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 Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)


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Cride

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MessageSujet: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Mer 25 Aoû - 12:59

Message de Cride

Après avoir passé deux mois entier à resté seul, sans tuer personne, l’état psychologique de Cride allait de pire en pire. Kanuga prenait le dessus sur son âme, son corps devenait de plus en plus faible. Il ne pouvait plus se contenter de manger des vers dans sa grotte, il voulait de la chaire humaine. Ce met si raffiné, cette viande tendre et ferme à la fois, succulente. Ses yeux devinrent rouge sanguin, il devint méchant, il perdit le dessus.

Dans le noir, sur le chemin du village, la Lune brillait avec une pâleur de félonie. Une petite ombre sournoise et furtive se déplaçait de façon incohérente. Elle répétait comme si elle ne connaissait que ces mots : « Ce soir, finit les vers de terre, je mange de l’humain. ».
L’ogre effrayant voleur d’enfant ? Non, pire encore, l’éventreur est de retour et sa mission est simple, tuer, découper manger, puis tuer encore, découper de nouveau et manger sans faim…

Personne jusqu’à présent n’avait jamais réussi à trouver et arrêter le coupable, mais cette nuit sur le chemin d’un village, un être veillé. Un être puissant, assez pour sentir la folie meurtrière de ce mauvais bonhomme. Un battement d’ailes retentit et sur la route, une bête s’écrasa sur le chemin de terre, bloquant la route du tueur en série. Plongé dans ses pensées perfides et sanguinolentes, ce dernier se conga contre la bête, et lança un juron.

« Qui peut bien oser s’aventurer une nuit de pleine lune ? »
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Sar

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Mer 25 Aoû - 13:12

Message de Sar, dragon.

Sar volait, depuis longtemps pour explorer le coin, un village avait attiré son attention, il s'était posé, écrasé on pourrait dire, sur un chemin de terre. Le nom du village rejaillit de sa mémoire, c'était le village Palina. Il observait les alentours quand un choc sur sa patte avant gauche attira son attention, il aperçut un gobelin qui d'ailleurs lança un juron.

Quelqu'un qui aime voyager, gobelin.

Un rapide coup d'oeil pour vérifier qu'il était seul, on est jamais trop prudents. Le dragon finit par se décider a poser une question, observant le gobelin de son oeil rouge.

Qui êtes vous, et que faîte vous en ces lieux ?

La question pouvait être retourné, mais c'était ça ou se taire.

Je me nomme Sar Daym.
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Cride

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Mer 25 Aoû - 13:59

Message de Cride


L'obscurité empêchait le gobelin de distinguer la masse parlante qui lui adressait la parole.
Il plissa les yeux, ce qui lui donna un air ridicule, mais il s’en moquait bien. Comme cela faisait des lustres qu’il n’avait pas communiqué avec quelqu’un d’autre que lui même, il se mit à parler d’une façon bien étrange.

« Qu’est-ce qu’on lui dit, à s’te monstre ? »

« Tue le ! »

« Mais on peut pas le manger, il a pas l’air bon. »

« Tue le ! »

« J’ai trop, faim, je dois me dépêcher, autant l’ignorer… »

Comme si son idée était merveilleuse, il se tue et marcha la tête haute en contournant l’obstacle ailé. Il se mit à  clopiner tout heureux d’enfin pouvoir manger de l’humain, mais son hôte n’était pas du même avis.

« J’ai dit : Tue le, tue le !! »

Comme il parlait fort, le dragon l’entendait.

Il se répondit à lui-même :

« Il est pas bon, j’en suis sûr ! »

Il sourit d’un air machiavélique, il avait trouvé la faille, et il enchaîna :

« Comment peux-tu en être sûr, tu n’as jamais goûté... ».
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Sar

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Mer 25 Aoû - 14:11

Message de Sar, dragon.

Une seule explication, ce gobelin était tout simplement fou, non content d'insulter Sar de monstres, il disait "J'ai dit : Tue le, tue le !" Sar bondit et atterrit juste devant le gobelin, il déploya ses ailes de façon a bloquer le passage.

Tuer qui ou quoi, gobelin ? Je ne te laisserait pas faire de mal aux habitants de cette contrée.

Le dragon noir marqua une pause avant de continuer d'un ton assez sarcastique.

"Il est d'ailleurs prouvé qu'essayer de manger un dragon as des conséquences fâcheuse, de un, nous ne sommes pas comestibles, de deux vous risquer de finir carbonisé. Ainsi que mort.

Sar renâcla, faisant jaillir des flammèches de ses naseaux, la pupille de son regard rouge s'étant légèrement amincit.

En conclusion, il veut mieux pour votre santé ne pas essayer. Puis-je connaître votre nom ?
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Cride

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Mer 25 Aoû - 15:28

Message de Cride


Un dragon, une de ces sales bêtes cracheurs de flammes, se présentait devant lui, il n’avait plus qu’a se servir ! Il se souvenait en effet (bien que ce souvenir ne lui appartienne pas) que les cornes et dents de dragons portaient bonheur.

« Chouette, la chance a tourné ! »

Une voix dans sa tête raisonna (je ne parle pas de l’échos) :

«  Il faut que tu lui demande, mais avant sois gentil, avec lui. »

Il écouta alors attentivement les paroles du dragon avec un air niai, il ne comprenait pas son histoire de flammes, mais quand la bête lui demanda son nom, il mentit :

« Je n’ai pas de nom, euh, si mais, non en fait… Tu voudrais bien me donner tes deux cornes, je les veux ? »

Le dragon prenant un air étonné fut vexé par la requête du petit gnome vert.

« Tu veux que je te tue ! »

Le gobelin pris un air vexé à son tour, pourquoi refusait-il alors qu’il avait demandé poliment ? De toute façon, il savait qu’être poli ne servait à rien.

« Meurt !!! »

Le gobelin sortit  deux couteaux de boucher, et cria en s’élançant sur sa proie :

« À table ! »
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Sar

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Mer 25 Aoû - 15:53

Message de Sar, dragon.

Le gobelin était totalement fou, demandait a Sar ses cornes ? Le dragon avait entendu parler de ses pratiques idiotes qui consistait a faire des objets, armes, armures et colifichet en os de dragon. Mais pourquoi pas en os d'elfes, d'humains, de nains ou autres, tant qu'on y est ? Au moments ou le gobelin sortit ses épées, Sar s'envola et faisait des boucles au-dessus du gobelin, assez loin pour avec une chance optimale d'éviter un jet d'arme, et assez proche pour parler.

Réfléchis une minute, si les os et les cornes de dragons portait chance, pourquoi les dragons sont une race sur le déclin ? Cela ne te porterait-t-il pas malchance plutôt ?

Sar s'efforçait d'éviter que sa voix n'est un aspect douloureux, pour éviter de faire croire qu'il essayer de se protéger, sa voix sonna neutre, avec un léger accent ennuyé.

De plus, me tuer ne te servirait a rien, qu'y gagnerais tu, gobelin ? Je ne doute pas que tu sois puissant, ou que tu en sois capable, je doute juste de l'utilité de me tuer.
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Cride

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Mer 25 Aoû - 16:05

Message de Cride

Le gobelin tomba sur le sol comme une vulgaire fiente de mouette, ses couteaux se plantèrent dans le sol, croyant que c’était le corps du dragon, il se mit à charcuter la terre. La va et vient de ses petits et maigres bras était si rapide, que l’on ne pouvait plus les distinguer. En quelques instants, il creusa l’équivalent de son volume dans le sol, puis une voix puissante surgit au-dessus de lui.

« Tu l’as raté incapable ! »

Le gobelin écouta le discours du dragon avec attention, malgré son idiotie apparente.

« Il a peut-être raison, mais il ment ! »

« Je sais imbécile, tu me prends pour qui ? Tout le monde sait bien que les dragons pullulent comme des insectes parasites. »

Le gobelin se releva et leva ses yeux au ciel. De la terre tomber de ses vêtements comme s’il s’agissait de sang, car s’était de l’argile rouge. Le gobelin haussa les épaules, et s’en retourna pour reprendre son chemin, comme si rien ne s’était passé.

« Que fais-tu imbécile ? Tue-le !! »

« Qui ? »

« Crétin !! »
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Sar

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Jeu 26 Aoû - 17:34

Message de Sar, dragon.

Le dragon continuait de suivre le gobelin discrètement, en planant, ombre dans la nuit. Sar sourit légèrement et continua de planer au-dessus du gobelin, assez haut pour éviter n'importe quel jets d'objets et toujours assez près pour parler.

Tu n'est pas un gobelin ordinaire, n'est-ce pas ?

Un battement d'aile pour reprendre un peu d'altitude, le dragon continuait d'observer le gobelin de son regard perçant. Il ne risquait pas de blesser Sar, la distance était trop grande pour un saut, pareil pour une arme de jet, la seule manière de toucher le dragon serait d'avoir un arc, une arbalète ou bien de la magie .....

Je le redemande, quel est ton nom ?
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Cride

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Ven 27 Aoû - 14:17

Message de Cride


Le gobelin sourit d'un air sadique, sa peau se brunit et ses dents s'allongèrent pour montrer des canines menaçantes sur ses lèvres gercées. Ses yeux prirent eux-mêmes un air maléfique. Le contrôle sur la bête était perdu, Kanuga prenait largement le dessus sur l'âme de cheff. L'odeur de la chair avait réveillé l'ogre qui dormait en lui.

"Tu me parais bien trouillard pour un dragon. Après tout je ne suis qu'un simple gobelin sans nom. Et même si j'en avais un, il n'aurais aucune importance."

À ce moment un paysan passa sur le chemin pour revenir chez lui, il était pressé de rentrer voir sa femme, si bien qu'il ne fit point attention aux deux autres protagonistes.

"Voilà mon diner qui arrive"

Le gobelin, en un bond, s'était lancé sur sa cible et, sans aucun état d'âme, il égorgea le pauvre homme avec ses dents acérées. Celui ci s'écroula, et Cride le regarda mourir en riant durant sa courte agonie. Cride fut d'ailleurs vraiment déçu, que ce faiblard ait succombé si vite à son attaque, si bien qu'il donna un violent coup de pied dans la tête du macchabée, qui se décolla disgracieusement du reste du corps. Il en rit avec éclat. En laçant une vanne de mauvais gout :

"Alors, t'as plus ta tête sur tes épaules ?"
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Sar

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Ven 27 Aoû - 19:42

Message de Sar, dragon.

Tandis que le gobelin se transformais, Sar continuait de l'observait. Tout a fait dangereux, le dragon continua de voler au-dessus du gobelin, tenta une question.

Dédoublement de personnalité, ou plusieurs âmes en un corps, n'est-ce pas ?

Incapable de prévoir la réaction du gobelin, Sar creusa l'écart entre eux d'un bon mètres de plus. Tenter d'alerter la milice serait de toute évidence inutile et ne ferait qu'ajouter des morts au cimetières. Il valait mieux s'esquiver également, avant que quelqu'un n'aperçoive le dragon, cela risquerait de baisser encore la réputation des dragons, même si elle était assez basse a cause de ces f**** histoires de dragons pour effrayer les enfants.

Sur ce je vous laisse a votre massacre inutile.

Sar cligna des yeux avant de poursuivre d'un ton ironique.

Bonne journée a vous.

En quelques battements d'ailes, le dragon était éloigné de cents mètres, et continuait le vol en route vers d'autres voyages.
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Cride

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Sam 28 Aoû - 9:33

Message de Cride


Le gobelin d'un ton sarcastique cria pour que le dragon l'entende :

"Les dragon sont tous les mêmes ! Lâche ! Faible ! et surtout ce sont des parasites !"

Serrant son plus gros couteau dans sa main droite, il se mit à dépecer sa proie, comme s'il s'agissait seulement de bétail. Il murmura des paroles inaudible, puis un petit feu s'alluma à côté des restes humains. Il planta un morceau de chair sur le bout de son autre couteau, et le mit à cuire tranquillement, comme le plus banal des repas de campagne.
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Reyzor

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Sam 11 Sep - 23:26

Message écrit par le nain Reyzor

Le lendemain, au lever du soleil, une lumière radieuse illuminait la prairie. Reyzor, sur sa monture Tigre à dent de sabre, blanc et à rayures bleues, galopait sur le chemin, faisant profiter son fidèle compagnon de l'air ambiant. Il est vrai que Reyxor (c'est le nom de la monture) devait se cacher ces temps-ci, car une horde de braconniers malfamés avait mit la tête  du légendaire Tigre des Hauts Pics Tonnerre à un prix très élevé. Le tigre était heureux et ça se voyait.

Ils gambadaient tous deux ensemble sur le chemin de pierre quand tout à coup, des traces de sang. Le nain descendit de sa monture et s'approcha de ce qui croyait être un monticule de chair où des centaines de mouches virevoltaient. C'était bien pire que ça. On pouvait distinguer un cadavre découpé en une dizaine de morceaux de la tête aux pieds. En fait on pouvait distinguer un demi-corps car les membres avaient été dévorés.

Des traces de lames affutées, des coups de découpe, avaient entaillé le sol, où le sang s'y infiltrait. Reyzor vit des traces de pas ensanglantées avançant vers le nord. De gros pieds très large, mais assez petit en longueur. Serai-ce un gnome ou un gretchin ? Non c'était bien un gobelin pour faire quelque chose d'aussi horrible et épouvantable. Mais il put observer aussi une trace très particulière de combustion : un minuscule cercle parfait d'herbe brulée, très caractéristique d'une attaque de petit calibre de dragonnet ou de wyrlyms de feu. Mais ces types de dragons sont très peu commun dans les prairies, ils préfèrent les volcans, ou encore les grottes souterraines. * non c'est impossible * pensa-t-il. * Serait-ce alors une flamme nasale, une flamme sortie des naseaux d'un dragon ? Pour que cela ait touché le sol, il devrait vraiment être énervé ! * pensa le nain, lorsqu'il s'apprêtait à enfourcher son fidèle destrier. Et en scrutant l'horizon découvrit deux traces de pattes de dragon, bien enfoncées dans le sol, ce qui confirma sa thèse.

Un cadavre déchiqueté, des entailles au sol et des traces de dragon. Mais qu'est qui s'est passé ici ? Il décida d'aller demander plus d'explications au village le plus proche, cela l'intriguait fortement. Mais la nuit commençait à tomber, il est vrai qu'il était quand même 8h et demi du soir. Et en plus, des nuages gonflés de pluie menaçaient de s'effondrer.

Reyzor et Reyxor galopèrent à tout vitesse lorsqu'ils firent une étrange rencontre... Quelqu'un leur barrait la route...
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Cride

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Lun 13 Sep - 16:34

Message de Cride


Repu, le petit monstre verdâtre s'était assoupi dans un arbre, les feuilles tendres et touffus lui avait permis de passer une belle nuit, paisible sans aucune interruption, dans la fraîcheur de la nuit.
Le ventre plein, la bête ne s'était pas réveillé à l'aube, il 'était redevenu un animal nocturne, il attendait la nuit pour chasser.

Ainsi, il ne sauta de sa branche que lorsque des nuages noirs couvrirent la radiante du Soleil. Comme le ferait un ours sortant d'une longue hibernation, il s'étira longuement, retirant les quelques rameaux qui s'étaient accrochés à lui, pour le retenir et empêcher sa folie meurtrière. Prenant une brindille, qui avait craqué sous le poids de son ventre plein, il retira quelques morceaux de peaux et quelques nerfs qui s'étaient coincés entre ses canines. Maintenant, il était fin prêt, cette fois ci, il tuerait pour le plaisir, il jouerait avec sa proie, tel un chat qui torture une souris la laissant agoniser, puis qui la délaisse une fois qu'elle ne bouge plus.

Il ne marcha pas beaucoup, il attendait que sa victime vienne à lui, la traque serait pour une prochaine fois, il était trop lourdaud pour courir. Entendant un galop, il se mit en travers de la route, après avoir couché un rondin devant lui. Si une charrette passait, ses roues se casseraient ainsi, dans un fracas épouvantable qui faisait sourire d'impatience le monstre sanguinaire et sadique.

Ce ne fut qu'un homme, seul sur son destrier, qui à peine avait-il remarqué sa présence se cabra en gémissant de peur. Le gobelin se frappa la tête, il s'en voulait de ne pas y avoir songer, il se retrouvait face à un magnifique rôti mais la faim lui faisait défaut, il s'attrista de gâcher de la si belle viande.

"Salutation pauvre du destin..."

Il se félicita de sa superbe périphrase, trouvée sur le vif, il se sentit supérieur à ce pauvre homme et d'un air hautin, il lui demanda comme s'il s'agissait d'un banalité de lui livrer son cheval. Puis sans même attendre une réponse, il se jeta pour prendra la selle manquant de peu de renverser le cavalier, non pas fâché de cette action.

"Pourquoi résistes-tu imbécile ! C'est ton destin de me servir de repas, tu ne peux rien face à cette fatalité ! C'est l'inéluctable !"


Dernière édition par Cride L'tueur le Lun 20 Sep - 16:44, édité 1 fois
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Reyzor

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Lun 13 Sep - 16:54

Message écrit par le nain Reyzor


Reyzor se trouvait en face d'une ombre Verte et sombre, un vert qui n'inspirait pas du tout confiance. Une voix à peine audible sous le temps pluvieux, dont il ne savait d'où elle venait, dit alors :

"Salutation pauvre du destin..."

Devant cette ombre, il ne sut que faire. Les nuages grondaient, il pleuvait à flot. Il ne voyait qu'une silhouette immobile. Ami ? Ennemi ? Il ne voyait qu'un pilier ne bougeant point. Mais lorsque l'ombre verte bougea vers le destrier, et posa sur la selle ce qu'on pouvait considérer comme étant ses deux mains, Reyzor se doutait de quelque chose. Le petit bonhomme vert agitait la selle, comme s'il voulait faire tomber le cavalier. Une voix très aiguë et fourbe, que Reyzor identifia comme étant celle d'un Gobelin, prononça alors, dans la pluie :

"Pourquoi résistes-tu imbécile ! C'est ton destin de me servir de repas, tu ne peux rien face à cette fatalité ! C'est l'inéluctable !"

C'était bien la première fois que le Pourfendeur entendit une phrase complète de la part d'un gobelin. Ce devait être un gobelin supérieur ou intelligent. Non, c'est impossible, tous les gobelins sont primitifs, tout le monde le sait. Néanmoins celui-là devait être très dangereux.

Lorsque l'ombre verte secoua de plus belle la selle du cavalier, Reyzor manquant de trébucher, s'énerva et frappa de son poing la tête du malotru. Il cria alors, dans la pluie torentielle :

"Qui es-tu donc pour oser avoir porté la main sur Reyzor le Pourfendeur ?"

L'ombre verte, alors à terre, se releva et fixa des yeux Reyzor, avec un sourire malicieux.

"Que nous veux-tu ?"

Le gobelin continuait de regarder son interlocuteur.
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Cride

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Mar 14 Sep - 16:20

Message de Cride


Ce petit homme, il en était sûr, n'était pas ordinaire. Il avait quelque chose dans son nom, ce mot si étrange qui évoque la puissance, "Pourfendeur". Ce seul mot  ranima en Cride la curiosité étrange qu'a une bébé découvrant le monde, voulant toucher à tout, tout goûter, sans se rendre compte des risques périlleux remplissant chaque recoin. Pourtant cette naïveté enfantine n'était pas due à l'idiotie, bien au contraire, il se savait plus puissant, et cette proie l'intriguait. Un court sur patte, courageux, fort malgré son âge avancé, et dont les arcades sourcilières se fronçaient d'une manière, qui forçait à le tenir en respect.
De cet humanoïde émanait beaucoup de charisme et d'intelligence, mais derrière ce masque de fer, l'esprit vif de ce personnage laissait entendre bien d'autres choses...

En l'espace d'un bref contact, il avait déjà cerné Cride, et cherchait à comprendre la raison de son agressivité anormale (bien que les Gobelins soient naturellement agressifs), cet homme était calculateur. Chacun de ses mots étaient mûrement pensés, chacun d'entre-eux fermentaient dans son cerveaux, comme le ferait un grand cru dans une cave à vin. Ce Nain lui servait plus en vie, que dans son ventre, Cride en était persuadé, au plus haut point de son âme. Cette idée resterait ancrée dans son esprit, jusqu'à ce qu'il considère, que cette idée fut idiote ou absurde (ce qui pouvait chez lui, changer d'un instant à l'autre, s'il captait que cet homme était en réalité un abrutit).

Ce raisonnement se fit dans son esprit, en l'espace de quelques secondes, le temps que met une feuille pour tomber de sa branche. Se relevant, il fut soumis à une nouvelle question, qui brouilla son esprit : "Que nous veux-tu ?"
Il n'avait donc rien compris ? Non, Cride ne pouvait pas le croire, cette personne raffinée faisait semblant de ne pas comprendre, elle savait... Et il allait ce prendre au jeu. Les extrémités de ses lèvres se soulevèrent comme des nuages sous l'effet du vent, doucement mais sûrement. Il laissa paraître ses dents encore rougis par le liquide chaud, en guise de réponse.
Toutefois, il murmura de façon audible :

"Je crois que j'ai changé d'avis, mais ça risque de ne pas durer s'il continue"

Il posa sa forte main griffus sur une patte du tigre et serra à lui en briser l'os, le destrier se cabra renversant son maître.

"Oeil pour oeil, dent pour dent..."


Dernière édition par Cride L'tueur le Mar 14 Sep - 19:57, édité 1 fois
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Reyzor

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Mar 14 Sep - 18:54

Message écrit par le nain Reyzor

Lorsque le nain vit cette ombre verte se relever comme si de rien n'était, il douta de ce qui se trouvait devant lui. Cette ombre souriait, avec un sourire que l'on ne voulait observer, un sourire synonyme de perfidie et de fourberie. Les dents jaunes ensanglantées dirent alors, d'une voix très concentrée :

"Je crois que j'ai changé d'avis, mais ça risque de ne pas durer s'il continue"

Le Pourfendeur décortiqua avec soin les propos du gobelin. "Je crois que j'ai changé d'avis...". Ces mots firent un écho dans sa tête, comme un galet qu'on lance dans l'eau créant des ricochets. Changer d'avis ? Mais quelle va être sa prochaine décision ? Et quelle était la première ? A vrai dire, vu comment l'humanoïde vert vient de l'accoster en essayant de le faire valser, Reyzor ne pensait pas qu'il s'agissait d'un simple farce, surtout à cette heure tardive, sous ce temps diluvien. Les mots continuaient à résonner. "...mais ça risque de ne pas durer s'il continue..." S'il continue quoi ? Si Reyzor continue de lui faire ravaler son arrogance ? Ou s'il continue de lui montrer qui est le plus fort ? Et qui est ce "Il" ? Était-ce Reyzor lui-même ? Toute les idées du Pourfendeur se mélangeaient.

Mais lors de cette réflexion ardue, l'ombre verte s'était déjà déplacée. Le nain ne put le voir bouger car il était plongé dans son raisonnement, et surtout que ce gobelin était rapide, contrairement à tous les autres. Il avait déjà atteint l'arrière de la monture lorsque Reyxor fut pris d'un douleur intolérable. " ROOOOAAAARRR !!!!!" rugit-il. Le Félin voulut à tout prix se libérer de ce mal en bougeant sa patte arrière mais son réflexe fut de se cambrer, oubliant ainsi le nain qu'il portait.

"Oeil pour oeil, dent pour dent..." ricana le gobelin, amusé.

Reyzor tomba d'une chute de deux mètres, mais qui faisait pour un nain deux fois plus. Un "Schlonk !" retentit dans la pluie. Il atterrit alors sur sa cape de fourrure, ou plutôt sur le galon doré qui y était incrusté, que le forgeron eut la mauvaise idée de placer sur la cape.  Le nain avait mal entre ses deux omoplates, mais il se releva, en pensant que la douleur aurait pu être bien pire, s'il n'avait pas sa cotte de maille.

L'ombre verte s'était déjà replacée à son endroit initial. Il voulait montrer la rapidité qu'il avait, ainsi que le force qu'il possédait dans ses bras. Reyzor était en colère, il n'aimait pas qu'on touche à son fidèle compagnon. Il dégaina ses deux haches, réputées pour avoir fait tant de mal aux créatures agressives. * Il est rapide, il est précis, il est puissant... ce n'est pas un gobelin comme les autres... C'est un vrai tueur entrainé, acharné, déterminé. Le contraire de tout gobelin habituel. Et le pire est que je ne connais pas encore comment il se nomme. pensa-t-il, méfiant.

Pendant ce temps, Reyxor était allée se cacher sous un arbre et commençait à se lécher la partie où le mal avait été commis. Le Pourfendeur, en longeant sa main sur le manche de cuir de Pyroflammes, une de ses deux armes, dit alors sur un ton plutôt sarcastique :

" Les plus petits sont toujours les plus coriaces..."

Il bondit alors sur le gobelin, en hurlant de colère. Les haches ricochèrent sur le chemin de gravier, laissant deux profondes entailles. Mais le gobelin avait esquivé le coup...

* Il est vraiment très fort... * se dit-t-il, en se concentrant de nouveau sur sa cible.

Il dit alors en se retournant : " Mais comment te nommes-tu donc ? Tu es bien impressionnant pour un vulgaire gobelin..."

L'orage tonna, au dessus des deux combattants... Un combat magistral allait avoir lieu.
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Cride

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Mer 15 Sep - 16:14

Message de Cride


On dit que les nains sont très petits mais en sont proportionnellement puissant, c'est faux. Cette impression n'est que le résultat d'un grand nombre de phénomènes hasardeux. Mais ici n'est pas le sujet... Les courts sur-pattes sont proportionnellement susceptibles à leur petitesse, ils s'énervent facilement et ne s'accordent jamais, de se laisser déshonorer par quiconque. Cette réputation de petites énergumènes est aussi attribuée aux gobelins, ce qui explique que ces deux races ne s'entendent particulièrement pas. Ces deux races ont été crées pour s'entre-tuer, elles sont vouées à se battre, jusqu'à ce qu'une d'entre elles disparaisse.

Le petit barbu essaya d'un façon ridicule de frapper le puissant être maléfique. Les petites haches de combat étaient simples à manier, efficaces, rapides et meurtrières. Cride en était certain, ce demi-homme n'était pas le meilleur guerrier nain, mais il était très malin. Il ne devait pas se méfier de ses mains, mais de sa tête... Quelqu'un de malin et de sournois est bien plus dangereux, qu'une brute dénuée d'esprit.

Restant à porté d'attaque, comme pour provoquer son interlocuteur, le nain verdâtre répondit à la question de ce dernier.
Au moment de parler, il se mit à convulser, ses yeux prirent des tons bordeaux, et des sons affreux sortirent de sa bouches comme des démons des entrailles des enfers. Des voix qui sortaient des profondeurs de son gosier, se mirent à parler, elles appartenaient toutes à une personne différente, et se distinguaient les unes des autres par des tonalités variées. La nain pu donc cerner ceci :

"On m'appelait Arch'os..." dit une voix douce et intellectuelle

"Diablos Yahay !! Moi c'est..." ajouta l'autre pleine de folie en ricanant.

"KA..." commença la corruption.

"C'est moi le chef, laissez moi parl..." cria cheff des tréfonds de l'âme de Cride.

"NU" continua l'origine du mal.

"*inaudible*" murmura la brute épaisse qui sommeillait en lui.

"GAAAA" grogna d'une voix roque le monstre qui le dominait.

Le gobelin commença a être pris de folie, il se mit à se frapper la tête contre un arbre, en se plaignant de grosse douleur. Pendant bien une bonne minute, ce cinglé aurait du être attaché, mais tout les observateur étaient médusés par cette scène. Puis, soudainement, il se releva, il se retourna. Sa mine était sombre. Il était morne, et mauvais. Ses pensées étaient mauvaises et malsaines...

Il sortit son couteau, la Lune était blanche.
Il lécha son couteau, Elle devint rousse.
Enfin, il l'essuya avec ses mains, Elle perdue ses couleurs mauvaises.

Il marcha tel un zombie en direction de la ville... Il avait faim...

On dit que la faim pousse les bêtes à l'absurde parfois, celles ci mangeraient leurs petits pour s'assurer une survie et ainsi pouvoir en avoir de nouveaux par la suite, la nature est cruelle et sélective. Pour survivre dans ce bas monde, il faut être le plus fort, le plus malin, le plus vicieux, et surtout ne pas avoir d'âme. Vos actions ne doivent pas être ralenties par un excès de bonté ou de remords.  Vous devez être sans pitié, vos amis deviennent vos proies au moment même, où ils ne vous sont plus utiles.

Cride n'avait quant à lui plus d'amis si ce n'est que lui même, il était à la fois le cerveaux, et les muscles. Il était une union harmonieuse d'êtres pittoresques. Il n'avait jamais besoin de compagnie, il se suffisait à lui même maintenant. Toutefois, il lui manquait quelque chose, il ne savait pas quelle était cette chose, mais il savait qu'elle lui manquait. Et si jamais ce bon vieux Reynor était cette chose ? Non, cette possibilité était trop agaçante...

Reprenant doucement ses esprits, il se perdit dans les méandres de son âme corrompue, il se rappela...

Il prit son couteau avec démence, une arme cruelle qui donne la mort, mais qui offre le pain de la vie. On lui doit la mort, et ce que l'on mange. Cride, lui doit tout.

"Viens !! cria-t-il avec véhémence sans même se retourner, nous avons à faire..."

Puis, après une réflexion très rapide, mais très efficace d'autre part, il claqua des doigts, il sera son poing et une aura noire, plus mauvaise que le Diable lui même se montra sous les nuages sombres. Il releva sa main vers le ciel brumeux, puis indiqua la direction du village de son doigt. Un chemin évidant s'illumina d'étoile sombre, alors que le reste du monde sombrait dans un chaos obscure impénétrable.

Il n'y avait pas d'autre solution que de le suivre...

Tirer sur les chaînes du destin ne les fait que s'alourdirent...


Dernière édition par Cride L'tueur le Ven 17 Sep - 16:10, édité 2 fois
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Reyzor

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Jeu 16 Sep - 16:30

Message écrit par le nain Reyzor

Le nain n'en revenait pas. C'était juste impossible et impensable. Voir ce gobelin parler avec plusieurs voix, c'était répugnant. Reyzor était devant un mal inconnu extrêmement puissant. Il entendait sortirent du gosier du gobelin des voix complètement différentes les unes des autres. Mais une voix était extrêmement forte et agressive. Le Pourfendeur reconstitua ces mots qui lui ont percé les tympans.

Kaaaaa...

Nuuuu...

GAAAAA !!!!


Kanuga ! Le célèbre Kanuga ! Un vil sorcier, magicien de l'ombre, un démon ou un humain, personne ne savait vraiment ce qu'il était ! Beaucoup de rumeur circulaient dans Hypolaïs, mais celle du massacre de Kanuga était l'une des plus racontés ! On raconte que c'est un être si puissant, qu'il dévore les âmes de gens comme vous et moi, et qu'il donne à ses hôtes en échange une frénésie meurtrière à tout moment ! Et le pire, c'est lorsque Kanuga utilise ses pouvoirs démoniaques la nuit ! En un claquement des doigts, il est capable de changer la couleur des nuages pour les transformer en une teinte noire comme du charbon !

Kanuga ! Le célèbre démon se trouvait devant le guerrier nain. Que fallait-il faire ? Fuir ? Non il est beaucoup trop fort, il rattraperai le nain en un seul saut. Le combattre ? Une solution encore pire, car il est d'une vitesse extraordinaire, il planterai ses couteaux qu'il transpercerait l'armure bénite. Mais lorsque le gobelin parla dans sa folie, Reyzor était très surpris, il ne s'attendait pas du tout à cela :

" Viens ! Nous avons à faire... "

Était-ce des paroles adressées au nain ? Qui d'autre que lui, puisqu'ils étaient tous les deux sous la pluie ? Reyzor réfléchit et conclut que c'était peut être la meilleure solution à faire. Le gobelin voulait que Reyzor le suive, et, terrifié, il s'effectua. Il pensa alors que le mieux fut de gagner la confiance du vil être. Oui, c'était ça la meilleure solution, la solution la moins "douloureuse". Il se dit que s'il allait défier le démon d'une certaine manière, ce serait d'une façon habile, intelligente, réfléchie.

Toujours sous la pluie abondante, les deux petits personnages, ô combien puissants, virent courir sur le chemin du village le plus proche, un couple de paysans, évitant de se mouiller au maximum.

" De la viande !!! Voila le souper qui arrive !!! " s'exclama l'affamé.

Il sortit ses armes et se prépara à bondir sur ses futurs steaks hachés, car il aimait l'effet de surprise. Il disait que le gout de la peur se ressentait dans les cadavres, ce qui leur donnait un petit arrière gout sucré. Mais Reyzor s'interposa.

" Non, tu ne vas pas le faire. "

De la part d'un héros, sa réaction fut normal. Mais ce qu'il ajouta ensuite, surprit à la fois lui même, et tous ceux qui lisent encore aujourd'hui ses aventures :

" JE vais le faire "

Il voulait que le gobelin lui donne sa confiance. Il voulait le tromper. Mais le gobelin ne se doutait de rien tant il voulait tuer, dévorer, se régaler. Reyzor sauta alors, sortit ses haches, il trancha la tête de la femme qui s'écroula rapidement, et planta sa hache verticalement dans l'abdomen de l'homme quasi en même temps. Les victimes tombèrent à terre, raides mortes. Le Pourfendeur prit un énorme coup sur le moral. Il venait de tuer des innocents, de simples personnes qui passaient par là, au mauvais endroit, au mauvais moment. * solution moins douloureuse, tu parles...*. Mais il fallait bien faire des sacrifices, comme dans toutes les guerres. Surtout qu'à coté du nain se trouvait un puissant démon qui, s'il n'était pas arrêté rapidement, serait capable de tuer bien plus de monde qu'un banal couple de paysan.

Le sang coulait sur les haches. Reyzor avait honte. Son émotivité était vraiment sous le choc. Mais il s'était confié une mission, lui rappella sa raison. Arrêter le démon sanguinaire qui se situait en face de lui, à présent. Il dit d'un ton monotone, d'une voix très basse, en essayant de cacher l'émotion de dégout qu'il ressentait :

" Alors... Heureux ? "

Il espéra qu'il n'avait pas fait ça inutilement. Le gobelin se rua sur les dépouilles et commença à s'empiffrer.


Dernière édition par Reyzor le Ven 17 Sep - 19:31, édité 1 fois
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Cride

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Ven 17 Sep - 22:16

Message de Cride


Son nouvel ami s'était décidé de le suivre non sans nonchalance. Sa mine triste mais digne cachait un mal profond, un dilemme qui scindait son âme en deux, la question était, quel côté allait gagner. La réponse ne se fit pas attendre...
En effet, a peine avait-il repéré des cibles potentielles, que son compagnon de voyage se décida avec amertume, à tuer proprement le couple, uni dans la mort. Cride sourit du coin de la lèvre, ce nain avait encore beaucoup à apprendre...
Toutefois, le nabot verdâtre refusa l'invitation au repas, en justifiant, qu'il ne mangeait que ce qu'il tuait, et qu'il lui laissait ce beau gibier à lui et à sa monture. La nourriture fut donnée au géant félin aux dents de sabres, le court sur patte quant à lui, prétexta qu'il avait déjà bien mangé, et qu'il garderait ce somptueux met pour plus tard.
Cride reconnu là l'action d'un jeune et intrépide débutant, qui cherche à bien faire, sans y parvenir...

Durant leur chemin, le gobelin prit un plaisir extrême à raconter ses exploits macabres, ils étaient tous plus lugubres que les autres et leur atrocité ne manquait pas d'effleurer la sensibilité évidente du pauvre barbu. Il essayait tant bien que mal de cacher son dégoût et hochait sa tête avec inertie, comme l'aurait fait un automate dénué de sens.

La route était sinueuse et boueuse, et lorsque le gobelin se tut, un silence angélique s'installa, provoquant une grosse gêne chez l'ancien sauveur des hommes. Le zéphyr soufflait couvrant les cris des âmes mortes. Le meurtrier, lui, ne s'ennuyait point, au contraire, une grande discussion sur la fiabilité de son faux frère, avait lieu au sein même de son esprit large. Kanuga dormait. Quand il se réveillerait, la supercherie serait vite découverte, à moins que le nain soit très malin.

Quand plus un seul rayon de Lune n'oserait se montrer, la bête sortirait de son sommeil, et les hommes passeront une nuit affreuse. Ce soir la nouvelle Lune n'était pas prévue, mais elle avait rendez-vous le lendemain...
Le compte à rebours était lancé, "alea jacta est"...

{Dsl, il ne se passe pas grand, chose, mais ce que tu apprends dans ce rp te servira}
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Reyzor

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Lun 20 Sep - 20:10

Message écrit par le nain Reyzor

Le Tigre, qui était toujours en train de calmer sa douleur à la patte arrière lorsque que son maître commis les deux meurtres, s'approcha des cadavres, les reniflât et partit en courant, tant l'odeur était répugnante, même de la part de dépouilles fraiches. Le félin savait quel "animal" mort c'était.

" Mais mange, Tigrou, disait le gobelin, ça ne peut pas te faire de mal !"

Mais Reyxor refusait catégoriquement. Le Pourfendeur lui demanda une question qui le chatouillait depuis longtemps, comme il avait l'habitude de décrire ce sentiment inhabituel :

" Mais pourquoi donc t'attaques-tu aux humains ? Pourquoi pas aux orcs ou aux elfes ou encore aux centaure ? La chair a le même goût pour toutes les espèces ! Ne ferais tu pas mieux de te déplacer ? Tu risques d'attirer la Garde ! "

Le nabot vert répondit aux attentes de son nouveau disciple : [ ce qui suit a été mis en blanc par soucis de lisibilité ]

"Je vois bien que tu n'es pas une fin gourmet... Mais ne te lamentes pas, je vais t'apprendre, je sais que tu es assez malin pour retenir et comprendre.
Les Orcs sont d'énormes brutes à la peaux d'émeraudes, ils sont sales crasseux et leur hygiène s'arrête à un bain de boue par mois, pour les plus propres. De plus, tu dois savoir qu'étant tout le temps exposés aux maladies et contagions, leur corps s'est adapté à ces maux, mais ceux qui mangent cette chaire les subissent très souvent, et parfois en succombent. Mise à part ça, la viande d'Orcs n'est composée que de muscles qui sont sans arrêts mal traités, ce qui les rend durs et infâmes.
Maintenant, les Elfes : ne mangeant que pour la plupart d'entre eux, des végétaux, ils ont peu de muscles, et leur fine peaux translucide laisse paraître une chaire pâle, avec plus d'os que de viande. La seule vue de cette viande me dégoûte...
Quant aux Centaures, ils courent trop souvent, ce qui rend leurs muscles durs, et à moins que tu n'agisses avec grande ruse, tu risque de te faire piétiner avant de le tuer, et comme il aura beaucoup gambadé, ses nerfs seront plus durs que l'acier et le steak de poney sera immangeable.
Ainsi, on se retrouve très vite face à la viande humaine, qui est tendre, ferme et goûteuse, la viande de nain s'en rapproche, mais elle contient trop de graisse la plupart du temps..."


Reyzor n'en crut pas ce qu'il venait d'entendre. Le démon avait bel et bien tout essayé, déjà tout gouté. Il eut la chair de poule surtout lorsque le gobelin lui décrivit le goût de la chair naine...

Peu après, la pluie s'était arrêté. L'aube se levait, loin dans les prairies autour des maisons du village. On entendait un coq chanter. Les deux compères avaient marché et discuté de leurs "techniques" et de leurs questions existentielles durant toute le nuit, sans manger n'y dormir. Le manque de sommeil se fit ressentir. Le gobelin pestait de n'avoir rien avaler cette nuit là mais il se rassura lui-même en imaginant le carnage que serait la nuit prochaine. Les deux compagnons s'en allèrent sous les arbres, s'y reposer un peu.

" La nuit suivante est annonciateur d'un événement qui va être génial, tu vas voir. " dit alors le possédé, sur un ton ravi.

Et ils s'assoupirent l'un après l'autre. Après deux heures de sommeil, Reyzor se réveilla, pensant qu'il était cinq heures de l'après midi alors qu'il n'était que neuf heures du matin. Il eut une idée qui, pensait-il, allait réjouir la souche qui ronflait à deux mètres de lui. Il enfourcha Reyxor et partit au loin. Il revint quelques instants plus tard avec une bonne bouteille de vin local, qu'il avait emprunté aux vignerons voisins.

" Hum, que c'est bon de sentir cette odeur... " déclara-t-il avec un grand sourire béat, en regardant le gros dormeur. Quelque chose d'indescriptible était dans son sourire, comme celui de la victoire ou celui de la confiance en soi. Il savourait l'instant présent. Il n'était pas effrayé de vivre la nuit suivante, même si son nouveau maître lui annonça à maintes reprises que ça allait être super. Il n'avait pas peur, il restait confiant en soi-même. Après avoir déposer la bouteille près du petit bonhomme vert, il se rendormit presque aussitôt jusqu'à ce que le gobelin le secoua une douzaine d'heure plus tard en lui disant :

" Réveille-toi, il est l'heure de se mettre à table. "

En effet, la nuit était tombée. Reyzor se leva péniblement en regardant leur prochain objectif.

" Je vais te montrer, moi, ce que c'est du grand art !" dit le gobelin en pointant du doigt le village.

Et ils se dirigèrent vers le lieu le plus proche de leur position, c'est-à-dire Palina.
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Cride

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Ven 24 Sep - 16:01

Message de Cride


La nuit avait été bien ronde et bien dodue pour Cride, toutefois, il avait le ventre vide comme l’espace. Son métabolisme demandait des quantités faramineuses d’énergie, son corps subissait sans cesse des contraintes magiques et physiques permanentes dépassant ses capacités de gobelin. Ainsi, il avait déjà digéré son repas de l’avant veille. Il avait de nouveau une envie de manger, il était comme Gargantua, mais dans le corps d’un simple gobelin trois fois plus petit, mais trois fois plus puissant.

Il réveilla Reyzor d’un sommeil profond et bien agité, des tempêtes bien pires que celles que l’on voit en mer s’abattaient sur son esprit bienveillant. Il devait aller en ville pour chasser, et personne ne pourrait empêcher la folie meurtrière du gobelin, pas même Reyzor. Il lui faudra ruser, et surtout agir avec une prudence démesurée, le gobelin n’avait pour l’instant aucune animosité contre son compagnon, mais s’il venait à s’énerver contre ce dernier, les mots, douleurs, souffrances et martyrs prendraient tous leurs sens pour le nain et son tigre.

En chemin, le Gobelin chantonna un petit poème lugubre, il s’intitulait « Mort, je te dois la vie » :

Je sais bien que tu es déjà passée pour moi,
Maintenant, j’en suis sûr, tu ne reviendras pas.
La moisson de la tombe est une saison d’effroi,
Et aucun n’y échappera, bon comme parias,
Lankou ne choisit pas. Aurais-tu peur de moi ?
Ô toi qui crée la vie et qui donne la mort,
Si forte et si fragile, tu es comme de l’or,
Tu me donnes le pain, tu me donnes le sang.
Je ne te crains point, et je te vénère tant,
Laisse-moi te gracier, je t’offre mes mains,
Sans m’en glorifier, je serais suzerain
De tes volontés, je m’y soumets sans remord,
Car tu es la force incontestée, toi la Mort.


Cette comptine lui avait été insufflée naturellement et démontrait sa folie. Il se croyait émissaire de la Mort elle-même, agissant comme un patin, sans penser, sans redouter, et ne tuant que pour tuer, réalisant ainsi un dur labeur, que la Faucheuse fait avec piété, et sans jamais s’en vanter…
(J'ai pas fait grand chose, mais j'ai eu l'idée du poème, j'ai un peu ramé dans ma galère, mais j'ai fini par arrivé à bon port => petite métaphore filé pour toi ^^)
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Reyzor

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Ven 24 Sep - 21:25

Message écrit par le nain Reyzor

Reyzor avaient mal dormi. Peut être à cause du compagnon qu'il venait de se faire ou peut-être l'acte innommable qu'il venait de commettre la nuit précédente. Mais au moins, il espérait que tout ça se termine. Et il avait avoir une petite chance, si le destin lui permettrait. En tout cas, Qui voudrait tomber sur Kanuga, le démon, le sanguinaire, le boit-sang-soif ? [ jeu de mots...]

Il n'étaient plus qu'à un kilomètre de limite séparant forêt et village. Il se devait d'avoir dormi à au moins deux kilomètres, pour n'éveiller aucun soupçon. * A part que cette fois-ci j'ai tué deux innocents... Bravo la discrétion ! * continua à penser le nain. Il était assez terrifié, à l'idée des meurtres qu'ils allaient commettre tous les deux, pour l'unique plaisir de l'un des deux. * J'aimerai tellement ne pas être ici... Ou du moins être n'importe où, ailleurs ou ici, mais certainement pas avec ce démon à mes côtés... * continuait-il à penser. Car la seule chose qu'il pouvait faire avant de passer à l'acte, c'était méditer. Certainement pas de parler avec la créature qu'il suivait.

Le gobelin souriait et continuait de chantonner, comme s'il était heureux d'aller faire ses courses. Le nain, en revanche était très angoissé, à l'idée même de pénétrer dans ce village. Le gobelin chantait toujours sa comptine ô combien odieuse, mais si bellement improvisée. Les chaumières brulaient. les fumées s'envolaient. Les charrettes et les bœufs restaient immobile. Ce n'était qu'un soir tranquille pour les habitants du village, chacun restait chez soi, et personne ne sortait. Enfin, à première vue.

* C'est trop calme... Beaucoup trop calme... Si je n'étais pas avec cette ordure, je crierait de toutes mes forces pour prévenir la communauté d'un danger imminent... * pensa le nain. Il serra le point, en continuant de fixer les chaumières. Les lumières dans les maisons du village luisaient derrière les carreaux des fenêtres. Pas un chat dans la rue, juste les bœufs et quelques animaux par ci, par là. Le gobelin arrêta son disciple et lui déclara, en pointant du doigt une grande maisonnée :

" Viens on va commencer dans l'auberge. C'est toujours là où il y a le plus de monde. "

Reyzor confirma et il se dirigèrent vers cette grande maison. Kanuga donna un puissant coup de pied dans la porte, qu'elle manqua de s'effondrer, et rentra dans la pièce principale en bondissant : il aimait toujours autant l'effet de surprise.

Mais au grand étonnement des deux voyageurs, personne, mais vraiment personne, ne se trouvait là. Un grand silence. Pas de clients, ou d'aubergiste, ou de serveuses. Le gobelin monta à l'étage en courant, pour vérifier s'il y avait des proies potentielles dans les chambres. Mais là non plus, personne ne s'y trouvait. Il redescendit, très vexé. Les deux compagnons se croisèrent du regard : on pouvait y lire un très grand étonnement. Ils sortirent pour vérifier qu'il y avait bien du monde dans ce fichu village. Les lumières continuaient toujours de flamber mais personne dans la seconde chaumière où les intrus parvinrent. Ni dans la troisième. Ni dans la quatrième. Il se rejoignirent sur la place principale.

" Mais c'est pas vrai !? " s'exclama le possédé.

Il perdait patience. Le nain se demandait ce qu'il se passait. Et si sa conscience avait subitement prévenu les villageois ? * C'est impossible, je n'ai aucun pouvoir de télécshki, de téléhkischi, de téléschikisicné... aucun pouvoir de transmission de pensée... * Sa profonde méditation fut stoppé quand il entendit crier au loin :

" Maintenant !"

Des ombres s'animèrent sur les toits. Des ombres à forme humaine. Elles se déplaçaient vite. Reyzor essayait de suivre les silhouettes qui volaient comme des corbeaux, lorsqu'il reçut un projectile. Il esquiva au dernier moment, mais tomba à terre. Un autre projectile toucha ses jambières. Il n'eut même pas le réflexe de dégainer ses armes, car il n'y avait aucun ennemi à sa portée, et ça le ralentirait s'il les tenait en main. D'autres projectiles arrivaient de plus en plus vite et de plus en plus nombreux. Un autre toucha sa cuisse. Ce n'était pas des balles ou des flèches pointues : cela provenait des toits ou les silhouettes s'étaient alignées puis immobilisées afin de former des boules bleues. En un instant il avait compris. Il cria alors vers le gobelin :

" Des boules de glace !!! "

Il put dire ses mots avant de recevoir de nouveaux projectiles. Cette fois ci cela avait immobilisé ses jambes entières qui avait gelée au sol. Impossible de bouger, il était prisonnier d'une glace solide, et pour cause : il faisait nuit et la température ambiante n'était pas la meilleure qui soit. Le regard du Pourfendeur se tourna vers le gobelin qui était mal barré lui aussi. Il avait reçu quatre fois plus de projectile et était littéralement gelé contre un des murs de l'hôtel de ville. Ses quatre membres étaient scotchés au mur, il ne pouvait que bouger la tête. On entendit retentir, du même endroit qu'auparavant, la même voix, mais cette fois-ci on sentait un aspect de triomphe dans la façon de prononcer :

" Cessez le feu ! "

Les silhouettes obéirent. Les boules bleues qui se formaient au loin disparurent. Mais d'autres silhouettes sautèrent avec une extrême agilité des deux étages où elles se situaient, pour se rapprocher rapidement des deux êtres congelés sur place. Elles entourèrent ces derniers et pointèrent leurs armes sur eux, au cas où, par hasard, la glace ne serait pas assez. Les deux prisonniers virent une autre silhouette, légèrement plus grande, avec une armure moins sombre que les autres (ils étaient tous vêtus de noir mais comme c'était la nuit, les deux personnages avaient du mal à distinguer les couleurs...) mais qui fit un saut d'une même agilité et qui se rapprocha du gobelin. Il sourit en dévisageant le nabot verdâtre et dit alors :

" Parfait ! Messieurs, je vous félicite ! Notre plan a fonctionné à merveille ! "

C'était donc un piège. Et ils sont tombés tous les deux dedans comme des débutants.
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Cride

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Sam 25 Sep - 9:21

Message de Cride


Cride n'eut pas le temps de réalisé, il n'avait pas sentit leur présence, il y avait donc au moins un puissant mage parmi eux... La glace était solide... Vexé et humilié par ses propres proies ? Non, la bête tueuse et sournoise avait été traquée et piégée, impossible ! Son humiliation donna place à la haine et à la colère, la flamme de la rage brûlait en lui, sa peau verdâtre devint rouge. Le bloc froid comme le frima commença à laisser place à des gouttelettes d'eau, qui elles-mêmes s'évaporaient. La fumée qui se formait ainsi inquiéta fortement les humains sur place, ils lancèrent quelques ordres dans les hauteurs, tandis que trois soldats tout de noir vêtu, tiraient le nain vers les profondeurs de la nuit.

Déjà, les armes se pointaient sur le monstre en attendant que le mage règle le problème, puis tout à coup, le gobelin se mit à légèrement se mouvoir, la glace fondait assez dans le bloc pour le laisser bouger maintenant. Il fit un geste rapide, puis disparu...

Des gouttes de sueurs perlaient sur le visage tiraillé des hommes à l'origine du traquenard, il n'y avait plus rien, la bête qui avait été si facilement attrapée, s'était sortie aussi facilement de sa prison gelée. L'inquiétude laissa place à la peur, la bête s'était-elle laisser prendre ? Elle aurait piégé ses proies sans la moindre fatigue ? Peut-être, mais ce n’était pas du tout certain…

Une voix sortit des entrailles de la Terre, elle chantonnait paisiblement ce doux et mélodieux poème, qui résonna dans les oreilles aux aguets du nain, mais pourquoi recommençait-il à chanter son chant odieux ?  Serait-ce une prophétie de ce qui allait ce passer ?  Comment aurait-il pu tout savoir, ce n’était pas possible…

Les hommes se regroupaient sur les toits dans la crainte d’une attaque venant du sol, lorsqu’une chanson qu’ils connaissaient par cœur leur tomba des cieux…

Ô douce nuit, pain de la vie,
C’est votre fin aujourd’hui,
Pendant que les crochets joyeux,
Attendent sous la voûte des cieux,
Sous le toit des chaumières,
Pas de cœur bien heureux.

Douce nuit, sainte nuit,
C’est un joli gobelin vert, 

Recouvert d’une rouge couche de sang,
Près du feu qui s'endort doucement

Cette nuit sans étoile qui luit

Là où la Mort descendit.


La bête ne se montrait pas, mais se nourrissait de la peur de ces cibles, sa puissance augmentait sans être arrêtée…

En l'espace d'un instant, ses assaillants disparurent dans l'ombre, il s'était comme évaporé dans la nature. Cride ne les percevait plus, comment avaient-ils pu fuir si rapidement avec une telle aisance ?
Flairant l'odeur du piège à plein nez, le nain vert se fit méfiant, il ne désirait pas tomber une deuxième fois dans un guet-apens, lorsqu'il aperçu un cheval seul. Auraient-ils oublier un cheval durant la fuite ? Peu probable... Il resta caché...

Assez vite, son ventre qui criait famine pris le dessus sur sa tête qui hurler au traquenard... Il dévora le pauvre quadrupède, en moins de temps qu'il faut pour le dire. Rien... Ses imbéciles avaient donc réellement oublié cette pauvre bête à un cruel destin, ou alors, son cavalier avait peut-être pensé que Cride en serait ralenti. Que Cride en serait... ralenti...  Il cligna longuement des yeux, et réalisant juste ce qu'il lui arrivait, il lâcha une longue plainte, puis s'effondra.

Plongé dans une profond sommeil, il perdit la réalité pour sombrer dans une monde merveilleux, celui des rêves...
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Reyzor

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Ven 15 Oct - 16:15

Message écrit par le nain Reyzor

Reyzor était encore sous la glace, quand les mystérieuses ombres descendirent. Son corps entier avait été congelé, mis à part sa tête, qui pouvait encore tourner. Les mages qui avaient projeté leurs boules de glaces, avaient une très grande précision : pour toucher un nain, donc un être relativement petit, qui en plus détalait aussi vite qu'un lapin, il fallait vraiment être précis mais aussi rapide...

« Par la barbe de Madoran ! C'est costaud ce machin là ! »

Il essayait désespérément de gigoter, mais rien n'y faisait. La glace ne voulait pas se fracturer de quelques millimètres. Reyzor était emprisonné, mais conscient. Cependant, il put observer le gobelin au loin littéralement scotché sur le mur voisin. Mais celui-ci utilisa une de ses nombreuses facultés que Reyzor, évidemment ne possédait pas : il réchauffa son corps pour la glace fonde. A la première fissure, l'ombre verte disparut aussitôt. La grosse voix résonna, dès lors :

« Vite ! Rattrapez le ! Et faites parvenir la bête ! On passe au plan B ! »


Les soldats qui avaient encerclés le gobelin, coururent alors tous dans la même direction. L'officier humain se rapprocha du nain congelé, qui continuait à se demander si la rapidité du gobelin était bel et bien réelle. Les bottes de l'officier cliquetaient, sous les pas lents de ce dernier. En un mouvement de bras, un trait de feu jaillit de la paume du commandant, projeté vers le prisonnier, ce qui dissipa la glace instantanément. Reyzor, encore sous l'effroi, balbutia quelques mots.

« Je... je... je suis désolé...Colonel Koromir... »

Avec un dédain impitoyable, l'humain lui rétorqua violemment :

« Vous avez encore échoué, Reyzor ! »


Il sortit l'épée de son fourreau, et la pointa sur sa victime encore frigorifiée.

« Encore une fois, le nain a raté sa mission ! Encore une fois, le nain a tout fait foiré ! Vous n'êtes qu'un incapable ! Un misérable ! Une erreur de la nature ! »


Reyzor avait presque les larmes aux yeux. Il venait de risquer sa vie en accompagnant Kanuga et voilà comment il était remercié. Un sentiment indescriptible l'envahit. Mais le colonel continua à parler :

« Au moins, grâce à votre "magnifique talent" je vais pouvoir enfin réaliser ce que je voulais faire depuis bien longtemps... »

Il rangea son glaive. Le Pourfendeur en profita pour se relever, ses muscles étant toujours engourdis. Mais Koromir brandit alors une matraque qui venait d'on ne sait où. Il assomma d'un coup sec le guerrier nain qui lui faisait face. Reyzor s'écroula une nouvelle fois à terre, dans un grand bruit sourd, comme un sac de patates qu'on aurait brutalement lâché. Il était sur le dos, les bras couchés au sol, la bouche grande ouverte. Ses yeux clignaient, son cerveau luttait contre l'évanouissement. Immobile, mais toujours conscient, il put entendre quelques ultimes paroles de son agresseur :

« Mettez moi ça dans le CHAR ! On embarque le gobelin aussi sec et on dégage ! »

Les soldats prirent sur les épaules les corps endormis des deux êtres de petite taille et les envoyèrent directement dans une grosse charrette, où six chevaux y était attelés. Sur le coté on pouvait lire « CHAR = Carriole Humaine d'Arrestation Radicale » Le colonel enfourcha son destrier qui l'avait rejoint et ordonna à toute son escouade le repli. Les mages qui se trouvaient sur les toits rejoignirent le cortège avec leurs chevaux blancs. Tous les sabots galopaient. Sous le vacarme, Koromir dit alors à l'ensemble de la troupe :

« La mission est une réussite ! »

Les soldats se réjouirent. Puis, le commandent jeta un regard sur les deux dépouilles endormies et se chuchota à soi-même, avec un sourire malicieux sur le visage :

« On va passer à la prochaine étape... J'espère que vous allez aimer... »

Et les chevaux en armure continuaient de galoper dans les sentiers du village où se passa la rafle nocturne.


Lorsque le Pourfendeur se réveilla, l'endroit dans lequel il se trouvait avait complètement changé. Ses sens commençaient à se remettre en marche. Cependant il ne capta aucun son. Un calme indéfinissable régnait. Ses yeux clignaient à tour de rôle, et finirent par s'ouvrir. Il ne put croire ce qu'il vit : Un endroit très étroit, éclairé par une faible lampe à huile qui tournoyait au plafond. Des murs de métal. Aucune fenêtre. Un endroit désert. Reyzor essaya de tourner la tête pour connaître un peu plus ce mystérieux paysage, mais son cou fut bloqué aussitôt. Il baissa les yeux et vit des quantités innombrables de chaînes au sol, comme une nuée de tentacules immobiles. Il était enchainé sur un mur, par des menottes rouillées, le dos, les jambes et les bras écrasés au mur. Impossible d'effectuer le moindre mouvement. Il paniqua, mais entendit peu après une respiration qui ne lui était pas inconnue : le gobelin vert était lui aussi présent dans la minuscule pièce métallique. Ils se trouvaient l'un en face de l'autre, mais tout les deux collés au mur. Leurs pieds ne touchaient pas le sol : et pour cause, leur petite taille à chacun leur en empêchait. Les yeux jaunes du gobelin luisaient dans l'obscurité. Il interpela son compagnon :

« Magnifique endroit, n'est-ce pas ? »


L'humour n'était pas de rigueur dans cette situation délicate. Reyzor grommela dans l'ombre. Il fit gigoter ses chaînes dans l'ombre. L'ombre verte continua :

« Pour quelle raison l'Humain en armure, le certain Colonel Koromir, a osé te critiquer ? »

« C'est une longue histoire... J'ai vraiment pas envie d'en parler maintenant... » lui répondit le nain.

La réponse du Gobelin se révéla très habile :

« Je ne vois pas où on pourrait aller avec tout cet attirail... On a tout le temps. Tu peux me raconter... ». Un sourire apparut sur le visage du possédé. Ses deux jaunes réfléchissaient le peu de lumière sur son interlocuteur.

« C'est que... euh, en fait... voilà, pour te dire... c'est assez compliqué à expliquer... Et puis... »


Mais ses propos d'une clarté exceptionnelle furent arrêtés par la porte de la cellule, qui s'ouvra dans un vacarme peu discret. Un geôlier entra et prit la parole :

« Kanuga, vient par ici... On a préparé, rien que pour toi, un exorcisme du feu de Dieu, si je peux me permettre...Ces gentlemen vont t'y accompagner... »

Quatre gros mastodontes humaines, qui avaient surement plus d'intelligence dans leurs muscles que dans leurs cerveaux, entrèrent dans la pièce. Reyzor dut contracter son ventre, tellement il n'y avait plus la place de mettre une personne supplémentaire dans cette étroite salle. Les mastodontes enlevèrent deux crochets suspendus au plafond, et tirèrent de chaque côté, le tas de chaîne qui entourait le gobelin. Celui-ci fut trainé hors de la cellule, comme un lourd sac de patates, sans qu'il puisse à aucun moment se poser sur des deux jambes. Le Pourfendeur reconnut qui venait de parler. Il l'interpella aussitôt :

« Konrad ! Konrad ! Attends ! »

L'ombre verte entendit ces dernières paroles. La personne concernée fixa le dernier prisonnier de la salle métallique. Il resta quelques secondes à le fixer droit dans les yeux, et claqua ensuite la porte blindée. Reyzor soupira. Entre deux sanglots passagers, il dit à voix haute une phrase à la hauteur de sa réputation, qu'est d'être toujours au mauvais endroit, au mauvais moment :

« Dans quelle galère je me encore fourrée ?! »


Dernière édition par Reyzor le Dim 17 Oct - 10:46, édité 2 fois
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Cride

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MessageSujet: Re: Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)   Sam 16 Oct - 19:20

Message de Cride

Le l'obscurité impénétrable qui dominé l'esprit de la bête s'éclaircit lentement, des gargouillis monstrueux surgirent de ses entrailles, le réveillant. Vif d'esprit et rancunier, Cride avait déjà tout compris, il avait été vendu. Ainsi, il pu observé durant plusieurs heures, sans pouvoir se mouvoir, son collègue le Pourfendeur. D'énorme chaîne magique ensevelissaient presque tout son petit corps froid,  il n'avait plus faim, mais il n'était pas calme. Une petite flamme haineuse brûlait en lui, réchauffant sa peau frileuse, il soupira et une petite fumée chaude s'échappa de sa bouche, puis se dissipa dans l'air glacé.

Seule une petite bouge frémissante illuminait la pièce d'acier. Malgré les entraves magiques et les murs d'aciers, kanuga savait où il se trouvait, il savait aussi à qui il avait affaire, et il s'en réjouissait...

Quand le nain ouvrit les yeux, le gobelin l'interrogea sur un ton sarcastique, car il connaissait déjà les réponses, et prenait plaisir de l'embarra de son compagnon.
Sans qui n'eut le temps de se défendre, le gobelin fut embarqué par de bonnes armoires à glaces, modelés comme les dieux grecs, les chaînes l'entravèrent totalement, si bien qu'il n'essaya pas de se délivrer.

Porté par l'ennui, car ses compères refusaient de répondre et même de communiquer (même par la pensée, car ils ne pensaient pas), le petit démon s'endormit, se laissant traîner comme un vulgaire boulet, qui a pour unique but de ralentir son porteur.

Quand il rouvrit ses paupières, une lumière étincelante l'envahit, l'obligeant à plisser les yeux à la manières des Orientaux, ce qui, sur un Gobelin, donnait un air particulièrement ridicule et simplet. Très vite, il comprit la gravité des la situation, il était fortement attaché à un lit d'acier, la pièce était en plomb, et emplit de lumières éblouissantes. Plusieurs exorcistes se tenaient près de lui.

"Vous allez fortement le regretter..."

"Rrrrr"

"Laisse moi parler !! Ils ne savent pas ce qui l..."

"Rrrrrr"

Un homme s'approcha de lui, et lui expliqua qu'ils savaient très bien ce qu'ils faisaient et qu'il n'y avait aucun danger. Toutefois, l'atmosphère de la salle était tendu, oppressant... Le monstre verdâtre poussa un grognement et marmonna :

"Une fois que tu les auras tous tuer, ne t'échappe pas, tu m'es redevable."

{Dsl, pas trop de temps ni d'inspiration, mais je ne veux pas te gêner donc, j'essaye de faire assez vie ^^}
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Fou ? Qui ne l’est pas ! (Sar - Cride - Reyzor)

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