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 L'esclave blonde (Galadrielle - Zurn)


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Galadrielle

Invité



MessageSujet: L'esclave blonde (Galadrielle - Zurn)   Ven 5 Sep - 20:03

Message de Galadrielle, fée/démone.

J’ouvris enfin les yeux. Qu’est-ce que j’avais mal à la tête! Que s’était-il passé pour que je me sois endormie? Je n’en savais rien. De toute façon, je ne pouvais pas trop réfléchir; j’étais encore dans les vapes. Puis, j’entendis une discussion sur quelque chose. Un prix? Des gens débattaient sur un prix? Mais le prix de quoi? J’essayai de bouger mon bras. J’entendis des bruits de chaînes. Quoi? J’étais enchaînée? Je ne comprenais plus rien. Je tentai de parler, mais c’était à voix basse.

- Où... où suis-je?
- À la capitale…T’es la petite nouvelle?


La voix venait de ma gauche. Toujours la tête dans le brouillard, je demandai :

- Comment nouvelle? Pourquoi suis-je enchaînée?
- La nouvelle esclave! Oh oh! Ça ne va pas? Tu ne sais vraiment pas ce qui s’est passé pour que tu te ramasse ici?…Apparemment tu t’es faits assommés pendant que tu essayais de t’enfuir  et on t’a ramené ici pour te vendre en tant qu’esclave. En y passant, jolie robe blanche!


Je sursautai. Moi…esclave? J’allais devoir m’apprêter à découvrir un monde sadique et sans scrupule.

- Je m’appelle Alyssia, heureuse de te connaître.

Je ne répondis pas. Je commençais à sortir des vapes. Ma vue commençait peu à peu à s’éclaircir. Je vis alors les rues et le marché qui m’entourait. J’étais donc bien au marché des esclaves. Je descendis mon regard tracassé vers mes mains encore tremblante et enchaînée. J’allais être vendue comme une vulgaire marchandise et rien de plus. Les gens passaient, nous regardaient, fixaient un prix et emmenaient avec eux un esclave. J’avais l’impression d’être un objet une seconde fois. J’étais enchaînée partout : à la taille, aux bras, aux mains, aux jambes et même au cou. Les autres esclaves aussi. Les vendeurs craignaient que leurs marchandises réussissent à partir. Je regardai ensuite ma tenue en baissant les yeux. J’avais toujours ma longue robe blanche presque transparente. Mais, ma chevelure d’un blond d’orée était complètement en désordre.

Je respirai tranquillement, bien que je fusse angoissée. Et, si je tombais sur un mauvais acheteur….qu’allais-je devenir? Cela reste un grand mystère. Les heures passaient et j’attendais. Alyssia et d’autres esclaves ont étés achetés. Il ne me restait plus beaucoup de temps pour réfléchir. Comment allais-je sortir de ce lieu de torture? Au bout d’un moment, vulnérable, je regardai le ciel. Il commençait à faire de plus en plus sombre, la nuit allait tomber.C’est un peu comme si j’avais tenu un instant d’éternité et de bonté au creux de mon iris. Les oranges, les pourpres et les rosés se marient dans une parfaite symphonie qui semble vouloir illuminer le monde une dernière fois avant la grande noirceur. Puis, la douce torpeur bleutée plongea le marché d’esclave dans le mystère et le secret, dans la torture et la souffrance.

On pouvait entendre des cris et des pleures provenant de chaque recoin du marché. Je baissé les yeux et y sanglota durant un long moment pour ensuite me plongé dans un sommeil profond. Certes, je n’avais pas très bien dormi avec la position inconfortable que les chaînes me procuraient. Mais, j’avais toutefois récupérer un peu et c’était l’important.

À l’aube, je découvris un rassemblement d’espèces qui se dirigeait dans ma direction. Cette fois, ils semblaient enchérir sur ma vente comme si je n’étais qu’une simple vermine. Certains essayaient de me toucher et salivaient au goût de m’avoir à leur disposition et à cette vue, j’étais dégoûté. C’est gens étaient malpropres et malintentionnés.

Les enchères augmentaient considérablement quand un étranger éleva la voix avec un chiffre extrêmement élevé.

-25 000 pièces de Cuir! Qui dit mieux? Qui dit mieux? Dit l'animateur.

-30 000 pièces d’Argent! Dit un homme au fond.

-40 000 pièces d’Argent! Qui dit mieux? Qui dit 45 ?
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Zürn

Invité



MessageSujet: Re: L'esclave blonde (Galadrielle - Zurn)   Mar 16 Sep - 10:47

Message de Zürn, elfe-dragon.




    « Foutue ville puante ! Abomination ! Trou à rats ! Quelle saloperie ! Ils méritent tous d’y crever, ces foutus imbéciles ! Miledieu de macarel ! Bande de corniauds dégénérés ! Je m’en viens vous enterrer, misérables ! Mécréants ! Mécréaaaants ! »

Et il hurlait, encore et toujours. Hurlait à s’en rompre la voix. Gratifiait de toutes les insultes qu’il connaissait le peuple Humain. Car après avoir mené l’enquête sur les enfants disparus, dont il se serait bien passé au final, et que ses pas l’eurent mené hors du territoire Humain, voici qu’il devait y retourner ! Le vieux radoteur lui avait révélé une information très importante sur le Sophylianth, en ces termes :

    « GlfalflaaaSophyyySophylianth tu trouveras ! Griboudigraboudou à la capitale tu chercheraaaaaas ! Espalion est ta *kof kof* destinéeeee ! RrrrrrkPLEUK tu t’y feras des alliééééééééééééeeuuuuuhhrrrrrrrr…psshh… »

Une information très précieuse donc, et surtout très précise ! Enfin… Bon. Pas vraiment, mais étant donné que c’était là sa seule piste depuis bien longtemps, il ne pouvait y cracher dessus, comme aurait fait le vieux. Et donc, tout en jurant, maugréant, ruminant, il s’en était retourné vers Espalion, furieux. A peine y était-il arrivé, qu’il décida d’aller immédiatement consulter la bibliothèque impériale.

    « Bande d’Humains consanguins… » murmurait-il en traversant le marché d’Espalion.

Toujours colérique, l’Elfe marchait à grand pas, tête baissée, lèvres pincées, l’œil noir. Les gens s’écartaient prudemment de son chemin. C’était bien la première fois… Le gravier crissait sous ses bottes, mais le bruit ne parvint pas à dissimuler un étonnant concert de braillements et jacassements, qui s’amplifiait à mesure que l’Elfe avançait. Quand il eut atteint l’extrémité de la foire, ses tympans étaient agressés de toute part, mis à rude épreuve qu’ils étaient par la vente aux esclaves. Traditionnels chez les Humains, bannis chez les Elfes, casse-croûte pour les Dragons, les esclaves inspiraient dégoût à Zürn. Selon lui, un esclave était un bon à rien. Si vous n’étiez pas fichu de vous défendre, être enchainé devenait logique. D’autant plus que dans la situation actuelle, les esclaves présentés n’avaient franchement pas l’air folichon. Quelques guerriers furent rapidement vendus, pour la protection personnelle de leur maître, suivis de quelques hommes ou femmes bien portant, pour devenir les serviteurs, ou, comme les appelait Zürn, ‘les serveurs de soupe aux humains trop feignants’. Arrivait maintenant le tour des filles, qui seraient certainement vendues aux bordels. Pas de la très bonne qualité, cette fois-ci, songea-t-il en reluquant les seins pendouillant. Il ne s’attarda nullement plus, et continua sa route, exprimant une bonne grimace de répulsion.

Tout juste calmé, absorbé qu’il était par les pratiques stupides humaines, il s’échauffa à nouveau, et fulminant, pénétra le hall de la bibliothèque. Un vieil humain ridé se tenait derrière un bureau de chêne massif, doré à l’or fin, et… attendez. Encore un vieux ? Zürn vit rouge. Très rouge.


    « C’est pour quoi ? questionna l’Humain de sa voix chevrotante.
    - Quoi, ‘C’est pour quoi’ !? tonna l’elfe.
    - Quoi ‘Quoi c’est pour quoi’ ? répéta bêtement le vieux.
    - COMMENT CA ‘QUOI QUOI C’EST POUR QUOI’ !? Vous le faites exprès !? Vous êtes le benêt du coin, ma parole !?
    - Je suis Cap’tain Canada, moi mÔsieur ! Et je vous prierai de bien vouloir parler plus bas ! Nous sommes dans un couvent ici ! s’exclama l’autre, faisant trembler ses bajoues.

L’Elfe jeta un coup d’œil derrière lui. Au-dessus du linteau de l’immense double porte d’entrée, s’inscrivait majestueusement et tout d’or recouvert : ‘BIBLIOTHEQUE IMPERIALE, CHUT, ON LIT’. Il reporta son attention sur l’homme, qui souriait à présent, et sans plus de remord, le gifla. Et il s’engouffra dans l’escalier menant aux étages.

Il découvrit alors la réelle richesse Humaine. Non faite d’or, d’argent ou de cuivre, non faite de lames trempées, elle était toute entreposée sur des étagères de bois, attendant simplement que l’on les y découvre. Les livres. Une formidable quantité de livres, entassés de long en large, chatouillant le plafond de leur reliure. Zürn parcourut rapidement les allées, arrêtant ses yeux sur quelques titres, mais jeta rapidement l’éponge. Il ne trouverait jamais ainsi.

Ses pas le conduisirent vers une salle dans la salle, un espacement bon pour les lecteurs, fait de tables et de chaises, de tapis et coussins, où quelques personnes étaient déjà assises. Ayant entendu de loin les clameurs précédentes, elles jetèrent toutes un œil au nouveau venu, puis reprirent à la hâte leur lecture. Un seul darda son regard farouche sur l’Elfe un peu plus longtemps. Et l’Elfe se dirigea vers lui. Il le questionna ainsi :


    « Pouvez-vous me renseigner ? »

L’autre ne répondit pas. Sentant la colère s’emparer de lui, Zürn se calma comme il le pu. Malheureusement, Aïedal, le Dragon l’habitant, était moins patient, et déjà fort remonté. Ce fut lui qui agit. Le livre de l’humain fut refermé dans un claquement sec, coinçant deux doigts gourds à l’intérieur, et arrachant un petit couinement à leur propriétaire. Et quand enfin Zürn (ou Aïedal, à ce stade, on ne savait plus trop) eut enfin toute l’attention de l’autre, il put à nouveau le questionner, un sourire narquois sur les lèvres.

    « Pouvez-vous, s’il vous plaît, m’indiquer où trouver quelque renseignement au sujet du Sophylianth ? »

L’Humain frémit. Parfait. Zürn tenait enfin une piste. Une vraie. Et il fit évacuer toute personne des lieux, à l’exception du premier, sachant pertinemment que la garde ne saurait tarder. Aussi se fît-il bien comprendre par l’Humain, lui démontrant qu’il était légèrement pressé, en lui arrachant quelques vêtements. Ainsi ne ralentissait-il pas l’homme par des blessures, mais atteignait rapidement sa pudeur, laquelle fit courir le nigaud quérir sa quête. Zürn le suivait de l’œil, et le vît revenir avec trois livres poussiéreux. Il nota leur titre afin de s’assurer qu’il ne s’agissait pas là d’une farce.

‘‘Nature oubliée de la magie’ de ‘Alfred Hitchpoule’ ; ‘‘Artefacts & Cie, fond. 1378’’ de ‘La société brune’ ; et ‘‘Est-Noir’’ de ‘Mac Ouvertur’.

Satisfait, Zürn finit de désaper l’Humain, et s’en alla par le grand escalier. Des soldats commençaient à monter. Ils arrêtèrent l’Elfe, et lui demandèrent :


    « Vous z’oriez pas vu un grand brun avec des z’oeils rouges et des dents pointues ? ‘paraît qu’une telle créature rode dans les parages. Et aussi il s’rait tout poilu.
    - Oui, j’ai vu semblable créature en haut. Mais elle était blonde, n’avait plus de dents, et, certes très poilue, car nue. Juste au-dessus.
    «  AH ! Merci bien l’ami ! Z’avez entendu vous autres ? En avant ! Et suce ! Suce ! »

Laissant là ces abrutis bien représentatifs de la race Humaine, l’Elfe rangea ses livres dans un sac de toile.

    « Enfin sortit du pétrin ! » songea-t-il.

Rien n’était moins sûr.
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