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 Nécessité fait loi: une recette bien acquise. (enfant enlevés, équipe (des gros) Bêta(s)). (Gné - Vlad Comnenus)


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Gne

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MessageSujet: Nécessité fait loi: une recette bien acquise. (enfant enlevés, équipe (des gros) Bêta(s)). (Gné - Vlad Comnenus)   Mer 24 Sep - 8:33

Tout avait si mal tourné...

Gne n'arrivait pas à se faire à l'idée qu'il avait fait confiance à une petite fée comme ça, sans aucune garantie, et que cela l'avait ramené là. Après son dernier périple, elle l'avait laissé comme une pauvre chaussette, accroché à son rebord de toit, ballotant sous une ruelle en feu. Elle s'était envolée sans un regard. Et lui il avait atterri comme un énorme sac de patates molles dans une ruelle encore trempée de suie, s'était tordu la cheville, puis avait fui clopin-clopant vers les limites du village pour n'y revenir que six jours plus tard, de nuit qui plus est, afin de récupérer ses affaires en haut du clocher. Pour la faire courte, il avait raté sa fenêtre d'action avec le cadeau diplomatique, il s'était fait roulé dans la farine par une enfoirée de fée qu'il avait cru de bon de mettre dans sa combine, avait perdu temps et argent et en avait été réduit à vivoter comme il pouvait jusqu'à revenir à Velport, une ville mal famée, où il espérait se refaire.
Mais même ici sa déconvenue l'avait précédé. Gne n'était pas vraiment aussi bien vu que lors de son dernier passage. Surtout qu'une partie pas très recommandable de la ville le recherchait peut-être encore pour leur avoir faussé compagnie trois ans plus tôt après avoir refusé de terminer un contrat... Gne se demandait s'ils avaient la mémoire aussi longue. Il avait néanmoins dégotté de quoi se refaire quelques carreaux et de quoi compléter son équipement. Même s'il avait perdu sa dague, il avait récupérer un vieux poignard  à moitié ébréché, avait dorénavant en sa possession six carreaux de son arbalète miniature et quatre couteaux de jet et quelques ingrédients pour ses petits artifices dont il avait le secret; il avait même déniché une boule d'opium et quelques éclats d'arsenic minéral. Mais aujourd'hui, sans monnaie, sans réputation et sans travail, il ne lui restait pas grand espoir dans cette ville...

Malgré tout il restait à Gne un ou deux vieux amis dans cette ville. Des types avec qui il avait partagé deux trois bons coups et qui lui en devait une. Il attendait un de ceux-ci dans une de ces vieilles tavernes crasseuses et bruyantes ou l'odeur de la fumée disputait celle de la bière bue et vidangée. Mais cela faisait déjà presque deux heures qu'il aurait dû arriver. Dans sa petite alcôve, Gne avait tout d'abord bu comme s'il s'en fichait, absolument naturel. Il était presque persuadé que sa nervosité ne transparaissait pas d'un poil. Après sa sixième chope, il avait néanmoins une certitude: il y avait un grand elfe là-bas qui semblait le surveiller de temps en temps. Bon en même temps il avait l'air de surveiller tout le monde, mais depuis sa dernière déconvenue, Gne appréciait encore moins les elfes et les fées et, l'alcool lui ayant embrouillé l'esprit, il était suspicieux envers tout être qui n'aurait pas été humain ou nain en cette heure.

A sa gauche, un duo encapuchonné parlait bruyamment de toutes ces affaires de gosses et d'enlèvements... Gne s'en foutait comme d'une guigne, jusqu'à ce que les mots "forte prime" et "beaucoup de parents désespérés" chantent à son oreille. Mais bon dieu, il n'allait pas jouer les nounous pour gosses de riches! Enfin, il avait besoin d'argent. Et d'argent rapidement en réalité: sa chope était vide et il n'avait à vrai dire rien pour la remplir à nouveau ou commander un en-cas, or il avait une faim à bouffer des cailloux, voire à manger son tabouret s'il n'avait pas été assis dessus. Mais au vu de l'heure tardive (le soleil avait choisi de disparaître depuis longtemps) il aurait du mal à trouver quelque pécules avant demain. Et il avait si faim...
Ce maudit elfe continuait de siroter tranquillement sa boisson en regardant partout! Gne entendait sa petite voix intérieure qui lui tonnait sous le crâne: "Les elfes, les fées, d'une seule main j'y prends la bourse, farpaitement! aflblmgh... j'suis pas b'rré voilà, farpaitement. Un peu joyaujoyeux p'têt ouais. Et maintenant z'vai disparghlmbait'." Empoignant sa sacoche et sa cornemuse, il entreprit de  sortir se soulager (ce qui soit dit en passant était purement inutile, vu que la seule différence entre le sol de l'établissement et celui de la rue, c'était techniquement qu'il y avait une couche de on-ne-veut-surtout-pas-savoir-quoi plus humide d'un côté ou de l'autre de la porte, à cause de la pluie qui s'était récemment arrêtée), puis se cacha derrière une charrette en morceaux et essaya de rester parfaitement immobile, emmitouflé dans sa petite bulle de chaleur et d'alcool, ce qui relevait plus ou moins du miracle en raison de sa condition.

Il se prépara à attendre et à disparaître aux yeux du monde...
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Vlad Comnenus

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MessageSujet: Re: Nécessité fait loi: une recette bien acquise. (enfant enlevés, équipe (des gros) Bêta(s)). (Gné - Vlad Comnenus)   Sam 1 Nov - 16:20

Message de Vlad Comnenus, humain.

Son séjour à Espalion s’étant terminé sur un échec total, Vlad était parti pour Velport. Oh, il n’avait pas non plus subit une déconvenue par trop cuisante à la capitale. Il y avait juste perdu de l’argent, et la mission d’escorte qu’on lui avait confiée avait à peine suffi à couvrir ses frais. Son errant l’avait à présent conduit ici. Velport pourrait présenter des opportunités, tout comme elle pourrait s’avérer être un fiasco total. Il s’en fichait un peu. Au point où il en était, tous les risques étaient bons à prendre. Sinon il irait sans doute donner un coup de main dans un village pendant quelques mois, en échange du droit de dormir dans une grange et d’avoir un peu de soupe chaude le matin pour commencer la journée. C’était comme ça que ça fonctionnait.
A la place, il avait trouvé un petit emploi. Oh, rien de bien passionnant. Juste virer les poivrots d’une taverne quand ils s’excitaient un peu trop. En échange, il était logé et nourri pendant toute la durée de son service, et avait droit à une petite paye. Purement symbolique, à moins de rester plusieurs mois, mais c’était déjà ça. Alors, la plupart du temps, il passait ses journées à ne rien faire, tranquillement assis à côté de la porte, surveillant l’ensemble de la salle. A quelques occasions, il dût se retenir de défenestrer un imbécile, mais dans la plupart des cas, il s’agissait simplement de mettre un client ivre mort dehors, après avoir lutté quelques instants pour trouver sa bourse et la délester d’une partie de son contenu, suffisante pour payer ses consommations, s’il ne l’avait pas fait. Mais avec le temps, Vlad avait fini par convaincre la serveuse d’obliger les clients payer avant de boire, quelle que soit leur carrure ou leur attitude. Et s’ils étaient agressifs, elle savait qui appeler.
Il y avait aussi l’histoire d’enfants disparus qui continuait, encore et toujours, à circuler. Vlad avait renoncé à chercher de ce côté-là. Il aurait aimé pouvoir faire quelque chose pour ces enfants, vraiment, mais il savait n’être pas bon en enquête. S’il entendait dire qu’on recrutait des gens pour botter les fesses de ceux qui les avaient enlevés, il se présenterait avant tout le monde. Sinon, eh bien… Tant pis, il fallait laisser ce travail à ceux qui étaient compétents pour le faire.

Et puis, il y avait eu ce bonhomme. Encapuchonné, vraisemblablement humain, qui buvait à peu près raisonnablement. A peu près parce qu’il commençait doucement à être ivre. Raisonnablement parce qu’il n’enfilait pas dix verres à la suite. Il buvait plutôt comme quelqu’un qui attendrait un rendez-vous, et prendrait quelques boissons en attendant. Il maugréa quelque chose d’inintelligible à propos d’elfes et de fées lorsque son état fut suffisamment avancé, puis se dirigea vers la sortie. Vlad en fut soulagé. Pas de travail supplémentaire pour lui ce soir. Jusqu’à ce que la serveuse vienne le trouver.

« Il a pas payé son dernier verre. »

Vlad se leva en maugréant, et suivit l’homme après qu’il soit sorti. Pour un verre, franchement, est-ce qu’il allait vraiment devoir l’emmerder ? Tous ses doutes furent dissipés quand il le vit se soulager contre le mur de la taverne. Ce n’était certes pas un établissement de luxe, et il était vrai que les gens qui faisaient ça sans être pris se comptaient par centaines, mais son travail consistait à faire respecter l’établissement. Et Vlad était un homme consciencieux. Bon il allait pas non plus l’embêter juste pour avoir pissé sur le mur. L’argent suffirait. C’était le genre de choses qu’il n’aimait pas faire, mais bon. Il fallait bien vivre. Aussi, lorsqu’il vit l’homme aller s’abriter derrière une charrette, il s’avança pour l’aborder.

« Mon gars, dit-il, il parait que t’aurais oublié de payer un verre. »

Dieux, faites qu’il soit sympathique et que ça s’arrête là…
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Gne

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MessageSujet: Re: Nécessité fait loi: une recette bien acquise. (enfant enlevés, équipe (des gros) Bêta(s)). (Gné - Vlad Comnenus)   Sam 8 Nov - 17:13

Gne se préparait à veiller lorsqu’il entendit des bruits de bottes derrière lui. Le plus naturellement du monde, il attendit patiemment que l’interlocuteur qu’il ne pouvait voir s’approche de sa démarche tranquille et lui dise d’une voix calme mais ferme :

« Mon gars, il parait que t’aurais oublié de payer un verre. »

Gne ouvrit un œil faussement endormi et entreprit de se retourner et de fixer son interlocuteur, en exagérant légèrement les effets de l’alcool sur sa personne afin d’essayer de tromper l’homme qui le toisait de toute sa taille. Malgré tout il n’avait pas à beaucoup se forcer car même s’il tenait bien l’alcool, il avait plutôt bu et tout en restant lucide, les vapeurs handicapaient un peu ses réflexes. Mais l’air frais de la nuit le revigorait. Serein, Gne lui répondit :

"J’ai pu assez, 'mon gars' " répondit le rôdeur qui reprit à escient le terme de l'homme qui ne le lâchait pas des yeux. Puis il reprit:
"Regarde ça il me reste que ce quart de piastre étranger en cuivre. Une belle pièce certes mais ça vaut pas une conso. Mais je te la donne de bon cœur haha. Bon j’imagine qu’on a un problème alors… ça me gêne qu’on ait un problème tu sais. J’chech’ pas les soucis et t’as l’air d’un type qui galère comme moi, prends le pas mal. En revanche t’as plutôt la démarche d’un type honnête, encore qu’ici les démarches de gars honnête ça se travaille presque aussitôt qu’on sait marcher et je sais de quoi je parle. Mais si t’es un type honnête t’es plutôt plus dans la galère que moi remarque. Ici, c’est que des bas-quartiers bien pourraves plein d’arçonneurs, de tire-fil, et d’autres margoulins. Alors dis-moi l’ami, pourquoi tu traînes ici ? Remarque je te dis ça, j’en ai rien à foutre. Mais pendant que je déblatérais, y a mon arbalète d’assassin qui s’est malencontreusement déployée dans ma main droite. Pad’bobo hein j’dis toujours", rajouta Gne en remarquant que l’homme portait une épée qui l’aurait sans peine tranché en deux propre et net.

Se relevant vivement d’un bond en arrière, il poursuivit :
« J’veux pas d’bobos, j’disais. Alors voilà : déjà la pièce est pour toi, si t’acceptes un pari sur un quitte ou double : soit j’arrive à toucher le détail que tu voudras sur l’enseigne que tu voudras dans cette rue à distance de 20 pas, soit j’me rate. Si je réussis, tu paies ma conso du soir. Si je rate, je t’offrirai un de mes couteaux de lancer. Ils sont bien équilibrés et ils valent chacun un bon prix. Tu en dis quoi ? Et fais pas le malin non plus s’il-te-plaît pas à moi. J’ai vu des trucs y a pas longtemps qui m’usent la patience. L’hypocrisie, les faux-semblants, ça use. L’hypocrisie c’est presque une prérogative royale ces temps. Bon dieu quand je pense que ces gars proposent une prime pour qui retrouve les mioches alors qu’il y a un gars tout là-haut probablement dans les familles les plus nobles qui les enlèvent ça me fait rire. J’peux rin prouver, mais ça m’fait rire. Mais pardonne-moi je divague. Vague. Bon ta réponse, le grisonnant ? Et fais pas le malin, tu as beau être vif, tu seras pas plus vif qu’un carreau. Un petit carreau remarque. Mais j’suis sûr que tu tiens à certains appendices de ta personne. »

Malgré son air bravache, Gne se concentrait intensément. Non pas qu’il manquait de précision, il se servait de son arbalète pour chasser le petit gibier et un lapin qui peut se terrer dans un fourré est bien plus dur à viser qu’un type qui porte tout un équipement. Mais son arbalète, même si l’interlocuteur ne le savait sûrement pas, n’était probablement destiné à tuer qu’entre des mains expertes. Or Gne savait parfaitement que s’il ratait son coup, ou s'il ne parvenait pas à viser des points relativement découverts et sensibles il n’aurait pas le temps de profiter de la douleur de l’homme pour tirer sa dague ou un couteau. Il se déplaça légèrement autour de sa cible, cherchant à repérer les corniches et autres murets qu’il pourrait escalader si la situation virait au vinaigre, même s’il espérait qu’il n’en serait rien.

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MessageSujet: Re: Nécessité fait loi: une recette bien acquise. (enfant enlevés, équipe (des gros) Bêta(s)). (Gné - Vlad Comnenus)   Lun 10 Nov - 13:29

Message de Vlad Comnenus, humain.

L’homme, vraisemblablement assez ivre pour ne pas savoir exactement ce qu’il voulait dire et en même temps pas assez pour totalement perdre la tête lui tint un discours d’abord au sujet du fait qu’il n’ait plus d’argent. Cela aurait suffi à faire reculer Vlad, qui n’était vraiment pas d’humeur à prendre son temps pour fouiller quelqu’un et lui arracher quelques pièces, mais plutôt d’humeur à retourner se caller dans un siège, au chaud, à prier pour que la soirée se termine sans incident, mais il fallut qu’il commence à parler d’un pari. Il devait être d’humeur joueuse, ou plus probablement assez imbibé d’alcool pour penser toucher sa cible. Toutefois le pari restait intéressant, et amusant. En outre, un détail sur une enseigne, ça n’était pas non plus quelque chose de facile à toucher. Vraiment, quel risque y avait-il à accepter ? Il soupesa sa propre bourse, juste au cas où. Assez pour payer une boisson. Même s’il n’avait pas grand-chose à faire d’un couteau de lancer, ne sachant de toute façon pas les manipuler, il ne risquait pas grand-chose à accepter le pari.
Il ne put s'empêcher, avant de parler, de changer la façon dont il allait le considérer. Puisque l'homme l'appelait "Grisonnant", il n'allait pas se priver pour rigoler, lui aussi, du fait qu'il ait environ une trentaine d'années de plus que lui. Mais dans l'autre sens, dans ce cas.
« Tu vois mon garçon, l’hypocrisie et les faux-semblants, commença-t-il par dire, ça m’énerve aussi. Et si je mettais la main sur le mec qui enlève les mioches, je lui ferais sa fête, pour sûr. Mais parlons pas de ça, je pense que t’as autant envie de me montrer tes talents que moi de les voir. Et t’as totalement raison sur un autre point, c’est que je tiens à ma bonne santé. J’ai pas envie de me prendre un carreau, même petit, dans le corps sur une connerie comme un verre pas payé. »

Il regarda la ruelle derrière lui. Il y avait une boucherie un peu plus loin. Assez proche pour servir de cible.

« Le groin du cochon, ça te va comme cible ? Et fais gaffe mon garçon, je suis plus vif que tu le penses. Si tu fais mine de pointer ton arme ailleurs que sur la cible qu’on a décidé, eh bien tu vas le regretter. Ou bien alors toi aussi t’es plus rapide que je le pense, et dans ce cas on va tous les deux le regretter. La soirée a bien commencé pour moi, donc j’ai pas envie de regretter quoi que ce soit. Et je sais pas comment elle se passe pour toi, mais je suis à peu près sûr que tu n’as pas non plus envie de regretter un geste malheureux. »

Il regarda l’enseigne. Elle était quand même loin, donc il ne risquait pas grand-chose à surenchérir un peu. Il avait assez rarement l’occasion de s’amuser après tout. Les jeux de hasard et autres paris, c’était un truc que son mentor, Thorstein, avait détesté. Mais lui, à petite dose, il n’en voyait pas les inconvénients. A la limite, aurait-il eu un ami bien plus prompt à la détente et à la rigolade que lui, il aurait peut-être détesté également ces jeux. Mais il n’en avait pas. Donc tant qu’à faire, autant s’amuser de lui-même, dès lors que ça n’entrait pas en contradiction avec ses principes bien sûr. Alors, avant que son interlocuteur n’ait eu le temps de tirer, il se remit à parler.

« Tu sais mon garçon, je suis tellement certain de gagner le pari que si tu touches ta cible, non seulement je me charge de faire oublier au tavernier  que t’as pas payé, mais en plus je te donne de quoi te payer un autre verre. Ça te va ? J’insinue rien du tout hein, t’as peut-être beaucoup de talent, mais ça reste une cible bien compliquée. »

Sur ce, il s’adossa tranquillement au mur, un sourire amusé aux lèvres, et observa son interlocuteur, attendant tranquillement qu’il tire. Il toucherait pas, c’était certain. Il pouvait être tireur d’élite, quand on était dans son état, on était pas capable de viser comme on le voulait. Bon d’un autre côté, c’était vrai que vu la façon dont il avait bondi sur ses pieds peu avant, il devait être un peu en forme. Un peu. Mais pas assez pour viser une cible aussi difficile. Ou bien alors ça tiendrait du coup de chance. Ou bien alors Vlad devrait attendre longtemps le temps qu’il vise comme il le souhaitait.
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MessageSujet: Re: Nécessité fait loi: une recette bien acquise. (enfant enlevés, équipe (des gros) Bêta(s)). (Gné - Vlad Comnenus)   Mar 11 Nov - 11:52

Gne était perplexe. Non pas qu'il n'aurait pas pu toucher la cible que l'homme venait de lui indiquer, encore qu'une légère brume se levait et qu'elle allait humidifier la corde de son arbalète d'assassin qu'il n'avait pas huilé depuis un moment, une arme, qui était vraisemblablement plus que sensible. Non, ce qui l'embêtait, c'était le vent. De vives rafales balayaient maintenant la rue. La nuit promettait d'être agitée. Mais bon, il avait maintes et maintes fois utilisé l'arbalète pour activer des mécanismes à distance, des leviers et des boutons à peine plus gros que des cuillères à soupe. Malgré tout, le défi semblait difficile. Il avait peut-être eu tort. Mais au moins l'air le vivifiait et dissipait quelques peu les vapeurs d'alcool, vapeurs qui par ailleurs commençaient sérieusement à l’engourdir.

Gne se secoua et écouta l’homme augmenter le pari. Voilà qui était intéressant. Il avait définitivement perdu l’envie de boire plus pour le reste de la soirée, mais s’il pouvait en tirer un petit truc à grignoter ou un pain chaud, alors il aurait au moins quelque chose à se mettre sous la dent.

L’homme avait néanmoins mentionné les enlèvements. Probablement parce qu’il était engourdi et parce que mine de rien, il appréciait le travailleur du soir qui semblait honnête et joueur, il se mit à discuter avec lui, histoire de gagner du temps en espérant que le vent tomberait pendant ce temps :
« Ah mon avis mon gars y en a pas qu’un seul. J’étais au village Palina il n’y a pas si longtemps. Je convoitais une affaire, un cadeau diplomatique si tu veux tout savoir. Appelles-moi voleur si tu veux, parce que techniquement c’est bien de ça qu’il s’agit, mais la vérité c’est que je n’peux pas blairer les démons, et que quand j’ai appris que le roi allait envoyer un neveu avec un tribut en vue de forger une alliance commerciale voire plus, je me suis dit que j’allais saboter tout ça et me rendre riche par la même occasion. Joindre l’agréable à l’agréable quoi, haha. L’affaire ne s’est pas très bien terminée car mon partenaire a foutu le camp. Mais j’ai quand même pu voir des choses. Le neveu avait l’air aussi taré que le roi depuis que ses nouveaux mages conseillers ont son écoute attentive. Il avait des cicatrices partout sur la tête. Jamais vu ça avant. Et son écuyer ne devait pas avoir plus de dix piges. Trop jeune pour être l’écuyer d’un type qui transporte une babiole à plusieurs milliers de pièces, même pour un fils de noble, tu ne penses pas ? Pourtant il parlait et semblait manier l’épée comme un type de quinze ans de plus au bas mot… Enfin bref, ce rapprochement, ces disparitions… pour moi tout ça, ça ne sent pas bon. Je suis sûr qu’il y a un type là-haut qui a des projets, et qui ne regarde pas à la dépense pour s’assurer de garder la main sur de la nourriture fraîche et être sûr que le pas des gardes soit plus lourds que celui des ravisseurs. Mais enfin, je n’ai pas grand-chose de plus, à moins que tu ne connaisses un enlèvement récent, ou un lieu où il y a une forte concentration de mômes à voler qu’on pourrait surveiller, je sens que personne ne trouvera rien. »

Puis Gne, parce qu’il avait utilisé tout ce temps pour ajuster son tir et faire la focale, pressa la gâchette. Le trait fila droit si vite et silencieusement qu’il fut presque impossible de le voir, et le balancier de l’enseigne s’amplifia un instant. Mais il y avait une faible brise et la pancarte avait bougé lors du tir. Le carreau était proche du groin, mais il n’avait touché que le bas de l’œil de la bête dessinée. Un centimètre ou deux trop haut, dommage. Au loin, une carriole passa au petit trot, et un chien hurla sur son passage, comme pour se moquer de l’infortuné voleur. Dépité, il saisit un couteau, le soupesa d’un air songeur et, prit d’une soudaine espièglerie, en saisit la lame entre le pouce et l’index et le lança droit sur la femme rieuse tenant une chope qui servait d’enseigne à la taverne. La lame se coinça pile dans le décolleté.

« Elle est à toi l’ami, pis ça te permettra de toucher une paire de loche ce soir, fut-ce une paire mal peinte sur un panneau de bois miteux. Oh et sinon, tu te méfieras quand même, il y a un type au bout de la ruelle là-bas. Sûrement rien de bien méchant, mais il n’a pas bougé depuis bientôt un quart d’heure, et je suis persuadé que sa posture n’est pas naturelle. Y a des signes qui ne trompent pas. Le fait qu’il soit accroupi sur une corniche dans une flaque d’ombre déjà, constitue un indice intéressant. Mais après, il n’a probablement rien à voir avec nous. En revanche, tu ne connaîtrais pas un endroit où un pauvre bougre comme moi pourrait se tenir au chaud pour la nuit ? Et juste pour info si tu entends parler de quelqu’un qui recherche un ouvrier aux talents particuliers en serrurerie ou alchimie de base, dis-lui qu’un certain Gne cherche du travail, et qu’on peut le trouver ici tous les soirs ou presque. »

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MessageSujet: Re: Nécessité fait loi: une recette bien acquise. (enfant enlevés, équipe (des gros) Bêta(s)). (Gné - Vlad Comnenus)   Mer 3 Déc - 16:29

Message de Vlad Comnenus, humain.

Vlad écouta l’homme lui parler des enlèvements pendant un long moment. Durant tout ce temps, il se méfia et joua des doigts. Espérait-il le distraire avec des informations, vraies ou fausses, pour échapper à son pari ? Si oui il aurait une surprise, ça c’était certain. Mais finalement, l’homme tira. Et manqua sa cible. De rage sans doute, il jeta un couteau contre l’enseigne. Vlad y jeta un œil. Il s’apprêtait à dire que ce coup était bien visé mais ne faisait pas l’enjeu du pari quand l’autre reprit la parole.
Une fois qu’il se tut, Vlad prit un moment de silence pour réfléchir à tout ce qui avait été dit. D’abord, il s’agissait de réfléchir à ce qu’il lui avait dévoilé sur les enfants enlevés, que ce soit vrai ou faux. Des informations pouvaient l’amener à recevoir de l’argent. Et surtout à rendre des enfants à leurs familles, si tant était que cela soit possible. Et quand on a aucune piste, même la moins fiable est la bonne.
Et il fallait avouer que ses informations étaient aussi intéressantes que surprenantes. Bon qu’il désapprouve le fait que le roi s’entoure de mages et fasse de la diplomatie avec les démons, c’était son problème. Pour sa part, Vlad n’aimait pas non plus spécialement les magiciens, mais il ne leur était pas hostile pour autant. Quant aux démons… Tant qu’ils le laissaient tranquille, il n’avait rien à leur reprocher. Mais l’histoire sur le neveu du roi était plus intéressante. S’il comprenait bien, Gne, car tel était son nom, semblait soupçonner que la personne responsable des rapts d’enfants était haut placée dans l’administration du royaume ? Dans un certain sens, cela ne surprenait pas Vlad. Une simple déduction logique lui permettait de savoir ça. Comment se pouvait-il que rien ne soit trouvé alors que tant de gens étaient lancés sur cette affaire ? Quelqu’un brouillait forcément les pistes, et disposait d’un vaste réseau. C’était donc forcément quelqu’un de puissant. Donc soit quelqu’un de riche, soit de très haut placé. Voire les deux.
Tout en réfléchissant à cela, il s’était tourné vers l’homme qui guettait qu’avait repéré Gne. Lever la tête aidait à repérer ce genre de choses, il fallait bien l’avouer. Aucun rapport avec eux ? Peut-être, mais Gne avait raison, la méfiance s’imposait.

« Ce que tu m’as dit au sujet des gosses enlevés, finit-il par dire à son interlocuteur, garde le un peu plus pour toi si tu veux mon avis. J’ai aucune idée de si c’est vrai ou faux, mais si c’est vrai et qu’une personne qui n’a pas envie que ça se sache entend ça, tu pourrais t’attirer d’assez gros ennuis. Enfin bon, je suppose que tu sais comment rester en vie, sinon tu ne ferais pas ce travail de … de serrurier, dirons-nous. Et pour répondre à ta question, je songerais à leur dire, mais habituellement, j’évite de rester auprès des personnes prêtes à offrir un tel emploi. Je vais pas te le cacher plus longtemps, je les aime pas. Quant à connaitre un endroit où passer la nuit, ben… J’en connais pas mal, mais le problème c’est qu’ils sont tous payants. Sinon tu peux toujours essayer un lit qui ne t’appartient pas, mais tu risques de t’attirer des ennuis à faire ça… Tu penses te débrouiller avec une adresse payante ? »
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