leur marche dans la neige.

Silma manquait peut-être d'expérience, mais il savait une chose, il était mal avisé de partir affronter un danger si l'ambiance entre eux ne s'améliorait pas. Néanmoins, il était à court d'idée, peut-être qu'en jouant la carte de l'honnêteté.

"Je suis désolé. Sa voix n'était qu'un murmure et il tourna de nouveau les yeux vers Abaddon. Je communique parfois mieux avec Nauëlin qu'avec d'autres bipèdes." Termina-t-il en passant la main derrière son cou, avec un sourire un peu penaud, mélangeant excuse et amusement.

C'était simplement l'entière vérité. Silma avait parfois, souvent même, des comportements s'approchant plus du loup que de l'elfe. Cela désespérer tellement ses proches qu'ils se demandaient régulièrement qui avait apprivoisé qui entre Nauëlin et lui.
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Neige mortelle (Silma - Abaddon)

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