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 Permission (Vonara - Kern Jodd)


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Vonara Blaân

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MessageSujet: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Mar 30 Aoû - 14:37

Vonara mis pieds à terre et tira sur la bride de sa monture pour l’attacher à une barrière. Le cheval renâcla plus par habitude que par réel mécontentement, il était en fait ravi de pouvoir enfin faire une halte. En effet, la soldate l’avait fait marcher plusieurs heures depuis la capitale où tout un groupe de palefreniers était à ses petits soins lorsqu’il ne sortait pas. C’était ainsi à chacune des permissions de sa maîtresse, elle voyageait loin et sans but et … Tiens, une belle touffe d’herbe !

La jeune femme observa les alentours: une grande bâtisse aux briques rougeâtres se dressait aux milieux des arbres fruitiers. Quelques hommes s’affairaient autour des boxes, d’autres ramassaient des fruits mais le brouhaha sortait de ce qui semblait être la taverne. Vonara fit signe à un palefrenier de s’occuper de sa monture puis décida de s’installer à l’auberge pour manger quelque chose.

Lorsqu’elle entra dans le salon, les regards s’attardèrent un peu sur elle. Son étrange armure en os et ses vêtements tâchés pouvaient effectivement rendre les clients méfiants mais le petit insigne de soldat du royaume humain qui pendait sur sa poitrine lui garantissait la tranquillité. Tous reprirent leurs activités comme si elle n’existait pas. Vonara fut vexée: elle aurait aimé pouvoir voir de la peur et du respect dans le regard de tous ces hommes mais apparemment le statut de soldat ne faisait aucun effet ici. Ni nulle part en fait mais la soldate avait du mal à le reconnaître.

Vonara alla donc s’asseoir dans le fond et racla bruyamment sa chaise sur le sol : geste puérile et vengeance inutile. Très vite un serveur pris sa commande et elle put profiter d’un délicieux repas après sa longue chevauchée. Son met terminé, la jeune femme alla s’adosser au comptoir pour y commander une bière mais surtout pour y laisser traîner ses oreilles. Le meilleur moyen d’en apprendre sur les environs était d’écouter les habitants raconter leurs ragots. Finalement ce fut l’aubergiste qui lui donna les informations intéressantes. La voyant seule et muette, il lui avait fait la conversation pendant une bonne heure et demi et Vonara était maintenant experte en culture de prunes mais était également mise en garde contre les vampires qui rôdaient dans la région. C’est cette révélation qui la captiva et elle décida de passer une nuit sur place afin d’évaluer la menace. Une seule nuit pour l’instant car les vampires étaient des adversaires impressionnants et elle n’avait pas encore décidé de ce qu’elle ferait pendant sa permission.

La soldate passa le reste de la journée et traîner dans la cour, à admirer son arme ou à parler aux autochtones. En début de soirée Vonara s’installa dans la taverne et attendit le moment propice pour partir en vadrouille. En attendant que le soleil se couche, elle observait discrètement les aller et venus des différents voyageurs qui s’arrêtaient à l’auberge.

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Kern Jodd

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MessageSujet: Re: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Sam 24 Sep - 16:03

Message de Kern Jodd


Tuer...

Comme tous les matins, la première pensée de Kern était celle-ci. Irrépressible. Inextinguible. Le peu qui lui restait de son esprit humain ne cherchait même plus, avec le temps, à chasser ce flux ininterrompu de pulsions de mort. Il le laissait passer, avec un mélange d'effroi et d'impuissance, comme on regarde un torrent de lave ou d'immondices dévaler une colline. Il lui arrivait même, de très courts et très rares instants, d'oublier. D'oublier sa passion pour la tuerie, son calvaire désormais sans fin. D'oublier aussi la sensation que lui procuraient ses victimes, au moment d'expirer. A la fois jouissance et peur. Peur de quoi? Il l'ignorait.


Mais tuer qui?

En ces temps troublés, le royaume d'Espalion n'était pas propice à tuer. Le moindre village était maintenant fortifié, les paysans effectuaient des tours de garde. Les voyageurs isolés comme Kern étaient suspects. Alors, pour inspirer confiance, comme pour se glisser dans les maisons la nuit, celui-ci avait redoublé de ruse et d'ingéniosité. En vain. Les seules personnes qu'il avait eu la satisfaction de tuer jusque-là étaient des brigands de grand chemin qui avaient tenté de profiter de son isolement pour le taxer d'un droit de passage sur leurs terres. L'acier valyrien les en avait récompensés, tranchant leurs piètres cuirasses comme du tissu.


Kern se leva. L'humidité qui régnait dans ce sous-bois provoquait chez lui de légères douleurs articulaires, mais il n'en avait cure. Il récupéra son maigre balluchon et ses armes, mit un coup de pied dans les cendres encore tièdes du feu, et repartit vers le chemin qu'il avait quitté pour dormir.

Après plusieurs heures de marche, les jambes rompues, il s'arrêta. Son estomac criait famine. Il sortit de de son balluchon un bout de viande qu'il s'apprêta à dévorer, lorsqu’une légère odeur de fumée, mêlée à du crottin et un peu de paille lui vint aux narines.

Du monde?  Tiens tiens...

Malgré sa fatigue, il força l'allure. Le "monde" était en fait une assez belle bâtisse de 20 pieds de large et 12 de haut, avec une cour de graviers, et des écuries au fond, d'où se dégageait une intense odeur de cheval. Un relais équestre, donc, visiblement bien rempli. L'idéal pour quelqu'un cherchant des proies harassées par une longue chevauchée, et sans méfiance pour les voyageurs.

En traversant la cour, Kern remarqua une femme aux allures de soldate, affublée d'une étrange armure en os, adossée au mur et contemplant le gravier. N'y prêtant pas plus que cela attention, il poussa la porte principale et entra dans l'auberge du relais. En fait une salle miteuse, avec quelques toiles d’araignées au plafond, des mouches voletant autour d'un jambon rassi suspendu à une poutre truffée de champignons. Deux chiens efflanqués somnolaient à même la terre battue. Leur maître les imitait derrière les comptoir. Un rapide coup d’œil circulaire lui permit de voir qu'une dizaine de personnes seulement étaient attablées. Les autres devaient sans doute être en vadrouille.

Kern tira un banc, s'assit et releva sa capuche noire, découvrant l'énorme cicatrice ornant son crâne chauve. L'effet fut immédiat, comme d'habitude. Les clients se turent, les chiens relevèrent la tête. Même les mouches semblèrent s'arrêter de bourdonner. Même pas le temps de claquer des doigts, que déjà l'aubergiste poussait sa bedaine et accourait vers lui d'un pas qui précipité. D'une voix qui se voulait amène, mais qu'il ne réussit qu'à rendre pitoyable, celui-ci lui demanda quelle était sa commande.

-Une bière. A manger. Et un lit pour la nuit. Douillet, s'il y a.
-Tout de suite, monsieur, tout de suite! Je vous amène le meilleur de ce que nous avons!

Toujours pareil... C'était au moins un des avantages de sa condition. On le respectait. Plus exactement, on le craignait. En tous les cas, on le laissait tranquille quand il voulait l'être, quand il ne voulait pas tuer. Il n'y avait que les morts qui le harcèlent. Ses morts. Certaines nuits, il en voyait qui l'encerclaient progressivement, qui tentaient de poser leurs sales pattes gluantes et froides sur lui. Kern se défendait avec acharnement, tailladant de droite, de gauche, de haut et de bas, mais qui peut se vanter de tuer des morts? Ils gagnaient toujours, à la fin, et l'enserraient dans leurs mains glacées. Si froides. C'est toujours à ce moment qu'il se réveillait, suant à grosses gouttes. Il n'avait pourtant pas de raison de craindre la mort, lui qui l'avait si souvent côtoyée, et si bien servie. La mort, non, mais les morts?

Il en était là de ses réflexions quand une assiette et une chope furent religieusement posées sur la table devant lui. Remplies toutes deux, elles dégageaient un fumet qui mit l'eau à la bouche de Kern. Les discussions avaient repris dans la salle. Il commença à manger, et bénissait le dieu qui avait mis ce relais sur sa route, quand la porte s'ouvrit en coup de vent.
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Vonara Blaân

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MessageSujet: Re: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Jeu 6 Oct - 12:42

Vonara commençait à trouver le temps long. Elle jeta un coup d’œil à travers une fenêtre et le ciel encore bleu la dissuada de sortir. On ne traquait pas le vampire lorsque le soleil brillait … Finalement, elle appela un serveur pour lui commander un dîner et pour essayer de glaner quelques informations :

- Bonsoir, je prendrais un plat du jour accompagnée d’une cruche d’eau je vous prie. Et si l’argent vous fait rêver, je voudrais aussi que vous me parliez des vampires de la région… ajouta-elle en faisant briller une pièce d’or entre doigts.

L’argent achetait tout contrairement à ce que clamaient les bonnes mœurs. Il était monnaie courante de soudoyer portier, soldat, tavernier et autre pour un petit service même si le principe n’était pas encouragé. Aussi, le grand maigre aux cheveux poivre-sel lui répondit :

- La commande est prise … Pour ce qui est des renseignements, j’veux la pièce d’abord. J’les connais bien moi ces soldats qui vous font des promesses et qui finalement se moquent bien d’vous !
- Très bien la voici, mais si l’information m’est inutile ou déjà connue, il me sera aisé de reprendre mon bien. Le menaça la guerrière sans vraiment songer à ses propos : elle n’était pas là pour effrayer les gens de son genre.

Le serveur s’empara de la monnaie et s’il ne mordit pas dedans, il en avait surement très envie. Vonara haussa un sourcil, ce relais équestre avait l’air plutôt fréquenté alors pourquoi l’homme paraissait aussi avare ? C’était une question naïve … Tout le monde aimait l’argent. Mais ceci était un autre problème…

- Depuis toujours, y’a de sanglantes disparitions dans le coin. Mais comme elles n’sont pas si nombreuses et bien on n’fait pas d’annonce officielle comme quoi on a des voisins vampires même si ça crève les yeux. La dernière attaque remonte au mois dernier. C’était un voyageur j’crois bien. On a retrouvé son corps vidé de sang avec deux trous dans la nuque derrière l’écurie.
- Bien … Merci…

Le serveur s’éclipsa. La soldate observait les divers clients de l’établissement pendant qu’elle mangeait. Elle nota la sombre silhouette qui mangeait seule en silence et décida de se méfier. Elle ne constata rien d’anormal cependant. Lorsque Vonara eut terminé son dîner, le soleil s‘était couché. Elle paya au comptoir et décida de se rendre aux écuries. Elle ne pensait pas trouver grand-chose là bas mais il fallait bien un point de départ. Elle traversa donc la cour, ses bottes faisant à peine crisser le gravier et contourna le bâtiment. Entre les vergers et le mur il y avait un espace non entretenu et donc recouvert de mauvaises herbes. La jeune femme longea les briques et repéra un endroit où la végétation avait largement été piétinée.
Alors qu’elle s’accroupissait pour observer le sol à la recherche de n’importe quoi qui aurait pu lui apporter un renseignement, elle entendit un étrange crissement de gravier. Un bruit très faible et non naturel qui prouve que quelqu’un cherche à se déplacer discrètement. Comme elle tout à l’heure en fait. Vonara se figea et attendit.

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Kern Jodd

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MessageSujet: Re: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Lun 10 Oct - 19:18

Message de Kern Jodd


Une bande d'individus en armes avait envahi la salle commune. Une demi-douzaine, pas plus, mais qui tenaient le monde à distance avec une arbalète, un arc et le reste d'épées. La lourde porte du relais, une minute plus tôt fermement attachée à ses gonds, gisait au pied du plus grand d'entre eux, brun barbu. Ses compagnons lui ressemblaient pas mal, bruns eux aussi, mais tous d'une tête de moins. Leurs dégaines patibulaires entre le mercenaire et le brigand de grands chemins firent que l'aubergiste se jeta à leurs pieds en implorant:

-Grâce! Siouplait, m'sires, pas encore une fo...

.L'intrus qui se tenait en face de lui l'envoya valser dans une table d'un coup de pied au menton pour seule réponse. Le vacarme fit relever la tête des derniers clients encore assoupis dans leurs auges. Parmi eux, trois vagues reîtres à moitié saouls, qui firent mine de dégainer leurs rapières. Un carreau vint se planter sur leur table, au beau milieu d'un tranchoir de pain. Sentant l'imminence d'un joli massacre, Kern vérifia par habitude que ses armes étaient prêtes à l'action.

On se calme!, clama celui qui semblait être le chef des assaillants, tandis que l'arbalétrier rechargeait son arme. On vous veut pas de mal! Tout c'qu'on veut, c'est que cinq d'entre vous nous suivent sans discuter A y mieux regarder, Kern remarqua que le menton de celui -ci était très fin, sous sa barbe drue. Ses yeux étaient légèrement en amande, et il y brillait une petite lueur qui plut bien à Kern. Une lueur assassine. Plus que tout le reste, sous sa lèvre supérieure miroitaient deux extrémités de dents... Tous ses acolytes lui étaient similaires.

Des vampires... Et des beaux.

Des vampires, Kern n'avait jamais eu l'occasion d'en combattre, ni même d'en voir, mais il avait ouï dire qu'ils étaient aussi féroces que sanguinaires, et qu'ils ne faisaient aucune pitié. C'étaient le plus souvent des contes de bonnes femmes que ceux de vampires, mais d'autres récits lui étaient arrivés à l'oreille, aussi élogieux. Ceux qu'il avait à côté de lui feraient d'excellents adversaires, et lui permettraient de se dérouiller un peu. L'inaction menaçait pour l'heure de le clouer de rhumatismes, il s'en rendait bien compte. La vue d'un peu de sang, fût-il contaminé, le remettrait d'aplomb. Il envisageait donc de se désigner volontaire pour les accompagner, quand le serveur, un grand type sec à moitié chauve, interrogea:

-Et pourquoi qu'c'est-y qu'on devrait vous suivre, nou-z-autres? Ce faisant, il dévisageait les assaillants avec l'air de ne pas s'en laisser conter.
-Et pourquoi on devrait vous l'dire? Si t'as pas envie de venir, reste dans ton auberge loqueteuse, et viens pas chialer dans nos pattes.
-Pis qu'est-ce que vous nous f'rez, si on s'en vient 'vec vous?, renchérit cependant un des chalands attablés au devant de la salle.
-Qu'ess't'en a à foutre? Tu viens ou tu viens pas, tu te casses pas la tête à savoir pourquoi! Et pis si personne veut venir, on embarque tous le monde! Enfin sauf toi, l'aubergiste, tu vas chialer tout le temps et on n'est pas là pour ç...

Un brusque vacarme au-dehors l'interrompit. Lui et ses hommes se retournèrent pour regarder par le trou qui béait maintenant dans le mur, et lança un juron retentissant. Il fit un pas vers l'extérieur mais n'eut pas le temps de l'achever que, dans un fracas de céramique brisée, un pichet s'écrasait contre sa nuque de taureau.
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Vonara Blaân

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MessageSujet: Re: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Mar 25 Oct - 20:00

Crrr … Crrr … puis silence. On pouvait juste entendre le lointain brouhaha de l’auberge, les couverts qui raclaient les assiettes, les chopes qui s’entrechoquaient, les chaises qui glissaient sur le sol… Mais très vite ce bruit de fond disparu aussi, remplacé par le son d’une seule voix grave et autoritaire. D’où elle était, Vonara ne pouvait bien évidemment pas entendre ce qu’elle disait. Et sur le moment, elle s’en fichait car ses pensées étaient dirigées contre l’auteur des crissements de gravier qui étaient trop discrets à son goût. Il y avait quelqu’un non loin d’elle et cela lui déplaisait de ne pas pouvoir l’identifier.

Doucement, la soldate se redressa et se plaqua contre le mur pour le longer jusqu’à l’angle des écuries. Avant de jeter un œil, elle vérifia ses arrières : personne. Elle tendit donc le cou et pu remarquer qu’une poignée d’hommes semaient le désordre dans l’auberge. C’est tout ce qu’elle vit avant de se sentir violemment projeté en avant. Dès que Vonara fut à terre, elle roula sur le côté juste à temps pour voir une lame se planter près d’elle. Au bout de cette lame, un « homme » au visage émacié et aux yeux rougeoyants…

Un vampire. Bien. N’était-ce pas l’objet de son enquête ? Voilà que l’un d’entre eux s’en prenait à elle avant même qu’elle ait pu évaluer la menace.
Vonara se redressa et dégaina son sabre pour affronter son adversaire. Elle para les premiers coups mais le vampire la surpassait en force et la faisait reculer à chaque fois que leurs armes s’entrechoquaient. C’était assez surprenant de constater qu’un être aussi maigre la dominait si facilement. Elle était déjà blessée en plusieurs endroits mais la jeune femme refusa de se laisser faire et décida de ne pas seulement se défendre. Elle feinta donc sur le côté, baissa son sabre puis le remonta brusquement ce qui eut pour seul effet d’égratigner le torse de l’ennemi. Voyant qu’il avait été touché, le vampire grogna et frappa si fort que la soldate recula de plusieurs pas en manquant de trébucher.

Vexée de s’être encore fait avoir, Vonara voulu se venger. Elle prit son élan et donna un puissant coup de sabre au vampire. Il avait d’excellent reflexes et cela lui sauva la vie … mais pas son bras. Hébété, il regarda son membre sectionné tombé et ses yeux brillèrent d’une intense colère. Etant mort-vivant, il ne ressentait pas la douleur, mais le handicape l’énervait. Se préparant au pire, Vonara s’éloigna du vampire pour se rapprocher de l’auberge où elle espérait pouvoir trouver du renfort. Le vampire marcha lentement vers elle, un sourire malfaisant déformant ses traits. Et, lorsqu’il ne fut qu’à quelques mètres de sa proie, il accéléra son pas et se jeta sur l’humaine. Cette dernière se jeta à terre juste à temps et le vampire percuta le mur de l’auberge. Son élan additionné à sa force surnaturelle fit qu’il traversa les briques comme du papier.

Vonara, blessée à la tête par les éboulis, se redressa avec peine pour s’apercevoir que d’autres vampires la toisaient avec colère.

Oups

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Kern Jodd

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MessageSujet: Re: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Dim 30 Oct - 13:49

Message de Kern Jodd


Débarrassé d'un revers de main des débris du pichet, le visage du vampire en chef débordait d'une rage palpable. Ses yeux rougeoyaient, et cinq centimètres de crocs pointus comme des aiguilles étaient sortis de ses lèvres et flanquaient maintenant sa bouche. Kern éprouvait presque de la pitié pour l'inconscient qui avait eu ce geste. Celui-ci avait déjà dégainé son épée et tenait un tabouret devant lui par les pieds en guise de bouclier. Immédiatement, les autres vampires avaient fait cercle autour de lui, à peine moins menaçants que leur chef. La plupart des autres chalands se recroquevillaient dans leur coin, les lèvres sur des prières suppliantes, mais quelques-uns, les plus téméraires peut-être (ou les plus idiots) commençaient à s'agiter et dégainaient leurs quelques armes, les trois reîtres bourrés les premiers. Seul Kern restait calme dans la salle, apparemment. Le colosse vampirique avait dégainé son estramaçon. Il beugla un ordre dans une langue inconnue, et ses hommes s'écartèrent du lanceur de pichet, imités en cela par les clients belliqueux, se rendant bien compte qu'ils ne feraient pas le poids.

Un éclair métallique fusa. L'humain avait esquivé, mais il ne tenait plus qu'une moitié de tabouret. L'autre brinquebalait encore un peu au sol, tranchée net par l'épée du géant. Celui-ci brandissait de nouveau son épée, mais son adversaire plaça une estocade magnifiquement mortelle. Enfin, mortelle elle aurait été si le vampire ne l'avait évitée d'un simple et leste mouvement de bassin, et répliqué d'un coup vertical que l'humain esquiva lui aussi, et qui vint briser le sol en s'y enfonçant d'un pied. Plutôt que de dégager son estramaçon, ce qui, vu sa force, ne lui aurait pourtant pris que très peu de temps, le colosse dégagea de sa ceinture un fléau et en asséna un coup formidable sur son adversaire, qui l'esquiva encore, mais ne put empêcher son épée d'être faite prisonnière de la chaîne. Un coup sec et elle passa dans les mains du vampire, qui l'envoya voler dans un coin comme un vulgaire fétu de paille. L'humain sentant visiblement son heure venir, tentait de s'éloigner le plus possible, mais un des sous-vampires lui fit un croc-en-jambes et il s'étala par terre, au grand rire de ses ennemis. Le colosse se rapprocha, hilare, de sa proie  maintenant terrorisée.

Il allait lever le bras pour l'achever lorsque des dizaines de briques volèrent en tous sens et le mur extérieur fut pulvérisé par un corps noir qui fila bouler dans le comptoir en renversant au passage un vampire,  trois clients et un chien. Jetant un œil dans le trou béant qui avait été créé dans le mur, Kern aperçut l'origine de cette agitation. La jeune femme qu'il avait vue peu de temps auparavant dans la cour de l'auberge se tenait debout au centre d'un cercle de vampires aux mines patibulaires, et semblait en très mauvaise posture. Il commençait à sentir ses mains le démanger. Pourquoi ne pas intervenir dans la mêlée qui se présageait? La question ne se posait même pas, en fait. Kern reporta son regard un instant sur la salle et remarqua que le vampire en chef avait immobilisé son adversaire qui avait dû tenter de s'enfuir, et qu'il s'apprêtait à lui fracasser le crâne. Des vapeurs montaient à la tête du tueur, il sentit ses mains se crisper et se diriger d'elles-mêmes vers ses armes, tandis que tout, autour de lui commençait à se teinter de rouge.

Kern dégaina ses fauchons et tailla en deux le vampire le plus proche de lui qui s'effondra dans un cri délicieusement abominable. Immédiatement, tous les regards se posèrent sur lui. Trois vampires foncèrent dans sa direction, mais l'un deux fut arrêté par un des clients qui avait dégainé sa rapière. Kern jeta un œil dans la direction de l'arbalétrier qui était en train de le coucher en joue, et se précipita vers lui, les sabres en l'air et en hurlant. L'effet ne se fit pas attendre. Le tireur blêmit (autant qu'il est possible de le faire pour un vampire déjà blanc) et se recula vivement, larguant son trait au plafond. Kern savait par expérience que les archers et autres lâches qui attaquaient à distance n'avaient pas l'habitude qu'on leur fonce dessus, et réagissaient souvent en larguant tout leur matériel. Ce qu'il n'avait prévu, c'est que cet arbalétrier-là savait se servir de son arbalète autrement que le normale, quasiment comme une massue. Kern faillit se la prendre en pleine figure et ne baissa la tête pour l'éviter qu'au dernier moment, ripostant par un mouvement de fauchon à l'aveugle. Relevant la tête, il vit le vampire qui s'effondrait et déduisit qu'il avait visé juste. A ce moment, il sentit que les deux à ses trousses se rapprochaient un peu trop à son goût, et effectua un double moulinet furieux en pivotant sur lui-même, blessant à la tête l'un des deux vampires tandis que l'autre esquivait. Celui-ci n'eut pas longtemps à survivre, puisque Kern lui fracassa le crâne  huit dixièmes de seconde plus tard. Profitant du léger répit que lui offrait le manque d'adversaires, le tueur regarda dans la cour pour voir où en était la soldate. Elle était aux prises avec une bonne douzaine de vampires, et paraissait assez peu en voie de l'emporter. Bizarrement, il avait presque envie de l'aider. Il se dirigea donc vers l'extérieur, tailladant au passage un vampire audacieux.
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Vonara Blaân

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MessageSujet: Re: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Dim 30 Oct - 16:56

Vonara sentit le liquide chaud dégouliner sur son front et l’odeur caractéristique du sang lui chatouilla les narines. Elle appuya alors sa main droite sur sa plaie à la tête pour éviter que le sang ne lui coule dans les yeux. Elle se savait en mauvaise posture et ce n’était pas le moment de perdre la vue.

Le vampire qui l’avait chargé s’était pris le mur de l’auberge de plein fouet et s’était écrasé dans le comptoir à l’autre bout de la salle à manger. Bien sûr il n’était pas mort, mais il avait un bras en moins et serait sonné pendant plusieurs minutes. Tant mieux parce qu’une douzaine de vampires étaient en train de jauger la soldate d’un air menaçant mêlé de satisfaction – le sang leur donnait sûrement l’eau à la bouche -: elle n’avait pas besoin d’un adversaire de plus. Elle aperçu derrière ses ennemis que le combat avait commencé dans la salle et qu’un être vêtu de noir semblait plus habile que les autres: il s’était déjà débarrassé de plusieurs créatures. C’est tout ce qu’elle eut le temps de penser avant que les vampires ne l’attaquent.

Deux créatures se glissèrent dans son dos et brandirent leurs armes. Vonara ne se jeta pas au sol, cela aurait été idiot au milieu de tous ces ennemis, ils n’auraient eut qu’à tendre leurs armes pour l’embrocher. Elle se retourna donc brusquement et tenta de parer les lames. La première glissa le long de son sabre mais la seconde lui déchira le ventre. Pendant un court instant où la douleur la transperça : elle crut avoir peur, avoir peur de perdre et de mourir par la main de ces immondes créatures. Mais ce honteux sentiment disparu aussi vite qu’il était venu pour faire place à de la rage. Aussi, la jeune femme se redressa pour montrer qu’elle était confiante et tourna sur elle-même afin de donner un violent coup latéral à tous ceux qui s’étaient un peu trop rapprochés. Si son sabre n’infligea pas de gros dégâts, il réussit à éloigner les vampires. « Tu n’iras pas loin sale humaine » murmura l’un d’entre aux : ils s’étaient placés en cercle autour d’elle, elle n’avait donc aucun moyen de se déplacer. Soit elle réussissait à faire une brèche pour aller se réfugier dans l’auberge où elle pourrait s’abriter, soit elle se faisait déborder et mourrait pitoyablement ici, dans ce maudit relais équestre où elle avait eut l’idiote idée de vouloir chasser le vampire. Bien sûr la seconde possibilité était plus probable. Lors de son combat contre le premier vampire, elle s’était déjà sentit très vulnérable alors ne parlons pas d’une douzaine de créatures.

Vonara s’élança vers le vampire qui lui barrait la route vers l’auberge. Elle lui donna un coup diagonal puis projeta son talon dans sa mâchoire. La créature évita les deux attaques et la repoussa au centre du cercle. Les autres n’intervinrent pas comme si cela les amusait de la voir tenter de s’échapper. Plus qu’enragée, la soldate chargea de nouveau le vampire et parvint cette fois-ci à lui couper la tête après quelques violentes passes d’arme. Le vampire le plus proche voulu venger son partenaire : « La chienne ! » hurla-t-il, mais dès qu’il fut sur Vonara, celle-ci lui planta son sabre dans le ventre. Le cercle de vampire venait de se rétrécir et se déplaça pour de nouveau l’enfermer. La jeune femme se demanda jusqu’à quand ce petit manège allait durer. Elle était sûre que les vampires allaient bientôt se lasser et attaqueraient tous en même temps. Tout à l’heure, il lui paru évident qu’elle avait eut de la chance, la prochaine attaque lui serait probablement fatale : elle avait une grosse blessure à la tête et au ventre sans parler des multiples entailles sur ses bras et cuisses. Vonara resserra ses doigts autour de son sabre et se prépara à lutter.

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Kern Jodd

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MessageSujet: Re: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Ven 4 Nov - 18:34

Message de Kern Jodd


C'est le léger chuintement de l'acier fendant l'air à toute vitesse qui lui sauva la vie. Kern eut juste le temps de faire un bond sur le côté que déjà une lame s'abattait sur l'endroit où il était un quart de seconde auparavant. Il volta et lança ses fauchons à une vitesse telle qu'ils fracassèrent la cuirasse de son agresseur et entaillèrent profondément sa chair. Le vampire s'étant écrasé au sol, Kern sauta par-dessus et fondit sur un de ses congénères, sabres en avant. Sa nouvelle victime para une fois, deux fois, mais pas trois, et son cadavre vint joncher le sol du relais avec les autres. A peine la besogne achevée, le tueur s'était déjà jeté sur un troisième vampire. Celui-ci esquivait, parait tant bien que mal les coups violents de Kern, mais  trébucha finalement contre un tabouret, et se fracassa le crâne contre un coin de table. Trois de ses camarades vinrent le succéder. Encerclé par trois lames acérées, Kern trancha une main aventureuse, une tête rebelle et une jambe trop peu protégée. Ce qui restait fut achevé par une mise en charpie délicieusement féroce. Il prit le temps de masser un peu son épaule droite lancinante, qui avait dû être atteinte par un coup quelconque. Comment se rappeler quand? Il en pleuvait tellement. Et Kern, dés qu'il était lancé dans sa boucherie, ne sentait plus la douleur que lorsqu'il faisait une pause, comme là. Heureusement, deux vampires vinrent bien vite le tirer de son inactivité douloureuse en l'attaquant, l'un par derrière, l'autre par la droite. Ce dernier avait bien dû remarquer le handicap de Kern et voulait sans aucun doute en profiter.  En un instant, le tuer laissa tomber ses fauchons et dégaina son naginata de la sangle à laquelle il était accroché dans son dos. Son épaule renâcla, mais il ne s'en soucia guère, et tenant sa faux de guerre à deux mains, pivota et tranche le premier vampire qui expira aussitôt, une expression de surprise terrifiée sur le visage. Le deuxième fut plus prudent et se retira juste à temps pour ne pas être tranché en deux. Se doutant bien que son épée ne ferait pas le poids contre la folie sanguinaire de Kern matérialisée par un engin de mort à sa hauteur, il décampa.

En manque d'adversaire, Kern se dirigea vers la cour, peut-être moins pour trouver de la chair à charpie que pour aider l'humaine qu'il avait vue encerclée par les vampires. Il la distingua d'un seul coup d'œil, elle et son entourage assez peu bienveillant. Il remarqua aussi qu'elle ne se débrouillait pas si mal que ça, même si elle n'avait aucune chance dans la mêlée qui risquait de s'ensuivre. Des filets de sang couraient le long de son front, de ses bras et de son ventre. Quelle idée, aussi, affronter autant de gens avec uniquement une espèce de simili-armure qui ne devait pas protéger grand-chose... Kern inspira un grand coup, leva son arme et se jeta en beuglant sur le cercle des vampires. Surpris, ceux-ci se retournèrent, mais pour au moins deux d'entre eux, la vision d'une cape virevoltante et tenant à bout de bras une faux de guerre fut la dernière de leur vie. Le cou tranché, ils finirent leur existence face contre les graviers de la cour. Deux secondes et demie plus tard, deux autres tombaient dans les mêmes conditions. Mais les autres s'étaient ressaisis, et Kern regretta soudainement d'avoir laissé ses sabres dans l'auberge : Primo, il risquait de se les faire voler, et secundo, le naginata n'était franchement pas la meilleure arme d'ans le cas présent, et ce n'était pas son poignard qui allait lui permettre de se sortir de là... Il continua néanmoins à faucher de droite et de gauche, balayant encore deux ou trois vampires, mais il se doutait bien qu'il ne tiendrait pas longtemps, même si l'humaine était elle aussi en train de faire du bon boulot.

Profitant de ce qu'il n'avait plus d'adversaire immédiatement en face de lui, Kern lâcha son naginata et, se baissant rapidement, commença à dépouiller l'un des cadavres de son épée. Il n'avait pas énormément d'expérience dans le métier de détrousseur de morts, et n'était pas très à l'aise. Pour compliquer les choses, les doigts de ce bougre de bout de viande refroidie s'accrochaient à son arme comme à une relique, et le tueur n'avait même pas desserré trois doigts de la poignée que deux vampires lui fondaient déjà dessus. Kern roula vivement pour éviter un coup vertical, et projeta ses pieds entre les jambes du premier de ses agresseurs, qui se recroquevilla immédiatement en portant les mains à ses parties génitales, et... lâcha son épée. L'humain l'attrapa au vol en se relevant et acheva d'un revers de lame l'agonisant. Il trouvait cette rapière bien trop légère dans sa main, mais c'était tant mieux : il ne risquerait pas de se déboiter l'épaule par inadvertance. Le deuxième vampire ne fut pas long à se retrouver avec vingt centimètres d'acier dans le ventre, et à s'effondrer sur le gravier. Kern en profita pour s'accaparer son arme aussi, une sorte de sabre court, qui lui allait très bien. Il fut réconforté un instant par la sensation que lui offraient ces deux nouvelles armes. Se retournant vers le groupe de vampires pour trouver d'autres victimes, il eut la surprise de constater que ce groupe, au lieu de diminuer à force de tuerie, n'avait fait qu'augmenter.
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Vonara Blaân

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MessageSujet: Re: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Sam 5 Nov - 10:41

Une aide bienvenue sema le désordre parmi les vampires. L’homme en noir que Vonara avait aperçu un peu plus tôt dans l’auberge venait de charger le cercle d’ennemis et d’en abattre deux d’un coup. Cette vision redonna de la force à la guerrière : elle n’était plus seule et son espérance de vie venait donc d’augmenter un peu.

Le groupe de vampire se scinda en deux, la moitié pour chacun des humains. Vonara faisait face à cinq créatures. Cinq ?! En effet, sortant de toutes parts, de nouveaux vampires venaient soutenir leurs congénères et le flot d’ennemis venait remplacer les pertes.

Les cinq adversaires de Vonara furent violemment bousculés par un être à la face aplatie et au bras unique : une vieille connaissance particulièrement rancunière. Le tout premier vampire de la soldate la chargea, et, comme il était aveuglé par la colère, sa défense apparu comme une véritable passoire à Vonara qui n’hésita pas une seconde. Elle fit mine de se décaler vers la gauche mais donna finalement un grand coup de sabre latérale qui sectionna net la tête de l’audacieux vampire. Les autres créatures regardèrent le cadavre tomber à terre et eurent un geste très humain : ils levèrent les yeux au ciel.

La jeune femme profita de cet instant pour attaquer en première. Elle joua d’abord du sabre avec deux adversaires : para un coup à droite, fit glisser sa lame puis entailla une jambe et envoya son talon dans le torse de l’ennemi, se retourna, bloqua une épée et déchira une armure. Les autres vampires n’attendirent pas et se jetèrent dans la mêlée. Pour se ne pas se laisser déborder, Vonara se concentra sur le combat au point de sentir le sang battre dans ses tempes et de ne visualiser que les vampires les plus proches. Pour se recréer un espace de défense, elle commença par donner de grands coups de sabre autour d’elle. Elle avisa ensuite un des quatre vampires et s’approcha de lui pour finalement entailler le bras de son voisin et lui transpercer l’abdomen. Sentant le danger dans son dos, elle agrippa sa dernière victime par les épaules et se retourna avec le cadavre devant elle. Le corps inerte fut coupé en deux et Vonara se félicita d’avoir réagit aussi vite. Lâchant son bouclier désormais inutile, elle s’élança pour continuer son offensive. Elle donna un grand coup vertical qui fut facilement paré par l’ennemi qui en profita pour la repousser grâce à sa force concentrée dans sa lame. Surprise par la violence du choc, Vonara manqua de tomber en arrière. Un vampire qui l’attendait dans son dos, l’attrapa contre lui et lui bloqua les bras d’une seule main. De sa main libre il commença à enserrer son cou. La soldate ne tarda pas à suffoquer et lutta de toutes ses forces pour ne pas lâcher son arme. Sa vision commençait à se brouiller et si les griffes du vampire n’égratignaient pas sa peau, elle aurait probablement sombré dans l’inconscience.

Vonara relâcha ses muscles afin de faire croire à son agresseur qu’il l’avait presque tuée puis rassembla brusquement ses dernières forces pour lever son avant-bras et planter sa lame dans l’œil du vampire. Ce dernier hurla plus de rage que de douleur et desserra un peu son étreinte. La jeune femme repris son souffle et leva ses jambes pour tambouriner les genoux de son adversaire qui finit par la libérer. Soulagée, Vonara acheva celui qui avait bien faillit la tuer pour faire face aux deux derniers vampires. Ils se positionnèrent chacun d’un côté, l’un faisait tourner sa hache et l’autre faisait s’entrechoquer les lames de ses deux épées courtes. Ceux là avaient l’air plus fort que les autres. La guerrière attaqua. Sa lame tournoyait dans tous les sens mais chacun de ses coups étaient parés. En effet, Vonara commençait à sérieusement fatiguer et ses adversaires étaient plus doués.

Un rapide coup d’œil derrière elle lui apprit que son mystérieux allié s’en sortait plutôt bien et se battait à quelques dix-mètres d’elle. La soldate commença donc à reculer dans sa direction sans lâcher les vampires des yeux. L’un deux s’avança brusquement et la menaça de sa hache. Vonara savait très bien que si elle réussissait à parer l’arme du vampire, elle ne réussirait jamais à contenir la force de l’élan de la hache. Aussi recula-t-elle plus vite pour se laisser le temps de réfléchir.

La soldate lâcha son sabre d’une main pour trouver une dague à sa ceinture. Elle avança un peu vers l’ennemi puis lança sa petite lame sur lui. Le vampire leva immédiatement sa hache et la dague ricocha contre elle pour aller se perdre on ne sait-où dans la cour. Pendant ce temps, Vonara se baissa et visa le ventre du vampire. Malheureusement pour elle, il avait des réflexes parfaits et parvint à dévier le sabre qui atteint juste sa cuisse. Le deuxième vampire rejoint alors son acolyte et fit tournoyer ses lames à gauche de Vonara.

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Kern Jodd

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MessageSujet: Re: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Dim 6 Nov - 16:14

Message de Kern Jodd


Kern commençait à fatiguer. Sa blessure à l'épaule ne lui faisait pas vraiment mal mais le gênait dans ses mouvements, et deux autres étaient venues s'y ajouter, une sur la jambe droite et une sur l'avant bras gauche. Ajoutant à cela les multiples contusions qu'il s'était faites, notamment en roulant au sol (Il n'était pas très souple), il en vint à se demander s'il tiendrait bien longtemps, surtout avec la nuit qui venait et la horde de vampires qui grossissait toujours, inexorablement... Il continuait quand même à se battre et à abattre, mais avec moins de vigueur, moins d'entrain. Tuer était en train de devenir pour lui une corvée, et il n'aimait pas ça du tout. Pour se divertir un petit peu, il acheva un vampire qu'il venait de vaincre en lui tranchant la gorge avec les dents, mais même ça ne l'amusait plus. C'était dire s'il en avait marre.

Mais au fait, pourquoi il y en a autant?

La question ne l'avait pas effleuré. C'est vrai qu'il était plutôt surprenant de voir surgir des nuées de vampires de nulle part, tous en même temps. D'où pouvaient-ils venir, pour être aussi nombreux? Kern commença à y réfléchir, tout en s'acharnant sur un demi-cadavre tout chaud. Il avait bien entendu parler de quelques vampires qui rôdaient dans le coin, mais jamais d'une troupe de centaines d'individus. Et surtout, il ne se serait jamais douté du fait qu'il devrait les combattre seul -ou presque- avec une épaule en écharpe et des armes qui n'étaient pas les siennes. Il tailla un bras à hauteur du coude puis fit un croc-enjambes au vampire qui s'étala face contre terre et reçut vingt centimètres d'acier entre les omoplates. Ce qu'il fallait trouver, plutôt que de s'acharner à tuer les vampires un par un, tout en sachant qu'il y en aurait toujours plus, c'était un moyen de les empêcher d'arriver, de stopper leur progression... Il évita de peu une hache et enfonça son épée dans le ventre de son possesseur. On revenait au problème de départ : Pourquoi y en avait-il autant? Un coup de plommée lui frôla le crâne, mais la masse atterrit au loin avec le bras de celui qui la portait. Il n'y avait qu'une seule possibilité pour le savoir : fuir le combat et contourner le gros des vampires pour voir d'où il venaient. Il para un magistral coup de flamberge qui lui enleva son sabre de la main, mais réussit à placer son épée pile dans le défaut de l'armure du vampire, qui hurla de douleur. Kern en profita pour reprendre son sabre et faucher la tête de son adversaire.

Il remarqua soudain que l'humaine qu'il avait comme alliée paraissait en difficulté face à deux vampires experts dans le maniement de leurs armes. L'un, avec sa hache, était aussi rapide que précis dans ses mouvements, et l'autre avec ses deux épées courtes semblait vif et très leste. N'ayant pour une fois aucun vampire à moins de quinze mètres de lui, Kern décida de l'aider. En temps normal, il détestait avoir des gens à ses côtés qui lui enlèvent des proies, mais là, il savait pertinemment qu'il n'arriverait pas à s'en sortir tout seul. Seulement, il décida de changer de mode de combat. La finesse le fatiguant plus qu'autre chose, il laissa tomber sa petite épée et son sabre ridicule et ramassa la flamberge de son précédent adversaire. Il en asséna presque immédiatement un revers sur un vampire qui s'approchait, qui esquiva, mais tournant sur lui-même, le tueur redonna un coup dans le même sens à plus grande vitesse et le trancha en deux, quasi par surprise. Kern se dirigea ensuite vers l'endroit où l'humaine se battait. Il remarqua qu'elle tentait de se rapprocher de lui, tout en parant les coups de ses deux adversaires. Kern se mit à courir en perpendiculaire à leur mouvement pour les prendre à revers.

Il perça les peaux de deux vampires qui se mettaient sur son chemin et en trancha trois autres. Parvenu dans le dos des trois combattants, il se lança à leur rencontre, lame levée, résistant à l'envie de gueuler. Mais au moment de frapper le vampire à la hache, celui-ci se retourna et lança son arme vers Kern, qui en voyant arriver l'acier effilé, sut qu'il n'aurait jamais le temps de parer ou d'esquiver. Il se jeta à terre et sentit l'acier frôler la capuche de son manteau de très près. Emporté par son élan, il roula en tenant son épée en hauteur, espérant toucher quelqu'un. Peine perdue. Quand Kern se releva, il vit qu'il l'attendait à deux pas en arrière, laissant à son collègue le soin de s'occuper de l'humaine. Voyant que le vampire restait en place, le regardant intensément, il profita du répit pour prendre une bouffée d'oxygène, faire le vide dans son esprit, calmer un peu le sang qui tambourinait sous ses tempes et enlever un peu de poussière de ses vêtements. C'est son adversaire qui fit le premier pas. Toujours ce regard. Kern fit le deuxième, et lança sa flamberge vers lui.
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Vonara Blaân

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MessageSujet: Re: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Ven 30 Déc - 15:59

L’allié de Vonara lui offrit une excellente diversion. Le monstre à la hache était maintenant occupé à autre chose et le sabre de la guerrière était plus approprié au combat contre deux lames. Consciente de son piteux état, la jeune femme décida de tenter le tout pour le tout. Elle savait que c’était son dernier vampire, s’il elle survivait à celui là, les autres créatures qui attendaient derrière lui l’achèveraient sans aucune difficulté. Elle était épuisée, blessée et seul le goût du combat l’empêchait de s’effondrer.

Vonara se campa sur ses pieds et s’élança en l’air pour une attaque sautée. Elle avait sollicité ses dernières forces pour cet effort et bondit assez haut pour réussir son coup. Son sabre s’abattit sur le crâne du vampire et le fendit en deux. La soldate n’eut pas le temps de se féliciter car son esprit commença à se brouiller : sa vue se troubla, les sons lui parvinrent sourds et elle lâcha son arme. Son corps s’écrasa à terre derrière celui de son défunt ennemi qui la regardait avec des yeux rouges écarquillés.

Vonara sentait son souffle ralentir mais sa volonté de résister à l’appel de la mort était tel qu’elle parvint à se concentrer sur un exercice de méditation qu’on lui avait enseigné durant sa formation de soldat. De son oreille collée au sol, elle percevait l’écho des pas des vampires qui s’approchaient sans doute pour l’achever. La guerrière voulue avancer la main pour empoigner son sabre mais son membre ne réagit pas ou alors elle ne le sentit pas… Son regard était perdu mais ses yeux fixaient le toit de l’auberge en face. Soudain, sa respiration s’accéléra et elle retrouva la vue. Son inconscient venait de la tirer de sa torpeur parce que ses yeux avaient distingué une sombre silhouette faire d’amples mouvements dans l’obscurité derrière la cheminée, et la curiosité l’avait réveillé. La soldate roula alors sur le côté pour éviter une lame qui plongeait vers son visage puis se redressa, arme en main.
La sombre silhouette était un mage, un ensorceleur ou une quelconque autre entité magique, Vonara en était sûre. Elle était aussi convaincue que la magie produite était à l’origine du nombre incroyable de vampires qui l’attaquaient. Si tant de vampires vivaient ici, le relais équestre aurait été saigné à blanc depuis bien longtemps. Or on n’avait signalé que quelques disparitions… Persuadée d’avoir résolu une énigme, la jeune femme pu se ressaisir pour la nième fois depuis que le combat avait commencé. Elle savait désormais comment s’en sortir et elle allait s’en sortir. Bien qu’elle se soit ragaillardie, elle ne se sentait pas capable de faire de l’escalade pour tuer le magicien, elle avertit donc son mystérieux allié :

- Sur le toit, derrière la cheminée, tu dois le tuer ! Je pense que c’est le magicien qui est à l’origine du nombre insensé de crétins de vampires ! lui cria-t-elle

Vonara pensait que les vampires étaient des illusions. Celles-ci prenant vie lorsqu’on les touchait. Mais la soldate avait peu de connaissance dans le domaine de la magie et n’était pas sûre de son hypothèse… C’est pourquoi elle ne prit pas le risque de ne pas se défendre. Elle était trop faible pour encore se battre et choisit donc de s’éloigner de la zone de conflit. Vonara se dirigea à reculons vers les écuries dans l’espoir de libérer les chevaux qui pourraient semer le désordre au milieu des vampires. Avec un peu de chance, cela offrirait une diversion pour l’inconnu qui se battait à ses côtés qui pourrait alors assassiner le magicien.

Les vampires qui se battaient encore au milieu de la cour n’avait d’abord pas réagit lorsque la guerrière avait parlé à son compagnon. Puis ils s’étaient tous rués sur les deux humains afin de les achever le plus rapidement possible. Cela était à la fois bon et mauvais … Bon parce que cela prouvait que le magicien se sentait menacé et mauvais parce que combattre une dizaine de vampires est amusant la première fois mais mortel la seconde. Vonara avait fini par se mettre à courir avant de se réfugier dans les écuries où elle bloqua la porte pour se donner du répit. Elle entreprit ensuite de détacher tous les chevaux et d’ouvrir les boxes de ceux qui étaient enfermés. Au moment où Vonara retrouvait sa monture, la porte des écuries céda sous la force des vampires. Les chevaux furent effrayés et, pour les inciter à charger, la guerrière grimpa sur son cheval qui se mit à foncer vers l’entrée. Toutes les bêtes la suivirent et écrasèrent les premiers monstres avant de foncer dans la cour.

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Kern Jodd

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MessageSujet: Re: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Lun 9 Jan - 20:31

Message de Kern Jodd


Ce vampire avait une adresse à couper le souffle. A couper tout court, d'ailleurs, si Kern n'évitait ou ne parait à chaque fois les coups de hache qui auraient chacun pu le trancher en rondelles. Et son regard était décidément difficile à éviter. Il était comme attirant, envoûtant, et Kern résistait de moins en moins fort à la force quasi magnétique de ces yeux flambants. Se reculant un peu trop vivement pour esquiver un coup tranchant, il buta sur une racine et s'affala par terre. Le vampire, au lieu de se jeter sur lui et de l'achever, ce qu'il aurait pu faire aussi facilement que s'il avait voulu débiter un rondin de bois, il se pencha au-dessus de lui et le fixa dans les yeux. La chaleur qui envahissait Kern était douce, apaisante, et il se sentait comme enivré par la puissance de ce regard. Il était à la limite de lâcher prise quand un sursaut parcourut tout son corps, des pieds à la tête. Un frisson de haine et de rage. Sa hargen était revenue. Il rageait d'avoir été mis à terre, il rageait d'avoir failli se laisser maîtriser comme un jouet. Mais par-dessus tout, il rageait d'une rage retrouvée intacte, plus forte que tout autre chose en lui.

Il hurla et lança ses pieds en hauteur de toute la force renouvelée de son corps. Le vampire dut sentir ses parties génitales écrasées sous le poids d'un rhinocéros, car il se pencha en avant et hurla lui aussi. Kern se releva d'un bond, saisit sa flamberge d'une main et en asséna un coup monstrueux sur le cou du vampire, encore penché. La tête vola à cinq mètres de là. Un en moins. A qui le tour, maintenant? Les volontaires avaient l'air de se bousculer au portillon. Mais Kern entendit vaguement la soldate, qui venait elle aussi de triompher de son adversaire, crier quelque chose dont il ne saisit que quelques mots: Cheminée, tuer, magicien, nombre, et vampires. C'était assez clair. Un regard circulaire vers les toits lui montra un homme vêtu de sombre, qui avait manifestement l'air de superviser la situation. Si c'était lui qui leur avait collé tous ces putains de vampires sur le dos, Kern aurait quelques mots à lui dire. Le mage était seul, hors de portée de ses sales créatures. Une cible facile. D'autant plus facile que la guerrière attirait une masse de vampires vers elle, c'est à dire à l'opposé exact de la cible. Elle n'en aurait sans doute pas pour longtemps avant d'être abattue comme une chienne sous le nombre. Pour les vampires, c'était le rush final. Un nombre quand même assez conséquent se courait vers lui pour s'occuper du dernier élément véritablement gênant. Pas de problème.

Kern fonça en direction du mage. Il sauta à trois mètres du mur de l'auberge pour prendre son appui sur une gouttière. Avant qu'elle ne casse, il s'était déja rétabli et avait grimpé sur le toit. En face de lui se tenait le mage. Bien qu'acculé, celui-ci ne montrait aucun signe de détresse. Il fit un mouvement  ample des deux bras, et un tourbillon de poussière apparut, emporta des tuiles, des feuilles, des pierres voisines, et se condensa en accélérant. Lorsqu'il eut disparut, un vampire était là. Le mage pointa du doigt Kern, et le vampire se rua vers lui, crocs et griffes en avant. Kern esquiva son assaut et lui fit un croche pattes, et le monstre tomba du toit en hurlant. Kern se retourna vers le mage pour lui mettre la raclée du siècle, mais renonça temporairement en voyant les trois vampires qui l'encadraient. Ok. Il fallait faire vite, car le mage n'allait pas s'arrêter comme ça de créer ses engins de mort, et plus Kern attendrait, plus il serait entouré et dur à abattre. Sans compter les vampires qui commençaient déja à escalader le toit sur ses arrières.

Comme les vampires commençaient à arriver de tous les côtés, Kern prit une grande inspiration pendant cinq secondes, leur laissant le temps d'approcher. Dés que le premier d'entre eux attaqua, il lâcha tout. En hurlant, il moulina à toutes vitesse de sa flamberge, se transformant en une véritable tornade de chair et de sang. Les vampires tombaient les uns après les autres, comme des mouches. Quand il s'arrêta, il remarqua avec un regain de fierté que la place avait été dégagée sur plus de huit mètres, et que les vampires arrivaient un peu moins vite. Il remarqua aussi que le mage s'était éloigné du double. Il se précipita vers lui, flamberge au vent, décapita les deux vampires qui s'offraient à lui et frappa le magicien de toutes ses forces. Il ne déchira que le vide. Le magicien s'était miracueleusement écarté pendant qu'il fendait l'air. Kern le frappa de nouveau, le rata de nouveau, puis une troisième et une quatrième fois. à chaque fois un échec. Il tenta une feinte, mais elle échoua elle aussi lamentablement. Et ce n'était plus un, mais deux mages qui se tenaient maintenant face à lui. Duplication? Illusion? Kern ne se posa même pas la question, et trancha les deux équitablement. Rien d'autre qu'un courant d'air. Et un troisième était apparu. Il frappa, frappa et frappa encore, puis, au douzième, il décida de réfléchir.

Comment se faisait-il qu'aucun d'eux ne soit touché? Parce qu'aucun d'eux n'était réel, lopgiquement. Il déporta son regard un instant aux alentours, et entrevut la sombre silhouette. La vraie. Il s'élança dans sa direction, suivi par les copies, qui voulaient sans doute brouiller encore un peu les cartes. Arrivé à l'endroit prévu, il se vit face à cinq autres mages, qu'il frappa tous méthodiquement, sans résultat. Il aperçut l'ombre encapuchonnée sauter d'un toit en surplomb. Il fonça dans sa direction.

*Ne pas le perdre. Surtout ne pas le perdre...*

Evidemment, huit mages étaient là. Mais le vrai était parmi eux, il en était sûr.
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Vonara Blaân

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MessageSujet: Re: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Dim 5 Fév - 19:15

[Je m'exuse pour ce RP pittoyable mais il faut que ça avance, les vampires commencent à me taper sur le système ! Et pardonnes moi aussi pour la potion de soin qui est over-cheated mais je ne peux pas se faire relever Vonara une vingtaine de fois... =)]

Vonara guida son cheval un peu à l’écart du combat. Elle avait vraiment besoin de se reposer : son allié avait tout de suite réagi pour attaquer le magicien et elle savait que s’ils s’y mettaient tous les deux, le massacre serait bientôt terminé. Après tout, ils avaient résisté à une véritable armada de vampires pendant une bonne demi-heure ! Un magicien devrait être une formalité non ?

Lorsque Vonara arrêta sa monture, la soldate se trouvait en plein milieu d’un verger de pommes et apparemment, elle n’avait pas été suivie. Elle entendait très distinctement les cris des vampires qui devaient poursuivre l’inconnu, ce qui la fit frissonner : elle devait vite se reprendre. Elle soupira et mit pieds à terre, s’adossa contre l’arbre le plus proche et ferma les yeux. Comment allait-elle pouvoir récupérer rapidement ? Une simple pause de quelques minutes ne refermeraient pas ses plaies et ne feraient pas fuir son épuisement… Soudain, elle se remémora sa dernière permission: elle se voyait sur un marché dépenser une fortune pour une potion ayant la vertu de soigner n’importe quelle blessure. Une potion de soin. C’était le moment ou jamais de l’essayer ! Elle tâta les sacoches à sa ceinture pour finalement récupérer une petite fiole au contenu vert fluorescent. La soldate eu du mal à retirer le bouchon qui s’éjecta enfin avec un bruit sec. Sans se poser plus de question, elle avala le contenu d’une traite. La mixture avait un goût des plus étranges : sucré au début puis épicé à mettre le feu à la bouche pour finalement s’estomper avec un goût de sang. Le corps de l’humaine fut alors parcourue d’un spasme et d’une douleur aigue qui la fit se cambrer : toutes ses blessures se refermaient mais la guérison était aussi douloureuse que lorsqu’elle avait reçu les coups. Et cette fois-ci : tous en même en temps. Au bout de quelques secondes, le mal s’évanouit et Vonara se mit à haleter :

- Je ne sens plus rien … souffla-t-elle

Ces cents pièces d’or avaient bien été dépensées. La guerrière se releva et fit quelques étirements afin de vérifier qu’elle était bien guérie. Satisfaite, elle grimpa sur son cheval et s’élança vers le relais afin d’aider son compagnon: elle était de nouveau prête à en découdre.
Galopant dans la cour, Vonara en profita pour piétiner les quelques vampires qui n’avaient pas encore grimpé sur le toit. Et, grâce à son élan, bondit à son tour sur les tuiles. En bonne soldate, elle prit le temps d’évaluer la situation avant de foncer dans la mêlée. L’homme encapuchonné était loin devant, face à …plusieurs magiciens ? Et les vampires étaient tous groupés devant. Vonara fit rouler ses épaules puis chargea : son sabre balaya la première rangée. Elle para plusieurs coups à droite et à gauche, tourna sur elle-même et assena un puissant coup verticale. Sa lame faisait de dangereux moulinets qui maintenaient les vampires à distance. Ainsi, elle en profitait pour se rapprocher des magiciens.
A un moment, elle du plonger pour ne pas se faire couper en deux et failli tomber du toit en glissant sur les tuiles. Elle parvint de justesse à se rattraper et à se remettre debout. Un violent coup d’estoc parvint à la toucher à l’épaule, pour se ménager, Vonara continua donc de manier son sabre qu’avec une seule main. Ses attaques étaient moins puissantes mais toujours aussi précises. Bientôt, elle se retrouva dos à dos avec l’inconnu. La guerrière hésita entre continuer à repousser les vampires et aussi s’attaquer au magicien. Elle préféra se battre encore un peu contre les créatures pour les éloigner. Elle réavança donc un peu en se décalant vers la gauche. La plupart des vampires la suivirent.

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Kern Jodd

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MessageSujet: Re: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Ven 13 Avr - 16:48

Message de Kern Jodd


Grâce à la guerrière qui faisait une diversion, presque tous les vampires étaient partis ailleurs. Les quelques-uns qui étaient restés jonchaient le sol. Tant mieux, ça allait laisser un peu de marge à Kern pour tuer le mage une fois pour toutes, le temps que l'humaine se fasse descendre. Il avança vers son adversaire, et trancha dans le vide de deux faux mages, puis encore deux autres. Déjà quatre qui ne pouvaient pas être le vrai. Il tailla de nouveau dans deux autres, mais alors que le premier mage restait statique, le deuxième esquiva. C'était lui! Il avait enfin découvert le vrai! Il lâcha un cri de victoire et fit un pas vers l'encapuchonné, qui était maintenant acculé au bord du toit, et semblait haleter. Kern se précipita sur lui, flamberge haute, et abattit sa lame sur la tête du sorcier, qui vola au loin. Le corps décapité tomba à la renverse et s'écrasa dans la cour du relais, 4 mètres plus bas.

Kern descendit prudemment dans la cour, pour vérifier que celui qui devait en être la cause était bien mort, et vit que c'était bien le cas. Il poussa un profond soupir de soulagement. Enfin. Toute cette histoire allait enfin cesser. Il inspecta tout de même les alentours, afin de s'assurer qu'aucun vampire ne traînait plus dans le coin, et il fut surpris de tomber, au détour d'un mur, sur la soldate. Vivante.
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Vonara Blaân

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MessageSujet: Re: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Lun 16 Avr - 14:45

[Vu ce que j'avais écrit précédamment, je ne peux pas t'en vouloir !]

Vonara luttait toujours contre les vampires. Leur nombre avait considérablement diminué, d’une part parce que la soldate en avait neutralisé une dizaine depuis qu’elle était sur le toit et d’autre part parce que le magicien était occupé à autre chose. Le mystérieux guerrier lui donnait du fil à retorde et réclamait toute son attention. L’humaine était entièrement plongée dans son combat et ne faisait plus attention à se qui se passait dans son dos. Seule sa zone de protection et son sabre comptait. Si ses coups perdaient en brutalité au fur et à mesure que le temps passait, leurs précisions étaient toujours au point. Heureusement, les créatures sur le toit étaient moins puissantes que celles que Vonara avait affrontées dans la cours. Elle espérait donc tenir encore un petit moment.

Soudain, alors que son sabre entamait le flanc d’un vampire, ce dernier se troubla, perdit en opacité puis disparu complètement. Bien entendu, la lame n’avait que faire de la magie et ne répondait qu’à la physique. Elle continua donc sa trajectoire jusqu’au prochaine obstacle, à savoir un grand vampire aux membres rachitiques armé de deux cimeterres. Emportée par son élan, Vonara perdit l’équilibre. Sa tête heurta une tuile et la brisa. Elle ne saignait pas mais était sûre d’avoir une belle bosse. La soldate se releva rapidement pour ne pas rester trop longtemps en position désavantageuse. Ce fut bien inutile cependant car tout autour d’elle les vampires disparaissaient. Il n’y avait qu’une seule explication à cela : le guerrier inconnu avait tué le magicien et la bataille était terminée. Bien qu’amateur de combats, Vonara ne pu s’empêcher de pousser un soupir de soulagement. Ces vampires commençaient à l’agacer.

Vonara descendit du toit et fit son diagnostic : de nombreuses entailles, son bras gauche inutilisable et une grosse bosse … C’était correct. Elle siffla sa monture qui devait être dans les parages. Son cheval arriva rapidement en trottinant gaiement comme si les vampires n’avaient jamais existés. Dans une des sacoches de la selle, la soldate trouva un bandage qu’elle utilisa pour immobiliser son bras gauche avec une écharpe et panser son épaule. Une fois soignée, elle rangea son matériel et se prépara à monter à cheval. C’est alors qu’une sombre silhouette apparut. Avant de s’apercevoir que c’était l’inconnu avec lequel elle s’était battue, Vonara dégaina son sabre d’une main et l’observa d’un air méfiant. Elle baissa finalement son arme et lança :

- Beau combat n’est-ce-pas ?

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Kern Jodd

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MessageSujet: Re: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Mer 18 Juil - 1:30

Message de Kern Jodd


L'humaine avait dégainé son sabre en le voyant arriver, et il s'aperçut qu'il tenait encore la flamberge poisseuse de sang qui lui avait servi pendant la dernière partie de cette boucherie, la pointe en l'air, et que sa dégaine ne devait pas forcément inspirer la confiance. Il la planta en terre et attendit que la soldate se rassure, appuyé sur le pommeau. Trop fatigué pour la tuer. Et puis cela ne lui aurait pas servi à grand-chose, de toutes façons. Elle ne devait sans doute pas posséder grand-chose de précieux. Son cheval? Bah! Il en trouverait une dizaine tout frais dans l'écurie, sans même avoir à se justifier auprès de leurs propriétaires, puisque tout le monde semblait être soit mort soit évaporé, dans ce bled.

-Beau combat, n'est-ce pas?

Kern en rit presque. Ils venaient de se taper à eux deux une armée de vampires acharnés, à deux contre cent, et il avait grimpé sur les toits pour poursuivre un mage qui se dédoublait. Et elle disait que c'était un beau combat. Haha. Il ne serait quand même pas prêt à en refaire un pareil avant un bout de temps. C'est vrai qu'il commençait à fatiguer. Il n'était plus aussi endurant qu'avant. L'âge, peut-être. Même si la soldate était visiblement plus jeune, et avait l'air aussi crevée que lui. Elle avait d'ailleurs un bras dans le sac, ce qui lui rappela ses propres douleurs. Sa jambe était dans un sale état, il venait de se découvrir une entaille dans le bide, et ses bras étaient contusionnés de partout. L'heure n'était plus au combat.

-Mouais... Il vous reste des bandages? J'ai dû me faire une ou deux petites entailles.

Pendant qu'elle rouvrait la fonte de selle de son cheval, Kern se dirigea vers le monceau de débris qui jonchaient la cour, espérant y retrouver ses sabres. Il en aperçut un, la lame fichée en terre, et l'autre à proximité. Il les ramassa, tout en cherchant du regard son naginata. Il aurait sans doute du mal à le porter, avec ce qu'il s'était  fait, mais mieux valait trop d'armes que pas assez, quitte à le jeter en route. Il en aperçut la hampe qui dépassait de derrière un tonneau, et s'en servit comme canne pour retourner vers la femme.
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Vonara Blaân

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MessageSujet: Re: Permission (Vonara - Kern Jodd)   Lun 17 Aoû - 21:10

- J’ai ce qu’il vous faut. Répondit  Vonara enthousiaste à l’idée d’aider un camarade guerrier.

Elle plongea son bras valide dans sa sacoche et fouilla le fond pour en ressortir quelques bandes de tissu propres  et de la pommade cicatrisante. Elle les tendit à l’inconnu. Dans son mouvement, elle s’aperçu que son insigne de soldat avait chu à ses pieds. Elle le récupéra rapidement, l’épousseta  et essaya de le réagraffer comme elle pu. Vonara fronça brièvement les sourcils en imaginant la vue qu’on avait d’elle : sale, fatiguée, son bras en écharpe et sa fierté de soldate réduite à une breloque pendant mollement et de travers sur sa poitrine. Comme à chaque fois qu’elle était agacée, la jeune femme passa sa main dans ses cheveux. Le sang coagulé découpait sa chevelure en grosses mèches poisseuses qui se maintinrent dressées après le passage de sa main lui donnant une allure ridicule. Vonara ne le réalisa pas.

- Vous êtes un bon guerrier, on serait content de vous avoir dans nos rangs à l’armée.

L’inconnu s’appuyait sur une arme pour se soutenir. Vonara pu enfin prendre le temps de le détailler et ravala son enthousiasme. Non. L’armée ne serait surement pas ravie d’accueillir un homme  à l’allure aussi peu avenante. Le peu de visage qu’elle pouvait voir sous sa capuche était blafard, son regard était froid et transperçant et, Vonara n’en était pas sûre, mais sa bouche semblait mutilée. Sous sa sombre cape, l’homme portait des vêtements encore plus noirs.  Effrayant donc mais redoutable guerrier qui l’avait aidé à annihiler une sérieuse menace vampire. La soldate était fatiguée et n’avait qu’une envie : quitter cet endroit, elle était cependant soucieuse de se séparer en bons termes avec cet individu…

- Pourtant quelque chose me dit que vous n’en n’avez absolument rien à faire de l’armée… A une prochaine fois alors…

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Permission (Vonara - Kern Jodd)

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