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 C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)


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Joust

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MessageSujet: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Jeu 8 Jan - 15:40

Message de Joust, Humain.

- Il paraît que le gratin organise une fête, la nièce de frère du cousin de la grand-mère de l'oncle qui va se marier au fils du père de la soeur du parrain du neveu de la demie-soeur.
- C'est compliqué, ton truc.
- Enfin, un mariage de bourgeois quoi ! Bref, c'est pas l'important. Le gras dans cette histoire, c'est que l'épouse elle adore la musique, et pas n'importe laquelle, le genre de musique à faire danser les morts, tu vois ?
- Oui, je vois très très bien même ! C'est qui que je dois aller voir ?
- Hum ... Non c'est plus compliqué, l'ami. Ils ont déjà un musicien. Un barde et sa jeune compagne qui sillonnent nos terres à la recherche du succès ! C'est vrai qu'ils font du bon boulot ces deux là.
- 'Tend, 'tend. Tu parles de ce rat d’Yvain et sa morue là ? L'espèce d'illettrée qui se contente de dandiner du cul en chantant dans une langue imaginaire ?
- Oui, voilà ! Le même qui t'a évincé sur l'affaire du parmentier. C'est lui qui leur a été proposé.
- ... J'aime pas.


Grogna alors Joust en reprenant une gorgée de sa bière chaude. Assis au fond de l'auberge, à la table de son informateur, il voyait tous ses espoirs se briser les uns après les autres depuis que ces deux "arrivistes" s'étaient lancés sur le même chemin que lui. Ils parlaient à voix basse, l'air de ne pas vouloir se faire remarquer.

- Cela dit, la fête n'a lieu que dans une semaine et je connais l'homme qui leur a proposé ce barde. Alors, si tu veux, je peux lui toucher un mot ou deux pour qu'il te propose aussi. Mais ... Il faudrait que tu te trouves une partenaire, déjà, et ensuite, hum ... comment dire ...

Disait-il alors en agitant sa main de telle façon que Joust comprenait qu'il réclamait de l'argent.

- Ah ça ... Combien ?
- Oh pas beaucoup ... Une petite cinquantaine.
- ... J'ai qu'une pièce percée, si tu veux.


L'informateur fit la grimace. Cela dit, le faisan avait une meilleure idée.

- Ce que je peux te proposer, c'est de te payer quand ils m'auront payé. Mais attention, comme c'est un prix d'ami, je te donne 10% en plus.
- Tu veux que je t'avance le pot de vin auprès de l'autre, plus mes propres services, pour que toi ensuite, tu me rembourses sur la prime avec un intérêt de 10% ?
- Voilà ! Chiche ?


L'homme prit alors le temps de réfléchir mais, sa grimace ne disparaissait toujours pas.

- Je ne suis pas convaincu, je me souviens encore du cabaret. Je vais te donner un délais, plutôt. Tu reviens demain avec une camarade. Si tu réussis, on fera ça, si tu foires, t'auras plus qu'à réunir les sous.
- Demain à la même heure ?
- Demain à la même heure.


Termina-t-il alors en finissant son verre, avant d'abandonner le barde, en toute discrétion bien sûr. Joust resta à la table. Une journée pour trouver une camarade et pas n'importe laquelle. Pour avoir déjà entendu ses rivaux, il y avait du niveau, c'était presque une compétition à ce stade là. Cela l'énervait au plus haut point mais, s'il voulait se faire un nom, il allait bien devoir écraser la concurrence tôt ou tard !

La question était maintenant de savoir où la trouver. Puisqu'il s'agissait de bourgeois, il fallait une fille bien présentable avec une voix mélodieuse ... et une gorge solide, aussi. Il n'avait rien de cela dans ses connaissances, ce qui était normal puisqu'il n'avait jamais envisagé l'idée d'un duo. Il faisait pianoter ses doigts sur la table, devant le reste de sa bière désormais froide. Il était pensif. Le mieux encore était de se rendre dans les auberges de qualité, une femme comme ça ne traînerait sûrement pas dans un repaire de coupe-gorges. Il soupira, finissant sa choppe et laissant sa seule pièce trouée en guise de payement, avant de filer discrètement.

Récupérant son autruche, qu'il avait attaché à l'arrière de l'établissement, il prit la direction du centre ville où il était certain de trouver ce qu'il cherchait. Quoi que, peut-être pas certain mais en tous cas, bercé d'illusions. Une occasion pareille, il ne fallait pas la laisser passer.
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Elizabeth Morgenstern

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Jeu 8 Jan - 17:59

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


La jeune fille regardait à travers la fenêtre de la calèche, le visage impassible, observant les passants. Ce jour-là, elle avait dû laisser sa bibliothèque de côté pour aller faire quelques courses. Et elle avait encore la tête dans ses histoires. Conte ou réalité ? Il fallait faire la part des choses, et Elizabeth réfléchissait encore à savoir si une partie de ce qu’elle avait lu était bien réelle ou non.

« Ma chère Elizabeth, laisse donc ton… travail de côté, et détend toi. Cela doit te faire du bien de sortir un peu. »

Mademoiselle Morgenstern regarda sa mère. Oui, en effet, elle restait souvent enfermée ses jours-ci, cependant elle était très prise par ce qu’elle faisait, et ce n’était pas forcément le cas de tous les citoyens d’Espalion. Même si sa mère n’appréciait pas beaucoup ce que faisait sa fille, puisqu’elle n’était pas rémunérée par son travail. Elle était son propre patron. Elizabeth cherchait l’Histoire et l’origine de ce monde, mais peu de personne avait l’air de s’en intéresser. Pourtant cela lui tenait beaucoup à cœur.
Elle était donc de sortie en ce jour, pour aller se faire fabriquer une nouvelle robe chez le tailleur. En effet, un mariage avait bientôt lieu et la famille Morgenstern avait été invitée. Hors la jeune fille n’avait pas de quoi s’habiller assez bien d’après sa mère. Et puis elle possédait une large garde-robe de vêtements clairs et blancs, comme en témoignait sa tenue actuelle. Néanmoins il s’agissait des couleurs réservées à la mariée.

Elizabeth sortit donc du véhicule et plaça une main prés de ses yeux pour les protéger des rayons de soleil. C’était une bien belle journée et la chaleur était présente. Elle se dirigea ensuite chez le tailleur.
Il y avait dans l’échoppe de multiple robe vêtue par des bustiers de bois. Certaines tenues était fabuleuses, d’autres beaucoup moins. Elizabeth se dit qu’il en fallait pour tous les gouts.
Le tailleur, un homme plutôt excentrique, les accueilli rapidement pour leur demander ce qu’elles cherchaient. Sa mère expliqua alors rapidement le pourquoi du comment, elles allaient à un mariage. S’ensuivit alors la prise des mensurations des deux femmes pour pouvoir créer une robe qui leur irait à merveille selon l’homme.


« - Quel genre de robe voudriez-vous Mademoiselle ?
- Hum… -répondit Elizabeth en réfléchissant- Je ne sais pas vraiment. J’aimerai qu’elle soit dans les tons vert et or si possible. Pour le reste, je vous fais confiance. Mais ne faites pas quelque chose d’extravagant. Les choses simples sont parfois les plus belles…
- Oui vous avez raison ! Mais dans votre cas je sais déjà exactement ce qui vous ira le mieux ! J’ai déjà le patron en tête ! »

Elle regrettait déjà ses dires. De toute façon elle ne porterait sans doute cette robe qu’une fois dans sa vie pour ce mariage.

Après avoir passé une heure dans l’échoppe. Les deux femmes ressortirent et la mère d’Elizabeth lui proposa d’aller se désaltérer dans l’un des restaurants de la place où elles se trouvaient.
Le serveur les installa sur la terrasse et elles commandèrent leur boisson.


« - Quelque chose ne va pas Elizabeth ?
- Je pense à mes recherches, je ne serai jamais satisfaite tant que je n’aurai pas trouvé quelque chose de concret. Il faudrait que je voyage, mais pour ça il faudrait que je puisse sortir quand je veux d’ici… »

Elizabeth regarda sa mère. Ses parents, très protecteurs n’approuvaient pas qu’elle puisse partir ainsi. Surtout qu’elle avait l’air si fragile... Plusieurs fois la jeune fille s’était enfuie de chez elle pour partir à l’aventure mais avait toujours été retrouvé et ramené chez elle…
Sa mère ne dit rien et changea de sujet. La jeune noble sirotait sa boisson en regardant la place, où un tas de gens différents se promenaient.
Elle inspira soudain profondément et se mit à sourire, oui il fallait profiter de cette journée pour se ressourcer !



Dernière édition par Elizabeth Morgenstern le Lun 12 Jan - 16:31, édité 1 fois
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Joust

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Sam 10 Jan - 18:02

Message de Joust, humain.

- Arrête de rechigner, je te dis que ça ne sera pas long !

Disait alors Joust à Derpy. L'autruche était de très mauvaise humeur et elle le faisait bien savoir à son maître. Elle refusait de marcher et le faisan était obligé de la tirer, par moment, pour la faire avancer.

- Mais non je ne te prends pas pour une conne ! Ne soit pas jalouse, je te dis que c'est purement professionnel.

C'est ainsi que le barde progressait difficilement vers le centre ville et dans les allées marchandes. Il avait du mal à se concentrer. Il fallait d'une part surveiller les passants pour trouver la bonne personne, et d'autre part, surveiller sa propre autruche, des fois qu'elle ne cherche à lui faire des siennes.

Finalement, son regard se posa sur une jeune dame, à travers la vitre d'un restaurant. Elle n'était pas seule, elle était accompagnée d'une femme plus âgée mais tout aussi richement vêtue qu'elle. C'était intéressant car elle correspondait exactement à l'image qu'il s'était faite, un peu aléatoirement, d'une éventuelle partenaire. Belle, discrète et bien habillée, voilà qui ravirait les bourgeois ! C'était une chance à saisir !

Il s'en alla alors attacher McMuppet, lui demandant de rester sage sans trop y croire, puis s'approcha du restaurant tout en se frottant les mains, rigolant légèrement. Il fallait maintenant trouver la bonne façon de l'approcher. Il rentra à l'intérieur de l'établissement, balayant la salle d'un rapide coup d'oeil, puis se focalisa sur la jeune femme.

- C'est pour combien ?

Lui dit alors le serveur en l'interpellant. Joust sursauta.

- Non mais ça va pas de faire peur aux gens comme ça ?!

Voilà qui étonna le jeune homme, beaucoup.

- Je ... euh ...
- C'est pas pour manger. J'ai ... rendez-vous avec la jeune femme là-bas. Tu peux aller lui annoncer ma présence ?
- Enfin monsieur ...
- Shhhht. Ça va bien se passer.

Dit-il d'une voix basse. Le garçon était mal à l'aise et s'en alla aussi vite qu'il était venu. Joust se marra discrètement, une fois de plus, puis s'approcha alors de la table en question. Il n'eut pas froid aux yeux et s'assit directement à cette dernière.

- Bonjour mes cailles ! Dit-il d'un air excessivement enthousiaste, avec un sourire large sur le visage. Il se retourna aussitôt vers la plus jeune. Toi, toi ! T'as le profil idéal ! Il se frotta les mains. Je suis le faisan ! Barde de renom ... en devenir, héhé. J'ai besoin d'une collaboratrice pour une fête un petit peu mondaine, si tu vois ce que je veux dire ? Aaaah, t'es toute gracieuse, toute bien jolie, bien fourguée ! Bref, la cam' est présentable ! Il y a une belle prime à prendre, on fera 50/50 ! Tu sais chanter ? C'est pas grave, je vais t'apprendre ! Fait moi voir ta voix, allez !

Il avait complètement ignoré la seconde personne ici présente. Mais alors que les choses allaient pour le mieux, ou pas, des éclats de voix retentirent. Le personnel qui essayaient de retenir une autruche furieuse, qui pour sa part, tentait de pénétrer l'établissement par la force. Elle se débattait  vivement, laissant des plumes et pinçant les hommes se mettaient devant elle.

- Oh oh ... Joust eut un sourire maladroit. Je reviens. Chuchota-t-il avant se laisser glisser sur sa chaise jusqu'à disparaître sous la table. Il était bel et bien en train de se cacher.
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Elizabeth Morgenstern

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Lun 12 Jan - 16:31

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


Elizabeth n’écoutait sa mère qu’à moitié. Bien qu’elle se soit motivée quelques minutes avant à propos de cette journée, sa joie était retombée bien vite. La jeune femme aimait beaucoup sa mère, sauf lorsque celle-ci commençait à parler de tout et n’importe quoi, et notamment des différents potins de la noblesse. Elle priait presque qu’un miracle n’arrive et arrête cette conversation.

« Bonjour mes cailles ! »

La noble sursauta et se retourna soudainement faisant face à un homme qui déjà s’adressait à elle, la tutoyant. Pendant tout son discours, celle-ci le dévisagea, à moitié gênée et perturbée, rougissante. Elle ne savait pas comment réagir à cette… agression !
Visiblement ce n’était pas le genre d’endroit que fréquentait souvent cet homme, vu son allure. Les cheveux en bataille, les vêtements usés, il se disait barde de renom… Ah… En devenir oui…
Elle rougit de nouveau quand il la flatta de quelques compliments, et quand il disait des choses plus gênantes. Cet homme enchainait tous ses mots et elle ne pouvait pas en placer un…
Mère Morgenstern par contre, ouvrait la bouche autant que lui permettait sa mâchoire, toute outrée par cet homme. Cela l’empêchait de dire à ce faisan d’aller se faire plumer ailleurs. Et alors qu’enfin les deux femmes allaient réagir, de deux manières totalement différentes, quelque chose fit un boucan du diable. Des cris résonnaient à présent dans le restaurant et le barde préféra aller se cacher sous la table après les en avoir plus ou moins avertis…


« - Enfin voyons … ! » s’outra Ermelinde.

Elle ne fut par contre pas gênée de donner un ou deux coups de pieds à cette poule mouillée qui se trouvait sous la table. Les coups n’avaient pas été violents, on aurait dit qu’elle chassait plutôt quelque chose du pied.
Elizabeth avait regardé la scène, incrédule. La situation était tout à fait ridicule. Mais une chose était sure, c’était que son miracle était apparue. Peut-être se trompait-elle, mais elle avait toujours envie d’aventure et d’une manière ou d’une autre le destin l’avait invité dans celle-ci, aussi courte soit elle.
Alors qu’Ermelinde se levait de sa chaise pour aller se reculer avec les autres hôtes, sa fille se glissa discrètement de sa chaise pour arriver sous la table, avec le Faisan. Cela allait surement paraitre osé pour toute personne l’ayant vu, cependant elle s’en fichait. Enfin, l’idée que certaine personne s’imagine qu’ils fassent des certaines choses sous cette table la fit rougir d’un seul coup mais elle se calma. Ce n’était pas le genre de chose qu’elle était venue chercher en retrouvant l’homme à cet endroit.
La jeune fille ouvrit la bouche pour commencer une phrase néanmoins aucun son ne sortit. A présent qu’elle était là avec lui, elle ne savait pas vraiment quoi lui dire. Vite, vite, n’importe quoi pour ne pas avoir l’air idiot.


« - Hum… Avez-vous peur des autruches ? Je sais que ce n’est pas commun d’en voir, et encore moins attaquer des restaurants… Mais je pense que les serveurs auront tôt fait de la renvoyer dehors ! »

En fait Elizabeth ne voyait pas du tout pourquoi est-ce qu’il avait réagi de cette manière, il n’avait pas l’air apeuré ou traumatisé. Il ressemblait plutôt à un coupable… Mais ça n’avait aucun sens avec la situation. Elle devenait perplexe.
Elle repensa au discours que l’homme avait fait juste avant de venir se cacher sous la table.


« Et hum… Vous êtes vraiment sure que je suis la personne que vous cherchez ? Parce que je n’ai jamais chanté devant des gens et je ne sais même pas de quoi je suis capable… Et puis je ne vous connais même pas. »

Elle avait prononcé la dernière phrase comme si soudainement l’évidence lui avait sauté aux yeux. Elle se dit qu’il pouvait ne pas être de toutes bonnes intentions et qu’il était dangereux de le suivre. Elle verrait bien en discutant un peu avec lui…
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Joust

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Sam 17 Jan - 13:49

Message de Joust, humain.

Joust était à l'étroit sous la table mais, il ne s'en plaignait pas. En boule, il se contentait de recevoir les quelques coups de pied de la femme un peu plus âgée, qui cherchait à le chasser comme un malpropre.

- Ah mais pousse pas, j'en ai pour quelques secondes !

Marmonna-t-il. Il se demandait bien comment Derpy avait fait pour se détacher. Quoi que, il n'avait jamais réussit à faire un noeud correctement. C'était peut-être ça, aussi ... Quoi qu'il en soit, elle était nerveuse et bien décidée à venir le lui dire. Jalousie compulsive, pour une autruche ? Le faisan s'y était bien fait depuis mais, cela ne cessait de le surprendre. Voilà que la vieille dame se leva, s'écartant de la table. Joust se décontracta un peu, cela lui faisait plus d'espace. Il tourna le regard vers elle, regardant où elle allait, avant qu'il n'entende la première. Il sursauta, tournant alors la tête de l'autre côté et l’apercevant sous la table, elle aussi.

- De quoi peur ? Qui ? Quel autruche ? Dit-il rapidement, avant de comprendre de quoi elle parlait. Ah oui, tu parles de Derpy ? Non je n'ai pas peur, j'ai peur pour toi. Elle est très jalouse, elle m'a certainement vu te parler et maintenant, elle veut te dire deux mots. Elle pince, fait attention. Il lui adressa un sourire maladroit, puis entendit un grand claquement de porte. Il tourna instinctivement le regard vers cette dernière, voyant qu'ils avaient réussi à mettre l'autruche dehors. La jeune femme l'interpella de nouveau. Hein ? Si si ! Si c'est toi qu'il me faut. Déjà parce que je n'ai pas le temps de chercher une autre personne, et ensuite parce que chanter et se connaitre, ça s'apprend, ma poule !

Joust se détendit à mesure que le calme revenait dans les lieux. Il entendait certaines personnes marmonner, qu'est-ce qu'une autruche folle furieuse faisait ici ?

- Elle m'a volé mes sous !

S'écria alors l'un des garçons qui avait tenté de la faire reculer jusqu'à dehors. Il entendit la porte se rouvrir brutalement, puis ce dernier, accompagné de deux autres, sortir dans la rue pour courir derrière la volaille, qui prenait déjà la fuite. Joust entreprit de se glisser doucement en dehors de sous la table.

- Comment te dire ça ... Tu as une belle voix mais, un peu trop douce. Il va falloir que tu apprennes à la faire monter. Et attention, je ne te parle pas de jouir, surtout pas hein ! Je te parle de chanter comme un ... enfin, comme une dure. Tu verras, ça sera marrant.

Il se releva alors, essuyant ses affaires, avant de reprendre le sourire. Il regarda toute la salle, qui était visiblement choquée.

- Ça va, c'est qu'une autruche ! Allez pas me dire que vous avez peur d'un volatile ?

On lui indiqua alors la porte de sortie. Le faisan ne se fit pas prier, bien qu'il insistait du regard avec la jeune femme. Il sortit, et alla se poster devant la vitre, la regardant au travers.

- Alors ? Tu viens ? Dit-il en faisant un grand geste.
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Elizabeth Morgenstern

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Mar 20 Jan - 16:43

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


Les mots du Faisan se bousculaient dans la tête d’Elizabeth qui ne comprenait pas tout à ce qu’il avait dit. Derpy ? Derpy l’autruche ? Son autruche ? ll était rare d’avoir des autruches de compagnies dans ce bas monde. La jeune femme commença à angoisser un peu lorsqu’il lui dit que l’animal était là pour elle, qu’elle était jalouse. Mais, elle n’avait rien fait ! Est-ce qu’un animal pouvait vraiment être jaloux de cette façon ou était-ce une sorte de mise en scène ?  Elle ne voulait pas se faire agresser par une autruche ! Elle se précipita sur la nappe pour la soulever un peu et voir ce qui se passait. C’est à ce moment-là qu’ils arrivèrent à refermer la porte, ce qui fit sursauter Elizabeth. Elle continuait de guetter, au cas où, écoutant tout de même attentivement ce que lui disait son voisin. Les arguments qu’ils avançaient étaient moyens. Cet homme pouvait deviner si une jeune femme était assez douée pour chanter rien qu’en la regardant, c’est ça ? Autant dire qu’il avait besoin d’une potiche pour son spectacle.

« Elle m’a volé mes sous ! »

La demoiselle sortie de sous la table, réajustant ses vêtements, évitant de montrer qu’elle était gênée. De toute façon elle avait eu le droit d’avoir peur et de se cacher sous la table vu la mine déconfite des clients. Elle en profita pour regarder par la grande fenêtre ouverte, l’autruche poursuivie par trois hommes. C’était tellement ridicule qu’elle ne put s’empêcher un rictus amusée, qu’elle cacha rapidement à l’aide de sa main. Elle se retourna vers l’étrange inconnu qui avait repris parole. Elle rougit sans trop de surprise lorsqu’il lui demanda de ne pas jouir.

Il s’adressa ensuite à la salle avant de se faire éjecter du lieu, époussetant ses vêtements. Le regard d’Elizabeth allez de sa mère au Faisan qui avait soutenu le sien avant de s’en retourner.
Elle l’observa s’en aller avec grandes hésitations, elle sentait son sang bouillir dans ses veines. Ce qui venait de se produire ne se passait pas tous les jours ! Et elle qui rêvait d’aventures ! Bon certes ce n’était pas la plus grosse aventure de sa vie mais c’était amusant. Et elle voulait tout faire pour que tous les jours, il se passe quelque chose d’original, comme en cet instant.
La porte se referma alors, et la pression redescendit. De toute façon elle avait du travail à faire et elle n’aurait qu’une vie ennuyeuse comme celle de tous les nobles d’Espalion. Peut-être qu’un jour elle prendrait gout à parler sur le dos des gens. Elle soupira.


«- Alors ? Tu viens ? »

Ce n’était pas fini ! Elle se retourna avec un grand sourire, et toute heureuse qu’elle était, voulu faire comme elle avait déjà lu dans ses romans : Des acrobaties ! Elle s’avança alors vers la petite barrière, car cela faisait comme un faux balcon au rez-de-chaussée, et entreprit de passer par-dessus… Avant de littéralement se casser la figure sur le pavé. Heureusement avait-elle eut le temps de poser son bras pendant sa chute pour éviter d’arriver tête la première. Elle fit la grimace et secoua la tête avant de se relever assez rapidement. Elle cligna plusieurs des yeux, voyant quelques étoiles s’échapper de sa vision.
Elle vint se planter devant le Faisan et fit un demi-sourire gêné.


« - Vous n’avez rien vu… »

Puis voulant fuir le plus loin et le plus rapidement possible, Elizabeth saisit la main de l’homme et l’emmena à travers la place d’un pas décidé.

« - Arrêtez cet homme ! Il enlève ma fille ! » S’écria une voix depuis l’intérieur du restaurant.

Néanmoins personne ne bougea le petit doigt, puisqu’en effet, ils voyaient plutôt une jeune femme en train d’emmener un homme…


« - Puisque je n’ai pas totalement confiance en vous, je vous amène où je veux pour discuter de tout ça, et commencer ou non, en fonction. »

C’était son prérequis, elle ne savait même pas si elle allait accepter, ou dans ce cas, s’ils allaient commencer à travailler de suite. Même si une petite voix lui disait qu’elle avait hâte…
La noble l’emmena alors dans un endroit peu fréquenté mais pas peu fréquentable, à l’abri des regards, sous un pont de la ville. S’il fallait commencer à s’exercer, autant le faire sans public.


« Donc, Monsieur le Faisan, expliquez-vous, j’aimerai connaitre les détails. Pourquoi avez-vous besoin d’une poti… euh d’une chanteuse, rapidement ? Je suppose que votre « fête mondaine » est pour bientôt. Si vous n’avez pas le temps, pourquoi vous acharner à trouver quelqu’un et à y aller tout de même ? Autant trouver une personne plus adaptée pour votre prochain spectacle. »

Elle le regarda alors de haut en bas.

« Ou alors vous devez avoir vraiment besoin de cette prime… »
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Joust

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Sam 4 Avr - 14:43

Message de Joust, humain.

- Mwouhéhéhéhéhé ...

Joust n'avait pas pu s'empêcher de rire en la voyant faire. C'était évident qu'elle n'avait pas l'habitude de ce genre de choses et encore moins de sauter une barrière ! Mais c'était toujours marrant à voir, même si le faisan n'était pas meilleur en la matière. Il avait un large sourire aux lèvres, les bras croisés, la regardant le visage illuminé. Ce qui le réjouissait le plus, c'était de voir qu'elle avait visiblement accepté son offre, quitte à désobéir à sa vieille !

Elle ne s'était pas faite trop mal pour arriver à se planter aussi vite que ça devant lui, c'était encore mieux. Blessée, cela n'aurait fait que retarder l'entrainement. Il ne put s'empêcher de ricaner encore lorsqu'elle lui indiqua qu'il n'avait rien vu. Comment ne pas voir quelque chose d'aussi marrant ? Une petite fille de la haute bourgeoisie qui décidait sur un coup de tête d'enfreindre les règles de la bienséance et de se précipiter, tête la première, vers le gueux du village. Elle ne lui laissa même pas le temps de répondre, en fait. Elle lui saisit la main et l’entraîna bien plus, d'un pas rapide, peut-être même nerveux. Joust fut un peu bousculé pour le coup mais, adopta bien vite l'allure, surtout en ayant entendu ce que la mère de la jeune inconnue venait de dire. Pas le temps pour les questions !

Une petite course effrénée en somme mais, pas de moins agréables. Joust avait trouvé sa camarade ! Elle s'était arrêtée un instant, pas pour parler visiblement mais, plutôt pour l'informer de quelque chose qui le réjouit un peu moins. Il fronça légèrement les sourcils.

- Un endroit ? Quel endroit ? Moi non plus je ne te fais pas confiance, hé !

Dit-il d'un air grondeur. Mais dans le fond, il n'avait pas le choix et aussi il s'était laissé entraîner. Où cela ? Sous un pont. Il n'y avait absolument personne ici. Avait-elle à ce point là peur d'être remarquée ? En même temps pour une bourgeoise comme elle, l'image, c'était important. Joust aurait pu se sentir vexé mais, dans le fond, il s'en fichait complètement. Il se focalisait tellement sur son décoll ... sur sa voix qu'il avait oublié le reste. Il se mit à l'écouter avec toute son attention.

- Nooooooon. Je t'explique tout, ma caille. En fait, j'ai un concurrent. Une vieille fripouille qui essaie de me faire de l'ombre, tu vois ? Il a été choisit pour cette fête parce qu'il a une partenaire, une espèce de morue qui chante comme une baleine ! Une belle paire d'abrutis quoi. Et moi, comme c'est moi la vraie célébrité, je n'ai pas l'intention de lui laisser ma place aussi facilement que ça. Donc j'ai besoin d'une fille avec une voix d'ange et qui est aussi épique que mon poney ! Comme toi, par exemple. T'as tout ce qu'il faut ... où il faut ! Il sourit. Et pour la prime aussi. Surtout.

Il la fixa un moment, avec beaucoup d'insistance. Il se mit ensuite à la regarder de haut en bas, l'examinant sous toutes les coutures.

- T'es aussi appétissante qu'une cuisse de biche ! Il avait visiblement l'air très enjoué. Bon allez, trêve de commérages, fait voir ta voix ! Regarde, tu fais comme moi. Enfin t'essaie.

Le barde se racla la gorge, puis émit alors un son strident, comparable a un cri d'horreur. Un son très aigu qu'il fit ramena ensuite sur des notes plus graves, jusqu'à imiter le bruit d'un vieil ours en train de ronfler. Exercice difficile pour la gorge, on aurait dit que sa voix était trop saturée.

- Voilà ! À ton tour !
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Elizabeth Morgenstern

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Jeu 9 Avr - 14:08

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


La façon dont lui avait répondu l’homme rappelait une réponse utilisée pendant les disputes de couples. Et pourtant il suffisait de les voir tous les deux, pour comprendre que ce n’était pas le cas. Les deux protagonistes avaient l’air de sortir tout droit de deux univers complétement différents, et les voir réunis et discutant en cet endroit inattendu était curieux.
En tout cas, personne ne voulait pour le moment les déranger. Cependant Elizabeth veillait bien l’arrivée d’une autruche complétement cinglée.
L’histoire que lui racontait le faisan n’était pas complétement insensée. Aussi, n’étant pas trop farfelue on pouvait bien croire que ce qu’il disait était vrai.
Son regard était plutôt insoutenable pour la demoiselle, qui, si trop insistant, détournait le regard rapidement. Les compliments de l’homme ne faisaient qu’amplifier le tout. Elle ne disait rien, et faisait attention à ses gestes. Combien de fois ses amis ou ses parents lui avaient répété qu’il fallait faire attention aux hommes etc etc… C’était souvent la même chanson. Mais il valait mieux prendre le temps de l’écouter au moins une fois. Bref, elle était toujours méfiante !

Un silence s’était installé quand il l’avait regardé de haut en bas, à son tour. Elle voulait reprendre la parole, mais le Faisan le fit le premier, pour faire une petite démonstration de sa voix.
Au départ, Elizabeth fit une petite grimace sous le son aigu qui sortait de la gorge du musicien. Mais le son s’adoucit ensuite pour finir très grave. Et la jeune femme avait adoré la dernière note. C’était un son qu’on entendait très peu souvent. Et les notes grave des chanteurs masculins étaient les plus belles ! Elle ne pourrait pas aller au si bas, par contre elle pouvait monter plus haut que lui dans les aigus. Tant qu’elle ne brisait pas les vitres des maisons voisines…

La noble « s’éclaircit » la voix, de manière très polie et surtout très timide. Elle chantait quelque fois, seule dans sa chambre. Si on pouvait cela chanter. C’était uniquement lorsqu’elle était heureuse, pas pour faire une démonstration de sa voix ! Et là il fallait qu’elle montre l’étendue de ses décibels, dans la rue, devant cet homme.
Elle s’exécuta enfin, d’une voix tremblotante du plus haut qu’elle pouvait, et dont elle était sure que cela n’allait pas faire fuir tous les oiseaux des parages avant de redescendre le plus bas possible. Ses cordes vocales ainsi que son stress ne lui avait pas permis de faire une magnifique prestation. Il n’y avait pas eu de large dégradé.


« Bon… J’imagine qu’il faut de l’entrainement » dit-elle avant de se mordre les lèvres. «Ce n’est pas grave je vais recommencer… »

Melle Morgenstern recommença donc. Un peu mieux cette fois, et un peu moins timide. Plus ça irait mieux ça irait. Sa voix était légère, vu qu’elle n’osait pas la pousser à sa limite.
Pendant ce temps-là, plusieurs choses lui étaient passées en tête. Notamment quelques questions à propos du musicien. D’ailleurs elle se rappela quelque chose d’important, notamment quand il l’appela de nouveau « ma caille ».



« Au fait, je m’appelle Elizabeth… »

Elle savait bien que son nom ne servirait pas à l’homme, alors il était inutile de suivre les convenances et de se présenter jusqu’au bout.


« Dites-moi, comptez-vous vous saper de cette manière pour aller faire votre représentation ? »

C’était une question qui pouvait vexer. Cependant, elle préférait être au côté d’un musicien bien habillé, si elle devait paraitre en publique face à cette marée de nobles armés de leur commérage…
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Joust

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Mar 12 Mai - 17:04

Message de Joust, humain.

- Muhuhu, Derpy est revenue. Dit alors Joust en rigolant dans sa barbe, alors que le volatile se tenait maintenant à côté de lui. Son regard n'était cependant pas des plus amicaux. Le musicien essaya tant bien que mal de lui retirer sa brillante prise du bec mais, rien à faire, l'animal était furieux et ne comptait pas lâcher son butin aussi facilement que ça. Joust s'en désintéressa bien vite, cela dit. Bah fait la tête ! Tu vas bien la lâcher un jour cette bourse, de toutes les façons !

Il en revint ainsi à la jeune femme, qui s'était alors éclairci la voix. Il avait le sourire jusqu'aux oreilles, prêt à l'entendre faire. Il n'aurait jamais imaginé avoir une telle chance un jour. Un sourire qui se défit quelque peu lorsqu'il l'entendit faire. La descente était trop brutale, cassée et les aigus étaient trop serrés. Du moins, pour sa première prestation. Le barde ne put s'empêcher d’acquiescer lorsqu'elle parla d'entrainement. Elle recommença alors et le résultat fut bien meilleurs, même si quelques passants se retournaient parfois pour les observer.

- C'est pas mal du tout, tout ça ! Mais t'inquiète pas, j'ai une solution miracle pour t'adoucir la gorge, héhéhéhéhé ... Hum. Non mais t'imagine pas des choses hein, c'est que du sirop de sucre. Quant à son nom, le faisan devait reconnaître qu'il était très joli et qu'il allait à merveille. Un joli prénom pour une jolie cuisse de biche ! La comparaison n'était pas des plus fines. Mais Elizabeth, c'est trop long. Je vais t'appeler autrement. Il te faut un diminutif. Style ... Zaza, Elel, Bebeth ... Eliz ! Elizzzzz ... Ouais j'aime bien ça, Eliz' !

Il la dévisagea encore de haut en bas, pensant qu'un diminutif, c'était une bonne chose mais que, à sa façon, il lui faudrait un nom de scène. Encore une fois, "Le Faisan" n'était pas le nom le plus subtil du monde. Il se regarda ensuite, se demandant ce qui n'allait pas dans sa tenue.

- Bah ... Oui ? Ca fait 15 ans que je les porte ces habits, je ne vois pas pourquoi je les changerai. Il fronça les sourcils. Aaaah mais oui ! On va chez des culs gelés ! T'as raison, je ne peux pas me présenter comme ça. Il la regarda encore. Au pire, tu me passeras ton froc et le problème sera réglé. Cette idée le fit beaucoup marrer. Il lui tendit ensuite sa main. Moi c'est Joust. Joust tout court. Mais tu peux m'appeler le Faisan. D'ailleurs il te faudra un nom, dans le genre ... La Caille d'escalier !

Il regarda à droite et à gauche, vérifiant si il n'y avait personne à cet instant là. Il se mit alors à parler à voix basse.

- Pour la prime, je suis galant, on fait 70/30. Pour toi bien sûr. Mais avant tout, il va falloir t’entraîner plus que ça, et on ne peut pas rester dans la rue pour ça. Le mieux c'est de filer à l'auberge du pain perdu. Ils font des tarifs très avantageux.  Il lui prit alors la main. Allez, grimpe sur l'autruche, je t'emmène en balade !
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Elizabeth Morgenstern

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Sam 16 Mai - 15:12

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


Elizabeth aperçut l’autruche revenir vers son maitre. La jeune fille avait fait un ou eux pas en arrière pour se cacher le plus possible. Surtout avec ce que le Faisan lui avait dit : Le fait qu’elle était jalouse. Elle n’avait pas vraiment envie de se faire pincer par l’animal. A priori, l’homme n’avait que peu d’autorité sur l’animal, et la scène était plutôt comique. La noble sourit en les regardant.

Elle avait ensuite fait sa démonstration et le Faisan n’était pas trop dur avec elle. Elle n’avait pas tout compris de ce qu’il avait dit, notamment à propos de « nan mais t’imagine pas des choses hein ». Un peu perplexe, elle avait haussé un sourcil. Elle n’avait pas bien saisit.
Le musicien prétexta après qu’elle se soit présentée que son prénom était trop long. Cela ne la dérangeait pas vraiment en fait, qu’il l’appelle « Eliz’ ». La plupart de ses amis l’appelait ainsi. Cependant, il est vrai que cela les rapprochait beaucoup alors qu’ils se connaissaient à peine… Et elle se méfiait toujours de lui. De toute façon elle pouvait bien le laisser faire, ses propres manières ne changeraient pas. Il n’y aurait donc pas de fâcheux quiproquo… normalement.

Pour ce qui était de ses habits, Elizabeth ne put s’empêcher de faire une petite grimace quand il expliqua que cela fait quinze ans qu’il possédait ces vêtements-ci.


« Je doute que mes pantalons soient à votre taille… Nous verrons ce que nous pourrions faire. »

Elle pensait pouvoir lui offrir une jolie tenue, mais il faudrait qu’il soit gentil, respectueux et qu’elle ait finalement confiance en lui.

Ensuite, le Faisan lui tendit la main pour se présenter réellement. Il gagnait un point à faire cela. N’ayant pas vraiment l’habitude, elle la lui prit pour faire une poignée de main assez molle.
Alors qu’elle allait répondre à sa blague aussi drôle qu’un enterrement, il regarda dans différentes directions avant de reprendre, et Elizabeth n’était pas vraiment d’accord pour tout ce qu’il disait.


« Hors de question que je monte sur votre autruche… Et, où est-elle cette auberge ? »

Non seulement, c’était surement risqué et en plus elle aurait l’air totalement gourde sur l’animal. Encore une fois elle avait peur qu’il l’emmène dans un endroit douteux. Mais elle se dit qu’il pourrait le suivre et fuir si jamais il y avait besoin. C’était surement pour son remède pour la gorge dont il avait parlé tout à l’heure et rien d’autre. Par contre, chanté dans un bâtiment où il y avait du monde autour, cela la dérangerait un peu…

« Et pour ce qui est de l’argent… vous savez… je n’en ai pas vraiment besoin, vous pouvez tout prendre. »

Ce n’est pas qu’elle avait une certaine pitié pour l’homme. Ce n’était que de la vérité et de la bonne conscience. Elle avait déjà presque tout ce qui lui fallait, elle ne voyait pas pourquoi elle prendrait de l’argent alors que quelqu’un d’autre en avait plus besoin qu’elle. Et encore moins, plus d’argent que lui.
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Joust

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Mar 19 Mai - 16:46

Message de Joust, humain.

Pour le Faisan, tout était très clair à cet instant là. D'ailleurs, il ne se priva pas de lui faire part de ses subtiles constatations quant aux réponses que lui avait donné la jeune noble.

- Mais t'as que le "non" à la bouche toi, c'est pas vrai ! C'est bien les bourgeois ça. Toujours à refuser tout catégoriquement. On dit non d'abord, et on réfléchit ensuite. Il souffla. Vous ne savez pas apprécier les bonnes choses ! Dit-il alors en se mettant à renifler son aisselle. Hum ... C'était pas Derpy qui sentait comme ça, alors ... Enfin bref, pas de temps à perdre !

Il attrapa alors la main d'Elizabeth et emboîta le pas, d'un air quelque peu précipité. En fait, s'il la tenait, c'était pour ne pas qu'elle fasse tout simplement demi-tour. La conduisant ainsi au travers de la ville, précédé de son autruche, il lui fit faire une sacrée trotte jusque dans les quartiers "populaires" et plus précisément, une vieille auberge qui se trouvait coincée dans l'angle d'une sombre impasse. On aurait facilement pu croire qu'il s'agissait d'un repère de coupe-gorges ici, surtout vu l'apparence extérieure des lieux et le visage de la populace qui fréquentait ces quartiers.

Pourtant, l'intérieur de "l'auberge du pain-perdu" était radicalement contraire à l'image que donnaient ces lieux miteux. Certes, ce n'était pas le grand luxe mais, il s'agissait en réalité d'un repère d'artistes "en devenir". Des quidams dont la poésie ou le chant étaient d'une médiocrité sans pareille mais, des quidams tout à fait inoffensifs ! D'ailleurs, quelle ne fut pas leur surprise de trouver une bourgeoise ici.

- Reste là, je vais attacher l'autruche.

Dit-il alors en la plantant au milieu de l'auberge, alors que tous les regards étaient tournés vers elle. Joust en avait pour quelques minutes. Cela était déjà suffisant pour que plus d'une voix s'élève, invitant la jeune femme à venir partager la table de l'une des ces âmes sensibles, au moyen d'un concours, que disons-nous, d'une véritable joute verbale des plus saugrenues qu'il puisse exister ! On aurait dit que chacun cherchait à mettre la surenchère la plus audacieuse, afin de s'attirer les faveurs de la belle ! Tout cela prit fin d'une façon très inattendue, cela dit.

En réalité, le dernier à formuler son invitation n'invita pas la jeune dame à sa table mais à sa couche. Or il se trouvait que ce fut précisément à cet instant que le Faisan était de retour et ses oreilles n'avaient rien entendu d'autre que le mot "indésirable" qui se trouvait planté au milieu des dires d'un éventuel rival. Voilà qui le mit hors de ses gonds.

- Hey, face de troll, cette poule n'est pas de la basse-cours ! C'est une faisane ! Une vraie ! Pour preuve, il lui prit la main droite, la renifla, puis invita l'inconnu à faire de même, chose qu'il fit. Ça sent le savon ! S'exclama-t-il ensuite non écarquiller les yeux et surprendre toute la foule ici présente. Voilà ! Alors maintenant retournez à vos coquilles et laissez là tranquille ! C'ma faisane, non d'une moule !

L'audience se calma bien vite. Joust se dirigea ensuite vers l'aubergiste. Il avait réussi à récupérer la bourse que son autruche tenait fermement dans son bec. Il s'en servit pour louer une chambre, puis retourna ensuite chercher Elizabeth, avant de l'emmener à l'étage, dans la dite case.

- Parfait ! Il nous reste une journée pour t'apprendre à te servir de ta gorge comme une vraie femme ! Il s'en alla chercher un tabouret, s’asseyant dessus. Ce qu'on va faire, parce qu'on ne peut pas chanter du vide non plus, tu vas faire tes gammes tout en prononçant tout ce qui te vient à l'esprit, comme ça j'arrange quelques paroles. Il la regarda de haut en bas. Hm ... Va falloir revoir un peu ton style aussi. T'es trop classique. Trop rangée là ... Tu veux pas te lâcher un peu ? J'ai quand même une image de marque !
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Elizabeth Morgenstern

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Mer 27 Mai - 10:47

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


Joust la disputa un instant. Il était vrai que la jeune femme avait refusé plusieurs fois, mais elle avait ses raisons, ce n’était pas discutable. L’homme avait dit que les bourgeois refusaient tout. Premièrement, elle était noble, et deuxièmement, du point de vue d’Elizabeth, les nobles disaient surtout oui à tout, sans se préoccuper, surtout quand il s’agissait d’argent. Et surtout quand la proposition allait à un jeune noble…

Le Faisan lui attrapa alors soudainement la main pour l’emmener à cette auberge dont il n’avait pas dénié lui dire où elle se trouvait. Elle se laissa faire, se disant encore une fois qu’elle pourrait fuir dans le pire des cas…
Ils marchèrent beaucoup, mais Elizabeth ne s’en plaint pas. Elle avait l’habitude de crapahuter un peu partout en dehors de la ville. Bien qu’elle ne fut pas très bien équipée en ce jour, avec sa jolie robe et ses petites chaussures.
Quand ils arrivèrent dans cette rue sombre et peu fréquentable, la jeune femme voulut ralentir le pas, mais Joust était bel et bien décidé à l’y emmener. Elle finit donc, sans trop savoir si elle le voulait ou non dans cette auberge peuplée de petites gens qui la fixait tous avec plus ou moins d’attention.

La situation était devenue très gênante, surtout lorsque son professeur de chant l’abandonna pour aller régler elle ne savait pas. Elle ne l’avait pas très bien entendu, mais il reviendrait n’est-ce pas ? il n’allait pas la laisser là… Elle l’avait regardé partir avant de faire face seule à cette foule qui la fixait. Elle avala sa salive, ne sachant où se mettre. Déjà les hommes l’invitaient à venir s’installer à leur table. Elizabeth refusait poliment à chaque fois, d’une voix douce et timide, elle était à peine inaudible dans ce tumulte. Elle accompagnait ses paroles d’un non de la tête. A force, elle fixait le sol, rougissante. Elle espérait que personne ne se lèverait pour l’amener gentiment à sa table…

Ou dans son lit, comme ce qu’un autre homme venait de clamer au fond de la salle.
C’est tel un prince charmant venant délivrer sa belle que Joust entra dans la pièce pour calmer la clameur. Fallait-donc t’il mal leur parler pour qu’enfin il se calme ? En tout cas, cela avait fonctionné. Elizabeth avait rougit de nouveau quand l’homme lui avait senti la main que le Faisan lui avait tendu. Elle détestait être le centre de l’attention…
Son professeur la laissa encore une fois pour aller payer une chambre. Elle était angoissait, elle espérait que le Faisan ne tentait pas de la pigeonner pour l’emmener dans sa couche. Elle serrait les poings, hésitant à s’en aller. Cette fois, la foule était repartit à leur discutions, sauf quelques-uns qui continuaient de fixer la noble. Enfin il vint la chercher pour l’emmener à l’étage. La jeune femme ne pouvait pousser un soupir de soulagement que lorsqu’elle serait certaine que Joust l’emmener là-bas que pour chanter…

Les paroles de l’homme la rassurèrent un peu, avant qu’il ne la vexe. Elle fit de gros yeux.


« Je ne vous permets pas… Je me tiens comme bon me semble… »

Ce n’était que des paroles en l’air, elle savait qu’il allait lui répondre de toute façon. Elle n’avait pas vraiment la stature pour imposer quelconque autorité. Elle se demanda alors pourquoi elle était ici. Parce qu’elle voulait de l’aventure… Et la voilà toute stressée et angoissée à devoir chanter n’importe quoi devant cet homme, dans une auberge étrange paumée au milieu de ruelles toutes plus sombres les unes que les autres… Elizabeth observa l’homme. Il n’avait pourtant pas l’air méchant, et elle voulait bien l’aider…

Elle commença donc à chanter, en faisant les gammes qu’elle connaissait presque. C’était parfois hésitant, parfois faux. Comme elle l’avait dit plus tôt, elle n’avait jamais pris de cours de chants.


« Pourquoi donc cette auberge-ci et non une autre ? Tous ces gens en bas, est ce qu’ils sont toujours comme ça ou bien étaient-ils un peu imbibés ? Je voudrais éviter ce qui s’est passé, c’était gênant… -Elle fit une pause, parce que chanter n’importe quoi aussi était gênant !- De quel instrument allez-vous jouer ce soir-là ? Mon improvisation est un peu minable, je ne vois pas comment je vais pouvoir vous inspirer pour créer quelques belles paroles… »

Elle avait donc dit tout cela, en faisant les gammes, comme le Faisan lui avait demandé.
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Joust

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Ven 29 Mai - 21:29

Message de Joust, humain.

- "Je ne vous permet pas, je me tiens bon comme me semble, na na nananana ... " Chantonnait alors le Faisan qui écoutait Elizabeth sans vraiment l'écouter. C'est de la merde. La suite ! Rajouta-t-il en suite en rayant la phrase. Il avait bien entendu les question de la jeune femme mais n'était pas résolu à y répondre, pour l'instant. Il se contentait simplement de les incorporer. "Pourquoi cette auberge et pas une autre, tadaaaa ..." Il se gratta le menton. Mais qu'est-ce que je vais faire avec ça ? Il se retourna alors vers elle. Temps mort ! Dit-il en joignant le geste à la parole. Il toussota ensuite, puis entreprit de lui répondre calmement. Alors oui, c'est vrai, ton improvisation est nulle. À part des histoires de placards et de casseroles, ça ne me dit absolument rien ! Maaaaaaais, mais mais mais mais !

Il se releva alors, en levant l'index comme pour signaler une idée géniale et inattendue qu'il aurait, un peu comme une solution au problème qui se posait actuellement.

- Mais on va faire ça autrement. Tu vas les duper. Je te donne un exemple. Pour la phrase "Je voudrais éviter ce qu'il s'est passé, c'est gênant.", tu vas la transformer en "Jus voudrus évitae cus qu'ilae s'èce passum, c'èce genium". Il afficha un grand sourire. Puis tu vas la dire à l'envers, ce qui donne "Sujé surédouv aetivé sus aeliq écé muspassé écé nuimégé". Après tu rechanges encore une fois les terminaisons, pour donner un petit côté ancien, et le tour est joué. Au final, on part de "Je voudrais éviter ce qu'il s'est passé, c'est gênant" pour arriver à "Sujus surédum aetivé sy aelis écé muspassus écé nuimégus" ! Les culs gelés n'y comprendront rien mais ils seront ravis parce que ça fait cool, surtout avec ta voix ! Ils n'y verront que du feu. Bon bien sûr, c'est un essai, faut harmoniser pour que ça soit facile à chanter. On va rajouter aussi deux ou trois phrases dans un langage plus compréhensible et le tour est joué !

Il se pencha pour attraper son luth. Se rasseyant, il le posa sur ses jambes, comme pour en jouer.

- Oh oui, euh ... Les gens que tu vois sont inhibés, je joue du luth électrique. Dit-il alors en faisant vibrer brutalement toute les cordes d'un coup de main sec et rapide, provoquant un son qui n'avait absolument rien à voir avec celui des luths ordinaires. Et pour l'auberge ... Il se mit à sourire largement et malicieusement. Tu verras. Seule chose, tu n'as pas intérêt à te défiler ! Sinon je te mets un coup de luth.

Il lui tourna alors le dos, retournant à l'écriture. Joust ne savait pas écrire et encore moins lire. Seulement, pour ses textes, il avait trouvé une parade un peu unique en son genre. Il avait développé son propre alphabet et sa propre syntaxe. Ce qu'il écrivait était donc un amas de gribouillis qui n'avaient de sens que pour lui.

- Et continu de chanter, que je puisse avoir quelque chose à écrire même si ça ne veut rien dire. D'ailleurs, tu fais des progrès avec tes gammes, c'est encourageant !Mais il ne lui en laissa pas le temps, se retournant de nouveau vers elle. À ce sujet, il faudra te préparer un remède pour la gorge, sinon tu vas claquer. J'en connais un mais il me faut pour ça du sucre et de l'eau chaude. Beaucoup de sucre. Il la dévisagea ensuite. Oh et puis non, sérieusement, tu ne vas pas te pointer comme ça ? D'accord, ce sont des bourgeois mais, tu es trop classique là ! Tu fais trop la gentille fifille à sa maman ! C'est pas crédible.

Joust se remit alors debout, se mettant à lui tourner autour.

- On est censé être des bardes un peu rebelles, tu vois ? Notre musique ne suit pas les codes musicaux en vigueurs ! Notre tenue vestimentaire doit en faire de même. D'accord, avec les pécores, on peut négliger, c'est pour ça que je ne me suis pas changé depuis 15 ans. Mais avec les culs gelés, les apparences comptent ! Il revint s'asseoir devant elle. Je ne sais pas moi ... Tu n'as pas une vieille tenue pourrie que ça te dérangerai pas que si je la découpait pour te faire des fringues ? Sinon je me sers du drap du lit ! Il lui sourit. Tu veux aller faire les magasins ? On a encore un peu de temps à la réflexion.
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Elizabeth Morgenstern

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Jeu 4 Juin - 17:35

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


Elizabeth sursauta lorsque son professeur exprima avec violence le fait que ses paroles étaient médiocres. En même temps, la jeune fille n’était pas très douée avec l’improvisation. Maaaaaaais, mais mais mais mais, l’homme avait l’air d’avoir une idée de génie.

La noble fut alors très perplexe, elle levait son sourcil de plus en plus au fur et à mesure qu’il lui annonçait ce qu’il avait prévu de faire. Elle ne savait pas si cela relevait d’une débilité extrême ou de pur génie. Après son discours, il avait joué quelques notes sur son luth qui n’avait pas un son habituel. Un peu comme strient, étrange. Elle se voyait déjà se faire envoyer des tomates pas fraiches pendant le concert lors de cette soirée. Elle grimaça à cette idée. Les nobles ne faisaient pas vraiment cela, se rassurait-elle. Il ne lui avait pas dit non plus pourquoi ils étaient là, soit disant qu’elle verrait plus tard. C’est qu’ils avaient surement le breuvage nécessaire pour ne plus avoir mal à la gorge et pouvoir chanter plus longtemps… Enfin elle espérait que ce ne soit que cela.


« Euh… Vous êtes sûr que cela va passer ? Je sais que les gens ne se rappellent plus de la langue que l’on parlait autre fois mais tout de même… Et il y aura peut-être quelques érudits… Alors je veux bien trouver d’autres paroles… mais peut-être un peu plus compréhensible ou bien faisant partie d’un meilleur jeu de mot… »

Puis, Joust réussit encore une fois à lui faire des remarques mal placée sur son style vestimentaire. Alors que s’il y avait bien un style à pointer du doigt, c’était forcément plus le sien que celui d’Elizabeth… D’habitude toujours timide et gentille, elle avait justement envie de se rebeller.

« Vous savez, Messire Joust, nous sommes deux à présent dans ce défi, et ma voix compte aussi. J’ai une image, la mienne et celle de ma famille à entretenir. Et si ma sagesse ne vous convient pas, alors je pars et tant pis pour vous. J’ai accepté de vous suivre mais maintenant il faut aussi que vous fassiez quelques concessions sur vos délires ou bien vous devrez vous trouver une autre chanteuse… »

La jeune femme l’observa un instant, elle regrettait déjà ce qu’elle venait de dire, elle n’aimait pas s’imposer. Elle fit la moue.

« Si votre tenue me convient, alors pourquoi pas. Mais elle doit être descente… Et si ce n’est pas le cas, alors je viendrais avec mes propres robes.»

Il avait parlé de ressortir pour aller voir les échoppes… Elle venait justement de faire les boutiques avec sa mère…

« Si vous voulez découper dans des vêtements autant qu’ils ne soient pas neufs… Chez moi je dois avoir quelques vieux habits. Néanmoins, il faudrait d’abord que vous expliquiez ce que vous voulez faire avec avant de vous transformer en couturier. J’aimerai éviter de les gâcher… Vous pouvez certainement dessiner ce à quoi vous pensez ? Et puis, nous pouvons avoir être habillé de manière très classieuse et paraitre rebelles tout de même… »

Elizabeth savait que l’on pouvait faire des choses originales avec de beaux tissus, sans qu’ils soient déchirés ou portés depuis quinze ans…  En fonction de ce que son professeur lui proposerait, ils iraient dans les rues marchandes ou non.
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Joust

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Sam 6 Juin - 20:45

Message de Joust, humain.

Joust s'était peut-être un peu trop avancé, ou plutôt prononcé. Lorsque la jeune femme, qui l'avait habitué à beaucoup de gentillesse, se mit à lui faire quelques modestes réprimandes, la surprise fut telle qu'il adopta la posture d'un poulet effrayé. En somme, il rentra son cou et baissa la tête, tout en se crispant.

- Oui, non ! Non non ! C'est très bien comme ça ! Ne part surtout pas ! Ca ne posera aucun problème ! En plus tu dois mieux connaitre la bourgeoisie que moi, donc si tu le dis, c'est que c'est vrai !

Il avait attendu un peu. Il était aussi habitué à se prendre des claques de la part des femmes et spécialement celles qu'il avait importuné. Mais la volante n'arriva pas. Finalement, le faisan se décrispa, adoptant une posture plus sereine. Sa surprise fut doublée face aux excuses de la jeune femme. Il le voyait bien, sa timidité lui retirait toute confiance en elle !

- Non mais non, pour les draps, c'était un ... un ... Il roula des yeux. "Un sarcasme" ne ferait qu'empirer les choses. Un calembour ... ? Oui voilà ! Une blague, je n'étais pas sérieux. Et puis je ne sais pas écrire, alors dessiner ...

Finalement, le barde se releva. Il dépoussiéra ses vieux habits, puis observa encore une fois Elizabeth. Il ne fallait donc pas lui faire changer de style ni de tenu. Qu'importe, si elle ne voulait pas changer, c'est lui qui changerait, même s'il avait du mal à s'imaginer dans de telles affaires.

- Il va falloir que je me change alors. Il se gratta le menton, puis fouilla alors dans son sac, ressortant ce qui lui restait comme argent, c'est-à-dire très peu. Il le donna à la jeune femme. Je vais rester pour écrire les paroles, toi tu vas aller me trouver des affaires comme les tiennes là. Sinon ça n'ira pas. Et du sucre aussi. Beaucoup de sucre. Je t'attendrai ici.

Il lui adressa alors un magnifique sourire, puis se mit à la diriger vers la porte.

- Tes gammes sont suffisantes ! Avec le sirop, ça sera fluide comme du pâté de canard au soleil ! Allez allez allez, ne traîne pas, le temps coure ! Et pense spectacle, surtout !

Il la dirigea ainsi jusqu'en bas de l'escalier quand le faisan s'arrêta net. Il releva la tête, fixant alors le milieu de la salle. Son sourire disparut aussitôt et son visage se froissa.

- ... Eux.

Dit-il sèchement en apercevant son "concurrent", qui venait alors de rejoindre l'auberge accompagné de sa partenaire. La truie, comme disait Joust. Il dépassa alors Elizabeth, puis s'avança au milieu de la salle, furieux.

- Hey face d'essuie-cul ! C'est chez moi ici, va te trouver un autre fief !

Une déclaration soudaine et brutale, qui interpella l'attention de la salle comme du principal intéressé. Ce dernier, d'abord surprit, observa son interlocuteur avant de le reconnaître. Cela le fit bien sourire, un peu trop d'ailleurs.

- Haha ... Mais tu n'es digne que de mon indifférence. Et ne vient pas m'importuner, j'ai un spectacle à préparer, moi ! C'est sûr que ce n'est pas à la portée d'un chanteur des campagnes comme toi.

Joust se raidit davantage. Il ne répondit pas mais, se contenta de bousculer son interlocuteur. Voilà un geste qui ne laissa pas indifférent. Il répondit en le bousculant encore plus violemment. Le Faisan renchérit alors, en le claquant. Il reçu un retour plus fort encore et l'altercation dégénéra bien vite ! Les deux hommes étaient en train de se mettre l'un sur l'autre sous l'applaudissement de la foule en furie. Malheureusement, les deux adversaires n'avaient rien de champions d'arène. Si Joust faisait preuve de beaucoup de nervosité dans ses coups, à la manière d'un coq, sont adversaire, lui, disposait d'une bien piètre technique mais d'une force bien au dessus de la sienne.

- Ramasse-merde !
- Peigne-cul !
- Peau de burne mal léchée !

- Sac à purin !

La joute n'était pas de très haut niveau non plus. Mais dans tout cela, la partenaire du chanteur voyait son équipier s’abîmer. Il était bien peu sage de se présenter sur scène avec un oeil noircit ! Aussi se décida-t-elle à intervenir. Joust n'avait prêté aucune attention à cette femme d'une certaine corpulence et c'était une erreur.

- Lâche mon homme, toi !

Dit-elle alors en lui envoyant une droite si forte qu'elle le cloua au sol directement. Elle en fit d'ailleurs de même avec son partenaire, qui n'avait décidément pas envie de lâcher l'affaire. Joust était sonné et il rampait sur le sol.

- Ahh ... Eliz' ... Attaque ...


Souffla-t-il. La chanteuse se retourna alors vers la jeune femme au pied de l'escalier. Elle comprit tout de suite qu'il s'agissait de la partenaire de Joust et comprit tout aussi vite que, si elle était là, c'est qu'il prévoyait de leur piquer l'affaire, le Faisan n'ayant jamais eu de partenaire avant. Elle fronça les sourcils, et s'approcha alors d'elle d'un pas décidé !
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Elizabeth Morgenstern

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Sam 13 Juin - 17:53

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


Le Faisan s’était plutôt calmé, il était passé de l’attitude du coq à celui du poussin. Comme elle s’en doutait, il tenait à elle car il n’avait pas envie d’aller se trouver une autre poulette pour sa basse-court.
Il lui expliqua rapidement qu’il avait fait plusieurs blagues lors de ces précédentes paroles, et la jeune femme restait plutôt méfiante à ce propos. On pouvait toujours dire quelque chose et rajouter seulement ensuite que ce n’était qu’une plaisanterie…
Puis, il se reprit et sembla réfléchir après avoir observé Elizabeth. Il fouilla enfin dans ses affaires pour lui tendre quelques pièces. A présent, il voulait qu’elle parte faire ses courses ! Elle allait à nouveau lui faire une remarque quand il se mit derrière elle pour la diriger vers la sortie de la salle, puis jusqu’en bas des escaliers. Enfin il s’arrêta et Elizabeth se retourna vers lui.


« Hors de question que j’aille faire vos courses à votre place ! Et puis… pourquoi du sucre ? »

Mais l’air du troubadour avait changé. Il observait quelque chose dans la taverne, il avait l’air en colère.

« Hum ? » fit-elle s’interrogeant et se retournant pour tenter de suivre son regard.

Lorsqu’il dit « eux » elle comprit soudainement de qui il pouvait s’agir. Elle tenta d’arrêter Joust lorsque celui-ci la dépassa pour aller les rejoindre, mais ce fut un échec.

- Hey face d'essuie-cul ! C'est chez moi ici, va te trouver un autre fief !

La noble fit une grande grimace et décida qu’elle préférait rester là où elle était, près de l’escalier plutôt que d’essayer de le faire taire, au beau milieu de l’attention de tous les clients.
Elle observa alors dans son coin, faisant la grimace à chaque fois que son professeur se prenait un coup, portant sa main sur ses lèvres. Elle écoutait les deux hommes compter les points à côté d’elle.

Soudainement, la grosse femme qui accompagnait l’ennemi juré de Joust vint le mettre par terre d’un coup de poing ! Elle fit un pas en avant pour aller voir comment il allait, quand la grosse dame posa son regard sur elle. Elle se figea et celle-ci en profita pour venir vers elle.

Plutôt inquiète, elle ne savait que faire ! Joust était à terre et ne pouvait pas la défendre… Enfin même s’il n’était pas à terre il ne pourrait pas le faire… Cependant il y avait plusieurs hommes dans cette taverne qui voudrait surement la sauver des griffes de cette vilaine femme !


« - Et toi espèce de puterelle coureuse de rempart ! Tu ne voleras pas mon spectacle ! Je vais t’empêcher de me piquer ma scène ! »

La grosse femme s’élança alors, point vers l’avant vers Elizabeth. Cette dernière, par réflexe, mis ses avant devant son visage, baissant la tête. Une lumière scintillante apparut subitement autour d’elle et le poing de la guenon fut stopper par le bouclier magique de la noble. Elizabeth enleva ses bras pour voir la femme d’abord ébahit puis furieuse, qui retenta à plusieurs reprise de taper la protection.
Un homme arriva alors pour attraper son poignet.


«- Oh ! On ne tape pas la noble Dame qui sent le savon ! »

C’était celui de tout à l’heure, qui lui avait proposé sa couche avant que Joust n’arrive la « sauver ».

« - J’en ai rien à faire ! Et ce n’est pas tes oignons ! »

Ils se disputèrent, mais l’homme était plutôt fort, et l’aubergiste ne voulait pas qu’une bagarre générale n’éclate dans sa taverne… l’homme la mit donc dehors, rejoint alors par son collègue.

Elizabeth vint à pas rapide vers Joust et s’agenouilla à ses côtés. Son bouclier disparut dans une pluie de lumière et elle le regardait, inquiète.


« Est-ce que tout va bien ? Vous n’êtes pas blessé ? »
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Joust

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Jeu 25 Juin - 22:19

Message de Joust, humain.

Joust était un peu sonné. Il était habitué au ridicule et aussi, se faire battre par une fille au milieu de ses compatriotes ne le dérangeait pas, il lui en fallait plus pour perdre la face. Se faire sauver par une fille, là, c'était quand même autre chose. Mais le Faisan avait plus d'un tour dans son sac. Lorsque Elizabeth se rapprocha de lui pour lui demander comment il allait, visiblement préoccupée par son état, le barde se releva en trombe, se frottant un peu le nez.

- Oui oui, ça va ça va ... Alors euh ... Il regarda Elizabeth et la salle en même temps. Belle performance hein, t'as été très bien. Bon tu auras compris que c'était un test, pour te ... te tester ! Il y a quelques points à revoir mais, dans l'ensemble, c'est bien hein ... Peut-être le retard dans la réponse mais bon, tu débutes en tant que garde, c'est normal hein, surtout pour une fille ! Bon bref, hum. Ne restons pas ici, hein !

Dit-il alors en l'emmenant avec lui en dehors de l'auberge, d'un pas plutôt précipité. Une fois bien au loin, et donc à l'abris des regards et des oreilles, il reprit la parole tout en adoptant un discours radicalement différent.

- Mh ... Merci. Mais tu le dis à personne hein ! J'ai une réputation de coq castré à défendre dans le coin ! Et puis d'ailleurs, c'était quoi ce truc qui te faisait briller comme un tas de lucioles ? Ca à l'air trop bien ! Si tu nous fais ça sur scène, ça serait d'enfer. Imagine un peu la scène ! Joust avait des étoiles dans les yeux. Il resta dans ses pensées quelques instant, l'air profondément enthousiaste, puis revint brutalement à lui. Moi la seule chose que je sais faire, c'est ça. Dit-il alors en frottant ses mains contre ses affaires avant de la toucher du bout de l'index, créant une petite décharge électrostatique. Mwouéhéhé, c'marrant. Il la fixa. Tu sais faire autre chose comme ça ?!!!

S'exclama-t-il avant de la tirer encore une fois avec lui.

- Tu vas me raconter ça en route ! Lui dit-il avec un large sourire. Là on va chez le cousin Rodolphe, je suis certain qu'il aura des habits à me prêter pour l'occasion.

La cousin Rodolphe, nom donné à une vieille boutique de vêtements usés jusqu'à plus possible par un propriétaire aussi mal entretenu que ce qu'il vendait. Autant dire que cette échoppe n'avait rien d'un lieu recommandable tant la qualité n'avait d'égal que le mauvais goût ! Mais au moins, on pouvait louer contre service et ça, Joust appréciait beaucoup.
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Elizabeth Morgenstern

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Mer 8 Juil - 12:33

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


Elizabeth avait à peine eut le temps de s’agenouiller que Joust s’était déjà relevé en quatrième vitesse. Il en profita d’ailleurs pour déblatérer tout un tas de paroles qui n’étaient pas très cohérente.

« Mais je ne…. » N’eut-elle seulement le temps de dire.

Le Faisan la ramena dehors et ne s’arrêta que lorsqu’ils furent à bonne distance. Heureusement, les deux fauteurs de trouble ne les avaient pas vu quitter le bâtiment. Là-bas, son discours fut différent. Il la remercia, avant de rapidement changer de sujet et l’emmener ailleurs.

« Vous savez… Je n’ai rien fait et il ne faut pas être gêné comme ça de vous avoir fait aider. Vous étiez dans la mouise, j’ai bien cru qu’ils allaient vous battre à terre… Vous avez de la chance de vous en être bien sortit ! Je me demande si cette femme chante bien ou non… En tout cas elle est violente…
Et, je suis aussi une magicienne Joust. Je ne tire pas des boules de feu, ni ne crée des orages, je sais juste protéger et soigner les gens. Si jamais vous vous blessez, je pourrais regarder vos blessures. C’est pourquoi je demandais. Enfin aussi pour savoir si vous alliez bien évidemment… Ma magie est quelque chose qui me fatigue plutôt bien, et si je la pratique sur scène en même temps que chanter cela va beaucoup m’affaiblir pour rien… Je préfère utiliser mes dons lorsqu’ils sont vraiment utiles. On ne sait jamais quand on en aura vraiment besoin, et ce serait dommage de ne plus être capable de les lancer lorsque c’est le cas. »


La jeune fille regarda devant elle, ils venaient d’arriver chez ce « cher cousin Rodolphe ». Elle était étonnée de nouveau par l’endroit et son état. Alors que de la part de ce Faisan il ne fallait plus s’attendre à quelque chose de bien.

« Eh bien… ça à l’air… parfait pour vous… Enfin je ne veux pas vous vexer…  Vous savez, j’ai ce mariage bientôt, et ce matin même je suis allée commander une robe. Les couleurs seront émeraude et dorée, je pourrais l’utiliser aussi en cette occasion. Donc vous pouvez essayer d’avoir une tenue qui s’accordera avec…»

Ils entrèrent alors et Elizabeth fit la grimace sous l’odeur qui flottait dans la boutique. Elle ne regardait pas au sol au risque de voir grouiller de la vermine sur le plancher.
A priori le gérant n’avait pas l’habitude de voir une noble bien habillée rentrer dans sa boutique.

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Joust

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Lun 3 Aoû - 9:05

Message de Joust, humain.

Le discours que lui avait tenu la jeune et belle Elizabeth l'avait quelque peu refroidis, son excitation et son enthousiasme débordant ayant soudainement disparus. Ainsi la noble était-elle une sorte de magicienne guérisseuse ... Cela expliquait en partie son attitude pacifique, qui allait forcément de paire avec une telle magie. Une guérisseuse aussi excentrique et impulsive que lui aurait été très surprenant, en effet. Quoi que, quelque part, ça aurait fait bon mélange puisqu'elle parlait de fatigue. Enfin ... elle était reposante à écouter et à voir, c'était déjà ça de gagner ! Tellement reposante d'ailleurs que le public pourrait très bien s'endormir pendant le spectacle, ce qui ne serait franchement pas souhaitable. Mais Joust s'occuperait de sa voix, encore une fois.

L'intérieur de la boutique grassement surnommée "Chez le Cousin Rodolphe" était à l'image de son extérieur, c'est-à-dire sale, vieille, usée, sentant le renfermée et rongée par les mites et les termites. Comment ce vieux bois et ces vieilles fripes pouvaient encore résister à l'épreuve du temps ? Même le propriétaire qui tenait la boutique sentait le sapin ! Joust fit la grimace face à l'odeur mais, cela ne le dissuada guère. Il savait très bien qu'une noble comme Elizabeth serait vite dégoutée puisqu'il l'était tout autant mais, c'est tout ce qu'il était capable de s'offrir, tout le monde n'était pas riche après tout !

Sans faire attention au propriétaire, qui lui même ne faisait pas attention à eux, enfin à lui, puisque le regard braqué sur la noble, presque choqué de la voir ici. Le Faisan circula entre les étalages à la recherche du nécessaire. Il trouvait des vêtements sales mais encore en bon état, aux couleurs criardes et à la découpe plus que grossière.

- Ça me va ?

Demanda-t-il à la jeune femme qui, avec un air de dégout. Elle lui avait de toutes les façons fait déjà part de ses réserves avant même d'entrer ici et cela se voyait bien sur son visage, ce n'était guère de son goût. Encore un peu et elle allait rendre sur place. Joust reposa les vêtements, un peu contrarié.

- Je sais très bien que tu n'es pas habitué à ce genre d'endroits, petite noble que tu es. Maaaais, est-ce que c'est de ma faute si je suis pauvre ? Bon oui c'est de ma faute, j'ai choisis de faire barde, c'est pas ce qu'il y a de plus méritant ni de plus lucratif. Mais, je préfère encore poursuivre mes rêves et trimer toute ma vie que de faire l'inverse !

Où allait-il pouvoir trouver une tenue qui s'accorderait à "l'Or et l’Émeraude" de celle de la noble ? Le Faisan se gratta la tête, tout en balayant l'endroit du regard. Il eut soudain une illumination.

- Oh je sais ! Je vais chanter à poil ! Enfin pas tout à fait ! Je vais me peindre des vêtements sur le corps ! Avec une feuille pour cacher le paquet, ça sera parfait ! On y verra que du feu !

Il sourit à la jeune noble qui, il s'en doutait bien, ne devait sûrement pas apprécier l'idée. Il crut alors bon de rajouter ...

- Mais je vais prendre une douche avant, hein, ne t'inquiète pas ! En plus mon dernier bain remonte à l’hiver dernier, donc ça sera pas plus mal.

Il fallait encore trouver la peinture. La fin de la journée approchait et le spectacle aurait bientôt lieu. Le temps commençait à manquer ! Il fallait encore finaliser l'entrainement d'Elizabeth, écrire les paroles et neutraliser son concurrent, pour être certain qu'il n'y irait pas.

- Hmmmm. Bon. On doit faire vite. Moi je vais chercher la peinture, le sucre et un poulet furieux puis je vais me doucher. Toi, tu vas écrire les paroles, préparer ta tenue et travailler ta voix ! On se retrouve à l'auberge dans ... trois heures ? Je compte sur toi ma Eliz' !

Dit-il en posant ses mains sur ses épaules, tout en lui adressant un regard supplicateur. De toutes les façons, c'était ça ou rien, à moins qu'elle n'ait une meilleure idée entre temps.

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Elizabeth Morgenstern

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Mar 25 Aoû - 9:39

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


La jeune noble ne se sentait pas bien dans cette boutique d'objets seconde main.
Quand son professeur de musique lui demanda si l'étoffe de mauvaise qualité qu'il avait mise sur lui, lui allait bien, elle ne put faire qu'un vague air qui signifiait : « dois-je vraiment répondre à cette question ? ». Il s'en rendit bien compte au vu de son commentaire. Elle ne répondit rien… Elle avait peur que les sales odeurs de la pièce lui donnent mauvaise haleine si elle avait le malheur d'ouvrir la bouche. Et puis pour ne pas lui faciliter les choses, Joust lui dit qu'il voulait chanter nu. Elizabeth était donc dans un choix cornélien. Ne rien dire, mais il allait croire qu'elle était d'accord, ou bien expliquer son avis évident et risquer d'être contaminée… La noble décida de ne rien dire, en plus il pouvait juste se moquer d'elle… Elle lui expliquerait plus tard.

Enfin non, elle craquait. Elle lui prit soudainement le poignée, comme quelques heures plus tôt, et l'emmena dehors en omettant de dire au revoir au marchand, même si ce n'était pas contre lui.
Arrivée dehors, Elizabeth prit une grande inspiration par la bouche. L'odeur dans ces ruelles bizarres n'étaient pas non plus exquises… Elle fit encore la grimace.


« Vous n'allez pas chanter tout nu, c'est hors de question ! Maintenant, vous allez me laisser faire. »

Elle reprit le chemin tout en le tenant, pour revenir dans les rues corrects et pouvoir arrêter une calèche.

« Nous allons chez moi, et vous aurez le plaisir de prendre un bon bain ! Et surtout n'essayez pas de voler certaine chose… Et avant ça nous passerons à la boutique prêt-à-porter dont les habits sont d'une meilleure qualité. Rassurez vous, ce n'est pas aussi cher que mon couturier, et je vous louerai l'habit. Si jamais vous ne l’abîmez pas, alors je serais remboursé d'une partie. Et vous n'avez rien à redire à tout ça… »

Ils arrivèrent prés de la route et elle attendit qu'un véhicule se pointe, elle le hélerait.

« Et je ne vois pas pourquoi vous avez besoin d'un poulet. Et pour les paroles je n'ai pas d'idée, on pourra y réfléchir ensemble... »

La noble put enfin arrêter une calèche et emmena son « professeur de chant » à l'intérieur. Elle indiqua au conducteur de les emmener à une adresse. Elle se souvint alors d'un détail, qui avait toute son importance...

« Au fait, pou… pourquoi je dois mettre ma tenue, ce n'est pas encore tout de suite non ? -Elle plissa les yeux- Ne me dites pas que c'est dans quelques heures ?! » s'exclama-t-elle, effrayée à l'idée que ce soit le cas. Jamais ils n'auraient le temps !

Par la suite, en tout cas, Elizabeth aura fait le nécessaire à la place de Joust dans le magasin, prenant un costume vert et jaune, ce n'était pas les couleurs parfaite, mais ça irait tout de même. Les gens se diraient peut être que les reflets en satin de la robe de la chanteuse étaient présents pour que les regards soient plus tourné vers elle. Alors que le musicien avait des couleurs mâtes parce qu'il était fond…

Ensuite ils se dirigèrent vers la maison de la jeune femme, ou plutôt de ses parents. Il s'agissait d'un beau manoir, érigé de pierres de couleur crème, munie de balcons de sculptures.



[HRP : J'ai fait une ellipse de la deuxième boutique parce qu'on en avait déjà fait une et que je trouvais ça redondant. Tu peux faire un résumé de la pensée de ton perso là bas si tu veux. Si tu y tiens vraiment vraiment, on peut le RP, et je modifierais mon message à ta guise.]
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Joust

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Sam 29 Aoû - 19:42

Message de Joust, humain.

En guise d'unique réponse à son idée plus que saugrenue, la jeune noble lui avait pris la main et l'avait emmené dehors, de manière assez brutale et soudaine. En fait, à bien la regarder, Joust l'avait vu rougir mais, pas de timidité. Plutôt rougir par manque d'air. Était-elle en train de faire un malaise ? Le barde, innocent ou naïf, ne s'était donc pas attendu à ce qu'elle lui propose d'aller louer une tenue plus appropriée et, mieux encore, de le ramener chez elle pour qu'il se lave. C'était à la fois peu et beaucoup pour le faisan qui n'était guère habitué à cela. Il la fixait l'air perdu, se repassant ce qu'elle venait de dire en boucle. C'était bien la jeune et délicieuse noble qu'elle était qui avait proposé au pouilleux qu'il était de lui trouver une tenue haut de gamme et de venir dans sa maison à elle pour qu'il se nettoie ? À un moment, il s'était fait des idées mais, la petite précision presque anodine que s'était empressée de rajouter sa camarade le ramena à la réalité. Il fronça un peu les sourcils.

- Je ne suis pas un voleur, madame la riche ! Non mais !

Ce n'était pas parce qu'on était pauvre qu'on était forcément mal intentionné. Certes, l'idée lui avait traversé l'esprit mais, il avait plus pensé à dérober quelque chose comme de la nourriture prisée telle que des gâteaux. Et puis quoi ? Des gâteaux, ça n'allait pas l'appauvrir ! Il grogna un peu, n'ayant guère apprécié mais, retrouva très vite sa bonne humeur. Finalement, elle appela une sorte de calèche. C'était bien la première fois qu'il montait dans ce genre de véhicule et c'était bien la première fois que le conducteur voyait un mendiant monter dedans. Il hésita même un instant à le laisser faire mais, puisqu'il était accompagné par une noble dame … en apparence du moins.

Joust prit ses aises, un large sourire sur le visage. Il observa tout l'intérieur afin d'en graver un souvenir indélébile, puis en revint à la noble. Qu'est-ce qu'elle avait contre son idée ? Chanter nu, enfin le corps peint, c'était économique et très pratique ! Et puis il ne lui avait pas demandé d'en faire de même. Forcément, à réfléchir à cela, une idée ou plutôt une image lui traversa l'esprit. Il se surprit en train d'avoir de mauvaises pensées au sujet de la noble et s'empressa bien vite de tourner le regard ailleurs, sans pour autant vraiment les chasser. Cela commençait même à se voir. Le faisan croisa subitement les jambes puis décida vraiment de passer à autre chose.

De toutes les façons, il n'avait pas trop le choix, ils étaient bientôt arrivés à la boutique dont avait parlé la noble. Bien sûr, cela n'avait rien de comparable avec le cousin Rodolphe, tant dans la tenue du magasin que dans sa clientèle, en passant par l'état des lieux et la marchandise exposée. Encore une fois, le barde attira l'attention. En fait, il se demandait ce qui était le plus choquant pour ces gens là, qu'un miséreux vienne ici ou qu'il vienne en compagnie d'une jeune de leur rang ? Autant dire que le vendeur, bien que courtois, avait été expéditif ! Il avait refusé que Joust essai les tenues, de peur qu'ils les salissent mais, l'avait conseillé sur les couleurs et la découpe en son âme et conscience.

Du jaune et du vert ! C'étaient justement les couleurs favorites du faisan ! Il avait des étoiles dans les yeux. Se pourrait-il que Elizabeth accepte de lui laisser la tenue à la fin du spectacle ? Une tenue de rechange comme celle-là, il n'en verrait pas deux ! Et puis ça ne serait pas facile de la rendre. D'ailleurs, ça ne fut pas facile pour lui tout court de sortir du magasin. Décidément, la haute société avait une façon de vivre fort enviable. Et dire que ça se faisait sur le dos du peuple … Mais Joust n'était pas là pour les envier, bien au contraire.

Aussi ils remontèrent dans la calèche pour finalement arriver à la demeure de la jeune noble. Là encore, le barde fut éblouit devant tant de beauté et de richesse. Ce blanc crème, cette pierre finement taillée, ces fontaines luxueuses, cette verdure à perte de vue … Il y avait de quoi faire perdre la tête à l'homme bien miséreux qu'il était ! D'ailleurs, plus ils avançaient vers l'intérieur de la demeure, plus il ne tenait plus en place. Il n'avait qu'une seule envie, descendre et mettre son nez partout ! Mais, il devait se faire une raison et se contenir. Elizabeth ne devait pas vivre seule ici et aussi prenait-elle un risque en ramenant un mendiant. Alors autant ne pas la mettre davantage dans l'embarras en se comportant dignement. Mais qu'est-ce que ça voulait dire « dignement » pour les nobles ? Était-ce cette étrange manière qu'il avait de toiser les autres, d'ajouter une pointe de dédain et de fausse modestie dans tout ce qu'ils faisaient ? Ou alors, c'était cet accent étrange qui leur donnait un air prétendument supérieur ? En fait, il suffisait de regarder Elizabeth. Elle se contentait d'agir spontanément et sans exagération. Elle était plus calme, reposée comme fille … Peut-être que Joust devrait en faire autant ! Mais pour le poulet furieux qu'il était au quotidien, ça allait être difficile.

Aussi, il se calma subitement avant de descendre. Il angoissait grandement à l'idée de devoir faire face à ces gens là mais, tout devrait bien se passer, après tout, il n'était pas venu comme un voleur ! En parlant de vole, il se dit à juste titre qu'il devrait se contenter de fixer ses interlocuteurs et de ne pas laisser son regard se balader dans les environs, au risque de paraître pour quelqu'un de mal intentionné. Mais voilà … son envie de bien faire fut tellement forte que lorsque le premier homme à venir à leur rencontre, Joust se mura dans le mutisme. Ne formulant donc aucune réponse aux questions qui lui furent posées, il laissa le soin à la noble de répondre à sa place. Il se contenta d'afficher un sourire maladroit, et fut alors aussitôt conduit vers la salle de bain.

C'était un trajet direct mais, il était bien venu pour ça ! Et puis son odeur devait les incommoder. On l'y enferma dedans après l'avoir dépouillé de ses affaires. Il avait clairement entendu la servante parler de les faire brûler, tant elles étaient sales, usées et miteuses. La salle de bain … Elle n'avait absolument rien à voir avec les salles d'eau des auberges ! Ici, la cuve était en marbre. L'eau était tiède, claire et limpide. Il y avait un étrange matériel en plus. Une sorte de mousse jaune et ronde ainsi qu'un bloc aux bords arrondis, glissant et fort odorant. Joust hésitait à rentrer dans l'eau en voyant ça.

- Qu'est-ce que c'est que ce truc ?

Dit-il en prenant le pain de savon et en l'observant de plus près. Il le renifla un peu, puis en croqua un bout. C'était amer, très amer, et pas forcément très bon. Mais ça avait un arrière goût de menthe. Il fit la grimace, puis déglutit. Une chose était sûre, ce n'était pas à manger. Il mit un doigt dans l'eau, hésitant à rentrer dedans. Il n'aimait pas beaucoup ça, l'eau. Mais, il devait faire l'effort et aussi, après dix bonnes minutes d'auto-motivation, il finit par s'y glisser. Elle ne tarda pas à noircir alors même qu'il ne s'était pas encore frotté.

- Ils font des choses bizarres ces gens là …

Dit-il en prenant l'éponge. On lui avait dit de se frotter avec le savon et l'éponge jusqu'à ce que l'eau ne noircisse plus, une fois changée bien sûr. Autant dire qu'il fallut la changer quatre fois ! Sans parler des poils … Finalement, lorsqu'il fut propre, il sortit de la cuve. Le problème, c'est qu'il mit de l'eau partout sur le sol. Il s'en alla se regarder dans la vitre de la fenêtre, où un pâle reflet apparaissait. Il était à poil et cela ne lui posait aucun problème, même si elle donnait sur une sorte de jardin intérieur. Il eut tellement peur de son propre reflet, qu'il ne reconnut pas une fois les cheveux dégraissés et le visage éclaircit, qu'il laissa échapper un cri de stupéfaction en sursautant. Il glissa alors sur l'eau et après quelques secondes de patinage, basculant vers l'avant. Il passa par la fenêtre, chuta d'un étage ou deux, et tomba dans un buisson. Quelques secondes plus tard, des gémissements sourds retentirent.

- Aie aie … aie aie aie … j'ai mal là …

Dit-il alors qu'il se retrouvait couché sur le dos, la virilité à l'air mais cachée par l'épais feuillage. Il ressentait une vive douleur à l'épaule.
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Elizabeth Morgenstern

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Lun 31 Aoû - 19:50

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


L’impatience de l’homme était évidente, néanmoins Elizabeth remarqua bien qu’il fit des efforts lorsqu’ils arrivèrent à la maison. Enfin, elle ne savait pas si c’était volontaire ou pas. En tout cas, devant le premier domestique venu c’était motus et bouche cousue. Dans tous les cas ça arrangeait la demoiselle.

Cette dernière n’avait d’ailleurs pas l’habitude de ramener quelqu’un à la maison. Ce devait en fait être la première fois que cela arrivait… Habituellement, elle partait seule en dehors de la capitale, bravant les dangers de manière complétement stupide, mettant sa vie en danger inutilement.
Les domestiques étaient donc perplexes et de multiples chuchotements s’échangeaient entre eux. La noble se demandait bien ce qui pouvait leur passer par la tête, et espérait qu’aucun n’aille la trahir auprès de ses parents. En parlant de ça, l’une d’elle vint lui chuchoter à l’oreille qu’ils n’étaient pas là et qu’ils ne rentreraient pas avant un petit moment. La demoiselle en fut rassurée ! Néanmoins, il n’y avait pas de temps à perdre pour autant… Deux domestiques emmenèrent Joust à son bain, qui lui ferait sans aucun doute beaucoup de bien, tandis qu’Elizabeth attendait dans le salon du bas.

La jeune femme soupira alors… Son pseudo professeur de chant lui avait annoncé qu’ils devaient être prêts pour demain. C’était plus tard que le jour même, certes, mais pas de beaucoup plus. Elle était en train d’angoisser, et jamais ils ne seraient prêt ! Enfin, surtout pour son cas. Soudain elle avait un doute sur la musique que pouvait produire Joust…
Essayant de se changer les esprits, elle intima à l’une de ses domestiques de ne pas répéter à quiconque qu’elle avait invité cet homme ici, et lui raconta d’ailleurs la vérité. Et tant qu’à faire, si elle pouvait transmettre le message aux autres, ce serait tout aussi bien.


« Mais… Mademoiselle… Demain vous avez ce mariage, rappelez-vous !
- Han ! Le mariage ! »
 s’exclama-t-elle en écarquillant les yeux.

Soudainement, un cri retentit dehors, et Elizabeth sursauta. Que se passait-il ? De suite, elle vit ce qui pouvait bien se produire…

« Joust ! »

Elle se leva d’un bond et souleva ses robes pour se précipiter dehors. La noble regarda autour d’elle, l’air affolé. Elle aperçut alors des gens se diriger vers l’arrière du bâtiment, qu’elle suivit.

« Que se passe-t-il ? » demanda la jeune femme.

Une femme lui répondit que quelqu’un était tombé du deuxième étage. Elizabeth courut jusqu’au buisson pour constater par elle-même, les autres  n’ayant pas osé s’approcher.
C’est là qu’elle le découvrit… Nu… Sa bouche se serra, elle fit un pas en arrière, et sa tête rougit de bas en haut, avant qu’elle ne finisse par crier à son tour. Elle se défit de sa cape et la lui jeta dessus avant de lui tourner le dos et de partir, le pas bien décidé.


« Je vous reverrai quand vous serez habillé !! » cria-t-elle en repartant vers l’entrée de la maison. « Aidez-le ! »

Visiblement, les domestiques n’avait jamais vu Elizabeth agir de la sorte. D’habitude, douce et gentille, elle disait toujours au moins « s’il vous plait » quand elle demandait quelque chose.

Elle arriva dans la grande salle et vint s’asseoir sur les marches des escaliers, plongeant son visage dans ses mains et soupirant. « Qu’est ce qui m’a pris de ramener un énergumène comme lui ici ? » pensa-t-elle.

Mais alors qu’elle pensait enfin avoir la paix pour un petit instant, un domestique arriva à pas rapide dans l’entrée, trainant Joust avec lui.


« - Mademoiselle ! Mademoiselle ! Nous avons un souci !
- Qu’a-t-il fait encore ?! dit-elle en jetant un regard noir à Joust.
- Rien Mademoiselle. Mais… Monsieur est arrivé, où est ce que je le mets ? »


C’était la cerise sur le gâteau… Elizabeth était toute décontenancée. Il y avait un homme nu sous une cape qui se baladait dans l’entrée de la maison et son père était rentré plus tôt que prévu !

« - Je… je je… Là ! »

Elle ouvrit un placard et poussa Joust à l’intérieur avant de refermer vite fait bien fait, risquant surement de le pincer. Mais il ne devait pas se plaindre ! Car arriva alors le souci en question.

« - Aaah ! Ma fille préférée ! Comment vas-tu ma chérie ? J’ai dû revenir parce que j’avais oublié quelques papiers importants haha ! Où avais-je la tête ? Tu te doutes bien de qui tu tiens ça maintenant ! Ah !
- Je… Vais bien, et toi ? Les affaires vont-elles comme tu le souhaites ?
- Euhm… Oui… Enfin j’espère… Tu es sure que ça va ? Je te trouve étrange… M’enfin, ce doit être à cause du mariage de demain c’est ça ? Tu es stressée sans doute ! »


Et il ne croyait pas si bien dire…
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Joust

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MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Mer 2 Sep - 14:49

Message de Joust, humain.

Joust était sonné. Il fixait le ciel d'un air absent, le regard trouble. En fait, c'était le temps que son cerveau intègre ce qu'il venait de se passer et comprenne que la douleur qu'il ressentait était là parce qu'il était tombé et qu'il s'était fait mal. C'était dommage parce qu'il venait de se laver ! Voilà maintenant qu'il était tâché de terre, blessé et tout donc, salis de nouveau. Retour à la case départ en somme. Il finit par froncer les sourcils, tout en essayant de se relever mais, c'était un peu tard. La noble avait débarqué en furie et ce qu'elle avait vu l'avait presque rendu aveugle. Dans d'autres circonstances, le faisan se serait bien marré mais, pas là.

Sans lui laisser le temps d'en placer, elle le gronda et lui jeta sa cape dessus pour qu'il se cache, avant de disparaître aussi vite qu'elle était arrivée.

- Non mais aide moi !

Dit-il alors en la voyant s'en aller. Elle aurait au moins pu lui demander comment il allait ou l'aider à se relever au lieu de faire la vierge effarouchée ! Qu'importe, des domestiques vinrent l'aider peu de temps après et le sortir du buisson dans lequel il s'était engouffré. Ils l'aidèrent aussi à se débarrasser des échardes puis le conduisirent à l'intérieur, où la jeune noble l'attendait visiblement encore traumatisée.

Pas le temps de parler là encore, il y avait un autre soucis, apparemment. Bien sûr, c'était plus facile d'accuser le pouilleux ! Sans parler du regard noir. Cette petite dame cachait bien son caractère, mine de rien. Le barde allait protester encore une fois quand elle se décida, dans l'urgence de la situation, à le jeter dans le premier placard qu'elle trouva afin de le cacher à son père. Dans sa précipitation, elle referma la porte sur son nez, le pinçant par la même occasion. Bien sûr, il aurait mieux de ne pas crier, c'est ce que lui aurait demandé la noble si elle avait pu, sinon cela aurait alerté son papounet.

Il s'attrapa le nez, sautilla sur place et serra les dents tout en étouffant un cri de douleur. Il les entendit très clairement parler de mariage qui aurait lieu demain. Cela lui fit arquer les sourcils, Elizabeth n'avait quand même pas l'intention de lui poser un lapin ?! C'était demain qu'il devait se représenter aussi ! L'idée que la mariage et la fête mondaine soit la même chose ne lui traversa pas l'esprit. Mais comme un problème n'arrive jamais seul, la poussière qui se trouvait à l'intérieur du placard lui remonta dans les narines et vint alors les chatouiller.

Joust se retint autant qu'il le put, prenant une grande inspiration et bloquant sa poitrine. Mais cela piquait de plus en plus fort et il ne pu résister à éternuer aussi fort qu'il le pouvait, expulsant brutalement l'air de ses poumons. Voilà qui fit sursauter le placard entier, sans parler du bruit.

- Ah merde !

Il s'était morvé dessus. Il s'essuya les mains sur la cape puis, se sachant découvert, entreprit de sortir du placard. Le tout était de garder la tête haute et ne de pas laisser croire à ce bon homme qu'il était un intrus, bien au contraire. Il descendit fièrement, refermant la porte derrière lui, puis se présenta au maître des lieux.

- Bien le bonjour, messire compte. Je suis Joust, le professeur de chant de votre fille, Elizabeth. Vous me voyez désolé de me présenter à vous d'une façon aussi subite mais, il se trouve qu'une série d’événements on ne peut plus aléatoires et regrettables m'ont conduis ici, bien contre ma volonté et celle de votre fille. Il lui adressa un sourire maladroit, voyant qu'il n'était pas convaincu. Oui alors ça c'est une tenue de chant lyrique, c'est l'habit traditionnel des vocalisateurs. Et Elizabeth préparait une surprise pour le mariage, ce qui explique qu'elle m'ait caché ici pour ne pas que vous vous doutiez de quelque chose. C'est un peu raté maintenant.
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Elizabeth Morgenstern

Invité



MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Sam 7 Nov - 23:30

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


Stressée n’était pas le mot pour représenter la soirée du lendemain, ou du moins, de ce qu’en savait son père. Ce n’était pas du stress qu’elle ressentait quand elle était invitée à une soirée, juste l’ennuie. Malheureusement, il y avait quelques informations qu’il ne possédait pas. Et qu’il ne devait à tout prix pas savoir. Seulement… L’organisme de Joust n’en avait pas décidé ainsi.
Elizabeth cru s’évanouir lorsqu’elle vit la porte s’ouvrir sur lui, tout fier, sortant du placard comme d’un carrosse d’or et prenant le temps de refermer la porte derrière lui.

En fait, le père d’Elizabeth tirait la même tête. Il n’était pas père et fille pour rien…
Pourquoi est-ce qu’il sortait ! Elizabeth aurait pu dire n’importe quoi pour dire d’où l’éternuement aurait pu venir ! Ça aurait peut-être fonctionné vu que son père était un vrai papa-poule qui croyait sa fille adorée ! Maintenant, il allait avoir des ennuis.


« Bien le bonjour, messire compte. Je suis Joust, le professeur de chant de votre fille, Elizabeth. Vous me voyez désolé de me présenter à vous d'une façon aussi subite mais, il se trouve qu'une série d’événements on ne peut plus aléatoires et regrettables m'ont conduis ici, bien contre ma volonté et celle de votre fille. Il lui adressa un sourire maladroit, voyant qu'il n'était pas convaincu. Oui alors ça c'est une tenue de chant lyrique, c'est l'habit traditionnel des vocalisateurs. Et Elizabeth préparait une surprise pour le mariage, ce qui explique qu'elle m'ait caché ici pour ne pas que vous vous doutiez de quelque chose. C'est un peu raté maintenant. »

Le père d’Elizabeth regarda tout d’abord le musicien avec grande surprise, la bouche ouverte, car il était improbable qu’un homme se retrouve nu dans le placard de sa salle d’accueil. Ensuite, il observa Elizabeth, avec toujours la bouche ouverte, puis de nouveau Joust, tour à tour, le temps que toutes les informations soient digérés.

« - Eh bien il va falloir vous expliquer oui ! » dit-il en colère.

Elizabeth sursauta, son père était rarement en colère, mais il était très protecteur envers sa très chère fille.


«- Oui papa… Je vais tout t’expliquer… Je l’ai rencontré tout à l’heure et…. Une carriole allait me renverser… or Joust est venu à ma rescousse et m’a poussée sur le côté, néanmoins, il est tombé dans une flaque de boue. Je lui ai donc proposé de venir ici pour pouvoir se nettoyer, car tout était de ma faute, j’aurai du faire plus attention. Il a finalement accepté, sachant que ce n’était pas dans les convenances qu’une jeune femme invite le premier venue à venir faire sa toilette chez soit… Sur le chemin, il m’a dit qu’il était musicien et je lui ai demandé s’il pouvait être mon professeur de chants car j’adorerai en faire ! Mais il est tombé dans la salle de bain, d’ailleurs je ne sais comment… Et a atterrit dans un buisson. Et il était nu forcément… j’ai donc donné ma cape à un domestique pour qu’il puisse s’y cacher… »

Le père d’Elizabeth écouta le récit de sa fille, un sourcil levé. Toute l’histoire, qui tenait debout ou presque, se dessinait dans sa tête. La seule partie qui le gêner était de savoir qu’elle s’était contentée du premier homme venu pour en faire son professeur de chant… Mais en cet instant, il se disait qu’il fallait aider ce pauvre homme qui était nu comme un ver sous une cape et qui avait sauvé sa fille !

« Ah je comprends, tu l’avais caché pour ne pas que je me pose de questions. Mais tu sais, Elizabeth, tu pouvais me dire la vérité et tout aurait été plus simple ! Bon venez donc Messire Joust, je vais aller vous habiller avec mes vetements le temps que les votre soient lavés ! »

Sire Morgenstern emmena donc Joust dans sa chambre, à l’étage. La jeune noble quant à elle, courut dans la salle de bain pour voir ce qui s’était produit et prendre rapidement les vêtements et les cacher pour ne pas que son père découvre qu’il n’était qu’un pouilleux… Elle espérait qu’il ne fasse pas de bêtise ou qu’il ne se trahisse devant son père…

Stanislas présenta donc quelques vêtements de sa garde-robe. Il était gentil, mais il ne fallait pas non plus pousser mémé dans les orties… Les habits étaient néanmoins toujours plus classe que ce qu’avait l’habitude de porter Joust…


« Je vous remercie beaucoup d’avoir aidé ma fille ! Elle aurait pu se faire mal… Mais en tout cas, je vous préviens, si jamais vous auriez quelques idées d’ordre… matrimonial… ma fille n’épousera pas le premier homme venu comme ça sans rien hum… Bref, vous pouvez aller vous habiller derrière le paravent. »

La salle était très grande, toute beige et dorée. La moquette était propre et aucune poussière ne trainait dans la pièce. La chambre descendait un peu plus loin sur une salle de bain où se trouvait une immense baignoire. Il y avait de grandes fenêtres qui donnaient sur le jardin.
Stanislas était en train de ranger les vêtements que n’avait pas choisis Joust, et il profita pour demander :


« Combien vont coûter vos cours de chants ? »
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Joust

Invité



MessageSujet: Re: C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)   Mar 12 Jan - 16:06

Message de Joust, humain.

Il avait un sourire forcé, gêné et plaqué sur son visage, à la fin de son récit. Dans sa tête, il se demandait si le père d'Elizabeth allait croire à son histoire. Il y avait cette petite "incompréhension" dans son regard, l'air de se demander s'il n'était pas en train de rêver ou si sa fille ne lui faisait pas une mauvaise blague. Joust resta ainsi, jusqu'à ce qu'il s'énerve contre lui, lui demandant des explications en haussant le temps. Son sourire se fit un peu plus forcé, alors qu'il sentait déjà les ennuies arriver. Pourquoi les nobles étaient-ils aussi coincés, décidément ? Ça aurait très bien pu être tout à fait vrai, après tout ! Bon ... ce n'était pas le cas dans l’immédiat mais ça aurait pu l'être !

Fort heureusement, Elizabeth, ou Eliz' comme il aimait le dire et le penser, intervint en racontant une toute autre histoire. Enfin non. Une histoire fausse mais en accord avec ce qu'il venait de dire, même si ce n'était absolument pas la réalité, d'où le qualificatif de faux. Joust insista du regard, l'air de vouloir dire à son père que c'était l'explication qu'il attendait de sa part. Ce dernier se détendit, prenant alors une attitude bien plus amicale. Forcément, quand c'est la fille qui parle, on doit la croire ! Mais la parole d'un pouilleux, ça, ça n'a pas de valeur. Il devrait penser à écrire une chanson là-dessus, un jour. Et apprendre à écrire déjà. Et à lire aussi.

Le père le conduit alors dans sa propre chambre, lui proposant quelques affaires. Le regard du barde s'illumina, il n'avait jamais vu de vêtements aussi nobles et encore moins en telle quantité. Il allait porter une de ces tenues ! Il n'y croyait absolument pas. Il aurait presque fait une danse de la joie. Un petite gratification en plus de ça, suivit d'un avertissement. Cela étonna un peu le musicien. Il n'avait jamais eu l'idée d'aller prendre la virginité de sa fille, étant lui même encore un gros puceau.

Il récupéra celle où le vert était dominant et s'en alla donc se changer derrière le paravent, pendant que son père rangeait le reste. Il évoqua alors une question intéressante, pendant que le barde enfilait son froc. Le prix. Il s'arrêta un instant, relevant sa tête derrière le paravent comme un faisan en alerte.

- Euh ...


D'accord, c'est vrai qu'il y aura l'argent du spectacle mais, quelques sous de plus, il ne disait pas non. Maintenant, c'était un peu de l'escroquerie, surtout qu'en réalité, Elizabeth lui rendait service. Si jamais elle apprenait qu'il avait arnaqué son père, ça allait très mal finir. En plus il l'avait vu avec ses espèces de pouvoirs magiques bizarres, qui lui disait qu'elle ne serait pas capable de le transformer en crapaud ? Elle semblait toute gentille toute mignonne mais, il ne fallait pas pour autant croire aveuglément aux apparences. Il se rhabilla en vitesse, comme stressé, puis sortit de derrière le paravent sans trop croire à sa nouvelle apparence. Le premier miroir venu le fit d'ailleurs sursauter. Il se regarda dedans.

" Non, je ressemble à ça ?! Han l'allure ! On dirait un musicien de la cours du roi."
- Baaah ... Si vous voulez, je peux garder la tenue ? Après si elle a trop de valeur, laissez, vous m'avez déjà bien dépanné !


Il tourna un oeil vers lui, le visage entre le miroir et le noble, et l'autre oeil vers le miroir, tout en lui adressant un sourire.
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C'est dans la poche, Mademoiselle ! (Joust - Elizabeth Morgenster)

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