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 Un regard dans le brouillard... (Lagna - Layos Zior)


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Layos Zior

Invité



MessageSujet: Un regard dans le brouillard... (Lagna - Layos Zior)   Sam 18 Fév - 20:23

Message du rôdeur Layos Zior

Layos était attablé au fond d'une auberge, encapuchonné, il attendait dans l'ombre et observait les  buveurs invétérés et occasionnels, les mercenaires et les voleurs et tous les autres occupants des lieux. Une odeur, d'hydromel et de bière brune flottait dans la pièce surpeuplée se mêlant à celle du tabac et de la bonne bouffe.
Il faisait chaud et l'ambiance était animés par les rires des paillards , les champs grivois, les paris en tout genres , et les tirades des ivrognes, ivrognes qu'un homme  avec deux, trois vert d'hydromel en trop ,installé à quelques table du rôdeur, s'amusait à appeler « les perdus ». Ce dernier grommelait continuellement dans sa barbe à l'adresse d'un interlocuteur peu attentif, plus occupé à lorgner les serveuse qu'à l'écouter.
L'homme d'une voix tonitruante grommela, plus pour lui même que pour l'autre qui se trouvait à la même table :
- Regarde moi ces perdus... tous aussi cons qu'y sont... Fouchtra! Qu'y sont bourrés ceux la, à chanter comme des casseroles... Putus! Y en a qui tiennent pô l'bon hydromel... ( Puis saisissant son ami par le bras, il montra un nain qui totalement « perdu » chantait debout sur une table et continua:)
- Regarde moi ce nain... un perdus de chez perdu... Vénal en plus...  Chuis sûr qu'y nous cache de l'or dans la barbe ce con... Chiure de merde! Et l'elfe là bas.... Encore plus perdus que le nain.... Font la paire ces deux là... Les voit bien s'étriper... Ces cons là... Reusement qu'chuis là pour redresser le niveau.
L'homme s'arrêta quelques secondes pour boire, du liquide bruns coula tout le long de son menton, et il brailla «  Une autre » à l'adresse du barman qui lui envoya une serveuse.
Son ami, lui dit calmement :
- Tu devrais peut-être arrêter de boire...
L'ivrogne le regarda offusqué puis répondit braillant de plus belle :
- Arrêter d'boire ? Et pis quoi encore... J'ai soif donc je bois, et m'arrêterais pas tant qu'jaurais pu soif....

Layos détourna son regard des deux hommes pour observer attablé encore plus loin cinq mercenaires qui pariait sur le jeux du couteau, chacun leur tour ils prenaient un poignard et s'amusait à le planter entre leurs doigts le plus vite possible. A chaque fois que l'un d'eux se plantait le couteau dans un doigt les autres hurlaient de rire et ramassaient l'argent.

Le jeune homme était en « mission » il avait pour ordre d'un garde de suivre le groupe toute la soirée et d'intervenir s'ils faisaient du grabuge, un bouleau plutôt ennuyeux, et assez long. Mais le client était généreux, et lui avait payé la moitié en avance, l'autre ne saurait tarder.

Les mercenaires se levèrent puis sortirent de l'auberge. Layos se leva à son tour zigzagant à travers « la foule » il avança doucement jusqu'à la sortie.

Dehors la nuit était tombés, et un inquiétant brouillard s'était levé, la purée de pois était telle que l'on ne pouvait voir à plus de cinq mètres, les mercenaires avaient presque semé le jeune homme, il pressa le pas, au bout de quelques mètres, il les avait perdus.
Le brouillard qui l'entourait semblait irréel, il semblait les avoir happés, ils ne devaient pourtant pas être loin, mais Layos ne les avait pas imaginé si près....
Derrière lui un bruit métallique attira son attention, il ne bougea cependant pas, un autre vint de la droite et plusieurs autres encore répondirent, comme en échos, tout autour... Le rôdeur commençait à comprendre, les hommes qu'il suivait s'étaient mis à le traquer, ils étaient combien déjà ? Cinq, peut être six... Mais pas plus de sept. A un contre sept en plein brouillard les chances de victoire semblait réduite...
Les respirations des protagonistes paraissaient résonner à travers le paysage, tout comme chacun de leur geste paraissait d'une importance capitale, l'air semblait plus lourd, tout semblait plus lent.
L'un des assaillant sortit du brouillard, dans le dos du jeune homme, arme au poing et cri à la gorge, Layos dégaina tout en se retournant, para l'épée de son adversaire, puis contre attaqua avec force et vitesse, essayant d'éliminer son ennemi tant qu'il était seul, il donna trois coups pour submerger son adversaire et parvint de la pointe de sa lame à lui percer la gorge. L'homme lâcha son arme pour plaquer ses mains sur son coups, titubant, il s'écrasa sur le sol encore à moitié vif, du sang coulait entre ses doigts maintenant rouge écarlates, et ses yeux bleus ciels exprimait un désespoir immense, il ne semblait pas avoir comprit dans quoi il venait de s'engager, et l'ombre de la mort planait vers lui, comme se délectant de son désarroi. Layos déglutit, mais ne pu observer la scène plus longtemps les autres arrivaient...
Sans se soucier de leur camarade qui se traînait pour essayer d'échapper au combat, les mercenaires chargeaient tel des messagers de mort, se préoccupant à peine les uns des autres, de toute façon, moins il y avait de survivant, plus le partage des gains serait profitable, bien que tout semblait avoir été mené pour le simple plaisir de la violence.
L'un des assaillant abattit un marteau d'acier que Layos évita de justesse et qui s'écrasa lourdement sur le sol, y laissant son empreinte, un autre sautant par dessus le marteau se jeta droit sur Layos faisant virevolter ses deux masses constellées de piques, les trois autres et leurs épées, se succédaient ne laissant aucun véritable répit à Layos qui submergé par les attaques n'arrivait qu'à parer ses adversaires. Les plaintes des armes se répercutaient en échos à travers Velport, comme messagers des morts à venir.
De sa main libre le jeune homme usant de sa magie, produisit un flash puissant aveuglant deux de ses adversaires, la fatigue commençait à se faire sentir et il ne put s'empêcher de chercher de l'aide aux alentours, il ne semblait y avoir personne d'autre que les combattants, pourtant, Layos sentait comme un regard qui les fixait dans ce brouillard.
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Lagna

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MessageSujet: Re: Un regard dans le brouillard... (Lagna - Layos Zior)   Lun 20 Fév - 20:13

Message de Lagna


La nuit était tombée plus vite que prévu… ou alors était-ce lui qui avait été trop lent?
Il n’empêche qu’à présent il faisait noir et l’obscurité n’avait rien de rassurante pour un faucon. Étant à la base un oiseau de jour, il avait énormément de mal à s’y retrouver dans les ténèbres de la nuit. N’étant pas très grand même s’il était plus imposant que tous les autres membres de son espèce, le volatile avait manqué de se faire dévorer par un hibou ou un serpent à plusieurs reprises. Quelle idée folle lui était passée par la tête pour voler ainsi dans le noir quasi complet. D’ailleurs, lorsqu’on y pensait, personne n’avait encore vu un faucon voler de nuit, c’était tout bonnement inconcevable. Hors, il ne s’agissait pas là d’un rapace ordinaire, mais bien d’un métamorphe qui avait pris cette apparence.
Quand il y repensait, Lagna aurait eu plus de chance de prendre sa forme de loup. Le danger aurait été beaucoup moins grand pour une bête de cette taille que pour un minuscule oiseau. Mais n’en faisant qu’à sa tête, il voulait finir cette mission le plus vite possible et surtout, passé inaperçue. Un loup aussi énorme que lui aurait certainement attiré les curieux et les braconniers, personnes qu’il voulait éviter à tout prix. De plus, pour jouer au pigeon voyageur (et oui sa mission consistait à faire le facteur entre deux demeures) l’oiseau aurait été bien plus efficace pour délivrer ce message qu’un loup à la limite d’être sanguinaire. De toute façon, dans les deux cas, il serait revenu à Velport exténué, quoiqu’il soit plus endurant sous son apparence de canidé. A présent, cette question lui importait peu, il était enfin revenu dans le village qu’il considérait comme chez lui. Encore fallut-il le trouver car une brume épaisse s’était abattue sur la côte. Lagna dut faire un ultime effort, battant vigoureusement des ailes même si la fatigue le tenaillait et ne se repérant qu’à l’ouïe ainsi qu’à l’odorat plutôt qu’à la vue.
Il finit par percevoir le bruit des vagues et l’odeur d’algues et de poisson vinrent rapidement emplir ses narines. Il se laissa planer en direction de ce qui devait être le port, son instinct animal ne l’ayant encore jamais induit en erreur jusqu’à présent. Il n’empêche qu’il restait vigilent, tournant la tête de tous les côtés en vue d’une éventuelle attaque surprise. Heureusement, il décela quelques lueurs non loin de sa position, lui indiquant que le village était tout proche.
Les battements d’ailes suivant l’amenèrent à survoler les toits des maisons. Il choisit celui d’une auberge comme point d’atterrissage et s’y posa sans le moindre bruit. Ses serres bien accrochées au morceau de bois qui finissait le toit, le faucon put enfin souffler, heureux d’avoir fini son périple. Il replia soigneusement ses ailes contre son corps avant de s’ébouriffer afin de se réchauffer un peu. Il ne faisait pas très chaud cette nuit, un oiseau de sa taille pouvait très vite avoir froid. Il ne décollerait probablement pas tout de suite, préférant se reposer un peu avant d’aller signaler qu’il avait bien effectué son travail. Celui à qui il avait apporté la missive n’avait pas donné d’ordre concernant le retour. Il lui avait simplement dit qu’il était d’accord quant à son contenu. D’accord sur quoi? Lagna n’en savait rien puisqu’il n’avait pas lu la lettre. Après tout, ce n’était pas ses affaires et il se moquait bien de savoir ce qu’il y avait d’écrit sur ce morceau de papier. Tout ce qu’il l’intéressait désormais était d’être payé et d’aller s’allonger dans un bond lit.
Un bruit le fit tressaillir. L’oiseau fit volte-face et scruta le toit. Deux yeux brillants l’observait avec envie ce qui eut pour effet de mettre le volatile encore plus mal à l’aise. Le monstre se jeta sur lui, toutes griffes dehors dans un miaulement victorieux. Le rapace s’apprêta à s’envoler pour échapper au félin qui était bien décidé à en faire son repas lorsqu’une étrange lueur éclaira subitement la rue. On aurait dit une sorte de flash, une lumière vive et intense qui disparut aussi vite qu’elle était arrivée. Le chat recula brusquement en feulant, effrayé par éclairage éblouissant. Lagna en profita pour reprendre sa forme d’origine, celle d’un elfe noir. En quelques secondes, il avait repris une apparence humanoïde et se retrouva assis à califourchon sur le toit. Son regard se posa sur la mini panthère noire qui le fixait d’un air ébahit. Le jeune homme sourit avant de murmurer à l’intention du chat:

Pas aujourd’hui le chat! Tu auras peut-être plus de chance la prochaine fois!

Sur ces mots, le félin s’enfuit en miaulant, visiblement honteux d’avoir perdu son diner de cette manière. Mais l’attention du drow ne resta pas longtemps fixer sur le chat. En bas, un duel venait de débuter et ça avait l’air de barder fort. Lagna se pencha pour mieux voir, mais il n’aperçut que des ombres qui se mouvaient dans cette brume. Rien de bien intéressant du de là-haut…
Ce devait sans doute être une de ses bagarres de taverne qui devait se poursuivre dans la rue. Il avait déjà participé à des semblables et ne les avait pas toujours gagnées. Il s’estimait d’ailleurs heureux ‘y avoir survécu, mais la plupart était simplement des querelles qui se terminaient souvent en baston et où très peu des belligérants perdaient la vie. Ici, cette bagarre semblait différente… elle semblait plus à un massacre qu’à un règlement de compte. De plus, l’elfe discernait que ce combat n’était pas équitable, qu’il était plusieurs contre un seul.
Il aurait très bien pu laisser ce pauvre homme aux mains des mercenaires. Après tout, comme il le dit si bien, ce ne sont pas ses affaires alors pourquoi s’en mêler? Pourtant, il se décida à l’aider. Il faut dire, voilà plusieurs semaines qu’il n’avait plus eu de travail et l’envie d’étriper quelques hommes malfamés le démangeait. Le seul boulot qu’il avait su dégoter était celui de facteur et il n’y avait rien de franchement passionnant dans ce métier. Et puis avec un peu de chance, l’individu qu’il sauvera lui offrira peut-être le repas car il ne recevrait sa paie que le lendemain. Ce serait vraiment bien qu’il le lui offre, la chambre peut-être aussi quoique il ne faut pas trop rêver non plus.
Sans perdre une seconde de plus, Lagna se laissa tomber de son perchoir pour atterrir dans la rue, quasi au milieu de la bataille. Profitant de l’effet de surprise généré par sa chute, le drow dégaina ses deux fidèles épées et prit part au combat. Le premier ne vit même pas le coup venir et se trouva avec la tête pendante sur le côté, à moitié décapité. L’elfe ne s’n préoccupa pas et le laissa à l’agonie pour s’occuper de deux autres hommes qui s’étaient ressaisis. Usant de son agilité supérieure, il esquiva leurs coups avant de contre-attaquer. L’un se vit transpercer l’œil jusqu’au fond du crâne par l’une des lames tandis que l’autre perdit la main en jurant. Le dernier mercenaire prit la fuite, voyant ses compagnons exterminés. Le protagoniste restant proféra des insultes à l’encontre de l’elfe, chose que ce dernier ne laissa pas passer.
Lagna l’empoigna avec une telle force que l’homme en fut surpris. Il le plaqua violemment contre la façade du bâtiment au risque de ramener plus d’homme dans la rue. Mais il s’en moquait, il n’avait jamais apprécié qu’on le traite ainsi. Le drow joua ensuite avec son arme juste devant les yeux du type qui n’osait plus rien dire. Il avait une envie folle de lui arracher la langue mais il n’en fit rien. Lagna l’envoya simplement valser au milieu de l’avenue. Le mercenaire se redressa et profita de cet élan de pitié pour s’enfuir à toute jambe, tenant son bras ensanglanté contre sa poitrine.
Une fois qu’il fut sûr qu’aucun autre humain ne sortirait de cette brume, l’elfe se tourna vers l’homme qui semblait épuisé et le demanda sur un ton relativement neutre:


Rien de casser?


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Layos Zior

Invité



MessageSujet: Re: Un regard dans le brouillard... (Lagna - Layos Zior)   Mer 22 Fév - 22:04

Message du rôdeur Layos Zior

Layos observa l'étendue du carnage, il y avait du sang, beaucoup de sang, l'endroit sentait aussi la sueur, le fer et la mort, quelques hommes agonisaient encore, mais l'horrible sablier et la grande faucheuse les guettaient, leur avenir  semblait scellé, de grandes flaques rouges constellaient le sol, l'elfe avait fait du bon travail, rapide, fluide, violent, mais efficace, il avait appris à se battre, la surprise qu'il avait causé dans les rangs adverses, la précision des coups, les réflexes du drow (car c'était drow ) ne pouvait être dû à la chance du débutant, ça ne pouvait qu'être le service militaire, le mercenariat, l'appartenance à un groupes de belligérants ou l'expérience combattantes, ou peut-être même un cumul de plusieurs de ces faits...
Mais en vérité Layos n'en avait pas grand chose à faire, le passé appartenait au passé, et remuer les anciennes vérités ne font qu'obscurcir les nouvelles...
Le jeune homme se baissa pour essuyer son arme sur le vêtement d'un mort. Plus aucun des mercenaires restés sur place n'était en vie, et le dernier manchot n'irait pas embêter quelqu'un avec un moignon sanglant, on pouvait donc considérer la mission comme réussie. Le jeune mercenaire, car c'est ce qu'il était au bout du compte, regarda le drow droit dans les yeux, l'elfe venait de lui poser une question, en fait ça faisait presque dix secondes qu'il attendait, Layos répondit:

- Non ça va... Merci

Ça lui était venu spontanément, spontanément après dix secondes d'attentes, mais on pourrait dire que ces quatre mots n'étaient pas passé en salle de réflexion, avant de sortir du gosier...
Outre cette anecdote qui germait dans le cerveau du jeune homme, un silence pesant s'installait sur Velport, non qu'il soit moins bien que le râle des blessés, mais il ressemblait, à s'y méprendre, au bruit que fait la mort quand elle frappe, à cette pensée Layos frémit légèrement, il leur fallait quitter cet endroit, le tapage allait ramener les locaux, et le jeune homme n'avait aucune envie de voir leur mine décomposée à la vue du massacre, de plus ils seraient, lui et l'elfe, responsable d'office, et la justice des rue n'était pas tout à fait réglementée, c'était souvent synonyme d'une battue au meurtrier plutôt désordonnée et joliment sanglante, rien de très intéressant.

- Il nous faut partir...  
 
Le jeune homme regarda les alentours, l'auberge de laquelle il venait ne lui disait trop rien, sûrement l'ivrogne haineux et toute sa ribambelle de « perdus »  il lui semblait en avoir vu de plus calme plus au nord.

- Allons vers le nord... Il y a des auberges plus fréquentables... Les locaux vont pas trop aimer le sang... ( il hésita quelque secondes avant d'ajouter:) et la mort...

Plusieurs cris retentirent dans l'épais brouillard, puis les sens de Layos étaient en alerte, l'adrénaline lui parcouru le corps, et tous ses poils se dressèrent comme une forêt pieux. * Je suis couvert de sang !* s'hurla Layos en pensée, * Le drow aussi*.
Les bruits se rapprochaient, le jeune homme couru jusqu'à l'elfe et lui intima :

- Faut y aller ! Sinon nous sommes mort !

Puis le tirant par le bras ils s'enfoncèrent dans la purée de pois, avec un peu de chance ils pourraient se retrouver attablé dans une auberge au nord avant la fin de la soirée.
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Lagna

Invité



MessageSujet: Re: Un regard dans le brouillard... (Lagna - Layos Zior)   Ven 24 Fév - 21:17

Message de Lagna


L’homme lui avoua qu’il n’avait rien de casser. En le regardant, l’elfe put vite se rendre compte qu’il disait vraiment, il était simplement fatigué et tendu suite à cette altercation. Il n’empêche si Lagna était arrivé quelques minutes plus, il pourrait être blessé ou pire, ne pas y avoir survécu. Mais ils ne purent davantage se pencher sur cette possibilité.
Des voix se firent rapidement entendre, puis ce fut au tour du martèlement de bottines et du cliquetis d’armure ou d’arme. Ces bruits ne présageaient rien de bon pour eux deux. Le regard de l’humain se posa sur lui, l’observant hâtivement. Du coup, le drow ne sut s’empêche de s’examiner lui-même et ne remarqua rien d’anormale au départ. Il regarda l’homme d’un air interrogateur avant de se rendre de compte de ce qui tâchait chez eux. Et pour une tâche, c’en était une belle! C’est vrai que le combat n’avait pas épargné leurs vêtements. Et puisqu’ils étaient encore tous les deux debout à côté de cadavres sanguinolents, les habitants de la ville allaient les prendre pour les fautifs, surtout qu’à Velport, il n’y avait pas vraiment de lois qui interdisaient  les bagarres de rue (même si elles finissaient mal pour la plupart). Celles-ci se basaient presque uniquement sur la loi du plus fort ou du plus nombreux car les trois-quarts des mercenaires ici présent faisaient partie d’une bande dont les membres s’aidaient mutuellement (façon de parler).
L’humain l’avertit qu’ils ne devaient pas rester dans le coin car tout risquerait de se compliquer et de devenir dangereux pour les deux compères. Lagna était parfaitement de son avis. Affronter quatre hommes par surprise était relativement facile, mais combattre une bande qui pouvait se révélée bien organiser ou très nombreuse ne le tentait pas vraiment, surtout qu’il avait une prime à rafler le lendemain.
Sans même lui demander son avis, l’humain l’agrippa par le poignet avant de s’enfuir à toute jambe. L’elfe n’eut pas d’autre choix que de le suivre. D’ailleurs, il s’apprêtait à fuir dans la même direction que lui. Il n’empêche qu’il ne se laissa pas mener dans le dédale des ruelles. Il connaissait bien la ville à force d’y avoir passé la plupart de temps, il allait les conduire dans un endroit sûr. Le drow se détacha de la prise de l’humain et prit les devants, l’invitant à le suivre. Il aurait très bien pu passer par les toits pour passer inaperçue et se rendre dans une auberge plus rapidement, mais avec son compagnon qui n’avait pas la même agilité que lui, il dût se contenter de prendre le chemin le plus court via le sol. Il l’obligea à passer dans des ruelles étroites et sombres, qui paraissaient encore plus épouvantables avec cette brume qui leur donnait un air fantomatique.
Ils finirent par arriver devant une vieille taverne à la devanture délabrée. Un panneau pendant à la porte où il était écrit « fermé ». Lagna n’en tint pas compte une seule seconde et fila à l’arrière du bâtiment. Derrière la bâtisse, une haute clôture de de bois entourait ce qui devait être la cour de la maison. L’elfe l’escalada sans problème et se retrouva rapidement de l’autre côté. Il laissa son compagnon se débrouiller pour passer de l’autre côté et alla se charger de la porte arrière. A sa grande surprise, elle était fermée. Il fouilla vite ses poches et en ressortit un passe-partout avant de crocheter la serrure. L’elfe se retourna ensuite vers l’humain qui peinait à passer la palissade de bois. Il alla vite l’aider avant de l’emmener à l’intérieur de l’auberge. Il referma doucement la porte puis se dirigea vers la salle où d’habitude il y avait des client, montrant qu’il était un fin connaisseur des lieux. Lagna alla s’assoir à une table avant de soupirer de soulagement. Ici, ils seraient en sécurité pour un bon moment, surtout que e gérant était un ami du drow et qu’il était parti en vacance, se ressourcer à la montagne à ce qu’il lui avait dit. Il jeta un coup d’œil à l’humain qu’il avait aidé dans la rue et lui dit sur un ton d’invitation tout en lui montrant le bar et la porte qui menait aux cuisines:


Tu peux te servir! Personne ne t’en empêchera! Et puis, je le paierai quand il sera revenu!

Quant à l'elfe, il n'avait pas spécialement faim ni soif pour l'instant. Il se contenta simplement de se reposer de son long voyage, assis là au calme, les pieds posés sur la tête. Sentant l'atmosphère un peu moins tendue qu'auparavant, Lagna ne put s'empêche de lui demander:

Qu'est-ce qu'ils te voulaient ces sales types?


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Layos Zior

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MessageSujet: Re: Un regard dans le brouillard... (Lagna - Layos Zior)   Lun 26 Mar - 19:03

Message du rôdeur Layos Zior

Tu peux te servir! Personne ne t’en empêchera! Et puis, je le paierai quand il sera revenu!

Fit le drow tout en s'asseyant à l'une des tables.

- Sympa!

Marmona Layos un léger sourire sur le visage.
Puis le jeune homme entreprit d'examiner l'auberge, bâtisse toute de bois, assez respectable, la poussière avait commencé à s'installer de ci de là, mais rien de trop sale, les bouteilles s'alignaient derrière le bar et l'on imaginait aisément les clients assis sur les tabouret, verre à la main, à gueuler leur chants grivois, ainsi que le barman corpulent, ou pas, il n'avait pas vu le barman, reservant encore et encore son hydromel, et ses spécialités. Une porte battante qui semblait donner vers les cuisines attira l'oeil du jeune homme elle était verte comme toutes les portes de l'auberge, oiginal, mais plutôt apréciable, il y avait un peu de cette couleur émeraude dans toutela pièce ce qui lui donnait un air accueillant, plus accueillant qu'un ramassis de pouteux armé de fourche de cure dent et de baton prêts à chasser un prétendu meurtrier en tout cas...  

Qu'est-ce qu'ils te voulaient ces sales types?

La voix de l'elfe résonna dans la tête de Layos, *d'ailleurs comment il s'appelle déjà l'elfe? Aucune idée...*
Layos répondit:

- Bonne question! Le sang et la mort sûrement... Du moins j'imagine...

Layos pris une bouteille et servit deux verres d'un alcool doux dont le nom lui échapait, mais qui setait bon la vigne et l'automne et qu comble de l'ironie avait une couleur sanglante, quoiqu'un peu claire, plus comme du rubis...
Il se dirigea vers la tble posa les deux chopes sur la table, avec la bouteille, et se délesta de ses affaires...
Il poussa l'une des chopes vers le drow puis pris l'autre et en bu quelques gorgées, c'était excellent, un goût légèrement sucré, pas trop pour ne pas être écoeurant, ne restant que quelques secondes sous le palias, pour inciter à en reprendre. Ce breuvage ressemblait drôlement à une drogue sans les effets négatif bien sûr, on le buvait par litres sans être sur le carreau et on l'oubliait dès le lendemain.

Puis Layos s'enfonça du mieux qu'il put dans la chaise quelques peu moins confortable qu'un fauteuil, mais qui n'était pas non plus à maîpriser...
Il se mit alors à penser fixant les alentours, et ce qui lui vint ne fut guerre original, où était son maître...

* Où puis-je le trouver*

Cette pensée l'obnubilait, où pouvait-il être, était-il dans les montagnes? Dans les plaines? Plongés au sein d'une grotte? Hurlait-il à l'aide? Se tenait-il toujours droit comme la dernière fois qu'ils s'étaient vu? Ou se corps pourrissait peut-être dans des lieux oubliés, dans une tombe anonyme, délaissé de toutes les grâces que l'on doit aux défunts...
Non seulement elle occupait son esprit mais en plus elle l'énervait, le tiraillait, le torturait...
Soudain le jeune homme se souvenant qu'il n'était pas seul secoua la tête...
L'elfe devait trouver le temps long, il lui accorda enfin véritablement son attention puis se demanda à nouveau:

* Quel et son nom?*

Cette question résonna dans l'esprit du jeune rôdeur, il consentit à regarder son interlocuteur droit dans les yeux et à lui demander:

- Eh... Au fait, j'ai oublié de te demander, sans vouloir paraître impolis, car dieux, s'il existe en ce bas monde, sait que certains préfère le garder secret, quel est ton nom?
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Lagna

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MessageSujet: Re: Un regard dans le brouillard... (Lagna - Layos Zior)   Mer 11 Avr - 21:12

Message de Lagna


Lagna observait tranquillement l’humain qui examinait l’auberge.
Celle-ci n’avait pas grand-chose de particulier mais elle restait tout de même agréable. L’aubergiste qui était l’un de ses amis, n’avait pas énormément de clientèle, tout juste assez pour subvenir à ses besoins. Ce qui n’était déjà pas mal car la taverne était relativement calme et il était rare de voir des bagarres qui finissaient en drame. Le silence et le vide dans la pièce le rendait presque mélancolique.
L’elfe avait fait la connaissance de nombreux brigands dont certains étaient devenus des amis et des compagnons de voyage. Il regrettait un peu que l’aubergiste soit partie en vacance, l’ambiance de cette taverne lui manquait un peu.
La réponse de l’humain le sortit un peu de ses rêveries. Il faut dire qu’à Velport, les règlements de compte étaient très fréquents étant donné qu’il s’agissait d’une ville où la majorité de la population était des mercenaires ou autres voleurs du même genre. Il y a avait de nombreuses bandes qui se cherchaient misère chaque jour, que ce soit pour montrer aux autres qu’elles étaient les plus fortes ou pour récupérer la meilleure partie du butin. Heureusement que Lagna n’y participait pas trop, il préférait rester neutre en ce qui concernait les bagarres des rues hormis si on s’en prenait à sa personne. Allez donc savoir c qui lui avait pris de sauver cet homme. Il ne le connaissait pas, ne l’avait jamais vu et pourtant, il avait pris son parti au péril de sa vie car il avait eu face à lui cinq hommes relativement bien armés. Peut-être par pitié, par envie de tuer ou par bonté? Sûrement un peu de chaque.
En était-il que son compagnon humain alla un peu fouiller dans le bar. Il revint rapidement vers lui avec deux verres et une bouteille à la main. Il déposa ensuite les deux chopes remplies sur la table et la bouteille qui leur tint compagnie. Le drow prit le verre qui lui était destiné et but quelques gorgées. Certes, il préférait de loin une bonne bière comme l’hydromel, il devait avouer que cette boisson était toute à fait délicieux. Il posa son regard sur l’humain, un sourire étirant ses lèvres. Serait-il allé chercher dans la cachette du tavernier, là où il laissait ses meilleurs vins? L’elfe en aurait certainement bien rit si c’était le cas, mais il s’abstint de tout commentaire et même de rire. Il garda simplement son sourire et avala une nouvelle gorgée. Il acheva rapidement son verre pour se resservir une deuxième fois, profitant de cette boisson qu’il ne boirait sûrement pas tous les jours.
Lagna s’apprêta à boire de nouveau lorsque l’homme lui demanda son nom.
Personnellement, il était de ceux qui ne divulguaient pas facilement son nom. Il avait effectué plusieurs missions d’assassinat et donné son nom n’était pas trop conseillé car on pouvait alors rapidement retrouver le meurtrier et s’en débarrasser d’une manière ou d’un autre par vengeance ou par rivalité s’il s’agissait d’autres assassins qui demandaient du travail.
Le drow hésita donc longuement avant de se décider à lui répondre:


Eh bien… il ne me prend jamais l’envie de dévoiler mon nom aux inconnus… alors appelle-moi Laks ! C’est le diminutif de mon nom ! Au moins, ça t’évitera de m’appeler « l’elfe » !

Il lui sourit, espérant qu’il ne soit pas trop déçu par son refus de lui donner son identité. Au moins, l’homme avait la chance de connaitre son surnom et ne pas avoir un faux nom, le premier qui serait venu à l’esprit de l’elfe comme il a l’habitude de le faire.
L’elfe noir but encore une gorgée, à croire qu’il s’agissait d’une drogue et qu’il ne pouvait plus s’en passer. A vrai dire, il le faisait un peu machinalement à force d’avoir trop côtoyer les humains probablement, ce qui lui a valu à plusieurs reprises d’être ivre. Il reposa ensuite sa chope vide avant de lui demander:


Et toi? C’est quoi ton nom?

Lagna attendait patiemment qu’il lui réponde lorsqu’un bruit assez suspect attira son attention. Son ouïe fine détecta des cris qui, d’après le ton qu’ils avaient, n’étaient pas de très bon augure. Il se leva pour approcher doucement de la fenêtre et regarda discrètement dehors. Il y avait un groupe composé d’une dizaine d’homme au moins. Il reconnut assez facilement l’humain à qui il avait coupé la main. Tout cela ne sentait pas bon du tout… et le pire? C’était qu’ils venaient pas ici.
Lagna fit signa à son compagnon de se cacher même si la pénombre de la pièce pouvait suffire largement, mais on n’est jamais trop prudent. Quant à elfe, il se baissa pour se cacher sous la fenêtre, dos contre le mur.
Des bruits de pas et d’engueulade résonnèrent dans la rue. Ils se firent rapidement de moins en moins audibles, signe que les brigands s’éloignaient et qu’ils n’avaient même pas pensé à regarder à l’intérieur de l’auberge. Il se redressa lentement et jeta un regard furtif à l’extérieur. La rue était redevenue calme. Il soupira de soulagement avant de revenir vers la table de son pas habituellement silencieux. Il s’assit, posant à nouveau ses pieds sur la table, et se servit un troisième verre avant de le lever à la santé de son compagnon  avant de lui dire:

Buvons à notre chance et espérons qu’elle dure!


Sur ces mots, Lagna lui fit un clin d’œil et vida sa chope d’une traite avant de pousser un soupir de plaisir, se balançant légèrement sur deux pieds de sa chaise.

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Un regard dans le brouillard... (Lagna - Layos Zior)

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