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 A'talia Nossön, ou tout "simplement", la vie d'une Fée aveugle [validé]


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A'talia Nossön



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MessageSujet: A'talia Nossön, ou tout "simplement", la vie d'une Fée aveugle [validé]   Sam 19 Juil - 16:52

Coucou ^^
si ma présentation est trop longue, prévenez-moi et j'essaie de raccourcir :)


Prénom ou surnom* : Mon vrai prénom est Haïna, mais je préfère A’talia
Nom : Nossön
Sexe : femelle. Mais ne vous méprenez pas ; une de mes armes pourrait par mégarde glisser jusqu’à ton cœur…
Âge * : Réellement, j’ai 69 ans, mais pour un humain, j’en aurais à peu près 20.  
Peuple/race *: Je suis une Fée, résidant au Royaume humain, se baladant à travers tout Hypolaïs en quête d’une bourse bien remplie…
Alignement : Selon les opportunités, aussi bien « mauvaise » que « gentille »…
Métier *: Voleuse. En général à mon compte, mais j’assure volontiers un contrat à la paye plus qu’acceptable.
Arme : Un arc, que j’utilise rarement pour mon métier (pas assez discret…). Plus deux dagues, que j’emmène partout avec moi. Et je ne sais pas si ça compte, mais j’ai souvent dans une poche une ou deux fioles de poison. Ça peut servir pour mettre sur mes flèches. Ou simplement couler dans le gosier de ma victime.

Physique * :

« A’talia ? C’est une Fée qui sait se faire discrète, ça ! Malgré son mètre quatre-vingt, elle a une façon de se poser, de se tenir qu’on ne fait plus beaucoup attention à elle. Et pis, du fait de sa race, elle est élancée, gracieuse dans ses mouvements. Aussi non, lorsqu’elle se présente à ma boutique, ou plutôt mon arrière-boutique, en uniforme de voleuse – elle n’a pas de scrupules à le faire devant moi, mais elle se montre rarement comme ça aux autres –, elle a des vêtements noirs et aussi moulants que possible, en général en cuir ou en tissus souple, avec un dos nu pour ses ailes de Fée – de belles ailes, vert émeraude, parcourues de fines lignes noires –, quoiqu’elle sache les replier, qu’elles se collent à elle pour qu’elles soient moins imposantes. Malgré sa peau hâlée, qui ne se repère pas la nuit, elle prend quelques fois une longue cape, qui la recouvre entièrement. Ses cheveux sont ramenés en tresse toute simple. Ça lui va plutôt bien… Oui, vraiment bien… vous savez, mon ancienne femme, elle savait aussi… Ah, je me perds.
Le reste du temps… eh bien, c’est à peu près semblable, point de vue vestimentaire ! Des choses moulantes, en général un pantalon et un haut tous simples, agrémenté de quelques pierres précieuses (volées, tout naturellement), parfois une cape pour recouvrir ses épaules. En général, elle s’habille de noir, de brun foncé et parfois de vert émeraude. Elle porte aussi des hautes bottes, où elle planque ses deux dagues.
Avec tout ça, on pourrait presque oublier qu’elle est aveugle. Oh, je ne vous l’avais pas dit ? Mince, alors. Enfin, cela ne l’handicape pas trop, d’après ce que je sais…
Il y a son visage fin, encadré des oreilles pointues et de ses longs cheveux bruns, lisses et légèrement ondulés, aux reflets mordorés… son petit nez, ses sourcils qui filent vers ses oreilles. Et, juste en dessous, ses yeux. Aveugles. On reconnaît facilement la pupille, l’iris, cependant blancs. » Sakir Okilsvir, vendeur de poison d’A’talia

Caractère* :

« Miss Nossön ? Une drôle de Fée ! Elle parle pas beaucoup, et est discrète. Je vais vous dire un truc : sous ses airs calmes, j’ai l’impression que c’est une vraie bête ! Une fois, un client lui avait manqué de respect. Elle a rien répliqué, mais sous sa cape, j’ai vu qu’elle serrait… très fort la garde d’une lame, comme si elle se retenait de lui faire passer l’envie de recommencer.
Que dire d’autre ? Elle est du genre solitaire, du genre à être sociable avec peu de personnes, voir pas du tout. Ça fait sept ans que je la côtoie, ou du moins que je la vois régulièrement à la boutique, et je n’ai pas appris grand-chose sur elle… et à mon avis, je ne suis pas le seul. Bon, c’est tout ? J’ai des clients qui attendent, moi… » témoignage d’Olers Noghot, forgeron

« A’talia n’a jamais été très bavarde. Elle est du genre à ne faire confiance aux êtres qu’après que ceux-ci aient fait quelque chose qui comptait réellement pour elle. Genre lui sauver la vie. J’ai la chance d’en faire partie.
Bon, je sais qu’elle peut être grognon, exécrable, sèche, rancunière, avoir la main sur votre bourse quand vous ne faites pas attention et tout ce qu’on veut, mais c’est une bonne voleuse, donc c’est quelqu’un de discret, habile et malin. Et puis, moi qui ai appris à la connaître, je sais qu’elle peut très bien mettre ses compétences au service d’autrui. Quand elle le veut. Ce qui n’est pas toujours le cas…
Et puis, faut pas trop la juger. Elle fait rien pour le montrer, mais si elle est comme ça, c’est parce que, dans son passé, ça a été un vrai carnage, et que dans sa tête c’est un gros bordel. Mais elle n’est pas du genre à étendre sa vie, alors elle ne le montre pas. Et puis, elle a le mensonge facile ; quand une personne croit qu’il détient une information sur elle, rien ne dit que c’est vrai. Sauf moi. Y’a qu’à moi qu’elle se fie réellement. Sans me vanter. Évidemment.
Mais, au moins, elle comprend quand on lui ment. Oh, je ne dis pas qu’elle apprécie, mais elle comprend. Elle déteste aussi les personnes stupides (raison pour laquelle elle n’a jamais aimé les gobelins), ils l’irritent. Enfin, ce qui est bizarre, c’est qu’elle n’aime pas non plus les personnes intelligentes. Parce qu’elle ne veut pas qu’elles soient meilleures qu’elles. Ce genre de chose. » Sakir Okilsvir, vendeur de poison d’A’talia

« Je n’ai pas d’allégeance spéciale. Bon, certes, le fait que j’ai facile à tuer, sans nul remord, ma carrière de voleuse me désigne tout droit comme une « criminelle ». Mais déjà, je ne tue que par nécessité. Et puis, je peux tout aussi bien avoir un contrat avec quelqu’un de bien, ou l’inverse… »A’talia Nossön


Histoire * :
« Voilà. L’enfant que j’ai gardé pendant ces derniers mois vient de naître. C’est une fille. L’accouchement a été dur, mais c’est un magnifique enfant. J’espère que, en grandissant, elle appréciera notre refuge, dans la Forêt Blanche. Il y a suffisamment d’espace dans notre arbre, et l’enfant pourra facilement aller à la Capitale ; ce n’est pas loin à vol d’ailes… J’espère que sa sœur ne sera pas méchante avec elle, mais je ne pense pas ; j’ai toute confiance en elle, et elle trépignait d’impatiente à l’idée d’avoir quelqu’un avec qui jouer… Je suis sûre que T’ilm chéri sera un excellent père…
Bienvenue dans la famille, Haïra Nossön… » Extrait du journal de Lanosia Nostolis, mère d’Haïra, alias A’talia

«  Aujourd’hui a été une des pires journées de ma vie… je ne sais que faire. Cette après-midi, Haïra dormait, et Je’nis, sa grande sœur, la surveillait. Haïra avait à peine une semaine, et, je ne sais pourquoi, elle n’avait pas encore ouvert les yeux une seule fois de sa courte vie. Sur le coup, nous n’avons pas prêté trop d’attention à cela.
Lanosia se reposait, et j’étais près d’elle. Ma femme travaillait en temps que bijoutière particulière, et moi, je travaillais à la chasse. Je reprenais mon boulot quelques jours après, Lanosia, elle avait un peu plus de temps. Bref, c’était une belle journée. Seulement… seulement, tout a dérapé lorsque Je’nis nous a appelé, la voix anxieuse. Ma femme s’est vite relevée, alerte, et je lui ai dit de rester couchée, que j’allais voir ce qui se passait. Je’nis m’a expliqué, penchée sur Haïra, qu’elle venait d’ouvrir les yeux. J’ai poussé un cri de joie et me suis approché. Je ne comprenais pas la mine stressée de ma première fille, et je m’en fichais pas mal, à vrai dire. Mais j’ai compris bien vite pourquoi. Haïra avait… les yeux de couleur blanche. J’ai aussi tôt pris la petite dans mes bras en remerciant Je’nis, et j’ai montré cela à Lanosia. Elle était maussade. Elle m’a expliqué plus tard dans la soirée ce que signifiait cela, à l’abri du regard de Je’nis, qui, apparemment, ne devait pas être au courant. »témoignage de T’ilm Toresön, père d’A’talia

« Mes parents, je veux bien, mais ils ne sont vraiment pas futés. Je veux bien que je n’ai que vingt-trois ans, mais faut pas abuser, quand même… ils se sont juste assurés que j’étais dans ma chambre, ce soir, pour aller discuter dans le salon, pépères…  j’ai juste eu à ouvrir la porte de ma chambre et le tour était joué (ma chambre menait sur un palier qui menait à un escalier qui menait enfin au salon. Oui je sais il y a beaucoup de verbes mener).
Là, j’ai entendu presque toute la conversation. C’était maman qui disait que sa grand-mère – notre arrière grand-mère, donc – était une très riche fée, qui résidait à la cours du roi de ce temps-là. Elle était belle, gracieuse, adorée, égoïste, maline, bref, vous voyez le genre. Mais certains en avaient assez d’elle, dont quelques humains adeptes de magie. Alors, ils ont décidé de lui jouer un mauvais tour. Mais un mauvais de chez mauvais. Lui couper les ailes ; la rendre aveugle. En entendant ça, j’ai frissonné. Faire ça, c’est juste… horrible. Quand ils ont continué la conversation, j’ai tendu l’oreille. Enfin, c’était surtout ma mère qui disait les choses, et mon père qui écoutait. Maman a dit que lui couper les ailes… disons que c’était un travail manuel. En revanche, la couper de sa vue était bel et bien magique. Et que cela allait sûrement se répercuter sur l’une des générations à venir, personne ne savait laquelle. Elle a ajouté qu’elle avait été soulagée que je ne sois pas atteinte… À ses mots, j’ai compris que ma sœur était aveugle, à cause d’une poufiasse (oui, je sais, c’est vilain, pardonnez-moi) qui jouait les Miss Parfaites… et que j’avais eu de la chance de ne pas avoir eu la « malédiction ». Ce jour-là, je me suis promis de protéger ma sœur, quoiqu’il arrive. Je lui apprendrai à outrepasser son handicap… » Extrait du journal de Je’nis Nossön, sœur d’A’talia

« C’est incroyable. Notre petite Haïra… voit ! Bon, pas avec ses yeux, mais elle voit ! Comment, allez-vous me dire ? Un pouvoir, un don, de la magie. Elle est restée pendant sept ans sans voir quoi que ce soit, mais maintenant elle privilégie de cela. Aujourd’hui, dès qu’elle s’est réveillée, je suppose que son pouvoir s’est manifesté. Elle a hurlé comme une bête, et lorsque nous sommes arrivés, T’ilm et moi, on n’a rien su faire. Elle s’est calmée au bout d’une heure, et nous a expliqué qu’elle… qu’il y avait des choses qu’il n’y avait pas la veille. Elle ne savait pas bien comment expliquer cela, car elle n’avait jamais vu de sa vie. On a fait quelques tests, et j’ai découvert qu’elle « voyait » grâce à son pouvoir, tout ce qui était présent, à une distance très honorable, dans les moindres détails. L’avantage qu’elle avait, c’est qu’elle savait ressentir les objets même obstrués par d’autres. L’inconvénient, c’est que les couleurs sont floues, pour elle. Mais ça ne fait rien. Nous lui apprendrons, pour qu’elle sache s’en servir. Et T’ilm s’assurera qu’elle sache se débrouiller avec une arme – on n’est jamais assez prudent. » Extrait du journal de Lanosia

« C’est, aujourd’hui, en quelque sorte, le quarantième anniversaire de l’acquisition de ma vue, si on peut dire. J’ai quarante-six ans, et, sincèrement, je n’aurais pas cru tout ce qui m’est arrivé, à six ans. Remarque, j’étais une gamine. Bon ; le fait que je n’ai pas encore atteint ma majorité ne fait pas de moi quelqu’un de vraiment mûr, mais bon… quand même. Et cela n’a pas été dans le bon sens, pour moi… Vous ne comprenez pas ? Je vais vous expliquer…
Donc, à six ans, j’ai eu de quoi me repérer. Je ne sais pas pourquoi ça s’est développé spécialement à ce moment-là… tant pis. Mais il y a une chose, un don que j’ai également – et ce, depuis toujours. Cependant, je ne l’ai jamais montré. J’ai une mémoire exceptionnelle ; je sais retenir énormément d’informations ; dans les moindres détails. Cela m’a bien aidé…
Toute ma famille était très présente autour de moi durant mes dix premières années, mais, comme tout cela se passait bien, ils ont petit à petit lâché la pression… Ma mère a essayé de m’initier à l’art de la bijouterie, son métier, mais s’il s’avère que je suis douée pour créer des bijoux, niveau couleur, ce n’est pas ça. J’ai arrêté, au bout de deux ans de travail infructueux. Par contre, avec mon père… étant chasseur, il manipulait particulièrement bien les armes. Il m’a appris à me servir de diverses armes, notamment l’arc, et quelques autres dont je n’ai plus jamais eu utilité.
Quant à ma sœur… malgré son caractère bruyant et extraverti, elle savait très bien se débrouiller pour passer inaperçue, mais en ville. Alors, elle m’a appris ce qu’elle savait faire de mieux.
Jusqu’à mes quarante-cinq ans, rien de particulier ; je chassais ; je m’instruisais ; je m’entraînais, et cetera.
Mais depuis mes quarante ans, je sentais que ça allait de moins en moins bien pour mon père, et que, naturellement, ma mère se souciait de lui aussi.
Mais je ne savais pas ce qui agitait tant mon père, même avec l’aide de ma sœur.
Je l’ai su, il y a de cela trois mois. Je m’en souviens comme si c’était hier…

J’étais accroupie dans un arbre, en équilibre sur une branche. Mon père, à côté de moi, me murmurait des conseils, que j’avais déjà entendus mille fois. Ma mère, ma sœur, étaient restées au village.
Je sentais que le daim que je prenais en chasse s’approchait ; doucement, même s’il n’avait pas décelé notre présence. Soudain, il sortit de derrière l’arbre qui m’empêchait de décocher ma flèche plus tôt. Je rectifiai ma position… je tirai. J’entendis distinctement le bruit sifflant de la flèche qui déchirait l’air. L’animal s’affala. J’imaginai la pointe acérée au ralentit, pour finalement déchirer le flan du daim. Satisfaite, je descendis au vol vers la bête, l’arc en main. Le léger bruit que fit mon père en descendant de l’arbre et son souffle près de mon cou m’indiquaient qu’il était près de moi. Il me félicita, et je souris modestement.
Soudain, je sentis… une présence, que lui-même ne pouvait pas voir. Hormis les animaux et les plantes, nous n’étions pas les seuls. Cachés dans le creux d’un arbre, à trente mètres de nous, tous armés…sûrement des elfes…
Je tournai la tête vers mon père, bien que ce soit inutile. Lui se retourna également, et dut sentir que quelque chose n’allait pas. Alors que j’allais prononcer une mise en garde, quelque chose de sifflant attira mon attention. C’était exactement le même bruit que celui que j’avais entendu, une minute avant, à peine. Celui d’une flèche, qui allait bientôt rejoindre sa cible…
Je hurlai le nom de mon père, qui eut juste le temps de s’éloigner de la trajectoire. L’objet déchira son vêtement, mais alla se ficher dans le bois de notre ancien refuge, l’arbre.
Aussi tôt, j’encochai une flèche, alors que trois elfes sortaient, sans plus chercher à être invisibles, de là où je les avais déjà repérés. Je tremblais ; si j’avais déjà abattu des animaux – le daim à mes pieds en attestait –, tuer ou blesser des congénères me paraissait dangereux, ou dégoûtant. Seul le fait qu’ils sortaient armés, et avaient déjà attenté à nos vies me poussait à les viser.
Cependant, mon père me dit d’une voix autoritaire d’aller m’enfuir, chercher ma mère et ma sœur ; de m’enfuir… je ne comprenais pas. Pourquoi ? Je voulais l’aider, moi !
Mais une nouvelle interpellation de mon paternel me fit renoncer… je ne l’avais jamais entendu ainsi, pas avec cette voix…
Alors, je m’enfuis, refoulant des larmes. C’était la dernière fois que je le voyais, et je le savais ; je le sentais…


Après cela, j’ai fuis dans la forêt que je connaissais par cœur, mais j’avais un poursuivant… je l’ai tué d’une flèche… Ensuite, je suis retournée à ma maison ; las, ceux qui avaient attaqué mon père ne devaient pas être les seuls… Les deux Fées étaient étendues sur le sol, apparemment sans vie. Mais, en m’approchant de ma mère, j’ai vu de la vie dans son regard. Alors, je me suis approchée, et elle m’a murmuré à l’oreille la raison de ce carnage. Elle respirait difficilement, mais était vivante. Elle a pu me dire que mon père avait tué par mégarde un elfe, voilà dix ans – il s’était littéralement jeté sous la flèche du chasseur –, et que sa famille avait… voulu se venger, avec des moyens radicaux…
Ensuite, elle m’a dit de m’enfuir… et est morte dans mes bras. Cette image d’elle agonisante, c’est… insupportable.
Mais quoi qu’il en soit, j’ai suivi son conseil. Bon, je pleurais, mais j’ai pris les dagues qu’on m’avait offert pour mon anniversaire, un maximum de stock de flèches, de l’argent, puis je suis partie… en emportant quelques pierres précieuses sur lesquelles ma mère travaillait, comptant les revendre – d’ailleurs, la pièce où elle créait était ravagée, comme quoi on l’avait fouillée, et probablement volée, mais j’ai réussi à dénicher une dizaine de petits joyaux…

Ensuite, j’ai voyagé un peu partout pendant une semaine. J’avais l’impression d’être traquée, mais j’étais sûrement paranoïaque, puisque jamais on m’a réattaquée.
Je ne sais plus trop bien comment, mais j’ai fini par atterrir au royaume humain, dans une ville, non loin de la frontière. Ma bourse était vidée, et je suis entrée dans la première boutique venue. Là se tenait un homme, la quarantaine. Je n’avais même pas vu l’enseigne. Et je m’en fichais. Je me suis approchée, et pris un des joyaux de ma mère que je tapai sur la table. J’ai dit au marchand que, s’il voulait bien m’abriter, je lui en donnerais un tous les mois. C’était une belle pierre, qui valait pas mal.
Je ne sais pourquoi – simplement l’appât du gain, ou la miséricorde, je ne sais pas – mais, quoi qu’il en soit, il m’a longuement observée, et m’a dit que je pouvais rester, alors que je pensais à partir.
Il m’a hébergée pendant trois mois (j’écris ces lignes chez lui), tentant de savoir qui j’étais. Mais je n’étais pas prête à le lui dire. Le troisième mois, il a même refusé ma paye. Je ne sais pas pourquoi. Peut être croit-il pouvoir faire de moi une assistante – j’ai cru comprendre qu’il vendait des remèdes, et aussi, secrètement, divers poisons.
En attendant, il vivait seul, et j’étais sa seule compagnie. Alors, hier, j’ai craqué. Je lui ai juste indiqué… un nom. Celui que je porte réellement – Haïra – ne me convient pas. Il me raccroche à mon passé, aux trois mois de douleur, de chagrin que je viens de passer, alors que je veux aller de l’avant, et vivre. A’talia – car c’est ainsi que je m’appelle désormais – est le nom qu’avait donné mon père à son épée – oui, je sais, c’est bizarre de donner un nom à une arme, mais pour lui, c’est une amie, un enfant.
J’ai choisi ce nom pour me rappeler la force de ma famille, mais aussi que je pouvais continuer, en rendant hommage à elle, sans me morfondre tout le temps. » Extrait du journal d’A’talia

« J’ai recueilli A’talia voilà treize ans ; maintenant, elle en soixante-neuf. Au tout début, elle était craintive et ne se confiait pas. Je sentais cependant que ça n’allait pas bien. Je sais pourquoi je l’ai accueillie – bien qu’elle, n’en n’a jamais eu connaissance. Elle me rappelle ma fille défunte… en version Fée, et aveugle.
Et puis, un jour, elle m’a dit son nom. Puis, plus tard, quand j’ai voulu l’entraîner à me seconder, elle m’a avoué son histoire, brièvement. Un lien s’est petit à petit établi entre nous, et j’ai l’impression qu’elle me considérait comme un père – et vice versa.
Plus tard, elle a déménagé, à sa majorité, dans une autre maison, où elle passe cependant peu de temps. Elle est devenue voleuse – elle peut remercier sa sœur – et, bien qu’elle soit assez renfermée, même parfois avec moi, elle a un bon fond. Je suis sûr qu’elle peut faire de grandes choses. Si elle le veut… »Témoignage de Sakir Okilsvir, vendeur de poison d’A’talia, second père pour elle.


Pouvoirs liés à votre peuple  : Tous, sauf pour ce qui est de la vue, donc ouïe surdéveloppée, discrétion absolue en milieux naturels, vol (dans le sens voler dans les airs).

Capacités surhumaines ou pouvoirs magiques : Extrêmement bonne mémoire ; je sais me souvenir d’une discussion, mot à mot, qui s’est passé voilà des mois, quelques années, même, par exemple. J’ai aussi la chance d’avoir, au lieu d’une vue normale, une sorte de pouvoir qui fait que je discerne les contours, les formes des choses, non seulement en l’air, mais aussi touchant le sol. Une sorte de version beaucoup plus améliorée de radar, comme les chauves-souris. Beaucoup plus améliorée, parce que c’est beaucoup plus précis et que ma « vision » est circulaire, moi-même étant le centre, et que je sais également voir à peu près les couleurs (c’est cependant très vague, sur ce point). C’est difficile à expliquer, je sais…

Familier, animaux : Je travaille en solo, et n’ai pas besoin d’une bestiole pour me coller, encore moins pour me faire repérer…

Autres : Nope, très cher, j'en ai fini ~~

~~~~~~~~~~~~~~~~


D'où vient votre avatar ?
Un siècle d'Avatars  (très bon site, soit dit en passant)
Comment avez-vous découvert le forum? Grâce à un top site
A quelle fréquence comptez-vous rester sur le forum ? le plus souvent possible, je ne sais pas dire exactement, mais au moins deux ou trois fois par semaine
Votre réponse à la question des règles :Oui, pas de problème ^^

Merci d'avoir lu ma fiche  sourire

_________________
A'talia Nossön

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Subraya Druth

Fondatrice


Féminin Nombre de messages : 1177
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Haut-fait : Vieux d'la vieille

MessageSujet: Re: A'talia Nossön, ou tout "simplement", la vie d'une Fée aveugle [validé]   Sam 19 Juil - 19:37

Bienvenue !
C'est un super personnage et une très belle fiche  sunny 
Je valide le personnage :)
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A'talia Nossön



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Style de combat : changeante


MessageSujet: Re: A'talia Nossön, ou tout "simplement", la vie d'une Fée aveugle [validé]   Dim 20 Juil - 10:07

merci beaucoup :)

_________________
A'talia Nossön

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A'talia Nossön, ou tout "simplement", la vie d'une Fée aveugle [validé]

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