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 La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)


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Elisabeth Morgenstern

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MessageSujet: La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)   Sam 13 Sep - 11:19

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


Elizabeth ouvrit les yeux. Elle reprit peu à peu connaissance en ce moment étrange où l’esprit se réveille et reprend possession de son corps. Où la mémoire revient petit à petit, après cet instant de vide où l’organisme était en parfaite autonomie. La jeune femme aimait ce moment magique, où, rapidement, on reprenait le contrôle de tout ou presque et que l’on se rappelait de suite qui nous étions.
Soudainement elle se redressa et se rappela donc de son emploi du temps du jour brisant cette sérénité qu’elle ressentait plus tôt. Un vertige s’empara d’elle à cause de la vitesse avec laquelle elle s’était assise.
Aujourd’hui, elle rencontrerait l’homme qui allait être à ses côtés sans jamais la quitter. Détrompez-vous, il ne s’agit pas là de son mari mais d’un garde du corps, si ce n’est un chaperon. Le réveil fut de suite beaucoup moins agréable à cette pensée. Mais elle ne pouvait pas convaincre son père ou sa mère de revenir sur leur décision.
Et puis Elizabeth avait des projets. Des projets qui pourraient se révéler dangereux et plus d’une fois elle était tombée dans des situations quasi-inextricables. Cette protection lui serait alors utile.
A présent elle espérait que l’homme choisit par son père était au moins sympathique… Son humeur se fit moins sombre.

La jeune femme se leva donc pour aller se préparer. Les domestiques avaient déjà tout apprêté et un bain chaud était sur le point d’être prêt.
Après ses ablutions, elle partit déguster son petit déjeuner dans la salle à manger, elle détestait manger au lit... Il y avait une ribambelle de pain, de confiture, gâteaux, miel et  fromages. Cependant Elizabeth avait un appétit d’oiseau et ne mangeait jamais de tout.
Elle fut fin prête, dans les règles de l’art et la tradition de la haute société, et il ne restait plus qu’à attendre le rendez-vous arrangé par son père.
Elle regarda l’horloge, plus que quatre heures à attendre… La demoiselle soupira avant de partir vers la bibliothèque.


Elizabeth attendait dans le salon richement décoré, bien droite assise dans un canapé de velours rouge, la boule au ventre. Des tapisseries couvraient les murs, et un grand tapis, le sol. Des meubles de bois sculpté entouraient la pièce, et quelques bougies étaient allumées. Malgré le beau temps, la lumière ne pénétrait pas bien dans cette salle qui pouvait paraître sombre. L’un des trophées de chasse dont Stanislas Morgenstern, le père d’Elizabeth, était le plus fier trônait sur le mur qui faisait face à l’entrée. Il semblait observer les gens qui pénétraient dans la pièce, et cela mettait même la jeune femme mal à l’aise. Cette dernière entendit alors des bruits de conversation dans les couloirs et son stress monta d’un cran.


----------------


Dans le hall, c’est Stanislas en personne qui se tenait près de la porte, attendant le dénommé Saïx Berion.  Il était accompagné d’un domestique silencieux et bien habillé qui les guiderait dans la maison.

« - Ah ! Bonjour Monsieur Berion. C’est un plaisir de vous voir. Entrez donc ! »

C’est à peine si Sire Morgenstern lui laissait le temps de parler, tellement il était excité qu’enfin il ne devrait plus s’inquiéter pour sa très chère fille.

« Avez-vous fait bon voyage ? Ah, vous allez enfin pouvoir rencontrer Elizabeth, vous verrez ! C’est une fille sage et sympathique ne vous en faites pas pour votre travail. »

Les trois bonhommes étaient déjà arrivés devant la salle ouverte et la jeune noble se leva à leur entrée. Celle-ci s’inclina alors quand son père fit les présentations. Puis le domestique désigna les fauteuils pour que le petit monde s’y asseye. Stanislas s’installa dans un fauteuil simple, et Saïx n’avait plus le choix que de s’asseoir à côté ou en face d’Elizabeth.
A peine fut-il installé (ou pas, s’il voulait rester debout ou autre chose…) que Sire Morgenstern reprit la conversation.


« Alors Monsieur Berion, parlez-nous un peu de vous pour commencer. Vous, ce que vous faites, ce que vous avez fait, les closes du « contrat », tout ce dont vous voulez haha !»

Pas de doute, le père de la jeune fille était enjoué. Tout le contraire d’Elizabeth en fait, qui regardait ses mains croisées sur ses cuisses.


Dernière édition par Elizabeth Morgenstern le Sam 13 Sep - 20:49, édité 1 fois
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Saïx Berion

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MessageSujet: Re: La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)   Sam 13 Sep - 12:28

Message de Saïx Berion, humain.

Après être arrivé en face de la demeure des Morgenstern, Saïx comprit clairement que ce contrat il n'allait pas l'aimer du tout : Escorter une gosse de riche... Sérieusement, la prime était alléchante, mais quand même ! Baby-sitter une petite noble n'était pas réellement le genre de choses qu'il appréciait de faire. M'enfin, vu le salaire proposé, il pouvait difficilement dire non de tout façon.
Il toqua encore une fois à la porte, attendant une réponse, ce qu'il fit, pendant quelques minutes, tapotant de ses doigts gantés sur ses bras non couverts, puisqu'on lui avait demandé de revêtir son équipement pour une raison qui lui échappait. Finalement, et après quelques autres minutes dans un silence quasi religieux à attendre, une personne arriva à la porte, un homme richement vêtu que Saïx reconnut sans réellement avoir à forcer : son employeur. A peine eut-il le mercenaire en vue qu'il commença :
 

« Oh, vous devez être Monsieur Berion ! »

Saïx hocha simplement la tête : Monsieur Berion… Clair que ça lui faisait bizarre qu'on l'appelle comme ça… L'homme lui sourit à pleines dents et reprit :

« Ah ! Bonjour Monsieur Berion. C'est un plaisir de vous voir. Entrez donc ! »

Ils marchèrent un petit moment dans cette vaste demeure, pour ainsi dire, elle était gigantesque, réellement gigantesque, clair que sans guide, Saïx se serait aussi rapidement perdu.
Il n'eut pas le temps d'en placer une, ce type semblait réellement content d'avoir trouvé quelqu'un pour s'occuper de la sécurité de sa gamine. Il l'invita à entrer dans ce qui semblait être son bureau, sans cesser de parler :


« Avez-vous fait bon voyage ? Ah, vous allez enfin pouvoir rencontrer Elizabeth, vous verrez ! C’est une fille sage et sympathique ne vous en faites pas pour votre travail. » 

Sage et sympathique… C'était un peu stupide de demander un garde du corps si elle rentrait dans ces critères, du moins c'est ce que songeait Saïx mais encore fallait-il qu'il puisse voir ladite fille de lui-même, pour s'assurer de ça. 
La pièce était toutefois aussi démesurément luxueuse que les couloirs qu'il avait traversé jusque là : Tapisserie sur les murs, meubles très fins et qui devaient probablement coûter un bras, il y avait même des canapés en velours rouge et un trophée de chasse, qui tira un sourire intérieur à Saïx, ce dernier ayant des représentants de l'espèce empaillée un poil plus gros que celui là. L'homme lui présenta la jeune femme, assise sur un des canapés :


« Voici ma fille, Elizabeth. »

Elle s'inclina poliment, ce que Saïx lui rendit, assez maladroitement. Le domestique leur présenta les fauteuils et les invita à prendre place, ce que le maître de maison fit rapidement dans l'unique fauteuil. Saïx prit donc place dans le canapé face à celui dans lequel était installé Elizabeth, pour voir à qui il aurait réellement affaire, sa lame détachée de son dos pour être posée à côté de lui.
Elle avait l'air frêle, tellement frêle qu'on aurait pu avoir peur de lui casser un bras en l'attrapant trop fort… C'était compréhensible qu'on veuille la protéger. De plus, sa peau claire en disait long sur le fait qu'elle était une noble bien née et sortait très probablement assez peu, à côté, Saïx paraissait presque bronzé alors que pourtant ce n'était même pas l'été encore. Cependant, ses yeux vairons brillaient avec un certaine malice, enfin de ce qu'il avait pu en voir, parce qu'actuellement elle fixait ses jambes. Le père de la jeune femme lui lança :


« Alors Monsieur Berion, parlez-nous un peu de vous pour commencer. Vous, ce que vous faites, ce que vous avez fait, les closes du « contrat », tout ce dont vous voulez haha !» 

Saïx revint un peu sur terre, il fixa le riche homme et expliqua, afin de calmer un peu sa gaieté qui commençait à lui taper sur les nerfs :

« Pour faire simple, j'ai été abandonné jeune, j'ai été recueilli par un vieux maître d'armes qui m'a appris à me battre et de la je suis devenu mercenaire… Mais revenons en aux affaires. »

Après un long soupir, il demanda au riche homme, qui semblait s'être un peu calmé :

« Donc, de quoi faut la protéger votre fille ? Assassins ? Pillards ? Courtisans ? »

Il attendit sa réponse, en reportant son regard sur la jeune femme en face de lui, qui semblait toujours fixée sur ses jambes, comme si elle était en train de déchanter. Fallait pas s'attendre à avoir un preux chevalier, les mercenaires sont des rustres, c'est une chose que Saïx avait eu tout le loisir de voir au long de sa carrière. Mais bon elle allait devoir faire avec, visiblement son père n'avait pas trouvé mieux que Saïx, ce dernier ayant parlé un peu avec quelques connaissances avant de venir au rendez-vous, confirmant bien que l'homme avait déjà demandé à pas mal de monde avant lui.


Dernière édition par Saïx Berion le Mar 16 Sep - 19:54, édité 1 fois
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Elisabeth Morgenstern

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MessageSujet: Re: La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)   Sam 13 Sep - 20:28

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


Son très cher chaperon n’avait pas l’air dans son élément. A l’évidence, il ne faisait pas partie de la haute société, malgré son armure neuve qui couvrait des vêtements de bonne qualité. Elizabeth en déduisit que son père l’avait déjà rhabillé de la tête au pied. Sa fille ne devait pas trainer avec un homme habillé de guenilles. La jeune fille avait essayé de jeter un œil discret à Monsieur Berion mais elle avait croisé son regard et donc, rapidement détourné le sien. De ce qu’elle avait pu voir, il ne ressemblait pas tant que ça à une grosse brute. Ou peut-être étaient-ce ses cheveux blonds clairs et ses yeux bleu-gris  qui lui adoucissaient les traits. Son physique était plutôt étrange, un mélange de douceur et de sauvagerie. Un frisson l’a parcouru et elle se reconcentra sur la situation actuelle quand son père posa une question.
La réponse du mercenaire lui fit un pincement au cœur. Le pauvre homme n’avait pas eu une enfance facile. C’était tout le contraire d’Elizabeth. Elle pouvait avoir ce qu’elle voulait, bien qu’elle n’eut rien demandé d’extravagant pour autant.
Quelque chose clochait dans ce résumé rapide, sa vie n’avait pas dû être si simple que ça, c’était évident. Son père allait aussi s’en douter, mais elle savait qu’il ne dirait rien. Que cet homme ait commis des crimes ou qu’il soit blanc comme neige ne changeait rien. La jeune femme avait besoin d’être surveillée et c’était la seule chose qui comptait à ses yeux. Le ton de Berion montrait qu’il voulait provoquer une certaine réaction chez Stanislas, hélas il n’eut pas l’effet escompté.


« - Oh, mon pauvre garçon, je suis navré. Mais il faut croire que cela vous a réussi ! Vous vous êtes bien débrouillé ! »

Il avait tout de même baissé d’un ton, il ne voulait pas blessés son nouvel employé au cas où la chose lui portait à cœur.

« - Donc, de quoi faut la protéger votre fille ? Assassins ? Pillards ? Courtisans ? »

Et voilà qu’il commençait à parler d’elle comme si elle n’était pas présente dans la pièce. Elizabeth n’appréciait pas la chose, mais en tant que jeune femme, elle n’avait rien à redire. Son père allait donc lui expliquer toutes ses bêtises. Elle soupira intérieurement.

« - Eh bien tiens, ma chère fille, explique donc à ce monsieur pourquoi tu as besoin d’un garde du corps. »

Elizabeth rougit d’un seul coup. Son père se moquait d’elle, il continuait, en quelques sortes, sa punition. Obéissante, la jeune femme leva la tête pour plonger son regard vairon dans les yeux de Saïx. Elle n’avait pas parlé jusque-là, et sa douce voix emplit la pièce.

« - J’effectue quelques recherches de temps à autres pour essayer d’en découvrir plus sur le monde. J’aimerai devenir historienne… Malheureusement, toutes les ruines, tombes, ou autres monuments ou lieux de la sorte s’avèrent dangereux. En général il s’agira de pillards, de créatures dangereuses… Et euhm… les pillards peuvent tenter de nous tuer donc, nous pouvons les compter comme des assassins non ? Et… A propos des courtisans… »

Elle détourna le regard de nouveau, un peu gênée. Son père poussa un petit rire avant de reprendre la parole.

« - En fait, je veux qu’il n’arrive aucun malheur à ma fille. Ce n’est pas très compliqué n’est-ce pas ? Si un homme qui la courtise devient violent avec elle, alors je compte sur vous pour lui rappeler à qui il parle et qu’il faut être galant avec les demoiselles. Tout simplement ! »

Elizabeth était un peu déçue d’elle-même, elle n’avait pas réussi à pousser son discours jusqu’au bout et à soutenir le regard de son interlocuteur. Il lui restait des efforts à fournir…

« Est-ce que cela vous va ? Vous avez peut-être quelques questions ? »

Stanislas s’adressait bien évidemment à Saïx.


Dernière édition par Elizabeth Morgenstern le Dim 14 Sep - 7:13, édité 1 fois
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Saïx Berion

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MessageSujet: Re: La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)   Dim 14 Sep - 0:28

Message de Saïx Berion, humain.

Une fois sa question posée, Saïx s'attendait à une réponse simple, quelques assassins c'était pas bien compliqué à trouver quand on savait auprès de qui se renseigner, il en valait de même pour les missions d'escortes et les pillards, c'était pas bien méchant, quand à un courtisant, il lui suffirait probablement de tirer son épée et le type fuirait en courant.
C'est là que Sire Stanislas Morgenstern lui répondit :


« - Eh bien tiens, ma chère fille, explique donc à ce monsieur pourquoi tu as besoin d’un garde du corps. »

Saïx porta son regard du riche homme à sa non moins riche fille, qui sembla rougir un peu. Soutenant le regard du mercenaire de ses yeux vairons et rougissant visiblement un peu, elle lança, d'une voix douce qui collait assez bien à la frêle apparence qu'elle avait il fallait l'avouer :

« - J’effectue quelques recherches de temps à autres pour essayer d’en découvrir plus sur le monde. J’aimerai devenir historienne… Malheureusement, toutes les ruines, tombes, ou autres monuments ou lieux de la sorte s’avèrent dangereux. En général il s’agira de pillards, de créatures dangereuses… Et euhm… les pillards peuvent tenter de nous tuer donc, nous pouvons les compter comme des assassins non ? Et… A propos des courtisans… »

Elle ne termina pas et rougit encore, détournant le regard, ce qui perdit un peu le mercenaire, assez peu habitué à ce genre de comportements. Son père se prit à rire et poursuivit :

« - En fait, je veux qu’il n’arrive aucun malheur à ma fille. Ce n’est pas très compliqué n’est-ce pas ? Si un homme qui la courtise devient violent avec elle, alors je compte sur vous pour lui rappeler à qui il parle et qu’il faut être galant avec les demoiselles. Tout simplement ! »

Saïx opina simplement, voilà qui était déjà bien plus clair et bien plus dans ses cordes. Mais explorer des ruines ? C'est un hobby inhabituel, il fallait l'avouer, enfin, les nobles ont tous des passe-temps plus ou moins étranges, c'est un fait bien connu. Mais bon, soit, fallait souvent faire gaffe avec ce genre de coins, en fait, c'était carrément plus prudent de les éviter même. Mais si c'est là qu'elle voulait allez, ils avaient bien fait de demander un coup de main pour aider à sa protection, en effet. Le riche noble reprit :

« Est-ce que cela vous va ? Vous avez peut-être quelques questions ? »

Saïx pondéra un peu la chose, c'est vrai qu'à défaut de savoir où étaient les ruines à visiter, il ne saurait pas sur quoi il allait tomber à l'avance, ce qui ne lui plaisait pas trop, mais bon, pillards et courtisans étaient d'ores et déjà à mettre sur la liste, peut être même un peu plus tôt que prévu pour les seconds.
Après un petit moment à réfléchir, sous le regard soutenu de son employeur, le mercenaire répondit :


« Trois choses : Est-ce que je dois me chercher un logement près d'ici ? Combien dure le contrat ? Et je commence quand ? »

Il était assez positif, c'était un contrat facile et il se ferait un très bon salaire. Bon, restait encore à voir comment il allait gérer les visites dans les ruines, mais il doutait fortement du fait que sa protégée ait dans l'idée de partir l'après-midi même en quête de pierres antiques ou tablettes à déchiffrer.


Dernière édition par Saïx Berion le Mar 16 Sep - 19:53, édité 1 fois
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Elisabeth Morgenstern

Invité



MessageSujet: Re: La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)   Dim 14 Sep - 17:38

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


Les questions de l’homme l’étonnèrent. Elizabeth pensait que son père avait déjà clos le contrat et que cette petite visite ne consistait qu’à la rencontre des deux protagonistes afin qu’ils fassent connaissance et débutent le contrat.

« Pour le logement, vous avez le droit à une chambre dans la maison. Du côté des quartiers des domestiques. Soyez sage et vous pourrez la garder pendant toute la durée du contrat. Quant à ce dernier, il commence dès maintenant et ce, jusqu’à ce que l’un de nous, vous ou moi, lui mettons un terme. Est-ce que ça vous va ? Bon, parfait. Je m’en excuse mais je dois prendre congés. Des affaires importantes à régler !
Votre première paye vous attend dans votre chambre. Tu pourrais peut être lui montrer ma chère Elizabeth ? A plus tard ! »


Stanislas serra alors la main de Saïx et partie, d’un pas rapide et joyeux. C’était limite s’il ne sifflotait pas.
Il y eut alors un gros silence dans le salon.
Elizabeth toussota pour s’éclaircir la voix.


«- Eh bien, monsieur Berion, allons voir cette chambre… »

La jeune fille se leva alors et partie en direction de la porte, avant de jeter un coup d’œil au-dessus de son épaule pour voir si l’homme suivait.
Elle partit ensuite dans le hall, traversa l’arrière court, puis s’engouffra dans des tonnes de couloirs. Elle marchait à vitesse normale et constante, ses vêtements  et ses cheveux flottaient légèrement vers l’arrière. Le but n’était pas de le semer, ni de l’endormir en chemin.


« Cela peut vous paraître grand, mais vous vous habituerez. »
… C’était très silencieux, aussi voulut elle lancer un semblant de conversation.
« A… Alors comme ça… vous êtes mercenaire ? »
… Pas terrible. Elle abandonna ensuite l’idée d’engager la conversation.  

Enfin ils arrivèrent dans un couloir plus large et Elizabeth entra dans la première pièce à droite.

« - Oh, mademoiselle Morgenstern, c’est pourquoi ?
- Pouvez-vous me donner les clés de la chambre dix-sept s’il vous plait ? »
La domestique en chef regarda Saïx, puis Elizabeth et plissa des yeux.
« - Vous n’allez tout de même pas….
- Non Marie, ne dites pas de bêtises… Monsieur Berion est mon garde du corps à présent…
- Oh… »

Et sans rien ajouté d’autre, elle donna les clés de la chambre à la jeune femme. Cette-dernière revint dans le couloir et alla presque jusqu’au bout pour s’arrêter devant la chambre qui portait le numéro dix-sept.
Elle inséra la clé dans la serrure et ouvrit la porte en grand.


«- Voici donc votre chambre. »

La chambre comportait un lit simple, une armoire, une table de chevet ainsi qu’une table et une chaise. Le tout était en bois rustre, et il n’y avait aucune décoration. Les murs étaient de pierres et la fenêtre n’était couverte d’aucun rideau. Au moins la pièce était bien éclairée, ce qui n’était pas un si grand avantage de bon matin. Une bougie et une bourse plutôt conséquente trônaient au centre de la table.

« Je vous en prie, entrez. »

Elizabeth restait en retrait par politesse et par convenance. Elle ne devait pas se retrouver dans une chambre en même temps qu’un autre homme.

« D.. Dites-moi, pourquoi avez-vous accepté ce contrat ? »
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Saïx Berion

Invité



MessageSujet: Re: La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)   Dim 14 Sep - 19:12

Message de Saïx Berion, humain.

L'homme répondit assez rapidement à Saïx :

« Pour le logement, vous avez le droit à une chambre dans la maison. Du côté des quartiers des domestiques. Soyez sage et vous pourrez la garder pendant toute la durée du contrat. Quant à ce dernier, il commence dès maintenant et ce, jusqu’à ce que l’un de nous, vous ou moi, lui mettons un terme. Est-ce que ça vous va ? Bon, parfait. Je m’en excuse mais je dois prendre congés. Des affaires importantes à régler ! 
Votre première paye vous attend dans votre chambre. Tu pourrais peut être lui montrer ma chère Elizabeth ? A plus tard ! »


Demander si ça lui allait mais ne pas lui laisser une seconde pour répondre… Clair que ça agaçait sévèrement le mercenaire, mais soit, la paye était bonne et elle l'attendait déjà, il n'allait pas y cracher dessus. Le bonhomme lui serra la main et partit, l'air tout guilleret, s'en était réellement étrange, un peu trop à son goût, ce type était au courant des risques que prenait sa fille ou non ? Enfin, au moins il avait l'esprit tranquille, c'était déjà ça de bien.
La nouvellement nommée protégée de Saïx fit de nouveau entendre sa voix douce :


«- Eh bien, monsieur Berion, allons voir cette chambre… » 

Elle partit tranquillement en direction de la porte, ce qui lui laissa le temps de ranger son épée sur son épaule, vu qu'il s'était déjà levé pour sa poignée de main avec son employeur.
Elle regarda au-dessus de son épaule une fois à la sortie de la salle, alors qu'il commençait à peine à la suivre, mais ça suffit à lui faire remarquer qu'il la suivrait. Ils marchèrent un moment en silence, le frottement des vêtements de la jeune femme faisant écho aux cliquetis de l'armure de Saïx. Ils traversèrent ensemble un hall, puis une cour et enfin un bon paquets de couloirs, le silence était très pesant, c'était un fait, aussi, il fut un peu surpris d'entendre Elizabeth parler :


« Cela peut vous paraître grand, mais vous vous habituerez. »

Plus par réflexe qu'autre chose, il lâcha un « Hin hun » qui coupa un peu court à la conversation. La jeune femme reprit :

« A… Alors comme ça… vous êtes mercenaire ? »

Il ne répondit pas réellement à celle là, complètement pris de court… Il avait l'air de quoi au juste pour qu'on lui demande ça, un clown ?! Enfin… Il décida de laisser passer la chose et continua de la suivre en silence. Bientôt, ils arrivèrent à un couloir plus large et la jeune femme bifurqua très vite à droite. En entrant dans la pièce, elle fut interpellée :

« - Oh, mademoiselle Morgenstern, c’est pourquoi ?
- Pouvez-vous me donner les clés de la chambre dix-sept s’il vous plaît ? »

En les regardant tous les deux, la domestique, qui était presque mieux habillée que lui, répondit :

« - Vous n’allez tout de même pas….
- Non Marie, ne dites pas de bêtises… Monsieur Berion est mon garde du corps à présent… 
- Oh… »

Elle n'ajouta rien, mais son arrière pensée était claire, ce qui exaspéra Saïx au plus haut point : Comme si une noble comme elle avait un cheptel de types avec qui s’envoyer en l'air, bah voyons.
Elizabeth sortit de la salle, Saïx la suivit, tranquillement, ils arrivèrent après un petit moment à une porte avec un dix-sept gravé sur une plaque dessus. La jeune femme l'ouvrit 
:

«- Voici donc votre chambre. »

Il jeta un rapide coup d’œil dedans pour constater que la chambre était très simplement décorée par rapport à la salle qu'il venait de quitter. Enfin au moins il avait largement de quoi se loger là, le lit était simple, l'armoire aussi et probablement vide, la table de chevet de même et il pouvait d'ores et déjà voir la bourse sur la table centrale, à côté de sa bougie. Elizabeth le tira de sa rêverie :

« Je vous en prie, entrez. »

Elle resta en retrait, probablement par politesse, mais elle semblait aussi gênée en même temps. Saïx entra dans la chambre et déposa son épée contre l'armoire, il s'assit à la table tranquillement, en soupirant et entendit la jeune femme, depuis l'entrée :

« D.. Dites-moi, pourquoi avez-vous accepté ce contrat ? »

Il décida de lui répondre franchement :

« L'argent. Je n'ai aucune motivation chevaleresque, comme je l'ai dit j'ai été abandonné jeune et je compte ne plus jamais connaître la misère. Et le salaire que ton père me verse sera amplement suffisant pour ça. »

Elle semblait un peu pensive à ses mots, il poursuivit :

« Tant qu'on y est, les ruines que tu compte visiter en premier lieu, ce serait vers où ? Que je sache sur quoi on risque de tomber. »

Elle resta un instant pensive, mais il la calma rapidement :

« Avant que tu t'emballes, je demande juste le coin, pas le type de ruines, j'connais aucune civilisation antique et j'ai pas réellement envie de me pencher dessus. »


Dernière édition par Saïx Berion le Mar 16 Sep - 19:52, édité 2 fois
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Elisabeth Morgenstern

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MessageSujet: Re: La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)   Mar 16 Sep - 8:50

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


L’argent, évidemment. Pourquoi en aurait-il été autrement ? Il ne la connaissait pas, et comme il le disait si bien ce n’était pas par une quelconque motivation chevaleresque qu’il avait accepté ce travail.
Mais il pourrait gagner encore plus d’argent en kidnappant Elizabeth et en exiger une rançon. Enfin… Cet homme s’y serait pris autrement si cela avait été son intention.
La jeune fille s’amusait avec la clé de la chambre et la fit tomber. Elle la ramassa donc pendant que Saïx lui parlait. Elle allait lui répondre quand il lui fit comprendre qu’il ne voulait pas d’explication charabiaquesque…


« - J… je n’ai pas encore d’information à ce sujet. Je n’en suis qu’à quelques recherches pour le moment… C’est purement théorique. Même si… je devrai aller voir ce qu’il y a dans le désert… »

La jeune fille s’attendait bien à ce qu’il râle, mais de toute façon il était payé pour ça. Sans faire trop attention, elle changea de sujet, sans se demander s’il voulait de plus amples informations.

« Je ne connais pas votre prénom Monsieur Berion. Comment vous appelez-vous ? »

En effet, son père ne l’avait pas mentionné. Il l’avait probablement oublié et ne voulait pas que cela se sache. Raison pour laquelle cela avait toujours été « Monsieur Berion ». A moins que son prénom fut « Monsieur », mais Elizabeth en doutait fortement.
Elle fit de nouveau tomber la clé, et en la ramassant eut une idée très étrange. Elle secoua la tête, c’était une mauvaise idée…  


« Vous devriez regarder dans l’armoire, il est possible qu’il y ait d’autres vêtements pour vous. Et surtout il faudrait vérifier si vous avez le nécessaire de toilette… Sinon j’irai vous en chercher… »

La jeune noble attendit alors que Saïx ouvre les deux portes de l’armoire et qu’il ait le nez dedans. Elle hésita un instant, une seconde qui parut une éternité et se mit soudainement en action.
Le plus vite qu’elle put, elle vint attraper la poignée de la porte qui se trouvait dans la pièce, la referma et tenta d’introduire la clé dans la serrure de ses mains moites par le stress. Elle réussit ! Ensuite elle tourna la clé deux fois, très vite, enfermant le pauvre homme dans sa chambre.
Mais qu’était-elle en train de faire ? Elizabeth était paniquée, par ce geste et des conséquences qu’il y aurait… Ce n’était pourtant plus une gamine, elle avait vingt-cinq ans. Cependant son instinct l’avait poussé à le faire, elle ne savait pas trop pourquoi.


« J… je suis désolée ! » lui lança-t-elle à travers la porte.

Elle s’imaginait son garde du corps tellement en colère, qu’elle avait peur qu’il lui fasse du mal, aussi paradoxal que cela pouvait paraître. Un tintement retentit sur la pierre,  la jeune fille avait encore laissé tomber sa clé. Elle la ramassa, de nouveau, et s’enfuit en direction de sa chambre.
Marie l’aperçut entrain de fuir.


« Elizabeth ?! »

La domestique en chef haussa les épaules, le garde du corps s’était peut être montré rustre tout simplement…

Mademoiselle Morgenstern se précipita donc dans sa chambre, prit un bagage qu’elle avait préparé et ne prit même pas le temps de se changer avant de quitter la maison. Elle parcourait le jardin pour atteindre la rue, c’était proche des chambres de bonnes. Elle jetait des regards partout pour vérifier que personne ne la voyait.
Tête en l’air qu’elle pouvait être, elle avait omis un détail. La chambre où étaient enfermé Saïx était au rez-de chaussée et comportait une fenêtre… Cette dernière était peut-être un peu dure à ouvrir à cause de son âge, néanmoins ce n’était rien d’insurmontable pour un mercenaire entrainé.
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Saïx Berion

Invité



MessageSujet: Re: La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)   Mar 16 Sep - 19:49

Message de Saïx Berion, humain.

Après un petit temps de réflexion, elle lui lança, la clé qu'elle venait de faire tomber encore en main :

« - J… je n’ai pas encore d’information à ce sujet. Je n’en suis qu’à quelques recherches pour le moment… C’est purement théorique. Même si… je devrai aller voir ce qu’il y a dans le désert… »

Il opina simplement et soupira un peu : Les déserts c'était pas réellement le genre de coins qu'il affectionnait, surtout si on tombait sur des démons, ça risquait carrément de tourner au vinaigre… Enfin, la gamine était mage, au moins il espérait pouvoir compter sur son soutien.
Elle reprit :


« Je ne connais pas votre prénom Monsieur Berion. Comment vous appelez-vous ? »

Il fut un peu pris de court par cette réponse : Pourquoi voulait-elle son prénom ?
Pis même, c'était pas qu'il avait un passé honteux, même s'il avait deux ou trois faits d'armes pas réellement glorieux, mais quand même ! Le monde duquel il venait était pas aussi doux et guilleret que celui dans lequel elle avait grandi et, pour sa propre sécurité, il valait mieux qu'Elizabeth ne sache pas ce dernier. Entre quelques dettes par-ci par là et des gens qui lui en voulaient pour les avoir coiffés au poteau, c'était le plus sûr pour la jeune femme.
Elle devait être un peu nerveuse face à son silence, puisque la clé lui échappa encore une fois, en la ramassant, elle lança :


« Vous devriez regarder dans l’armoire, il est possible qu’il y ait d’autres vêtements pour vous. Et surtout il faudrait vérifier si vous avez le nécessaire de toilette… Sinon j’irai vous en chercher… »

Pour vérifier ses dires, le mercenaire ouvrit la penderie et, le temps qu'il se rende compte qu'elle était effectivement pleine avec deux tenues de plus et ledit nécessaire, il entendit la porte claquer sèchement et la clé tourner dans le verrou peu après. Avant qu'il n'ait le temps de dire quoi que ce soit, elle lui lança :

« J… je suis désolée ! »

Il entendit ensuite un tintement, quelques frottements, ce qui indiquait une énième chute de clé, et l'entendit s'enfuir peu après. Calmement, Saïx soupira : Ok, c'était pas la première fois qu'on l'enfermait quelque part, loin de là, et ce n'était pas non plus sa première mission de garde du corps… Mais quand même c'était diablement rapide à ce rythme là. Après avoir attendu quelques minutes, lesquelles confirmèrent que la bonne ne viendrait vraisemblablement pas lui ouvrir, le mercenaire décida de prendre les choses en main.
Deux options s'offraient à lui : Casser la fenêtre et passer, ce qui ne serait probablement pas réparé avant un moment et le laisserai dans un froid mordant la nuit, ou faire de même avec la porte, ce qui aurait les mêmes conséquences au final.
Après une simple vérification, il s'avéra qu'il était au rez-de-chaussée et que la fenêtre, bien que vieille et coincée, céderait facilement s'il tirait dessus.
En forçant, il s'ouvrit ladite fenêtre et, attachant fermement Duracier dans son dos, il s'élança retombant sur les pavés de la ruelle qui longeait le manoir et donnait un accès au quartier des domestiques. Il empoigna fermement la poignée de son épée et ferma doucement les yeux : Repérer des êtres vivants en ville n'était pas la meilleure idée du monde, principalement parce que ça en grouillait, mais comme il parvenait également à déceler leurs déplacements en gardant l'épée en main, il trouva bien vite ce qu'il cherchait : Quelqu'un qui quittait précipitamment le manoir.
Tranquillement, Saïx se mit en route, jurant :


« C'pas vrai… Qu'est-ce qu'il faut pas faire pour ces gosses de riches, j'vous jure. »

C'est vrai que ça l'énervait qu'on l'ait cru aussi facile à berner, d'autant que s'il avait été privé de son épée, tout cela aurait été une autre histoire. Mais bon, les années et les bonnes relations ayant grandement aidé le mercenaire, il savait parfaitement par où couper pour finir par trouver sa protégée en fugue. En marchant tranquillement, il entama la poursuite, la main posée sur la poignée de sa lame qu'il avait détachée de son dos pour porter.
D'abord faire un demi-tour rapide du manoir, s'arrêtant près de la porte d'entrée principale, il marchait tranquillement. Bon elle venait de sortir par un autre endroit et partait dans les quartiers de la ville… Ce serait simple de la coincer en coupant par deux ou trois ruelles un peu planquées… Tranquillement, le mercenaire marcha, l'épée à la main, jusqu'à finalement la rattraper, au détour d'un coin de rue, marchant ostensiblement devant elle au dernier moment pour qu'elle lui rentre dedans et en tombe sur son fessier. Il lui lança :


« Si j'étais toi, j'éviterai ce genre de quartiers, ce n'est bon à attirer des ennuis à quelqu'un de ton rang. »

Elle le fixa, un mélange de surprise et d'incompréhension lisible clairement sur son visage et dans son regard. Saïx lui répondit, lui tendant sa main pour l'aider à se relever :

« Enchanté, Elizabeth, moi c'est Saïx. »

Bon, après tout tant pis, elle aurait bien fini par apprendre son nom de tout façon alors autant abréger ce petit jeu débile…
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Elizabeth Morgenstern

Invité



MessageSujet: Re: La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)   Mer 17 Sep - 15:47

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


Une fois arrivée dans la rue, Elizabeth se calma un peu. Elle reprit son souffle et continua à marcher rapidement. Elle ne savait même pas où elle allait réellement, tout ce qu’elle faisait, c’était aller le plus loin possible de sa maison. Elle n’était de toute façon pas habillée pour effectuer des recherches convenables. Ça fuit n’avait pas de sens, elle le savait, mais maintenant qu’elle avait commencé… Elle avait tout de même peur de retourner là-bas.
Et c’est alors qu’elle tourna à un coin de rue, qu’elle rentra dans une personne, la faisant tomber sur séant. La jeune fille s’excusa à voix si basse, qu’elle fut à peine audible.


« Si j'étais toi, j'éviterai ce genre de quartiers, ce n'est bon à attirer des ennuis à quelqu'un de ton rang. »

Elizabeth connaissait cette voix. Oh non… c’était lui, comment avait-il fait pour sortir ? De nouveau l’effroi s’empara d’elle. Elle regardait l’homme avec angoisse. Il fit alors un geste vers elle et par réflexe, elle se couvrit le visage de son avant-bras. Dans un même temps, une lumière dorée l’engloba, elle scintillait chaleureusement autour de son corps.

« Enchanté, Elizabeth, moi c'est Saïx. »

La jeune noble baissa alors son bras, et l’observa avec attention et incompréhension. Quelque part, elle savait qu’il disait la vérité, et qu’il était enchanté. Est-ce qu’il lui pardonnait son geste ?
Elle lui prit la main, le bouclier n’intervenant pas et se dissipant, et il la releva par contre poids. Enfin, avec Elizabeth, il n’y avait pas beaucoup de poids à contre balancer.


«-  Je suis vraiment désolée, je ne sais pas ce qui m’a pris j… vraiment navrée… »

Elle avait la tête baissée, timide et honteuse comme elle était, c’était compréhensible.

« Nous devrions rentrer, de toute façon, je n’irai pas très loin dans cet accoutrement. »

Elle se retourna pour faire face à un homme encapuchonné, elle eut un mouvement de recul causé par la surprise. Celui-ci tapa alors quatre fois, lentement, dans ses mains.

«- Bravo, magnifiques retrouvailles ! Je confirme que ce n’est jamais très bon de se retrouver dans ce genre de quartier seul, quand on est une jeune fille de bonne famille. –Il fit aller son index de droite à gauche avant d’hausser les épaules- Mais bon, son sac à l’air bien plein et j’imagine qu’il y a des tas de choses intéressantes à l’intérieur. J’aimerai vérifier, mais je crois que je vais devoir te passer sur le corps pour cela, « Sa-ïx ». Ou bien vous me laisser le sac et vous pouvez partir tranquillement, à vous de voir.
Et comme j’aime bien les présentations, moi, c’est Ted. Et vous demoiselle ? »


Et voilà que par sa faute ils avaient de gros ennuis. Elizabeth ne savait pas se battre, elle espérait juste fuir, et ne pensait même pas que ce vil inconnu pouvait avoir quelques couteaux de lancer à planter dans le dos des fuyards.

« - J… je peux laisser mon sac… ça ne vaut pas la peine de se battre… »

Elle ne se présenta pas par contre, elle ne voulait pas que cet homme peu recommandable apprenne son identité. Il connaissait déjà son prénom, ce qui n’indiquait rien chez les nobles.
On ne voyait pas grand-chose de son équipement, sa technique de combat était donc inconnue. Malgré cela… il avait l’air dangereux.
Elizabeth était déjà en train de se défaire de son sac et implorait mentalement Saïx de ne pas se battre.
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Saïx Berion

Invité



MessageSujet: Re: La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)   Jeu 18 Sep - 9:27

Message de Saïx Berion, humain.

Après un petit moment de réflexion, la jeune noble prit la main du mercenaire, qui la releva sans grand mal. Elle lança :

«- Je suis vraiment désolée, je ne sais pas ce qui m’a pris j… vraiment navrée… »

Avec sa tête basse et son air désolée, on aurait pu la prendre pour un chiot battu faisant les yeux doux, s'en était assez drôle pour Saïx, qui n'en laissa rien paraître pour autant. Elizabeth poursuivit :

« Nous devrions rentrer, de toute façon, je n’irai pas très loin dans cet accoutrement. »

Elle se retourna avant qu'il ne réponde, pour faire face à un type encapuchonné, ce qui la surprit et la fit reculer vivement. L'homme applaudit un peu et lança, sur un ton que Saïx connaissait bien :

«- Bravo, magnifiques retrouvailles ! Je confirme que ce n’est jamais très bon de se retrouver dans ce genre de quartier seul, quand on est une jeune fille de bonne famille. –Il fit aller son index de droite à gauche avant de hausser les épaules- Mais bon, son sac à l’air bien plein et j’imagine qu’il y a des tas de choses intéressantes à l’intérieur. J’aimerai vérifier, mais je crois que je vais devoir te passer sur le corps pour cela, « Sa-ïx ». Ou bien vous me laisser le sac et vous pouvez partir tranquillement, à vous de voir. 
Et comme j’aime bien les présentations, moi, c’est Ted. Et vous demoiselle ? »


Elizabeth sembla paniquer un peu, elle avait réellement l'air effrayée. Elle balbutia :

« - J… je peux laisser mon sac… ça ne vaut pas la peine de se battre… »

Et échouer si rapidement dans son taff ? Alors là, pas question.
Elle ne se présenta pas en entier toutefois, ce qui évita des ennuis futurs. Cependant, elle s'en défit rapidement et s'apprêtait à le donner au dénommé Ted. Hilarant, on avait bien dit à Saîx de s'en méfier, puisque c'était une petite crapule de bas étages, mais il n'espérait pas tomber dessus aussi vite. Le mercenaire commença, s'interposant entre sa protégée et lui :


« Ted Beirow, je te connais, tu sais ? Et laisse moi te dire que venir seul pour détrousser une jeune fille qui a un garde du corps, c'pas la meilleure idée du monde.
-Hin ! Qu'est-ce qui te dis que TU peux me vaincre ? »


Saïx eut un sourire en coin, il tenait toujours Duracier en main et pouvait le certifier, pas un chat dans les ruelles avoisinantes et les maisons autour d'eux étaient pour la plupart en en ruines et vides de toute vie. Saïx ne tira cependant pas la lame et récapitula ce dont il se souvenait :

« Alors… Si je dis pas connerie, monsieur s'est rendu coupable de larcins sur nobles et d'un ou deux meurtres, plus par hasard qu'autre chose. Tu sais qu'y a une jolie somme sur ta tête.
-Hum, t'es bien informé pour un garde du corps. »


Là il semblait s'être calmé un poil, il semblait même un peu inquiet… Bon, tant mieux parce que le mercenaire n'avait réellement pas envie de se battre là. Le malfrat tira deux poignards de sous son manteau et se mit en garde. Saïx tira son épée et déposa le fourreau à ses pieds, l'y laissant plus tomber qu'autre chose. Il porta la main à sa ceinture, attrapant un couteau de lancer et se prépara à se battre. Il demanda :

« Elizabeth, reste là, je m'occupe de lui, d'accord ? »

Elle opina simplement, toute pâle d'un coup, comme comprenant ce qui allait arriver. Si les négociations échouaient… Attends, il avait peut être encore un atout :

« T'es sur de vouloir te battre Ted ? Non parce que bon, je pense que si le vieux Noé apprenait ce que tu fais, ça t'attirerait quelques problèmes. »

Le type en face se bloqua :

« Le vieux Noé ?! Comme si un clampin comme toi pouvait le connaître ! »

Le vieux Noé, c'était le nom de code d'un malfrat assez connu en ville, et qui était aussi la personne à aller quérir en cas de contrats pour un assassinat ou un pillage à perpétrer chez quelqu'un qu'on aimait pas. Saïx répondit :

« Disons que je lui ai rendu service une ou deux fois et qu'il m'en doit une. »

Bon, là c'était du bluff mais il espérait que ça ne soit pas trop apparent. Ted sembla hésiter, un long moment. Finalement il s'élança, plus sur action de panique qu'autre chose, vers Elizabeth, tentant probablement de lui faucher son sac en s'enfuyant et espérant l'effrayer avec ses deux longs poignards effilés. Saïx perçut le mouvement et tendit le bras, attrapant l'homme par le cou et le repoussant en arrière, ce qui eut en bonus l'effet de lui couper le souffle.
Alors qu'il ahanait, le mercenaire lui lança une dague de lancer dans le bras, qu'il reçut, la lame déchirant le tissus et les vêtements dessous pour se ficher dans la peau. L'homme grimaça et trembla sèchement, s'effondrant comme une pierre peu après. Elizabeth se couvrit la bouche d'effroi pour retenir un cri, mais Saïx la rassura :


« Du poison paralysant, rien de bien méchant, il se relèvera d'ici trois ou quatre heures avec une vilaine migraine et des courbatures. Allez, on rentre. »

Il l'invita à le suivre, rengainant son épée et la remettant dans son dos. Il décida de prendre un trajet normal, en n'utilisant pas ses raccourcis au cas ou il devrait de nouveau la poursuivre.
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Elizabeth Morgenstern

Invité



MessageSujet: Re: La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)   Dim 21 Sep - 8:55

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


Alors qu’elle s’attendait à ce que Saix la prenne par le bras pour l’emmener dans un tumulte de ruelles et la ramener chez elle, celui-ci changea de place pour se positionner devant elle. Et avec toute l’autorité du monde elle lui demanda de s’arrêter :

« - Saïx… »

Sa voix fut inaudible… et le mercenaire enchaina alors pour parler au bandit qui se tenait devant eux. Cela l’étonna fortement que son garde du corps connaisse ce malandrin. En général ils se connaissaient entre eux. Quand Elizabeth apprit par la bouche de Monsieur Berion que Ted avait commis un meurtre, elle se cacha un peu plus derrière le mercenaire, afin que le criminel ne puisse plus la voir. Elle avait peur, oui. Elle s’imaginait ce qui se passerait si son protecteur était mis au sol, et cela lui donnait la chair de poule. Pourtant, ce n’était pas la première fois que la jeune noble sortait de chez elle, et elle s’était retrouvée dans des situations presque pires que celle-ci, car elle était seule. Elle devait donc être un peu peureuse, s’imaginant toujours le pire de chaque circonstance. La jeune femme regardait de temps en temps derrière elle, s’attendant à voir un autre homme arriver et la kidnapper dans le dos de son protecteur. Son prénom la fit se retourner de nouveau.

« - Elizabeth, reste là, je m'occupe de lui, d'accord ? »

Elle hocha simplement la tête, palissant, le visage se décomposant sous l’inquiétude.
Les deux hommes parlèrent encore, d’un inconnu. Elle ne savait pas qui pouvait être ce vieux Noé, cependant cela avait l’air d’inquiéter Ted.

D’un seul coup, Ted sortit ses poignards et se dirigea vers Elizabeth. Cette dernière ne fit aucun bruit, aucun cri, elle était juste paralysée et fixait son agresseur se rapprocher d’elle à toute vitesse. Elle ferma les yeux au moment où Saïx attrapa Ted par le cou pour le rejeter en arrière. La frappe du garde du corps ajoutée à la vitesse du malandrin fit que le coup lui coupa le souffle un instant. Il était un peu recroquevillé sur lui-même et ne put esquiver le couteau de lancer de son adversaire. Celui-ci tomba alors, espérant se débattre avant de plonger dans un coma profond. Elizabeth avait rouvert les yeux et regardait la scène avec incompréhension. Etait-il… ?


« Du poison paralysant, rien de bien méchant, il se relèvera d'ici trois ou quatre heures avec une vilaine migraine et des courbatures. Allez, on rentre. »

Elle ne se fit pas prier pour rentrer chez elle et laisser ce qui venait de se passer dans cette ruelle. Elizabeth ne voulait pas être arrêtée pour s’être bagarrée dans la ville.
La jeune femme suivit donc Saïx jusqu’à chez elle.


« - Je suis encore désolée pour ce qui s’est produit » dit-elle devant la porte de la maison avant de l’ouvrir. « Avec tout ça il est un peu tard, il est temps de se mettre au travail … Attendez moi dans le salon le temps que je me change. » Elle le regarda un instant sans rien dire. « Et je vous promets de ne pas m’enfuir par la fenêtre à l’aide de draps noués les uns aux autres… »

Sur-ce, elle monta les escaliers vers sa chambre qu’elle verrouilla de l’intérieur. Puis elle alla se jeter sur son lit, soupirant et décompressant. Elle ferma les yeux et fit un peu de respiration ventrale afin de se détendre. Elle resta là quelques minutes, réfléchissant sur son comportement d’un peu plus tôt et des conséquences que cela avait produit.
Enfin elle s’était relevée pour fouiller sa penderie et trouver ses affaires de voyage. Il s’agissait d’une robe ouverte sur un pantalon, qu’elle mettrait avec des bottes de voyage. Le tout était à la fois pratique et élégant. La parfaite tenue pour Elizabeth Morgenstern.

Quand la noble redescendit, il s’était passé une demi-heure. Elle alla donc au salon, s’arrêtant à la porte ouverte.


« Me voilà prête… »

Elizabeth tenta de sourire un peu, même si elle n’était pas vraiment d’humeur et se sentait encore honteuse.

« En route pour le désert. »
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Saïx Berion

Invité



MessageSujet: Re: La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)   Dim 21 Sep - 20:16

Message de Saïx Berion, humain.

Ils rentrèrent assez rapidement au manoir des Morgenstern. Une fois devant la porte, la jeune femme se tourna vers le mercenaire et ils parlèrent pour la première fois depuis un petit moment déjà :

« - Je suis encore désolée pour ce qui s’est produit » dit-elle devant la porte de la maison avant de l’ouvrir. « Avec tout ça il est un peu tard, il est temps de se mettre au travail … Attendez moi dans le salon le temps que je me change. » Elle le regarda un instant sans rien dire. « Et je vous promets de ne pas m’enfuir par la fenêtre à l’aide de draps noués les uns aux autres… » 

Il se prit à sourire à cette idée et entra dans ledit salon, s'asseyant sur un des canapés, son épée à côté de lui et une main sur la lame, ressentant quand même la présence de la jeune femme pour s'assurer qu'elle ne fuirait effectivement pas, même s'il doutait qu'elle réitère après les événements de la journée.
En y repensant, ça c'était relativement bien passé, Ted ne l'emmerderait plus, ça c'était un fait, et ça lui faisait ça en moins à surveiller. Par contre il savait toujours qu'il y avait deux ou trois crapules dans les parages dont il devrait au moins surveiller la présence… Et puis sa protégée qui voulait partir dans le désert… Là aussi, quelle idée… Bon, pas qu'il ne sache pas se battre contre ce qu'on y trouvait, mais il n'avait pas les provisions d'antidotes nécessaires à un tel voyage, parce que oui, entre les scorpions et les serpents venimeux, dans le désert, on fait mieux de faire gaffe à deux fois où on met les pieds, à plus forte raison si on s'approche de territoires conquis par les démons.
Après une petite demi-heure d'attente pendant laquelle il garda la main sur la poignée de l'épée posée à ses côtés, il la sentit revenir vers sa position et délaissa l'arme, s'étirant longuement : Bon, il avait certes perdu un couteau paralysant mais c'était pas une grosse perte, rien qu'avec son premier salaire, il pourrait aisément s'en repayer une besace pleine et avec un poison de meilleure qualité.
La porte s'ouvrit, laissant passer une Elizabeth changée de la tête aux pieds, portant un pantalon, des bottes adaptées pour la marche et une robe ouverte sur son pantalon… Elle portait également un sac rempli de son matériel. La jeune noble lança :


« Me voilà prête… »

Le sourire qu'elle afficha paraissait quelque peu forcé mais Saïx y répondit franchement, autant lui faire comprendre qu'il ne lui en voulait pas pour l'incident arrivé il y a peu. Elle enchaîna :

« En route pour le désert. »

Il opina, se levant et arriva bien vite devant une question assez essentielle. Son épée sur l'épaule, le mercenaire demanda :

« Premièrement, on va où plus exactement ? Et deuxièmement, comment on y va ? Je veux bien crapahuter à pieds, mais je suis pas certain que tu puisse tenir la cadence. Je pense qu'on devrait prendre un convoi qui va dans une des villes frontalières, ça nous assurerait une certaine protection contre les bandits en plus de ça. »

Il avait évoqué cette idée surtout parce qu'il avait très souvent voyagé comme ça, c'était après tout aussi probable que la jeune noble refuse ce plan et en propose un meilleur à son goût.
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Elizabeth Morgenstern

Invité



MessageSujet: Re: La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)   Mar 23 Sep - 11:36

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


Quand Saïx lui rendit son sourire, le sien se fit plus large et plus sincère. Elle avait compris qu’il la pardonnait et elle l’en remerciait intérieurement.
Il se leva ensuite pour la suivre, mais s’arrêta, une question en tête. Encore une fois il avait son épée sur son épaule, Elizabeth remarqua qu’il ne s’en séparait jamais et aimait la portait en dehors de son fourreau. Elle lui demanderait plus tard pourquoi il agissait de la sorte… Mais d’abord elle écouta attentivement ce qu’il avait à dire :


« Premièrement, on va où plus exactement ? Et deuxièmement, comment on y va ? Je veux bien crapahuter à pieds, mais je suis pas certain que tu puisses tenir la cadence. Je pense qu'on devrait prendre un convoi qui va dans une des villes frontalières, ça nous assurerait une certaine protection contre les bandits en plus de ça.
- Eh bien… Ce n’est pas très loin dans le désert… »


Elle posa son sac au sol et en sortit un livre après y avoir cherché pendant une petite minute. Elle lui présenta le livre et commença une explication.

« C’est dans ce … roman, que j’ai lu quelques petites informations sur l’emplacement d’une ruine… Vous pouvez le lire si vous voulez… Enfin il y a une histoire d’amour aussi dedans et je ne sais pas si vous aimez… »

Oui Elizabeth allait bien à la recherche d’une ruine dans un désert, endroit dangereux, parce qu’elle en avait vu « l’existence » dans un roman de fiction… Si le mercenaire savait lire, il pouvait donc remarquer que le titre de l’ouvrage était « Hiriana Jaunes et les ruines ensevelies ».

« Mais bon, il y a beaucoup d’aventure et de péripéties quand même… »

La jeune noble rougissait puisqu’elle savait déjà ce qu’il allait répondre… Mais elle enchaina d’abord sur la deuxième question du garde du corps, le temps qu’il se remette de ce qu’il venait d’entendre.

« Je ne suis pas certaine que le convoi nous donne une bonne protection, puisque les bandits doivent bien attaquer de grosse cible non ? Nous pouvons prendre des chevaux et rester sur les grands chemins. Si je me rappelle bien, il faut aller à la croisée, puis à la Cité de la pierre du faucon, puis traverser l’Impassible. Et à ce moment-là nous pourrons atteindre le désert par le nord ou par le sud… Si nous cachons nos biens sous une cape, alors les bandits ne vont pas risquer d’attaquer deux personnes qui n’en valent pas la peine, non ?... »

A vrai dire Elizabeth n’y connaissait pas grand-chose en convoi et caetera. Mais elle ne voulait pas se retrouver à voyager avec n’importe qui… De toute façon Saïx était là pour la protéger et donc s’il pensait qu’il était plus sûr de voyager en convoi, il avait son mot à dire pour la protection de sa cliente. Bien que ce soit elle la noble dans l’histoire, et dont la voix avait plus de poids dans les débats.
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Saïx Berion

Invité



MessageSujet: Re: La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)   Mar 23 Sep - 15:39

Message de Saïx Berion, humain.

Elizabeth répondit directement au mercenaire :

« - Eh bien… Ce n’est pas très loin dans le désert… »

Elle farfouilla un peu dans son sac et en tira rapidement un livre, qu'elle lui tendit :

« C’est dans ce … roman, que j’ai lu quelques petites informations sur l’emplacement d’une ruine… Vous pouvez le lire si vous voulez… Enfin il y a une histoire d’amour aussi dedans et je ne sais pas si vous aimez… »

Il se prit à soupirer en se disant qu'elle l'envoyait probablement se perdre dans le désert avec elle pour un truc dont elle n'était même pas sûre, mais quand il regarda d'un peu plus près la couverture, il ricana intérieurement et se prit à sourire. Hiriana Jaunes hein ? C'était avec ça que son vieux maître lui avait appris à lire, non pas que ça l'ait pas aidé pour plus tard, en effet… Le vieux maître d'armes en était lui aussi un mordu à vrai dire.
La jeune noble poursuivit :


« Mais bon, il y a beaucoup d’aventure et de péripéties quand même… »

Il se prit à sourire : En effet, c'était un peu ça qui lui avait filé le goût de l'aventure aussi à vrai dire… Ahlala, ça le ramenait tellement de temps en arrière, quand il était à ses débuts avec son vieux maître… Le bon temps comme certains l'auraient appelé. C'était cependant étonnant que la jeune Elizabeth, bien qu'elle ne soit pas si jeune que ça par rapport à lui, soit aussi férue de ce genre de lectures… Bon, c'est vrai que Saïx n'avait pas eu l'occasion de se poser pour lire un livre depuis quelques années aussi fallait dire… Peut être qu'il pourrait rattraper ce temps perdu chez elle…
Elizabeth répondit après un léger rougissement à la seconde question du mercenaire :


« Je ne suis pas certaine que le convoi nous donne une bonne protection, puisque les bandits doivent bien attaquer de grosse cible non ? Nous pouvons prendre des chevaux et rester sur les grands chemins. Si je me rappelle bien, il faut aller à la croisée, puis à la Cité de la pierre du faucon, puis traverser l’Impassible. Et à ce moment-là nous pourrons atteindre le désert par le nord ou par le sud… Si nous cachons nos biens sous une cape, alors les bandits ne vont pas risquer d’attaquer deux personnes qui n’en valent pas la peine, non ?... »

Il resta un moment pensif… Oui, en effet… Il remit son épée, toujours dans le fourreau, sur son épaule et tira deux vieilles capes de voyage de son sac. Elles étaient d'un vert délavé assez prononcé et sentaient un peu. Il opina puis ajouta à la jeune noble :

« J'ai bien celles là, vu leur truffe et l'odeur, c'est sûr, ils n'oseront pas s'approcher. Au pire, je m'occuperai d'eux. »

En faisant un pas en dehors du salon, le mercenaire rangea ses capes miteuses et déclara à la jeune noble, qui égayait de plus en plus sa curiosité et sa sympathie :

« Bon, va pour les chevaux, je vous laisse les frais de réservations par contre, pas que je roule sur l'or non plus à vrai dire. »

Il préféra ne pas lui rappeler le copieux salaire qu'il avait touché.. Ouais, ça allait mieux comme ça, après tout c'était elle qui était née avec une cuillère en platine dans la bouche, non ?
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Elizabeth Morgenstern

Invité



MessageSujet: Re: La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)   Mer 24 Sep - 9:19

Message d'Elizabeth Morgenstern, humaine.


Saïx réfléchit un instant à sa proposition et finit par accepter le plan d’Elizabeth. Il n’avait pas vraiment l’air de lui en vouloir à propos de ses desseins. Il avait même sourit mélancoliquement en regardant le livre que la jeune fille lui avait tendu.
Elle reprit son ouvrage et le replaça exactement au même endroit dans son sac avant de le fermer. Son garde du corps quant à lui, venait de dénicher deux capes sales et à l’odeur nauséabonde. Elizabeth retint une grimace en observant les deux bouts de tissus verdâtres. Elle espérait tout de même qu’ils étaient verts à l’origine. Elle aurait beaucoup de mal à la porter, étant très sensibles aux odeurs…


« - Je pense que je vais aller chercher l’une des capes de ma mère… Ou bien je vais me sentir mal pendant le voyage…»

Encore une fois elle était gênée. Elle faisait sa maniérée mais elle ne pouvait pas s’en empêcher…

Les Morgenstern ne possédaient pas leurs propres écuries, aussi devaient-ils aller les louer quand ils en avaient besoin. La famille ne sortait de toute façon pas souvent de la ville. Le mercenaire rappela à quel point il était pauvre. Pourtant la jeune noble avait bien vu la bourse remplit d’or qui trônait un peu plus tôt sur son bureau. De toute façon cela ne la dérangeait pas vraiment de lui louer son cheval… Avec tous ce qu’elle lui avait fait endurer et tout ce qu’elle lui ferait encore endurer par la suite, elle pouvait bien le lui offrir.
Elle hocha la tête avant d’aller chercher l’étoffe de sa mère.

Elizabeth passa les portes de la maison la première et se dirigea vers les écuries.

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La fin de la liberté. (Elisabeth Morgenstern - Saïx)

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